Archives pour la catégorie Cour Européenne des Droits de l'Homme – CEDH

Thierry Ehrmann Demeure du Chaos Abode of Chaos contre la France Cour Européenne des Droits de L’Homme

Lyon France le 12 août 2011: Communiqué officiel du 9 juin 2011( http://blog.ehrmann.org ) de thierrry Ehrmann auteur et plasticien de la Demeure du Chaos/ Abode of Chaos avec ses avocats en charge des intérêts devant la C.E.D.H.

En l’état actuel de la requête introduite par thierry et Nadège Ehrmann et la société VHI contre la France à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, l’examen de la requête par la Cour en page 1, dès les premières lignes de la décision, laisse apparaître en écrit un dysfonctionnement majeur, qui en l’état, ne permet aucun commentaire de quelque nature que ce soit.

Ce dysfonctionnement majeur, dès les premières lignes de la décision sur la recevabilité de la requête, indique par écrit officiel que  » le Gouvernement Français nous aurait soumis des conclusions auxquels nous aurions répondu en notre qualité de requérant » ce que nous démentons formellement et ce de manière officielle. Le principe fondamental du contradictoire a été violé par ce dysfonctionnement majeur.

Une enquête internationale est déclenchée par nos avocats pour connaître à quel degré, ce dysfonctionnement majeur et fondamental frappant la recevabilité de la requête s’est opéré. Monsieur le Garde des Sceaux Michel Mercier ainsi que CEDH sont saisis par nos avocats par voie officielle.

Dans le cadre d’une mesure conservatoire, une deuxième requête a été immédiatement introduite par les requérants thierry et Nadège Ehrmann et la société VHI contre la France à la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Le combat judiciaire continu donc plus que jamais avec désormais plus de 130545 signataires de la pétition

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Fondateur d’Artprice – THIERRY EHRMANN – Agitateur de marchés

Fondateur d’Artprice
THIERRY EHRMANN
Agitateur de marchés


Figaro Beaux-Arts Figaro Beaux-Arts

A 23 ans il faisait partie des 5 000 pionniers mondiaux d’Internet – un article de Time Magazine en fait foi. Balançant entre la théologie (son père fut chargé de «liquider» les biens ostentatoires de l’Église au moment du concile Vatican II) et les sciences, thierry Ehrmann cherche sa voie. Qu’il trouve très vite : pressentant les potentialités des réseaux en ligne, il veut les appliquer à grande échelle. Avec un postulat simple : plus un marché est opaque, plus l’introduction d’une information fiable sera susceptible de favoriser son développement exponentiel. «Seuls trois marché ne peuvent fonctionner que de manière mondiale : celui des matières premières, celui des produits financiers et, le plus vieux de tous, le marché de l’art.» C’est aussi le moins transparent, qu’il va falloir révolutionner !

En 1992, Artprice commence ses opérations. Dix salariés ratissent les données disponibles sur les ventes aux enchères dans le monde et les reversent sur 3617 Artprice – c’est la grande époque du Minitel. En 2010, emploie 50 personnes, compte 1,3 million d’abonnés payants et réalise un chiffre d’affaires de 6,3 millions d’euros. Elle recense 450 000 artistes qui ont eu au moins une œuvre vendue aux enchères, 7,2 millions d’adjudications, 27 millions d’indices (qui extrapolent des évolutions de prix à partir d’algorithmes) tandis qu’un stock de 360 000 artistes «vierges» (aucune œuvre passée en vente publique) patiente. 3 600 maisons de ventes dans le monde sont reliées électroniquement à Artprice, lui transmettant la description des lots et des résultats aussi vite que le peuvent les fibres optiques ou les ondes. Et un millier de prétendants chinois sont sur le seuil…

Ces chiffres prouvent que la croisade est bien avancée. Les auctioneers traditionnels, accusés de garder secrets les mécanismes de cotation pour profiter d’une position oligopolistique, ont été bousculés. La prochaine étape n’attend que la bénédiction du Journal officiel et l’introduction dans le droit français de la directive communautaire sur les services. L’affaire de quelques mois et Artprice deviendra un opérateur qui pourra se rémunérer sur les transactions qu’il accueille déjà sur sa «place de marché» virtuelle. «En 2009, cette place de marché a accueilli des œuvres d’art pour 5,8 milliards d’euros et un tiers des transactions ont été dénouées.» Cela représente un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros, loin devant toutes les maisons françaises, avec Christie’s et Sotheby’s en ligne de mire…

Si ce combat est en passe d’être gagné, thierry Ehrmann en mène un autre : faire reconnaître par la Cour européenne des droits de l’homme son grand œuvre, condamné par les juridictions françaises, la Demeure du Chaos qui accueille plus de 120 000 visiteurs par an. Avec l’aide de dizaines d’autres artistes, il a éventré et «déstructuré» sa bourgeoise demeure des environs de Lyon pour en faire une œuvre d’art géante et polémique, mêlant 1200 peintures, installations, compressions, graffitis. L’homme qui choquait le président de Goldman Sachs en affirmant que le marché de l’art est «dix fois plus féroce et plus intelligent que les marchés financiers, car capable de créer de la valeur ex nihilo» cultive une autre passion. Il est artiste plasticien. Est-il coté sur Artprice ? «Je me l’interdis.»
www.artprice.com

RAFAEL PIC

Copyright ©2011 GUIDE DU MARCHÉ de l’ART 2011 – Le FIGARO – BEAUX ARTS
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New version: Abode of Chaos from above / La Demeure du Chaos vue du ciel

Heart of the Abode of Chaos:

The Abode of Chaos from Above with 103 photos:

P1050021-La Demeure du Chaos vue du ciel

P1050021-La Demeure du Chaos vue du ciel

Lettre ouverte à thierry Ehrmann

HUMEUR

L’EDITO

PHILIPPE BRUNET-LECOMTE


Le directeur-rédacteur en chef de Mag2 Lyon s’adresse au fondateur de la Demeure du chaos, condamné par la Cour de Cassation à la remettre en état. Et à travers lui, il s’adresse à tous les “oufs” lyonnais qui font la couverture de ce numéro.

Lettre ouverte à thierry Ehrmann
Mon cher Thierry, toi au moins, ça ne te choquera pas que je tutoie vu que je t’ai immédiatement tutoyé quand je t’ai rencontré pour la première fois, il y a environ 15 ans. Ce qui mérite d’être signalé aux fidèles de cette lettre ouverte car je passe très rarement au “tu”, surtout quand j’ai en face de moi un baron lyonnais.
Ça ne te choquera pas non plus qu’en m’adressant à toi, je m’adresse en fait à tous les “oufs” lyonnais auxquels ce premier Mag2 Lyon de l’année 2010 consacre un dossier que je trouve marrant et assez instructif. Car au final, que serait Lyon sans tous ces “oufs”qui, comme toi, qui secouent cette ville encore coincée dans ses à prioris ?
Bon, je sais, tu as fini l’année 2009, par un “chaos” judiciaire. Car la Cour de cassation vient de te condamner à reconstruire ta fameuse Demeure, que tu déconstruis depuis 10 ans avec méthode en la submergeant d’incroyables performances artistiques.
Je n’ai jamais bien compris sur quelle planète vivaient les juges. Car souvent ils croient condamner mais en fait, c’est l’inverse, ils sacralisent ce qu’ils pensent anéantir d’un geste magistral. Avec cette maison du Chaos, si j’ai bien compris, tu t’es affranchi d’un permis de construire dans les règles. Mais au fond, c’était élémentaire, mon cher Thierry, car tu ne pouvais pas te lancer dans cette aventure avec un certificat de conformité.
Et les juges qui te le reprochent aujourd’hui sont dans l’absurde. Visiblement, ces éminents juristes n’ont pas lu le procès de Kafka !
Bref, c’est le plus joli cadeau qu’ils pouvaient te faire pour Noël, en relançant cette procédure qui avait tendance à s’enliser dans la routine judiciaire. Et la routine, je le sais, tu ne supportes pas. Voilà pourquoi je te demande de bien vouloir adresser à tes juges quelques mots de remerciements en ce début d’année. En les invitant à venir visiter le paradis infernal. En plus pour eux, ce serait une expérience unique : se rendre compte sur le terrain de la réalité d’un de leurs “dossiers”qu’ils ont jugé du haut de leur perchoir parisien, emmitouflés dans leur hermine d’un autre siècle.
Bref, te voilà reparti dans un nouveau combat judiciaire. Car j’imagine, tu vas saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Et s’il le faut, tu iras plus loin car il doit bien y avoir un tribunal mondial, voire interplanétaire qui sera enfin sensible à tes arguments de bon sens. C’est-à-dire que le droit ne peut pas se hisser dans cet univers insaisissable de la création.
Rassure-toi, Thierry, par cette lettre ouverte, je ne veux pas prendre ta défense face à ces juges qui ont sanctifié ton chaos car tu te débrouilles très bien tout seul pour t’enfoncer ! Mais je veux simplement te dire que je reste un de tes fidèles. D’ailleurs, je ne compte plus les “dîners de cons”où j’ai pris un vrai plaisir à m’insurger contre ceux qui propageaient des pauvres rumeurs sur toi. Tes mille et une femmes, les mille et une faillites, tes mille et une brutalités, perversités et autres obscénités diaboliques….
Ce qui m’a toujours fait rigoler, c’est la gueule de tes ennemis qui se pincent le nez en parlant de toi. Ces bienpensants aux airs de velours, ces costards rigides cravatés de gris, ces chanoines gras et repus… Des airs si convenables qui dissimulent tant de vraies turpitudes. Lyon qui pèse, Lyon qui prie, Lyon qui compte. Lyon trouillard. Les vrais “oufs, c’est pas toi, c’est eux. Car ils naviguent à vue, l’oeil rivé sur eux-mêmes et sur leurs petits intérêts. Un peu court.
Voilà, mon Thierry, je conclurai en te disant merci. Et à travers ce merci, en rendant hommage à tous les “oufs”de Lyon qui font que, malgré tout, j’adore cette chienne de ville.
Merci aussi parce que seul un “ouf”comme toi pouvait soutenir un magazine de “ouf”comme Lyon Mag, devenu par miracle Mag2 Lyon. Jamais tu ne nous as laissé tomber, malgré les chaos qui ont jalonné nos quinze ans d’histoire. Et tu as toujours tenu parole, contrairement à d’autres barons si respectables. Sans jamais rien exiger en retour, si ce n’est que nous restions fidèles à nous-mêmes.
J’en profite pour adresser, en ce début d’année 2010, un petit message à l’équipe de ce Mag2Lyon, qui va fêter son premier anniversaire dans quelques semaines. Tu le sais, j’ai décidé de me “casser”cet été, pour permettre à ce magazine de “déconstruire”tranquillement son avenir. Et je leur dirai en toute franchise : vous aussi, sachez rester “ouf”. Ce qui est très exigeant. Mais c’est la seule façon d’être vraiment raisonnable !

copyright ©2010 Mag2Lyon – Janvier 2010

« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme

« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme
LYON le 17/12/2009 (Actualisé le 17/12/2009 à 20h00) – AFP

‘homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann, contraint mardi par la Cour de cassation à remettre en l’état les lieux où il avait construit sa « Demeure du Chaos », a annoncé jeudi qu’il formerait un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Située à Saint-Romain-au-Mont-d’Or (Rhône), près de Lyon, la « Demeure du Chaos » est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art).

Depuis 1999, M. Ehrmann a supervisé le travail d’une quarantaine d’artistes qui ont transformé la bâtisse en un symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro.

A l’issue d’une longue procédure en justice, la cour d’appel de Grenoble avait, le 16 décembre 2008, jugé que cette oeuvre enfreignait le code de l’urbanisme. Condamnant M. Ehrmann à une amende de 30.000 euros, elle lui avait donné neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine.

Le condamné s’était alors pourvu en cassation. Mais, mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise.

« Plus que jamais, Thierry Ehrmann (…) va plaider avec férocité sa cause pour faire valoir et respecter le droit à la liberté d’expression, en formant un recours (…) auprès de la cour européenne des droits de l’homme contre la France », a-t-il annoncé dans un communiqué de presse.

Selon lui, « cette décision porte atteinte à sa liberté d’expression et dans le fait qu’il ne peut pas être soumis à la seule réglementation du droit de l’Urbanisme, l’expression artistique étant un droit national et universel depuis la nuit des temps ».

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