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La Demeure du chaos bientôt fixée sur son avenir

La Demeure du chaos bientôt fixée sur son avenir

Publié le 17/11/2008 à 15:39 – Modifié le 17/11/2008 à 16:00 Le Point.fr

Par Chloé Durand-Parenti (avec agence)
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La Demeure du chaos n’est pas du goût de la municipalité de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, village cossu situé dans la banlieue lyonnaise © abodeofchaos.org

C’est le procès d’une oeuvre d’art, aussi controversée soit-elle, qui se joue lundi devant la cour d’appel de Grenoble. La Demeure du chaos, implantée dans le village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, dans le Rhône, sera bientôt fixée sur son avenir.

L’oeuvre est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, totalement « déconstruit » par son propriétaire, l’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann. Ses murs sont ornés de divers signes ésotériques et de portraits plus ou moins provocateurs. Oussama Ben Laden, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad et le dalaï-lama y figurent sur fond noir ou rouge sang. Les espaces extérieurs laissent fleurir, là un monument évoquant les attentats du World Trade Center, ici une carcasse d’hélicoptère ou d’avion.

Un chaos qui n’est pas du goût de la municipalité de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, village cossu situé dans la banlieue lyonnaise. Depuis 1999, la mairie souhaite la « remise en état » des lieux, « dans les faits la destruction pure et simple », selon Thierry Ehrmann, de la « Demeure du chaos » et de ses 3.123 oeuvres d’art produites par son auteur principal, le plasticien lui-même, et son collectif d’artistes.

Art ou urbanisme

En 2006, Thierry Ehrmann, qui est également président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), a été condamné à verser une amende de 200.000 euros pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable. Un arrêt de la Cour de cassation en décembre 2007 renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Grenoble, ce lundi à 14 heures.

Reprochant à la municipalité de Saint-Romain de « s’acharner dans son négationnisme artistique », Thierry Ehrmann assure que plusieurs centaines de personnes l’accompagneront lors de son procès à Grenoble. Installé au coeur même de son étrange domaine, dans un bureau tout de noir peint, aux faux airs de décor des premiers films de James Bond, avec écrans de surveillance des grilles d’entrées et de la rue, l’homme se dit soutenu « dans le monde entier par des artistes, des directeurs de musées, des amateurs d’art » et affirme que la Demeure du chaos est visitée par « 2.000 personnes chaque week-end ».

Les juges grenoblois auront donc à trancher entre les partisans de la disparition de la « Demeure du chaos », qu’ils considèrent comme une insulte au code de l’urbanisme, et ceux de Thierry Ehrmann, qui invoquent l’article R 421-1 de la loi Malraux selon lequel « les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur ». La fin annoncée d’un marathon judiciaire.

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novembre 17, 2008 Posted by | Grenoble 17 novembre 2008, La Revue de Presse, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues | , , , , , , | Un commentaire

La « Demeure du Chaos » attend son salut en appel

Actualité France | Justice

La « Demeure du Chaos » attend son salut en appel

Créé le 17/11/08 – Dernière mise à jour à 10h08

Sur les murs : des signes ésotériques ou des portraits plus ou moins provocateurs, Oussama Ben Laden, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad ou le Dalaï Lama, sur fond noir ou rouge sang. Les espaces extérieurs laissent fleurir, là un monument figurant les attentats du World Trade Center, ici une carcasse d’hélicoptère ou d’avion. Depuis 9 ans, Saint-Romain-au-Mont-d’Or, près de Lyon, accueille une maison pas comme les autres, la « Demeure du Chaos ». Une œuvre d’art d’un homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann, qui tranche avec la tranquillité cossue du village, avec son clocher et sa mairie classés.

La mairie de Saint-Romain souhaite la « remise en état » des lieux, « dans les faits la destruction pure et simple », selon Thierry Ehrmann, de la « Demeure du Chaos » et de ses 3.123 oeuvres d’art produites par son auteur principal, le plasticien lui-même, et son collectif d’artistes. En 2006, Thierry Ehrmann, qui est également président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), a été condamné à verser une amende de 200.000 euros pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable. Mais un arrêt de la Cour de cassation en décembre 2007 a renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel de Grenoble. L’audience a lieu ce lundi.

Les juges grenoblois auront donc à trancher entre les partisans de la disparition de la « Demeure du Chaos », qu’ils considèrent comme une insulte au code de l’urbanisme, et ceux de Thierry Ehrmann, qui invoquent l’article R 421-1 de la loi Malraux selon lequel « les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur ». L’entourage de Françoise Revel, maire du village, assure « qu’elle se pliera à la décision de la justice, quelle qu’elle soit ».

Reprochant à la municipalité de Saint-Romain de « s’acharner dans son négationnisme artistique », Thierry Ehrmann assure que plusieurs centaines de personnes l’accompagneront lundi à Grenoble. Installé au coeur même de son étrange domaine, dans un bureau tout de noir peint, aux faux airs de décor des premiers films de James Bond, avec écrans de surveillance des grilles d’entrées et de la rue, l’homme se dit soutenu « dans le monde entier par des artistes, des directeurs de musées, des amateurs d’arts » et affirme que la Demeure du Chaos est visitée par « 2.000 personnes chaque week-end ».

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L’épilogue du Chaos ?

L’épilogue du Chaos ?

L’affaire thierry Ehrmann est examinée en appel à Grenoble

Ce pourrait être la dernière ligne droite judiciaire pour la Demeure du chaos. C’est au tour de la cour d’appel de Grenoble d’examiner l’affaire cet après-midi. Sans doute l’ultime étape d’un bras de fer entamé en 1999 entre la mairie de Saint-Romain-au-Montd’Or et Thierry Ehrmann. Le patron du groupe Serveur, propriétaire de cet ancien relais de poste du XVIIe siècle, a métamorphosé la bâtisse en une oeuvre d’art contemporaine, déclenchant une nouvelle querelle des anciens contre les modernes dans une version “apocalypse post 11-Septembre”.
Cette Demeure, c’est de l’art
Portraits de Ben Laden ou Castro, messages de l’artiste Ben annonçant la fin du monde, carcasses d’avion et d’hélicoptère dans la cour… les choix de Thierry Ehrmann ne sont pas du goût d’une partie des habitants et surtout pas de la mairie, qui demande depuis neuf ans la remise en état des lieux en vertu du code de l’urbanisme. Pour Thierry Erhmann, cela équivaudrait à la destruction des oeuvres. Il s’appuie sur la loi Malraux selon laquelle les oeuvres d’art ne sont pas soumises à autorisation lorsqu’elle ne dépassent pas 12 mètres de haut.
En 2006, le proprétaire de la Demeure du chaos avait été condamné par la cour d’appel de Lyon à 200 000 euros d’amende pour avoir réalisé les modifications sans autorisation, mais l’arrêt indiquait que la demeure constituait “une oeuvre d’art dans sa globalité” et n’exigeait pas de remise en état. Le parquet de Lyon et la mairie de Saint- Romain avait alors saisi la Cour de cassation, qui a renvoyé en décembre le dossier devant les magistrats grenoblois.
Jean-Baptiste LABEUR

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La Demeure du Chaos veut gagner le droit d’exister

URBANISME : La Demeure du Chaos veut gagner le droit d’exister

. Entorse au code de l’urbanisme pour ses détracteurs, oeuvre d’art pour ses partisans, la demeure controversée voit son sort suspendu à la décision de la Cour d’appel de Grenoble.
. L’affaire dure depuis des années et focalise les oppositions au sein du village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, non loin de Lyon.

– le 15/11/2008 – 16h06

La Demeure du Chaos, oeuvre d’art controversée implantée près de Lyon, attend l’audience de la Cour d’appel de Grenoble, ce lundi, qui devrait décider de son avenir et mettre fin à des années de marathon judiciaire.

L’oeuvre est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, totalement « déconstruit » par son propriétaire, l’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann. Les murs sont ornés de divers signes ésotériques ou de portraits plus ou moins provocateurs : Oussama ben Laden, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad ou le Dalaï Lama, sur fond noir ou rouge sang. Les espaces extérieurs laissent fleurir, là un monument figurant les attentats du World Trade Center, ici une carcasse d’hélicoptère ou d’avion. Le tout tranche avec la tranquillité cossue du village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, avec son clocher et sa mairie classés.

« Négationnisme artistique »

De fait, depuis 1999, la mairie de Saint-Romain souhaite la « remise en état » – « dans les faits la destruction pure et simple », selon Thierry Ehrmann – de la Demeure du Chaos et de ses 3123 oeuvres d’art produites par son auteur principal, le plasticien lui-même, et son collectif d’artistes. En 2006, Thierry Ehrmann, qui est également président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), avait été condamné à verser une amende de 200.000 euros pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable. Mais un arrêt de la Cour de cassation en décembre 2007 a renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel de Grenoble.

Les juges grenoblois auront donc à trancher entre les partisans de la disparition de la Demeure du Chaos, qu’ils considèrent comme une insulte au code de l’urbanisme, et ceux de Thierry Ehrmann, qui invoquent l’article R 421-1 de la loi Malraux selon lequel « les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur ».

Reprochant à la municipalité de Saint-Romain de « s’acharner dans son négationnisme artistique », l’homme d’affaires et plasticien assure que plusieurs centaines de personnes l’accompagneront à l’audience. Installé au coeur même de son étrange domaine, dans un bureau tout de noir peint, aux faux airs de décor des premiers films de James Bond, avec écrans de surveillance des grilles d’entrées et de la rue, l’homme se dit soutenu « dans le monde entier par des artistes, des directeurs de musées, des amateurs d’arts » et affirme que la Demeure du Chaos est visitée par « 2000 personnes chaque week-end ».

D’après agence

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novembre 17, 2008 Posted by | Grenoble 17 novembre 2008, La Revue de Presse, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues | , , , , | Laisser un commentaire

L’art « déconstructif » de la demeure du Chaos à nouveau menacé de destruction

Justice – L’art « déconstructif » de la demeure du Chaos à nouveau menacé de destruction

le dimanche 16 novembre 2008 à 19:51

Les pierres du village protestant de Saint-Romain au Mont d’Or abritent depuis neuf ans, et au grand dam de la mairie, une maison pas comme les autres, la Demeure du chaos, objet du délit lundi à Grenoble. La vision apocalyptique du richissime plasticien Thierry Ehrmann (président fondateur du groupe Serveur et de l’agence de presse Artprice) tiraille cette paisible bourgeoisie de l’ouest lyonnais, avec ses carcasses de voitures, de tanks, ses éclaboussures de peintures rouges et ses corps en plastiques meurtris, dépassants de la façade, mais pourtant pas si haut ! A priori…

La défense de l’artiste anticonformiste se base en partie sur un des principes du cadre de l’urbanisme, qu’il ne dépasserait pas ! A savoir une limite de 12 mètres de haut et de 40 m³ pour chaque œuvre. Cet homme d’affaires, au lourd bagage théologique et historien d’art, a également étudié le droit. Des années studieuses, qui lui ont permis de rencontrer son plus fidèle détracteur, le maire sortant, Pierre Dumont.

« Ici, commencent les forces du Mal »

« C’est un homme cultivé, avoue Thierry Ehrmann, c’est pour cela qu’il a le droit d’apparaître sur les murs de la Demeure du chaos en tant que destructeur. Contrairement à Françoise Revel, son successeur, qui ne fait que clamer à la sorcellerie : “Ici commencent les forces du Mal”, ce sont ses mots, je n’invente rien ! »

La grande différence avec le procès en cour d’appel de Lyon du 9 juin 2006, cassé par la suite en cassation avec renvoi sur Grenoble lundi, est que cette demeure, où les atrocités du XXIe siècle sont matérialisées sans limite, a désormais ouvert ses portes en tant qu’ERP muséal (Etablissement recevant du public) depuis janvier 2008. Ce qui est sujet à plainte, en dehors du fait que l’œuvre soit placée en partie sur des ruines d’un temple protestant classé du XVIIe siècle. Car le tapage créé par la convergence de 120.000 visiteurs par an, à ce jour, excéderait les riverains, selon la mairie.

« Je promets un bain de sang »

La cour de Cassation a donc accepté en décembre 2007, au titre de la notion d’harmonie architecturale et du plan d’occupation du sol gérés par les communes, l’arrêt de la Cour d’Appel de septembre 2006 et le renvoi devant celle de Grenoble lundi. Or, pour l’artiste, la première notion est « subjective » et ne dépend pas de la loi pénale et, pour le second, il relève du droit administratif non « géré » par la cour de Grenoble.

Fort de ces 72.000 pétitions recueillies dans le livre Honte à vous, cette 307ème fortune française se présentera au procès avec « en tête le principe du procès de rupture de Me Vergès ». « Ce sera un procès d’une rare cruauté, je promets un bain de sang ! Car forcément, c’est le procès d’œuvres d’art, qui comme toujours conduisent à un procès d’une rupture sociale très violente », confirme Thierry Ehrmann, qui se réjouit d’avance du tapage suscité par ses « au moins » 700 inscrits pour le rendez-vous de lundi à 14 heures, devant le tribunal de Grenoble.

Pour suivre le procès www.demeureduchaos.org

voir également le blog de Thierry Ehrmann

copyright ©2008 Edition France Soir du lundi 17 novembre 2008 n°19956 page 8

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La Demeure du chaos revient dans l’arène judiciaire

Sauvée en 2006 par un jugement qui a été depuis cassé, la propriété tant controversée de Saint-Romain-au-Mont-d’Or rejoue aujourd’hui son avenir devant la cour d’appel de Grenoble

Cette habitante de Saint-Romain-au-Mont-d’or voulait peindre ses volets en rouge. Interdit dans ce village classé. « Et Ehrmann, il fait bien ce qu’il veut, non? », s’est alors insurgée cette habitante à la mairie. « C’est tout le temps comme cela. À force de discussion, les gens finissent par se plier aux règles d’urbanisme mais ils ont un mal fou à comprendre qu’on leur impose des choses », explique Françoise Revel, maire de la commune.

En 99, Thierry Ehrmann, patron d’Artprice (site de cotation en ligne d’œuvres d’art) se lance dans son projet de déconstruction de sa propriété, un relais postal du XVIIIe sur 12000 m2 de terrain. À partir de 2004, au retour des vacances d’été, le chaos du monde vient se planter à la vue de tous, sur fond noir et rouge sang, dans la pierre des Monts d’Or : portrait de Ben Laden, murs sanguinolents, carcasse d’avion… Depuis, le plasticien Thierry Ehrmann n’arrête pas. Il y aurait à ce jour 3123 œuvres produites.

Dès 2004, le bras de fer s’engage avec la mairie. Pierre Dumont, alors premier magistrat, n’aura de cesse de marteler deux arguments : on ne peut imposer sa propre vision de l’art et on ne peut s’affranchir des règles d’urbanisme. Après un premier marathon judiciaire, la cour de cassation a annulé l’arrêt de la cour d’appel de juin 2006 qui était favorable à Ehrmann, puisque la demeure était sauvée (lire par ailleurs).

Aujourd’hui, c’est devant la cour d’appel de Grenoble que l’on revient à la case départ. La mairie, où l’équipe sortante conduite par Françoise Revel a été triomphalement réélue avec 71 % des voix, est toujours sur la même position : la remise en état de la Demeure. « L’argent et la notoriété ne sont pas au-dessus des lois. »

Est-ce que le débat va pour autant être juridique aujourd’hui? Certes, Thierry Ehrmann va réitérer que chacune de ses œuvres n’excède pas 40 m3 et 12 mètres de haut, et donc pas soumises à une déclaration. Mais celui qui aime comparer son aventure à celle du facteur Cheval va surtout plaider « la légitimité du grand public » qu’il estime avoir gagnée : « Toute la demeure est ouverte à part la chambre à coucher. Elle ne m’appartient plus. Le public s’en est emparé. Le seul juge, c’est désormais l’histoire de l’art. » Preuve que les débats n’auront pas lieu que dans le palais, Ehrmann a organisé un train spécial pour emmener ses centaines de supporters aujourd’hui à Grenoble. Il faut dire que si les juges décident la remise en état, la Demeure, tellement transformée, sera vouée à la destruction. Dans le village, il ne viendrait alors à plus personne l’idée de peindre ses volets en rouge.

Xavier Breuil

Un bras de fer qui dure depuis 2004
C’est en 2004 que la mairie décide de poursuivre Thierry Ehrmann. La première audience a lieu le 10 novembre devant le tribunal correctionnel qui ordonne la remise en état de la Demeure et condamne Ehrmann à 20 000 euros d’amende. Ce dernier fait appel et l’affaire passe le 9 juin 2006. « Ces constructions blessent le droit », souligne ce jour-là l’avocat général qui requiert la remise en état. Le délibéré tombe le 13 septembre. Ehrmann écope de 200 000 euros d’amende mais la remise en état n’est pas ordonnée et la Demeure sauvée. Dès le lendemain, le parquet général, qui se demande si un juge peut décider de la qualité d’une œuvre d’art, se pourvoit en cassation. Suivi de près par le maire de Saint-Romain. En décembre 2007, la cour de cassation rejette le pourvoi du parquet mais reçoit celui de la mairie et renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Grenoble, ce lundi à 14 heures.

X.B

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La « Demeure du Chaos » attend son salut de la cour d’appel de Grenoble

©AFP Général – Samedi 15 Novembre 2008 – 07:54 – Heure Paris (538 mots)

Art-urbanisme-justice La « Demeure du Chaos » attend son salut de la cour d’appel de Grenoble

SAINT-ROMAIN-AU-MONT-D’OR, 15 nov 2008 (AFP) – La « Demeure du Chaos », oeuvre d’art controversée implantée dans le village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, près de Lyon, attend l’audience de la Cour d’appel de Grenoble, lundi, qui devrait décider de son avenir et mettre fin à des années de marathon judiciaire.

L’oeuvre est un ancien relais de poste du XVIIème siècle, totalement « déconstruit » par son propriétaire, l’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann

Les murs sont ornés de divers signes ésotériques ou de portraits plus ou moins provocateurs: Oussama Ben Laden, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad ou le Dalaï Lama, sur fond noir ou rouge sang. Les espaces extérieurs laissent fleurir, là un monument figurant les attentats du World Trade Center, ici une carcasse d’hélicoptère ou d’avion. Le tout tranche avec la tranquillité cossue du village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or (Rhône), avec son clocher et sa mairie classés, une commune résidentielle du nord de Lyon.

De fait, depuis 1999, la mairie de Saint-Romain souhaite la « remise en état » des lieux, « dans les faits la destruction pure et simple », selon Thierry Ehrmann, de la « Demeure du Chaos » et de ses 3.123 oeuvres d’art produites par son auteur principal, le plasticien lui-même, et son collectif d’artistes.

En 2006, Thierry Ehrmann, qui est également président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), a été condamné à verser une amende de 200.000 euros pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable.

Un arrêt de la Cour de cassation en décembre 2007 renvoie l’affaire devant la Cour d’appel de Grenoble, lundi à 14h00. Reprochant à la municipalité de Saint-Romain de « s’acharner dans son négationnisme artistique », Thierry Ehrmann assure que plusieurs centaines de personnes l’accompagneront lundi à Grenoble.

Installé au coeur même de son étrange domaine, dans un bureau tout de noir peint, aux faux airs de décor des premiers films de James Bond, avec écrans de surveillance des grilles d’entrées et de la rue, l’homme se dit soutenu « dans le monde entier par des artistes, des directeurs de musées, des amateurs d’arts » et affirme que la Demeure du Chaos est visitée par « 2.000 personnes chaque week-end ».

Françoise Revel, maire du village, n’était pas joignable vendredi. Toutefois, dans son entourage, on assure « qu’elle se pliera à la décision de la justice, quelle qu’elle soit ».

Les juges grenoblois auront à trancher entre les partisans de la disparition de la « Demeure du Chaos », qu’ils considèrent comme une insulte au code de l’urbanisme, et ceux de Thierry Ehrmann, qui invoquent l’article R 421-1 de la loi Malraux selon lequel « les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur.

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novembre 15, 2008 Posted by | Grenoble 17 novembre 2008, La Revue de Presse, Petition, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues | , , , , , , , , | Laisser un commentaire