Archives pour la catégorie Grenoble 17 novembre 2008

La «Demeure du Chaos» va retrouver son aspect d’origine

La «Demeure du Chaos» va retrouver son aspect d’origine

L’homme d’affaires et plasticien, Thierry Ehrmann, qui avait transformé un ancien relais de poste du XVIIe siècle, situé près de Lyon, en «Demeure du Chaos» va devoir tout remettre en l’état, a annoncé la cour de cassation.

La cour de cassation a tranché. L’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann va devoir restaurer sa «demeure du Chaos» afin qu’elle retrouve son aspect d’origine. Situé à Saint-Romain-au-Mont-d’Or près de Lyon, la «Demeure du Chaos» est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, qui depuis 1999 a été transformé en un symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro.
La cour de cassation s’est donc ralliée à la cour d’appel de Grenoble, qui avait jugé fin 2008, cette œuvre comme une infraction au code de l’urbanisme condamnant Thierry Ehrmann à une amende de 30.000 euros et lui donnant neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine.

(16/12/2009)

copyright ©2009 BatiActu

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Rhône: la « Demeure du Chaos » devra être remise dans son état d’origine

Justice
Rhône: la « Demeure du Chaos » devra être remise dans son état d’origine
le 16.12.2009 16h36
L’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann devra remettre dans leur état d’origine les lieux où il avait construit la « Demeure du Chaos », une oeuvre d’art controversée implantée dans le village classé de Saint-Romain-au-Mont-d’Or. Ainsi a tranché la Cour de cassation, dans un arrêt.

Située à Saint-Romain-au-Mont-d’Or, dans l’ouest lyonnais, la « Demeure du Chaos » est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art).

Depuis 1999, le propriétaire a supervisé le travail d’une quarantaine d’artistes qui ont transformé la bâtisse en un symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro.

A l’issue d’une longue procédure en justice, la cour d’appel de Grenoble avait, le 16 décembre 2008, jugé que cette oeuvre enfreignait le code de l’urbanisme. Condamnant Thierry Ehrmann à une amende de 30 000 euros, elle lui avait donné neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine.

Le condamné s’était alors pourvu en cassation. Mais mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise.

L’affaire avait débuté en 2004. Le maire de Saint-Romain avait alors porté plainte contre Thierry Ehrmann, lui reprochant d’avoir enfreint le code de l’urbanisme en effectuant ces travaux sans déclaration préalable et en demandant la « remise en état des lieux ».

En première instance, le tribunal correctionnel de Lyon avait donné raison à l’élu, enjoignant l’homme d’affaires à remettre sa maison en l’état. Il avait également condamné le prévenu et sa société immobilière à payer au total une amende de 120 000 euros.

Ce jugement avait été partiellement infirmé par la cour d’appel de Lyon en septembre 2006, cette dernière alourdissant l’amende à 200 000 euros, mais autorisant le maintien en l’état.

Saisie par le prévenu et le ministère public, la Cour de cassation avait, fin 2007, annulé l’arrêt de la cour d’appel de Lyon et renvoyé l’affaire à Grenoble.

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La Demeure du Chaos devra être remise dans son état d’origine

16-12-2009
La Demeure du Chaos devra être remise dans son état d’origine

La cour de cassation confirme la décision de la cour d’appel de Grenoble.
Thierry Ehrmann est donc condamné à remettre en état la Demeure du Chaos, cette œuvre d’art apocalyptique située à St Romain au Mont d’Or. Le conflit dure depuis 10 ans maintenant. La commune rhôdanienne est à l’origine de la procédure, car elle estime que l’artiste ne respecte pas le code de l’urbanisme. Thierry Ehrmann entend maintenant saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

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House Arrest

House Arrest

For going on ten years now, Thierry Ehrmann, CEO of the Serveur group (which owns the online art values service Artprice.com), has been at work on La Demeure du Chaos at his home, an old postal station in Saint-Romain au Mont d’Or, near Lyon (see ap 312, May 2005). This alchemical and political project consists in an ongoing deconstruction of the estate. The 3,123 works scattered around the 10,000 square meters of the house and grounds include frescos and sculptures, among them burnt-out cars and a crashed airplane, expressing the violence of our age. The mayor of Saint-Romain sees the Demeure as an offensive visual blot on the picturesque, goldenstoned landscape of his village and instituted legal proceedings years ago. At the end of 2008, his case was heard in court for a fourth time, and on December 16, the appeal court in Grenoble ordered Ehrmann to put his estate «in order» over the coming nine months. The court produced a 25-page judgment stating, as Ehrmann tells us, that « the work of art has no right to exist autonomously in public space. It is imperativethat it comply with ground use plans and other local urban plans. It must be in harmony with the range of regional colors. Etc.. To sum up, the work of art is denied everything that makes it different from the urban environment: its singularity, the style of its maker, its distinctive features, form, medium and subject. »
You don’t have to be a fan of this project’s provocative side and esoteric inspiration, or of its Goth aesthetic. But there is no denying that Thierry Ehrmann has built up an ensemble that is just as surprising as the Ideal Palace created by the postman Cheval. La Demeure du Chaos far exceeds the question of banal urban rules about the colors of walls. So what are they afraid of? That millions of people might secretly want to transform their house into a modern battleground? La Demeure du Chaos is an exceptional case, and it is a work of art. And, like it or not, it is already part of our cultural heritage. Thierry Ehrmann is appealing the judgment.

Richard Leydier – art press

Translation, C. Penwarden

copyright ©2009 artpress 353 Février 2009

www.abodeofchaos.org

Mise en demeure

Mise en demeure

Depuis près de dix ans, Thierry Ehrmann, PDG du groupe Serveur (dont fait partie le site de quotation en ligne Artprice.com), élabore dans sa propriété de Saint-Romain au Mont d’or, près de Lyon, la Demeure du Chaos (voir ap 312, mai 2005), œuvre in progress de déconstruction d’un ancien relais des postes sur un mode politique et alchimique. L’ensemble, composé de 3 123 œuvres disséminées dans tout le domaine, s’étend sur 10 000 m2. Fresques, sculptures (dont des voitures carbonisées, un avion crashé…) y disent la violence de notre époque. Le maire de Saint-Romain, estimant que la Demeure constitue une injure visuelle au pittoresque de ce village en pierres dorées, a depuis longtemps saisi les tribunaux. Fin 2008, se jouait le quatrième procès. Le 16 décembre, la cour d’appel de Grenoble a condamné Thierry Ehrmann à remettre en état son domaine au cours des neuf prochains mois. Au terme de deux jours et demi d’audience, la cour a rendu un jugement de vingt-cinq pages, à la lecture duquel on comprend que « l’œuvre d’art n’a aucun droit d’exister de manière autonome sur l’espace public. Elle doit se conformer impérativement au plan d’occupation des sols et autre plan local d’urbanisme. Elle doit répondre au nuancier de couleurs de la région… Pour faire court, on enlève donc à l’œuvre d’art tout ce qui la distingue de l’urbanisme : sa singularité, l’empreinte de son auteur, ses signes distinctifs, sa forme, son médium, son sujet », nous dit Ehrmann.

On peut ne pas goûter le côté provocateur, l’inspiration ésotérique du projet, l’esthétique gothique qui s’en dégage. Mais on ne peut pas ne pas reconnaître que Thierry Ehrmann a construit, au fil du temps, un ensemble aussi étonnant que le Palais idéal du Facteur Cheval. La Demeure du Chaos dépasse de loin la question du respect ou non de banales règles urbanistiques régissant les couleurs des murs. De quoi a-t-on peur exactement ? Que des millions de gens nourrissent en secret le projet de transformer leur pavillon en champ de bataille du temps présent ? La Demeure du chaos relève de l’exception… et de l’œuvre d’art. Et qu’on le veuille ou non, elle fait déjà partie de notre patrimoine culturel. Thierry Ehrmann se pourvoit donc en cassation.

Richard Leydier – art press

copyright ©2009 artpress 353 Février 2009

www.demeureduchaos.org/

Chaos selon Ehrmann

Mercredi 17 Décembre 2008

JUSTICE. OEuvre d’art pour son auteur, insupportable verrue pour les villageois, « La Demeure du chaos » perd en justice mais son créateur ne baisse pas les bras

Chaos selon Ehrmann

«La Demeure du chaos » devra être rasée. La cour d’appel de Grenoble l’a décidé hier. L’extravagante oeuvre réalisée par Thierry Ehrmann dans le jardin de sa maison, à Saint-Romain-au-Mont- d’Or (69), au nord de Lyon, est condamnée à baisser pavillon à la demande du maire, qui l’accuse d’enfreindre les lois de l’urbanisme. Mais il faudrait mal connaître Thierry Ehrmann pour croire qu’il va en rester là. Il va se pourvoir en cassation et, si besoin est, portera l’affaire jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme à Bruxelles.

Une drôle d’histoire

Depuis le début, rien n’est ordinaire dans cette histoire, ni le joli village classé des Monts-d’Or, ni l’installation composite déployée en extérieur, ni, surtout, Thierry Ehrmann lui-même. L’homme, qui se dit volontiers « dealer en information », fait partie des 200 plus grosses fortunes de France. Il le doit à son flair qui l’a poussé à miser sur Internet avant tout le monde. Il fonde le groupe Serveur dès 89, puis Art Price, le leader mondial de la cotation d’oeuvres d’art. À 46 ans, il détient des participations dans une vingtaine de sociétés et emploie près de 200 personnes. Pourtant, le petit homme au crâne rasé reste extrêmement affable et se mêle sans hésiter à la foule venue le week-end visiter son « Chaos ».

C’est un bon communicant qui a aussi ses secrets. Né dans la bourgeoisie lyonnaise, éduqué par un précepteur, fils d’un polytechnicien membre de l’Opus Dei, lui-même adhérent de la Grande Loge maçonnique de France dès son jeune âge, il est attiré par l’ésotérisme et les penseurs anarchistes. Il estime d’ailleurs qu’Internet est un excellent outil de subversion et il a fondé une association d’universitaires, politiques et anciens hackers pour promouvoir la liberté sur la Toile. Voilà plus de dix ans qu’il s’est installé dans cet ancien relais de poste de Saint-Romain avec ses femmes et ses deux enfants, ses dogues allemands, tous ses employés, ses bureaux surveillés en permanence par des caméras, et sa bibliothèque digne « d’une ville de 100 000 habitants ». Autour de lui règne son « Chaos », et c’est bien là que le bât blesse.

Le 11 Septembre fut le déclic

Pour lui, il s’agit d’une oeuvre d’art; pas pour la majorité des habitants du village. Après le 11 Septembre, Ehrmann a commencé à envahir son terrain avec des voitures calcinées, un hélicoptère, des tanks rouillés, des tuyaux métalliques, un cratère de météorite et récemment un bunker. Les murs noircis de la maison portent des symboles ésotériques, des couleurs rouges, et des portraits de philosophes ou de personnalités comme Ben Laden ou Ahmadinejad. Le tout ressemble à une cible fumante après un bombardement. Ehrmann en appelle à la mémoire du Facteur Cheval pour défendre son droit à la création. Et, fort de la curiosité qu’il suscite, de ses appuis qui sont nombreux, de sa notoriété internationale, campe sur ses positions.

Auteur : dominique godfrey

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« Demeure du Chaos »: remise en état des lieux ordonnée en appel

« Demeure du Chaos »: remise en état des lieux ordonnée en appel

Il y a 1 heure

GRENOBLE (AFP) — La Cour d’appel de Grenoble a ordonné mardi la remise en état des lieux de la « Demeure du Chaos », une oeuvre d’art controversée implantée dans un village classé des environs de Lyon, qui enfreint le code de l’urbanisme.

L’arrêt de la Cour est conforme aux réquisitions du ministère public lors de l’audience des 17 et 18 novembre.

Située à Saint-Romain au Mont d’Or (Rhône), la « Demeure du Chaos » est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, l’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art).

Depuis 1999, M. Ehrmann a supervisé le travail d’une quarantaine d’artistes qui ont transformé les murs d’enceinte et la façade de la bâtisse, les ornant de signes ésotériques ou de portraits plus ou moins provocateurs: Oussama Ben Laden ou Fidel Castro, sur fond noir ou rouge sang.

La Cour d’appel a donné neuf mois à M. Ehrmann, qu’elle a également condamné à une amende de 30.000 euros, pour exécuter son ordre sous peine d’une astreinte de 75 euros par jour.

En 2004, le maire de Saint-Romain avait porté plainte contre M. Ehrmann, lui reprochant d’avoir enfreint le code de l’urbanisme en effectuant ces travaux sans déclaration préalable et en demandant la « remise en état des lieux ».

En première instance, le tribunal correctionnel de Lyon avait donné raison à l’élu, enjoignant M. Ehrmann à remettre sa maison en l’état. Il avait également condamné le prévenu et sa société immobilière à payer au total une amende de 120.000 euros.

Ce jugement avait été partiellement infirmé par la cour d’appel de Lyon en septembre 2006, cette dernière alourdissant l’amende à 200.000 euros, mais autorisant le maintien en l’état.

Saisie par le prévenu et le parquet général de Lyon, la Cour de cassation avait cassé l’arrêt de la cour d’appel de Lyon et renvoyé l’affaire à Grenoble.
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