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Thierry Ehrmann : « L’année du grand retour »

STYLE DE VIE

FIAC 2010

Thierry Ehrmann : « L’année du grand retour »
Caroline Lebrun , 01men., le 19/10/2010 à 15h50
Le président fondateur d’Artprice estime que la 37e édition de la Fiac est très dynamique et très festive. Et qu’elle réussit à s’imposer de nouveau comme l’une des plus importantes foires d’art contemporain. Interview.

Quelques questions à Thierry Ehrmann, président fondateur de Artprice, leader international de la cotation du marché de l’art sur Internet.

01men. : l’art contemporain connaît-il la crise ?

Thierry Ehrmann : l’art contemporain a effectivement connu une crise sur les artistes stars comme Jeff Koons ou Damien Hirst, pour lesquels les enchères millionnaires ont subi de fortes corrections à la baisse. Cependant, les artistes américains, européens et chinois dont les prix d’oeuvres oscillent entre 15 000 et 100 000 euros n’ont connu qu’une crise mineure, voire ont continué à progresser. Historiquement, il ne faut pas oublier que l’art est le plus vieux marché à l’échelle mondiale. Il constitue toujours une valeur refuge en temps de crise économique.

Qui achète l’art aujourd’hui ?

Alors qu’on comptait environ 500 000 collectionneurs d’art à la sortie des années 1950, on enregistre aujourd’hui à près de 50 millions d’ art consumers . La moyenne d’âge des acheteurs a elle aussi évolué passant de 55 ans en période d’après-guerre à 30-35 ans aujourd’hui. L’émergence de nouveaux artistes et de nouveaux « médiums » comme la photographie ont permis une démocratisation progressive du marché. De nos jours, un cadre prêt à investir entre 15 000 et 18 000 euros peut parfaitement se constituer une belle collection de photographies plasticiennes.

Pouvez-vous nous donner une fourchette de prix (estimative) pour les oeuvres présentées à la Fiac cette année ?

Pour donner un ordre d’idées, on peut trouver des oeuvres de grands maîtres de la photographie à partir de 800 à 1 500 euros. Pour une peinture, les premiers prix se situent en moyenne entre 5 000 et 7 000 euros même si certaines toiles s’envolent à 500 000 voire 800 000 euros. Enfin, pour les sculptures et installations, les prix de départ oscillent entre 8 000 et 12 000 euros.

Qu’est-ce qui vous frappe dans le choix des oeuvres cette année ?

C’est l’année du grand retour de la Fiac avec une édition très dynamique, très festive. Dans un climat économique extrêmement morose, la Fiac a réussi un tour de force en s’imposant de nouveau comme l’une des plus importantes – voire la plus importante – foire d’art contemporain. Il y a cinq ans on prédisait que la Frieze Art Fair de Londres allait la mettre à mort. Cela n’a pas été le cas. Au contraire. La Fiac est parvenue à se démocratiser sans tomber dans la vulgarité.

Qu’est-ce qui peut expliquer cette montée en puissance de l’art contemporain ?

Dans un monde de plus en plus normalisé, l’art représente l’un des derniers secteurs dans lequel peut s’exprimer notre besoin d’unicité. D’où cet engouement collectif. Durant ces vingt dernières années, il s’est créé plus de musées d’art contemporain dans le monde qu’au cours de tout le XXe siècle ! En outre, le rythme de la production artistique s’est accéléré. Les artistes sont de plus en plus nombreux et produisent de plus en plus vite. Pour prendre un exemple : dans les années 1950, il fallait prévoir un an de séchage pour une toile réalisée à la peinture à l’huile. Aujourd’hui, les toiles peintes à l’acrylique sèchent en une journée. Cette évolution technique a contribué à rendre les prix accessibles aux amateurs.

Pouvez-vous nous citer quelques noms d’artistes émergents parmi les plus spéculatifs du marché ?

Robert Combas et Yan Pei-Ming sont les deux artistes dont la cote explose littéralement en ce moment sur le marché de l’art contemporain. Sinon, pour ne citer que quelques noms, Gretchen Ryan, Eleni Kamma, Fréderic Leglise, Pierre Ardouvin, Benoit Platéus, Mick Peter, Cyprien Gaillard (nommé pour le prix Duchamp 2010) et Céleste Boursier-Mougenot (également nommée pour le prix Marcel Duchamp 2010) seront parmi les incontournables de cette édition 2010.

copyright ©2010 01men

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octobre 20, 2010 Posted by | Artprice, La Revue de Presse | , , , , , , | Laisser un commentaire

Artprice : Le rapport du Marché de l’Art Contemporain Artprice & Fiac est arrivé !

Artprice : Le rapport du Marché de l’Art Contemporain Artprice & Fiac est arrivé !

Artprice et la FIAC ont le plaisir de vous livrer le nouveau rapport du marché de l’art contemporain 2009/2010, distribué gratuitement à la presse et aux visiteurs de la FIAC, au Grand Palais et à la Cour Carrée du Louvre, du 21 au 24 octobre 2010 (dans la limite des stocks disponibles).

Selon Thierry Ehrmann, fondateur et président d’Artprice, cette 37ème édition de la FIAC s’ouvre sous de bons auspices, comme en témoigne le niveau de confiance de l’AMCI (Art Market confidence Index d’Artprice) qui gagne trois points par rapport à l’ouverture de la FIAC en 2009.

Cette quatrième édition du rapport du Marché de l’art contemporain est un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs et professionnels de l’art contemporain cherchant à comprendre les clefs de ce marché. Artprice a en effet analysé pour vous les tendances du marché de l’art dans plus de 72 pays, s’est penché sur les artistes les plus côtés, scrutant leur capacité de résistance après la bulle spéculative… Comment le marché de l’art contemporain a-t-il réagi dans une période de défiance et quelles orientations prend le marché de demain ?
Une chose est certaine : cette crise n’a rien de commun avec celle du début des années 90. Certes, les enchères millionnaires se sont faites rares par rapport à 2006/2008, le marché de l’art contemporain est néanmoins plus vivant que jamais et fait preuve d’une rare maturité, que de nombreux marchés réglementés lui envieraient.

Cette année, le rapport balise le marché de la création contemporaine par media. En posant la question de la pertinence d’un classement par medium en matière de collection d’art contemporain, vous découvrirez quels sont les media les plus prisés et ceux qui peinent encore à s’imposer.
Ce rapport présente également les 500 artistes actuels (nés depuis 1945) les plus cotés, les rubriques L’Oeil des galeries et L’Oeil des collectionneurs, un chapitre dédié au marché du design qui fait le point sur l’envolée des meubles sculpturaux et décoratifs et sur la nouvelle mutation du marché du design, de plus en plus intimement calqué sur celui de l’art contemporain.

Ce rapport multilingue (Français/Anglais/Allemand/Espagnol/Italien/Chinois) est disponible gratuitement en version numérique en PDF sur Artprice.com :
http://web.artprice.com/AMI/ami.aspx

SOMMAIRE :

LES DERNIÈRES TENDANCES
Le marché haut de gamme en perte de vitesse
Les anciens de l’art contemporain
L’art contemporain chez Christie’s et Sotheby’s
Les chemins de traverse de Phillip’s de Pury & Company
L’art actuel fait son show
Regard vers l’Est

L’ART ET SES MEDIA

L’ŒIL DES GALERIES – Qui est l’artiste de la décennie ?

L’ŒIL DES COLLECTIONNEURS – Si j’étais une œuvre d’art …

LA COTE DU DESIGN

LES 500 ARTISTES ACTUELS LES PLUS COTÉS

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2010 thierry Ehrmann

Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice avec le documentaire d’Artprice http://web.artprice.com/video
Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 405 000 artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du marché de l’art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 3600 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du marché de l’art pour les principales agences et 6300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces normalisées, qui constituent désormais la première place de marché mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art (source Artprice). Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris : Euroclear: 7478 – Bloomberg : PRC Reuters : ARTF

Sommaire des communiqués d’Artprice :
http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

Artprice.com sur Twitter : http://twitter.com/artpricedotcom/

octobre 19, 2010 Posted by | Artprice | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Une Fiac plus internationale

L’ACTU des ARTS – Paris

Par FTV avec AFP

La 37e Fiac ouvre ses portes jeudi à Paris, avec davantage de galeries étrangères
Comme les cinq années précédentes, la grande foire parisienne d’art contemporain se tient à la fois sous la nef du Grand Palais et dans la Cour carrée du Louvre (jusqu’à dimanche).

Entre les deux, une trentaine d’oeuvres seront exposées à l’extérieur, dans le jardin des Tuileries.

La Fiac rassemble cette année 195 galeries d’art moderne et contemporain, venues de 24 pays (contre 21 en 2009). « Il s’agit de l’édition la plus internationale depuis mon arrivée à la Fiac « , relève Jennifer Flay, commissaire générale de la Fiac depuis juin et directrice artistique de la manifestation depuis 2004.

La France présente 72 galeries, un peu moins que l’an dernier (75). Les galeries étrangères représentent 62% des exposants. L’Allemagne se renforce avec 23 galeries. Les Etats-Unis montent en puissance avec 22 galeries contre 16 l’an dernier. L’Italie, la Belgique et la Suisse suivent. Le Mexique, le Japon, la Corée du Sud et l’Irlande font partie des nouveaux venus.

Le très influent marchand d’art Larry Gagosian est là pour la première fois. Il ouvre en même temps cette semaine une galerie d’art près des Champs-Elysées. Il s’agit de sa neuvième galerie dans le monde.

La Fiac a « bien résisté » à la crise des dernières années, estime Thierry Ehrmann, fondateur d’Artprice, qui publie un rapport annuel sur le marché de l’art à l’occasion de la foire. « Alors qu’on avait dit il y a quelques années que Frieze, la foire d’art contemporain de Londres, allait la tuer, finalement la vieille dame du Grand Palais se porte bien », ajoute-t-il. « C’est une valeur refuge », souligne-t-il.

« La Fiac a un processus de sélection sage, qui ne repose pas uniquement sur l’argent et cède moins aux effets de mode », relève ce plasticien.

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octobre 19, 2010 Posted by | Artprice, La Revue de Presse | , , , , , , , | Laisser un commentaire