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 » L’économie s’inspire de la théorie du chaos « 

TENDANÇOLOGIE

 » L’économie s’inspire de la théorie du chaos « 

Ronan Chastellier rencontre Thierry Ehrmann, 46 ans, fondateur du groupe Serveur et acteur majeur des banques de données économiques. Ce patron anticonformiste qui a baptisé le siège de son entreprise la « Maison du Chaos » a créé en 1997 artprice.com, aujourd’hui leader mondial de l’information sur le marché de l’art, et développe aussi une oeuvre d’artiste plasticien.

Vous êtes un pionnier dans les banques de données sur Internet. La compilation des données, c’est tendance ?
Il y a aujourd’hui une curiosité spécifique qui rend ces données attractives. Elles permettent un traitement géopolitique de l’économie pour identifier les zones de fragilité, l’absence de droit, tout ce qui équivaut à des opportunités, des tendances. Mais il faut faire parler entre elles ces données primaires, non agrégées. D’anciens officiers traitants de la DGSE travaillent pour nous, ils possèdent une bonne grille de lecture des évènements. On emploie aussi des « nerds », des obsédés du Wab au profil plus boarderline. Partout l’intelligence économique croît.

Avec la création d’Artprice, vous avez choisi un registre plus glamour…
Mais tout aussi chiffré ! Dans l’art contemporain, il y avait de grands initiés et des victimes. En diffusant grâce à Internet une somme de connaissances sur le marché de l’art, artprice.com a apporté de la transparence là où gouvernaient les menteurs fascinants.

Le chaos pour vous, c’est Internet ? Peut-il aujourd’hui encore changer la donne ?
On est à 2% des possibilités sur Internet. Il y a un Internet profond, des espaces vides que l’on continue à défricher. Surtout, on y trouve un duel d’intelligence permanent. Partout des gens créent et produisent. Et ces créations conservent un esprit de marginalité, loin des conformismes. L’essence est par essence mutante. Elle s’inspire de la théorie du chaos, d’un modèle non reproductible. Tous les jours, il faut y aller à l’instinct.

Le métier de chef d’entreprise est-il compatible avec celui de sculpteur plasticien ?
Dans le métier d’artiste, on pense, on pose des questions en créant des oeuvres. Dans l’économie, on apporte des réponses et tout se normalise, devient monochrome, d’où le désir d’art. L’art reste une manière suprême d’imposer ses idées. C’est au dessus des marchés financiers.

La Bourse, ça vous inspire en tant qu’artiste ?
Il y a une poésie derrière les chiffres. La Bourse, c’est animal. Tout sauf comptable. C’est un théâtre d’ombres et de lumières, la dernière grande tragédie humaine où il faut savoir être mortifié pour remonter. J’ai perdu 5 millions d’euros en vingt minutes pour ne pas l’avoir compris. Par orgueil. En tant qu’artiste, j’ai voulu faire une oeuvre sur la Bourse. Je l’ai appelée le Cri…

Ronan Chastellier

Ronan Chastellier est auteur de « Tendançologie » (à paraître en septembre aux Editions Eyrolles).

copyright ©2008 Le Figaro Réussir – 15 septembre 2008

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septembre 15, 2008 - Posted by | La Revue de Presse | , , ,

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