Presse(s) Materia prima

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La Demeure du Chaos – suite. X

EPISODE X

La Demeure du Chaos – suite.

On pouvait imaginer que Thierry Ehrmann, notre artiste démiurge, nous avait accoutumé à des œuvres impensables dans la déconstruction de son superbe domaine de Saint Romain au Mont D’or. Et bien non !
Il a décidé de terminer de finir l’année en apothéose avec Overground, sculpture monumentale et aérienne de plusieurs centaines de tonnes d’acier suspendue au-dessus des toits, faisant de son domaine, vu d’avion, une gigantesque plateforme pétrolière offshore.

Ehrmann le malin a mis tous les moyens, les grands noms de l’industrie, l’architecte de renom Bruno Samouret et les bureaux d’études depuis 6 mois planchent sur cette sculpture démente qui flotte au-dessus des toits, achevant de déconstruire le sens bourgeois des toitures du domaine.

La pose de l’œuvre s’accomplira en 9 jours et 9 nuits.
Une partie du domaine sera entourée d’immenses bâches permettant aux hommes de l’art et aux artistes plasticiens d’accomplir la performance sous l’œil du Maître de Cérémonie.

Overground va renforcer la Demeure du Chaos dans sa stature d’œuvre d’art unique au monde, dont de plus en plus de journaux internationaux rapportent l’histoire.

Il se dit de source autorisée que Vincent Carry, fondateur des Nuits Sonores, prépare une intervention acoustique à la Demeure du Chaos pour l’édition 2006.
Il se murmure que Nicolas Stifter, de Buldo, serait lui aussi dans le complot.

Concernant les détracteurs de la Demeure du Chaos, une bien mauvaise nouvelle va les affecter avec la diffusion du reportage de 26 minutes dans l’émission « Envoyé Spécial », sur la Demeure du Chaos et le portrait de Ehrmann plasticien, qui sera diffusé sur France 2 tout début 2006.
D’après un des membres de l’équipe de tournage, ce reportage serait « vertigineux ».

Côté affaires, notre artiste businessman, fort inspiré par son œuvre, a réalisé une véritable alchimie boursière avec Artprice, leader mondial de l’information sur le marché de l’art, qui cette année, connaît la progression la plus spectaculaire du premier marché, avec 730% de progression et possède désormais une place de marché équivalente à 34% du chiffre d’affaires mondial des enchères d’œuvres d’art, avec un volume représentant une valeur capitalisée de plus de 530 millions d’Euros.
Il est bon de préciser que le siège social d’Artprice est au cœur de la Demeure du Chaos, dont les dizaines de milliers d’actionnaires sont invités à suivre l’évolution de l’œuvre …

copyright 2005 © LyonPeople.com

décembre 21, 2005 Posted by | Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues | Laisser un commentaire

Le chevalier de l’apocalypse

PALMARÈS DE LA RÉDACTION
LES LYONNAIS DE L’ANNÉE

N°3
THIERRY
EHRMANN
ENTREPRENEUR

Le chevalier de l’apocalypse

Entrepreneur atypique de 42 ans, anarcho-marxiste, polygame et fondu d’occultisme, Thierry Ehrmann est l’auteur et le commanditaire d’une œuvre d’art totale complètement hallucinante. Paysage d’apocalypse inspiré par l’alchimie, nourri par l’actualité voire l’anticipation, la Demeure du chaos —située à Saint-Romain-au-Mont-d’Or— s’est dotée en 2005 d’une indéniable puissance. La presse internationale confère désormais au projet une aura artistique qui avait longtemps été éclipsée derrière le délire mégalomaniaque d’un provocateur excentrique. Quelle provocation de déconstruire un ancien relais de poste du XVIIIe siècle en jolies pierres dorées, en œuvre d’art apocalyptique ! « Tout ce qui reste de l’apparat bourgeois doit se noyer dans un état de guerre » explique Thierry Ehrmann. Son domaine de 1,2 hectare, qui abrite son domicile et le siège de sa société Artprice.Com, leader mondial d’informations sur le marché de l’art, prend des airs de Grozny , Fallouja ou New York post-11 septembre. Désormais une superbe sculpture intitulée Ground Zero s’élève au pied d’un cerisier.

A-C. J.

copyright ©2006 Lyon Capitale – Janvier 2006

décembre 21, 2005 Posted by | La Revue de Presse, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues | Laisser un commentaire

Le Temple de Saint-Romain

SOUVENIRS HISTORIQUES

Le Temple de Saint-Romain

De 1630 à 1685, les protestants de Lyon eurent à Saint-Romain-de-Couzon, sur les bords de la Saône, leur Temple. La photographie qui se voit en tête de cet article en représente le portail, tel qu’il existait, il y a encore quelques années, et que nous l’avons vu.
Son authenticité est incontestable. Elle ressort du compte même du charpentier qui l’a construit et qui se trouve aux Archives de l’Hôtel de Tille de Lyon. On le reconnaît à la description qu’il en donne sur la note de ses frais, à « Messieurs du Consistoire ». Elle ressort aussi du nom que porte encore dans le pays la propriété où il se trouvait. Elle s’appelle « Le Timple », bien qu’on y ait perdu le souvenir de la provenance de ce nom bien significatif.
Le Temple auquel ce portail donnait accès a disparu, ayant été rasé lors de la révocation de l’Edit de Nantes. Cependant, il nous a été possible d’en rétablir le plan, grâce aux notes de sa construction conservées elles aussi dans les mêmes archives, et aux traces encore très visibles de ses ruines.
Par cette porte monumentale, on entrait d’abord dans une cour spacieuse entourée de bâtiments accessoires. En face de l’entrée s’élevait le Temple lui-même, vaste bâtiment rectangulaire. On y entrait par deux larges portes en forme d’arcade; douze fenêtres, six de chaque côté, y répandaient une abondante lumière.
Cette salle de culte, d’après les dimensions considérables que lui donnent les comptes, pouvait recevoir un nombreux auditoire, et cependant à deux reprises elle dut être agrandie, en raison de son insuffisance.
En plus du Temple lui-même, la propriété comprenait encore d’autres bâtiments où se trouvaient les salles du
Consistoire, de la bibliothèque, les logements du concierge, du fermier, de vastes écuries, enfin, des chambres communes et particulières. Leur destination demande quelques explications.
Les protestants de Lyon se rendaient à Saint-Romain, éloigné de plus de 2 lieues, quelques-uns à pied, d’autres à cheval ou en voiture et enfin un certain nombre, dans un bateau qui faisait sur la Saône, chaque dimanche, le trajet de Lyon à Saint-Romain, et qu’on appelait la Frégate.
Arrivés à ce village écarté, la plupart après avoir assisté au service du matin, qui consistait surtout en une prédication, attendaient celui de l’après-midi, qui se composait de prières liturgiques, puis de la récitation et de l’explication du catéchisme. Ils passaient ainsi presque toute la journée en dehors de leurs maisons, aussi avaient-ils besoin de se reposer et de se restaurer. Le concierge du Temple leur vendait du vin et des vivres et le Consistoire louait aux familles qui ne voulaient pas se contenter des chambres communes de la maison du Consistoire, des chambres particulières, que nous avons vues encore.
La création de ce nouveau Temple, après l’expulsion de celui qu’ils avaient déjà dû se construire à Oullins, l’achat des terrains nécessaires, les constructions importantes, les aménagements multiples de cette installation assez compliquée, entraînèrent des frais considérables. Les protestants de Lyon durent s’imposer de nouveau de grands sacrifices. Aussi firent-ils appel à leurs frères du dehors, en France et à l’étranger. De touchants témoignages de sympathie leur vinrent de plusieurs côtés. On en cite de (Genève et de Zurich.
Ainsi, pendant plus d’un demi-siècle, nos pères purent célébrer en paix leur culte, dans ce Temple de Saint-Romain, mais ce ne fut jamais sans difficulté. Sans parler des fatigues en toutes saisons de ce long parcours à une époque où les facilités de locomotion n’existaient pas, ils eurent souvent à subir les insultes et les mauvais traitements des habitants des villages catholiques qu’ils avaient à traverser.
Nous parlerons dans un second article de ces pénibles complications de leur vie religieuse.
Bulletin Paroissial – Numéro 8 – Décembre 1908
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décembre 1, 2005 Posted by | Non classé | Un commentaire