Presse(s) Materia prima

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EXCLU : un coin du voile se lève sur la Demeure du Chaos

Un coin du voile se lève sur les Prophéties de la Demeure du Chaos. Une grille de lecture redoutable sur l’infra-mince et les arcanes secrets de la Demeure du Chaos
http://www.demeureduchaos.org/pdf/999-Memoire-Propheties-DDC-Helene-Alex.pdf

Lien nécessaire pour décrypter ce mémoire (itw La Spirale.org par Laurent Courau himself)
http://www.ehrmann.org/propaganda.html

Un grand merci à Hélène Alex pour son Mémoire à l’IEP de Lyon sur les prophéties de la Demeure du Chaos : de la géo-politique à l’histoire des prophéties à travers les siècles ; le PDF de 170 pages maintenant consultable en ligne, Hélène étant disciple du copyleft et de l’open sourcing. Un vrai bonheur pour décrypter la Demeure du Chaos, son clair-obscur et son sens de l’humour du « trop de réalité » emprunté tendrement à Annie Lebrun. Faites gaffe, on croit passer un quart d’heure et on se prend un shoot de 3 heures de nuit vertigineuse

2052

Ne les craignez donc point ;car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert ni de secret qui ne doive être connu Matthieu 10:26-27

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mars 23, 2010 Posted by | 999, Chaos Materia Prima, Phlogoses, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues | , , , , | Laisser un commentaire

«Au départ, j’ai habité la Demeure du Chaos, puis c’est elle qui m’a habité»

De 1999 à 2010, la Demeure du Chaos est passée du Domaine de la Source, maison bourgeoise du XVIIe siècle, à une œuvre apocalyptique une fois sa déconstruction achevée.
Mario del Curto

L'illustré - Demeure du Chaos

Edition n°10 du 10.03.2010 > LE REPORTAGE La Demeure du Chaos, un lieu qui dérange

Le reportage
Musée, œuvre d’art, ode à l’anarchie et symbole de liberté artistique, la Demeure du Chaos dérange depuis dix ans le calme de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, un village près de Lyon. Son sulfureux propriétaire, le plasticien et PDG Thierry Ehrmann, vient de remporter une bataille: condamnée à la destruction par l’Etat français, elle pourrait bien être sauvée par la Cour européenne des droits de l’homme. Visite des lieux…
Par Marie Mathyer

Saint-Romain-au-Mont-d’Or, un paisible village à 15 kilomètres au nord de Lyon. Deux gamins sur des vélos dévalent une rue déserte. Quelque part derrière les haies touffues qui dissimulent des villas cossues, un jardinier fait vrombir sa tronçonneuse.

Pourtant, au 17, rue de la République, il y a comme un malaise. L’impression étrange d’avoir traversé le miroir pour se retrouver dans un no man’s land, à mi-chemin entre le squat punk et les ruines de l’Apocalypse. Les thuyas deviennent des murs, des remparts attaqués par une armée de tagueurs enragés. Sur les pierres barbouillées de noir, des graffiteurs ont brossé des visages d’activistes, philosophes ou dictateurs. Dans la cour, un hélicoptère s’est crashé à côté d’un navire échoué. La carlingue d’un avion de combat achève de rouiller sur l’arête du cratère d’une météorite. Sur les façades éventrées de la maison, des coulures de lave et un entrelacs hypnotisant de symboles alchimiques, de chiffres cryptiques, de salamandres géantes apposées au pochoir. Derrière la grille d’entrée, une silhouette râblée, toute de noire vêtue. Jean et pull, boots de combat aux pieds. Charisme magnétique, regard intense. Deux cicatrices, des scarifications, sur la joue gauche et, sur la nuque rasée, une fine tresse. L’homme s’appelle Thierry Ehrmann, 48 ans, et le lieu, la Demeure du Chaos, est un musée à ciel ouvert: 3123 œuvres d’art contemporaines pour 120 000 visiteurs chaque année.

Liberté d’expression

A Saint-Romain-au-Mont-d’Or, forcément, le lieu dérange autant qu’il attire. Ses détracteurs y voient un affront à la sérénité du village, aux règles de la bonne cohabitation. Depuis dix ans, ils demandent aux tribunaux de contraindre Thierry Ehrmann à démonter ses installations pour les rendre conformes au plan local d’urbanisme. Depuis dix ans, l’artiste plasticien, déjà surnommé Facteur Cheval du XXIe siècle, se bat au nom de la liberté d’expression. En décembre dernier, la justice française a tranché: la Demeure du Chaos doit être remise en état. Mais Thierry Ehrmann et ses supporters n’ont pas dit leur dernier mot. Ils ont obtenu d’aller plaider leur cause l’année prochaine devant la Cour européenne des droits de l’homme. Ils espèrent y faire reconnaître la dimension artistique de ce corpus d’œuvres.

«La Demeure du Chaos est un univers autarcique, mais je m’enferme volontairement dans ce huis clos onirique»
Thierry Ehrmann

Et si Thierry Ehrmann tient tant à sauvegarder son palais, c’est que la Demeure du Chaos n’est pas qu’un musée ou une résidence d’artistes. C’est aussi son lieu d’habitation et le siège social de son entreprise: le Groupe Serveur, pionnier des banques de données sur l’internet, et Artprice.com, leader mondial de la cotation d’œuvres d’art. Le destin du propriétaire et celui de sa chose sont intrinsèquement liés. «Au départ, j’ai habité dans la Demeure du Chaos, puis c’est elle qui m’a habité», analyse-t-il en parcourant son domaine au pas de charge.

Un destin unique

En 1988, quand Thierry Ehrmann acquiert cette maison bourgeoise du XVIIe siècle, la bâtisse s’appelle le Domaine de la Source. Le nouveau maître des lieux, enfant du pays, n’a alors que 26 ans et déjà quelques qualificatifs qui lui collent à la peau: juriste et théologien, fils d’un polytechnicien proche de l’Opus Dei, anarchiste, plus jeune franc-maçon de l’Hexagone, plasticien sculpteur et PDG millionnaire, classé parmi les 500 plus grandes fortunes de France. Thierry Ehrmann est aussi un épicurien. Il vivra onze ans au domaine en heureuse bigamie avec ses deux femmes, Nadège et Jo, et avec ses fils, Kurt et Sydney, avant de se lasser du luxe de son château. «Un jour, je regarde là où je vis, où tout n’est que luxe, calme et volupté, pierres dorées et abondance de biens, et je me dis: je vire côte ouest américaine, je deviens un sale con embourgeoisé», se souvient-il aujourd’hui. Alchimiste convaincu, le plasticien décide donc de transformer la matière: le 9 décembre 1999, le Domaine de la Source devient la Demeure du Chaos. Caprice de nanti? «Non, rétorque Luc, fidèle bras droit et presque maman (il veille à ce que son boss n’ait pas froid, ferme son gilet, lui fournit ses bonbons Ricola). C’était comme une pulsion pour lui, un besoin. Il fallait qu’il laisse sortir ce qu’il a dans ses tripes.»

Révolte et guerre permanente

Maniacodépressif, Thierry Ehrmann utilise son énergie permanente et démesurée, symptôme de sa maladie, pour forger une maison-œuvre à son image: connectée et disjonctée. «Cet endroit, rigole le plasticien, c’est une psychothérapie majeure!» L’homme se réclame d’ailleurs de l’art des aliénés et rend hommage à la déraison avec des phrases inscrites çà et là sur les murs de la maison. «Une idée fixe aboutit à la folie ou à l’héroïsme», clame Victor Hugo à celui qui pénètre les lieux. La Demeure ne se veut pas un palais naïf et gentillet, mais un lieu de révolte qui questionne l’ordre établi. «Tout ce qui reste de l’apparat bourgeois doit se noyer dans un état de guerre permanent», postule Thierry Ehrmann en grimpant par-dessus son bureau, un immense cercle d’acier qu’il est obligé d’enjamber pour pouvoir s’y asseoir. On se croirait dans la cabine du capitaine d’un vaisseau spatial. Il y a un masque à gaz suspendu sur une poutrelle métallique, un crâne humain posé sur une pile de catalogues d’art, trois écrans d’ordinateur et la chaîne Al Jazeera arabe qui tourne en boucle sur une télévision muette. «Etat de guerre permanent», tonne Ehrmann, quasi hypnotisant. Pour coller au propos, la Demeure s’est ainsi faite forteresse. Tous les angles droits ont été cassés, coup de massue dans le propre en ordre bourgeois. La piscine est devenue un marais colonisé par des lames de rasoir, le jardin, un chantier où se côtoient un bunker, des conteneurs et les ruines d’un temple protestant du XVIIe siècle, découvertes par hasard lors de fouilles.

«Home sweet home»

Le passé et le présent se côtoient partout dans les 12 000 mètres carrés du domaine. Du moderne, à travers les œuvres contemporaines qui s’inspirent du traitement de l’actualité par les médias. Un côté visionnaire, quasi prescient, qui cherche à deviner de quoi demain sera fait, ce qui restera de notre époque. Et du moyen-âgeux, mélange d’alchimie et de slogans en latin inspirés des penseurs classiques et peints par des artistes maîtrisant tous les codes de la peinture des grands maîtres. Sous bien des aspects, la Demeure du Chaos est double. Un univers fermé et autarcique avec son propre groupe électrogène, son eau potable à 30 bars de pression et son réseau de fibres optiques. Mais aussi une porte ouverte sur le monde grâce à la présence de milliers de visiteurs de partout. «Je m’enferme volontairement dans un huis clos onirique. De toute façon, le plus grand voyage se fait dans sa tête», professe son créateur.

«Je vis ici et je serai poussière ici. Ce sera ma dernière demeure»
Thierry Ehrmann

Double, la Demeure du Chaos l’est aussi par ses buts. A la fois fabrique artistique où des artistes du monde entier viennent créer et peindre, transformer et sublimer son apparence, et locaux d’entreprise fonctionnels. Sous l’héliport dans la cour se cache ainsi une salle pressurisée qui abrite près de 900 serveurs qui font circuler le savoir des sociétés du Groupe Serveur dans le monde entier. A l’étage, Thierry Ehrmann nous emmène voir ses employés. Un chemin version labyrinthe, dédale d’escaliers et de passages à travers des couloirs étroits.

Dans une enfilade de pièces aveugles aux murs noirs, 80 salariés font ici les trois-huit dans des open spaces envahis d’écrans plats et où résonnent toutes les langues. Leur job? Informaticiens, documentalistes, juristes, spécialistes de l’art, ils récoltent, trient, conservent et actualisent des milliers de données pour les mettre en ligne. Leur profil? Des femmes principalement, jeunes surtout et au CV impressionnant. «J’engage des borderlines, des sous-marins de l’internet, des gens avec un quotient émotionnel énorme, capables d’abattre un travail considérable», énumère le patron. L’indispensable? Il faut aussi que ces employés soient capables de travailler dans un environnement atypique. «Mais la Demeure du Chaos n’est pas que sombre, elle est aussi pleine d’humour, d’optimisme et de lumière, nuance Thierry Ehrmann. C’est mon home sweet home, bien plus cosy qu’au temps des pierres dorées du Domaine de la Source. Je vis ici et je serai poussière ici. Ce sera ma dernière demeure.»

Peut-être la dernière ambivalence de ce lieu d’exception: berceau de création et tombeau de son créateur.

copyright ©2010 L’illustré

mars 22, 2010 Posted by | Chaos Materia Prima, La Revue de Presse, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues | , , , , , | Laisser un commentaire

Abode of Chaos : Ecce Homo le Film HD (81 minutes)


Cliquez sur l’affiche pour accéder au film >>>

Interview croisée entre thierry Ehrmann et Alexandre Cardinali

thierry : Alexandre, depuis 2 ans, je te préparai psychologiquement à une immersion totale dans l’univers onirique de la Demeure du Chaos :-) et de la Borderline Biennial 2009 que je terminai d’écrire. Peux-tu nous expliquer dans quel feeling tu étais lors de nos entretiens avant le grand bond ?

Alexandre : thierry, il se produit des phénomènes, au cours de l’existence, qui nous poussent parfois à agir de manière parfois différente de celles que nous connaissons habituellement: Lorsque tu m’appelas, au cours de l’été 2009, pour m’informer du scénario de la nouvelle Borderline Biennial, je sentis que quelque chose d’inhabituel se préparait et que les choses seraient différentes de la Borderline Biennial 2007… Quelque chose de l’ordre de l’inentendable, d’une spiritualité transversale.

thierry
: Quel travail as-tu effectué dans ta tête, à partir du monde des idées (noosphère) de la Demeure du Chaos ?

Alexandre : Hors de ses murs, j’ai longtemps repensé à la Demeure du Chaos, à sa démarche, à ce qu’elle raconte, à ce qu’elle met en en scène et j’ai alors compris qu’il fallait incarner différemment ce que racontent ses murs. Offrir un autre média que la pierre à ce récit, un média plus mouvant, plus fluide, permettant de se jouer de l’espace et du temps. L’image animée était donc idéale.
Je voulais, avant même que la Borderline Biennial 2009 débute, réaliser ce que j’appelle un film global, dans la même veine que les films de Godfrey Reggio (Koyaanisqatsi), Ron Fricke (Baraka), Yann Arthus-Bertrand et Al Gore (Home et Une vérité qui dérange), puis surtout d’Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard.

thierry : Est-ce que les performances parfois « Borderline » de la Biennial 2009 ont guidé ta pensée ?

Alexandre : La nature des performances accomplies durant cette borderline m’ont poussé vers cette approche globale ou générale, tant les thèmes qu’elles contenaient me paraissaient, eux aussi, universels qui parlerait de l’histoire de l’humanité, de son destin et de sa nature.

thierry : Nous recherchons tous les deux une ré-écriture de MacLuhan, le village glocal, global et local à la fois, qui décrive bien notre nouveau millénaire.

Alexandre : Effectivement, il me paraît, à l’heure actuelle, intéressant de se pencher sur la démarche globale de l’humanité, sur notre destin en somme, mais en suivant les perspectives qui sont celles de la Demeure du Chaos, à savoir aborder les événements humains d’un point de vue historique, voire géo-politique, et spirituel, surtout en ces temps d’incertitudes, où le sort de notre planète est écologiquement engagé. Cette démarche est en parfaite harmonie avec ton histoire qui est celle de la Demeure du Chaos.

thierry : Je me souviens t’avoir parlé de deux thèmes dans le scénario de la Borderline Biennial 2009 : l’Apocalypse de Sain Jean et l’Enfer de Dante.

Alexandre : Pour cette étrange ballade au cœur de l’esprit humain et de ce qui le caractérise principalement, j’avais besoin d’un guide. Lors de ton coup de fil, tu me parlas, de ce qui allait se passer, de tous les cercles de l’Enfer. Quelques temps plus tard, je décidais alors d’inclure dans notre film les mots de Dante et de sa Divine Comédie, décidant ainsi qu’il serait notre Virgile à nous, au sein de ce cheminement. Fidèle à Dante et à Pasolini et à son Salo, l’idée d’une structure narrative sous forme de cercles ou de chants, ils sont au nombre de sept, chacun ayant une thématique particulière. Je laisse les passionés les découvrir.

thierry : Merci Alexandre, je pense que notre grande force c’est l’Egregor, la complicité dans le non-dit, la confiance mutuelle sur un film qui désormais ne nous appartient plus car il est déjà dans l’agora des éthers…

180 jours de descente aux Enfers dans un huit-clos emmuré dans les containers artistes de la Demeure de Chaos, Alexandre Cardinali fidèle à Dante et sa Divine Comédie ; et à Salo de Pasolini nous livre sa vision onirique et humaniste du monde et ma lecture de l’Apocalypse de Jean à travers la Borderline Biennial. En preview, le film en live pour vous et seulement pour vous, qui entrez donc ici, emplissez vous d’espoir. Dans quelques jours en download autour de 1,2 Gigas.

mars 12, 2010 Posted by | 999, Chaos Materia Prima, Demeure du Chaos 10 ans, La Revue de Presse, Phlogoses, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues, Video | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Abode of Chaos : « Ecce Homo »

Ecce Homo

180 jours de descente aux Enfers dans un huit-clos emmuré dans les containers artistes de la Demeure de Chaos, Alexandre Cardinali fidèle à Dante et sa Divine Comédie et à Salo de Pasolini nous livre sa vision onirique et humaniste du monde et ma lecture de l’Apocalypse de Jean à travers la Borderline Biennial en preview les deux premières minutes du film en live pour vous qui entrez donc ici, emplissez vous d’espoir.
thierry :.
-Abode of Chaos : Ecce homo

©2010 www.AbodeofChaos.org

courtesy of Organ Museum
www.organe.org

mars 5, 2010 Posted by | 999, Chaos Materia Prima, Demeure du Chaos 10 ans, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues, Video | , , , , | Laisser un commentaire