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G20 Cannes, summit of the G20, crise grecque, referendum, Papandréou, FMI, FESF, altermondialistes

Retour à l’origine du monde…

Dans la mythologie grecque, Chaos (en grec ancien Χαος / Khaos, littéralement « Faille, Béance », du verbe χαινω / kainô, « béer, être grand ouvert ») est l’élément primordial de la théogonie hésiodique.

Selon Hésiode, il précède non seulement l’origine du monde, mais celle des dieux. Chaos précède ainsi Gaïa (la Terre), Éros (l’Amour), le Tartare (les Enfers), l’Érèbe (les ténèbres des Enfers) et Nyx (la Nuit).

« Donc, au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein, siège inébranlable de tous les immortels qui habitent les sommets du neigeux Olympe, et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre, et puis Amour, le plus beau des immortels, qui baigne de sa langueur et les dieux et les hommes, dompte les cœurs et triomphe des plus sages vouloirs.

De Chaos naquirent l’Érèbe et la sombre Nuit. De la Nuit, l’Éther et le Jour naquirent, fruits des amours avec l’Érèbe. À son tour, Gaïa engendra d’abord son égal en grandeur, le Ciel étoilé qui devait la couvrir de sa voûte étoilée et servir de demeure éternelle aux Dieux bienheureux. Puis elle engendra les hautes Montagnes, retraites des divines nymphes cachées dans leurs vallées heureuses. Sans l’aide d’Amour, elle produisit la Mer au sein stérile, aux flots furieux qui s’agitent. » (Hésiode)


Que tout ce beau monde de la haute finance, technocrates et grands responsables européens se mettent à hurler à la mort, maudire, calomnier, voire traiter Georges PAPANDREOU de facho est quand même le comble, avec un peu de recul, la Grèce rappelle à l’Europe et aux grands de ce monde ce que la Démocratie signifie. Il ne faut pas oublier que l’étymologie de démocratie, du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, « souveraineté du peuple », de δῆμος / dêmos, « peuple » et κράτος / krátos, « pouvoir », « souveraineté »; le peuple renvoyant cependant à la notion plus restrictive de citoyens (la citoyenneté n’étant pas forcément donnée à toute la population).

Il est vrai que la décision grecque vient violer nos technocrates européens qui ont prêté serment d’allégence absolue aux marchés financiers. Cette décision est politique car à ce stade compte-tenu des enjeux et des choix, un seul homme porteur d’un mandat n’a plus la légitimité pour décider au nom de tous. Le peuple Grec seul peut trancher et choisir son destin. Aller plus loin sans légitimité mène à une guerre civile, n’oublions pas que la Grèce des colonels n’est pas lointaine (1974).

Les interrogations du gouvernement grec devraient interpeller l’ensemble de la caste politique européenne. Il n’y pas qu’à Athènes où le peuple conteste la représentation parlementaire. A Madrid, Puerta del Sol, un des premiers slogans des indignés fût contre les hommes politiques : vous nous avez trahis, vous ne nous représentez pas. Le mouvement des Indignés touche désormais 135 pays !

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A New York, le mouvement Occupy Wall Street, rappelle qu’ils font partie des 99% dont les politiques ne se préoccupent jamais. La fureur de certains dirigeants français ou européens en dit long sur leur vision de la Démocratie et de l’Europe. L ‘Histoire retiendra de Papandréou qu’il a eu un sursaut d’orgueil et de survie pour animer les origines de la Grèce avec la Démocratie.

Un journal grec titrait hier : la Grèce, capitale BERLIN, son porte-parole, Nicolas SARKOZY. Et oui, le G20 ne sera pas le Sacre du Prince. Les alter-mondialistes ont donné de la voix contre cette garde retranchée de plus de 12 000 policiers pour protéger le Cartel que n’aurait pas renié le Bûcher des Vanités.

J’ai un vrai problème : comment peux-t-on nommer le nouveau président de la B.C.E. (Banque Centrale Européenne), Mario DRAGHI, alors qu’il est l’homme de Goldman SACHS, qui a organisé les faux bilans de la Grèce pour lui permettre de rentrer dans l’Europe. Je vais vous dire mon avis : la Grèce représente 1,8% du P.I.B. européen, elle a 4,5 millions d’habitants, et comme par hasard, la sortie de la Grèce ou un aménagement de sa souffrance serait à l’origine d’un Crack planétaire… mais non mes p’tites louves et loups, le vrai secret c’est que toutes les dettes sont assurées par les CDS : ces Credit Default Swaps sont censés assurés toutes les dettes des pays triple A (AAA) ; la réalité est sordide, les assureurs secrets des CDS qui sont au Luxembourg sont très proches des banques qui font de la titrisation de dettes étatiques. Et là, la boîte de Pandore est ouverte…

Je pense que ce G20, intuitivement, sera le miroir d’un fantôme dénommé Carlo Giuliani, mort en martyre au G8 de Gênes (2001) que vous pouvez retrouver sur les murs de la Demeure du Chaos

Le Martyr de Gênes

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Fortsetzung des Exklusivinterviews mit Thierry Ehrmann, Gründer und CEO von Artprice.com (09. Oktober 2011)

Paris, October 10, 2011

Fortsetzung des Exklusivinterviews mit Thierry Ehrmann, Gründer und CEO von Artprice.com (09. Oktober 2011)

Fortsetzung des Exklusivinterviews mit Thierry Ehrmann, Gründer und CEO von Artprice.com (09. Oktober 2011)

Boursica: Seit unserem letzten Interview Anfang Juni ist bei Artprice und auf den Finanzmärkten viel passiert.
Wir haben viele Fragen, auf die wir gerne präzise Antworten von Ihnen hätten.
Zunächst einmal, warum stieß das Exklusivinterview von Boursica im Juni 2011 über Artprice, das in mehreren Sprachen ins Internet gestellt wurde, mit derzeit über 210.000 Google-Treffern, Ihrer Meinung nach auf so großes Interesse?
(Interview von Juni 2011 : http://web.artprice.com/AMI/AMI.aspx?id=MDU5ODg0ODE2MTk1OTk=&l=de )

Thierry Ehrmann:

Ich denke ganz einfach, dass die französischen Aktionäre von den politisch korrekten Pressemitteilungen, für die man lange studiert haben muss, um die Informationen der an einer regulierten Börse gelisteten Unternehmen entschlüsseln zu können, genervt sind.

Lesen Sie noch einmal aufmerksam das erste Interview durch und Sie werden sehen, dass wenn man ganz einfach mit ehrlichen Worten die untypische und außergewöhnliche Geschichte von Artprice erzählt, von seiner Gründung aus dem Nichts, um dann in 14 Jahren zum Weltmarktführer für Informationen über den Kunstmarkt zu werden, zu verstehen ist, dass es sich in erster Linie um ein außergewöhnliches menschliches Abenteuer und ein unvergleichliches Team handelt, ein gewaltiges, nahezu als Utopie angesehenes Projekt, das nunmehr gnadenlose Realität geworden ist, die tagtäglich von den 1,3 Millionen Artprice-Mitgliedern sowie den Millionen kostenlosen Nutzern genutzt wird, die früher oder später, in einem günstigen Moment die kostenpflichtigen Informationen auf Artprice kaufen werden.

Boursica: Liest man noch einmal das erste Interview, wird man sich dessen gewahr, dass die Geschichte von Artprice auch eine ununterbrochene Folge gerichtlicher Auseinandersetzungen jenseits jeglicher Norm ist, also eine nicht immer nur idyllische Geschichte?

Thierry Ehrmann:

Es ist richtig, dass in der Geschichte von Artprice auf den verschiedenen Kontinenten zahlreiche Kriege vor Gericht ausgetragen wurden. Das Monopol des Kunstmarkts, seines Zeichens der älteste Markt der Welt, erobert man leider nicht ohne Blutvergießen. Aber in diesem Interview wird auch hervorgehoben, dass man einen Konzern nicht einfach auf Basis seiner Jahresabschlüsse, Bilanzen und Anhänge begreifen kann, insbesondere nicht im Jahr 2011, wo immaterielle Vermögenswerte und geistiges Eigentum laut dem berühmten Paul Getty zum Öl des 21. Jahrhunderts werden. In den IFRS-Rechnungslegungsstandards sind zahlreiche menschliche, finanzielle und wissenschaftliche Indikatoren, die von grundlegender Bedeutung sind, um einen Konzern wie die Artprice-Gruppe zu analysieren, noch nicht berücksichtigt.

Boursica: Diese Worte gelten nur für Kleinaktionäre, jedoch sicher nicht für Finanzexperten!

Thierry Ehrmann:

Wenn Sie sich da mal nicht täuschen! Sie können sich gar nicht vorstellen, wie viele Fondsmanager, Unternehmenskundenberater von Banken und Finanzanalysten mir gestanden haben, dass sie dank des Interviews erst einen echten Gesamteindruck bekommen haben, was ihnen in den 10 Jahren mit unserem Referenzdokument und den vorgeschriebenen Informationen in dieser Vollständigkeit nicht möglich war. Es ist möglich, dass Artprice eines Tages Gegenstand einer Sitzung bei der SFAF, der französischen Gesellschaft der Finanzanalysten, ist.

Boursica: Sind also die an einer regulierten Börse gelisteten Unternehmen Ihrer Meinung nach Opfer leerer Phrasen?

Thierry Ehrmann:

Anders als fälschlicherweise angenommen, kann man mit den vorgeschriebenen Informationen weit mehr aussagen, als man es sich vorstellt. Bestimmte börsennotierte Unternehmen sollten aufhören, auf die AMF und andere Finanzaufsichtsbehörden zu schimpfen. Die herausgebenden Unternehmen sind schlicht und einfach Opfer dessen, was in der Presse als Selbstzensur bezeichnet wird. Wer kann denn heute Aktien auf Grundlage einer vierteljährlichen Veröffentlichung, die jedweder Verbindung zur konkreten Realität entbehrt, kaufen? Ein gutes Beispiel hierfür sind die Pressemitteilungen einiger Banken, insbesondere bezüglich ihrer Stresstests und ihrer Risikoexposition, die, wie man feststellt, heute etwas sagen, um in weniger als drei Monaten das Gegenteil zu behaupten…

Boursica: Was müssen die Führungskräfte also tun?

Thierry Ehrmann:

Es obliegt den Führungskräften, eine integere, ja nahezu „physische“ Beziehung zu den Märkten und Aktionären zu unterhalten. Dies erfordert natürlich Zeit, Ausdauer und einen entsprechenden Umgang mit dem manchmal leidenschaftlichen Feedback, aber so sind die Spielregeln. Jegliche ehrliche, leidenschaftliche und vollständige Berichterstattung führt unweigerlich zu enthemmten Reaktionen seitens der Aktionäre und Fondsmanager, die dem Diktat der sterilen Pressemitteilungen unterliegen und sich, wenn es um Artprice geht, in der Tat manchmal gehen lassen.

Boursica: Kommen wir auf das Gesetz vom 20. Juli 2011 zurück, welches die europäische Dienstleistungsrichtlinie in nationales Recht umsetzt und sich insbesondere auf elektronische Auktionen im Internet bezieht. Wo stehen Sie hier?

Thierry Ehrmann:

Es bedeutet für uns einen gewaltigen Sieg nach elf Jahren gesetzlichen Kreuzzugs, Europäischen Lobbyings und unerbittlichen Krieges gegen eine kleine Anzahl von Mitgliedern einer Kaste, die davon überzeugt war, dieses 1556 entstandene Monopol auch im 21. Jahrhundert aufrecht erhalten zu können. All die Tiefschläge, die wir einstecken mussten, haben uns zwar natürlich Kraft gekostet, uns aber in unserer Überzeugung bestärkt, mit dem standardisierten Artprice-Kunstmarktplatz und den europäischen Gesetzen über die persönlichen Daten entsprechenden Log-Dateien über das Verhalten unserer 1,3 Millionen Mitglieder einen bedeutenden Anteil am Weltkunstmarkt zu halten. Die von Artprice bei der Wettbewerbsbehörde aufgrund von Kartellabsprache angestrengte Klage befindet sich mit für die Gegner überraschenden Belegen in der Untersuchungsphase. In diesem Fall sind bald entsprechende Reaktionen zu erwarten.

Boursica: Führen Sie diese Hartnäckigkeit einer kleinen Gruppe von Mitgliedern dieser Kaste auf wirtschaftliche Überlegungen oder auf die Angst eines Verlusts der sozialen Stellung zurück?

Thierry Ehrmann:

Eine alte Regel besagt, dass man am Grad der Aggressivität des Gegners in Echtzeit die Entfernung ablesen kann, die man noch zurücklegen muss, um in den Tresorraum vorzudringen, in dem er als Herrscher regiert. So betrachtet haben wir unsere Religion mit 117 gewonnenen von insgesamt 126 Prozessen auf verschiedenen Kontinenten (siehe das erste Interview) ohne den Hauch eines Zweifels aufgebaut, dass wir ganz nahe daran sind, dieses Monopol ganz legal, ohne jedweden Missbrauch marktbeherrschender Stellung innezuhaben. Möchte man die Kriege gegen die alte Garde der Kaste zusammenfassen, so handelt es sich bei dem Roman „Der Leopard“ von Tomasi de Lampedusa um eine perfekte Adaptation dessen, was wir erlebt haben.

Boursica: Dieses Gesetz gilt also seit dem 01. September 2011. Worauf also warten?

Thierry Ehrmann:

In der Tat ist der 1. September der Stichtag für das Inkrafttreten des Gesetzes, aber lesen Sie doch einmal Artikel 5, zu dem ein gemeinsamer Erlass des Justizministeriums und des Ministeriums für Kultur in Bezug auf den Verkehr von Kulturgütern aussteht. Dieser Erlass wird in Kürze ergehen. Es ist darauf hinzuweisen, dass ein Erlass nicht Gegenstand irgendeiner Gesetzgebungsdebatte ist und, wie sein Name schon sagt, nur die Festlegung von Modalitäten ermöglicht. Es besteht also keine Gefahr, dass ein Dritter in welcher Form auch immer diese einseitige Bekanntmachung verzögern könnte.

Boursica: Einige unserer Mitglieder sprachen davon, dass der Figaro ins Auktionsgeschäft einsteigen wolle.

Thierry Ehrmann:

Das ist nichts Neues, ich möchte Sie daran erinnern, dass die Familie Dassault sowohl Eigentümer des Figaro als auch eines der größten französischen Auktionshäuser, Artcurial, ist. Seit Jahren findet sich im Figaro ganzseitige Werbung für Artcurial. Es war also ganz normal, dass der Figaro die Auktionen unter seiner eigenen Marke u.a. in Richtung der Auktionshäuser der Gruppe lenkte, aber der Figaro als Rechtspersönlichkeit ist nicht Betreiber im Sinne des Gesetzes vom 20. Juli 2011. Vergessen Sie nicht, dass Artprice im Rahmen einer Partnerschaft seit mehreren Jahren nahezu sämtliche Daten und Texte für die Sonderausgaben des Figaro Beaux Art – Guide du marché de l’art liefert.

Boursica: Werden die Auktionen auf Artprice dann konkret so ablaufen wie beispielsweise bei eBay?

Thierry Ehrmann:

Absolut nicht! Und zwar aus zahlreichen Gründen: Unseren Untersuchungen zufolge liegen die Gebote im Schnitt bei je etwa 12.000 Euro, was einen grundlegend anderen rechtlichen und geschäftspolitischen Ansatz erforderlich macht. Unser Prinzip beruht insbesondere auf perfekt identifizierten Mitgliedern mit Werken, zu denen die Käufer auf allen unseren Seiten, dank unserer Genehmigung, zu jeder Zeit INTERPOL’s Stolen Works of Art Database nutzen können, was ihnen als Artprice-Kunden die Möglichkeit gibt zu prüfen, ob das angebotene Werk Gegenstand einer gerichtlichen Verfolgung ist.

Anders als bei den für die breite Öffentlichkeit bestimmten und allgemeinhin bekannten Auktionsdiensten unterwirft Artprice seine Kunden einer permanenten gerichtlichen Präsenz, die meiner Meinung nach das für ein reibungsloses Funktionieren seines Standardisierten Kunstmarktplatzes als Betreiber von im Fernverfahren auf elektronischem Wege durchgeführten Online-Auktionen erforderliche Vertrauen schafft. Genauer gesagt arbeitet Artprice seit 5 Jahren mit etwa 70 Polizeibeamten unterschiedlicher Staatsangehörigkeiten zusammen, wodurch es Artprice möglich war, ein Vertrauensniveau aufzubauen, das im Internet seinesgleichen sucht und durch die fortwährende Zusammenarbeit mit den Künstlern, Anspruchsberechtigten und Experten noch verstärkt wird.

Unsere wahre Stärke birgt sich in dem Begriff Treuhandkonto und Freigabe, mit dem Artprice alle möglichen rechtlichen Szenarien konzeptualisiert hat, um dafür zu sorgen, dass die Versteigerung einwandfrei ist, und so auf einem im Internet selten erreichten Vertrauensniveau stattfindet. Bei diesem Treuhandverfahren handelt es sich um das gleiche Prinzip, das auch Notare oder Anwälte bei Transaktionen anwenden.

Boursica: Können Sie den Begriff des Treuhandkontos etwas genauer erläutern?

Thierry Ehrmann:

Ich werde also kurz den Ablauf beschreiben: Wenn der Verkäufer durch eine Reihe von Verfahren den besten Käufer der Auktion validiert, muss der Käufer den Betrag mittels einer von ihm frei wählbaren Zahlungsmethode auf einem Treuhandkonto mit Benutzeridentifizierung und einer einzigen Kontonummer bei einer Bank de facto hinterlegen. Es gibt eine unantastbare Regel: Ein Betrüger zahlt niemals den ersten Euro. Bei uns verfügt der Verkäufer, mit der von einem vertrauenswürdigen Dritten treuhänderisch verwalteten Summe, über eine große Sicherheit. Infolge einer ganzen Reihe äußerst kodifizierter Verfahren validiert der Käufer dann endgültig den Verkauf und erteilt die Freigabe, so dass der Verkäufer den Ertrag seiner Versteigerung und Artprice, seinerseits, seine je nach den für diese Auktion gebotenen Produkten und Dienstleistungen seine zwischen 4,5% und 9% liegende Provision erhalten kann. Unsere große Stärke besteht darin, dass wir uns auf eine Datenbank stützen, in der jedes unserer 1,3 Millionen Mitglieder unter Einhaltung der europäischen Richtlinien über die persönlichen Daten mit einem Vertrauensindex bewertet ist.

Boursica: Das klingt, als läge die Sicherheit bei Artprice fast über der bei einem traditionellen Auktionshaus.

Thierry Ehrmann:

In der Tat, wenn man sich in der neuen Ökonomie gut auskennt, dann beharre ich darauf zu sagen, dass das Sicherheitsniveau bei unseren Auktionen sowie allen unseren Diensten in Anbetracht unserer IT-Entwicklungen und rechtlichen Verfahren über dem der alten Ökonomie liegt. Wir hatten in nunmehr über 10 Jahren laut der GIE carte bancaire (wirtschaftliche Interessenvereinigung) stets eine der geringsten Raten, was den Kreditkarten-Missbrauch anbelangt.

Boursica: In unserem ersten Interview beschreiben Sie, wie Artprice auf seinem Marktplatz dem Wunsch eines Kunden entsprechen kann, der beispielsweise eine Skulptur von Arman verkaufen möchte: Die „Organischen Abfallkübel“, bei denen Artprice in der Lage ist, aus seinen Milliarden Log-Einträgen die Kunden herauszufiltern, die Arman-Liebhaber und zugleich Anhänger seiner Skulpturen und insbesondere der Periode seiner „Organischen Abfallkübel“ sind, aber sie sprachen seither von neuen Fortschritten, um welche geht es?

Thierry Ehrmann:

Abermals, der Kunstmarkt hat stets einen chronischen Rückstand. Es ist zu bedenken, dass die Zahl der Internetnutzer von 50 Millionen im Jahr 2000 auf 2,5 Milliarden im Jahr 2011 gestiegen ist. Im Jahr 2013 wird die 3 Milliarden-Grenze weit überschritten sein. Genau deshalb gingen bei uns nach Verabschiedung des Gesetzes am 20. Juli 2011 aus aller Welt äußerst ausgefeilte Angebote von auf dem Kunstmarkt tätigen Gruppen sowie von Finanzgruppen ein, die der Meinung sind, dass unser standardisierter Kunstmarktplatz ähnlich wie die von den elektronischen Börsen verdrängte Börse mit ihrem Börsenring kein Kann sondern ein Muss sei. Ich weise Sie noch einmal darauf hin, dass unsere von mir gegründete Muttergesellschaft, die Serveur-Gruppe, seit 1985 im Internet präsent ist.

Boursica: Was bedeutet dies im Klartext? Kunden oder potentielle Konkurrenz für Artprice?

Thierry Ehrmann:

Im ersten Interview habe ich Ihnen deutlich erklärt, dass der standardisierte Kunstmarktplatz von Artprice vielfach urheberrechtlich geschützt ist, und das auf allen Kontinenten. Wir sprechen also in der Tat von Kunden und großen potentiellen Accounts.

Boursica: Was verstehen Sie unter potentiellen Kunden? Wo doch laut Ihren Pressemitteilungen etwa 83% der Auktionshäuser und Experten für Sie arbeiten.

Thierry Ehrmann:

Ganz genau, diese Zahl ist korrekt und unbestritten. Ich spreche in erster Linie von asiatischen, relativ jungen, sehr vermögenden neuen Kunden und Gruppen, die, wie sie sagen, den Kunstmarkt des 21. Jahrhunderts nicht ohne ein geschäftliches bzw. kapitalistisches Bündnis mit dem standardisierten Kunstmarktplatz von Artprice konzeptualisieren können. Sie bringen uns Community-Netzwerke, hunderttausende Käufer bzw. Verkäufer mit, da sie zurecht davon ausgehen, dass der Kunstmarkt, wenn wir die Vermittlungsgebühren, die laut dem Conseil des Ventes Volontaires (Aufsichtsbehörde des Kunstmarkts) bei etwa 37,5% liegen, zum Einsturz bringen, explodieren wird.

Boursica: Wie sieht also ihr Wirtschaftsmodell aus und wo liegt Ihr Vorteil?

Thierry Ehrmann:

Trotz einer marktbeherrschenden Stellung gibt es immer, und zwar vor allem in den asiatischen Ländern wie natürlich China, die weltweite Nummer 1 des Kunstmarkts, aber auch in Singapur, Hongkong etc., auch ganz fein verzweigte Netze, die Sie nicht erfassen können. Unsere Ansprechpartner sind sich des Mehrwerts, den sie uns mitbringen, voll und ganz bewusst und haben, anders als allgemeinhin angenommen, die unüberwindbare Barriere des geistigen Eigentums eingebaut, das ein fürchterliches Zugangshindernis darstellt (vgl. Apple c/ Samsung). Sie haben also mithilfe eines enormen Mitteleinsatzes modelliert, was kein Europäer zustande bringt: eine Kriegsmaschine, die mittels eines Affinitäts-Marketings zu unserem standardisierten Kunstmarktplatz hinzukommt. Der Einfachheit halber richten wir White Labels und/oder Co-Brandings ein. Für sie ist die Sache schon gegessen und sie sehen sich teilweise schon an der Börse. Das kommt nicht von ungefähr, dass wir geduldig die Eröffnung einer Niederlassung und von Technikräumen in Hongkong vorbereiten, einer Stadt, die als Versuchslabor der Volksrepublik China fungiert und Tür und Tor nach ganz Asien öffnet. Hongkong ist bereits unter den Top 5 auf dem Weltkunstmarkt.

Boursica: Wird Artprice, konkret gefragt, also an Einführungen beteiligt sein?

Thierry Ehrmann:

Man muss begreifen, dass die Krise, die 2007 begonnen hat, in meinen Augen das Anzeichen für einen Niedergang des Okzident und sicher nicht eine x-te Rezession ist. Ich habe keine Zeit zu verlieren. Wenn ich in Europa nach drei Monaten endlich einen Termin mit einem wichtigen Entscheidungsträger habe, setzen wir in Asien zu diesem Zeitpunkt bereits eine Absichtserklärung auf. In dieser Hinsicht wird Artprice ganz klar die ganze Tragweite der zukünftigen Einführungen dieser bedeutenden Akteure für sich nutzen, zumal für einige Renditen vorhergesagt werden, die die des an der NYSE notierten Auktionshauses Sotheby’s noch übertreffen.

Boursica: Wer kann im Hinblick auf die Rendite an Sotheby’s vorbeiziehen?

Thierry Ehrmann:

Ich denke zum Beispiel Poly International Auction, eines der größten chinesischen Auktionshäuser, das wir schon vor einiger Zeit persönlich kennengelernt haben, und das nun dabei ist, seinen Börsengang vorzubereiten ohne sich auch nur eine Sekunde Gedanken über den Einsturz der westlichen Finanzmärkte zu machen. Es gibt im Übrigen eine ganze Reihe von Akteuren, die den soziologischen Mechanismus der Messen zeitgenössischer Kunst und der Biennalen verstanden haben und in dem sozialen Netzwerk Artprice Insider, das wir seit etwa zwei Jahren mit Soziologen, Akteuren des Marktes und seinen Mitgliedern entwickeln, einen revolutionären Weg finden, eine Messe, die von Natur aus vergänglich, aber deshalb nicht weniger notwendig ist, fortbestehen zu lassen.

Boursica: Bedeutet dies also das Ende der Messen zeitgenössischer Kunst?

Thierry Ehrmann:

Absolut gesehen schon, praktisch natürlich nicht, sie werden weiter bestehen bleiben und Höhepunkte der Kunstszene markieren, die dann über das Jahr u.a. auf Artprice Insider fortdauern. Auch hier galt es, den soziologischen und wirtschaftlichen Mechanismus der internationalen Messen geduldig zu demontieren. Um diese Revolution zu verstehen, muss man wissen, dass die Händler und Galerien die internationalen Messen in den 90er Jahren als ein Mittel verstanden, ihre Umsatzzahlen zu steigern. Heute gilt ihr Hauptaugenmerk dem Austausch von Informationen mit ihren Kunden und Kollegen und darüber hinaus soll wenigstens die Standmiete wieder hereinkommen. Einmal mehr wird das von Natur aus kurzlebige und kostspielige physische Netz durch ein kostengünstiges, dauerhaftes digitales Netz ersetzt. Man darf nicht außer Acht lassen, dass wir bei über 300 internationalen Messen pro Jahr angelangt sind, was aus wirtschaftlicher Sicht Wahnsinn ist. Einzig geschichtsträchtige und bedeutende Messen wie beispielsweise die Pariser Kunstmesse FIAC, mit der wir seit fünf Jahren den zweisprachigen Jahresbericht über den Markt für zeitgenössische Kunst herausbringen, werden überleben.

Boursica: Ist die Kunst in der aktuellen Wirtschaftskrise, die ihresgleichen sucht, wirklich ein Fluchtwert?

Thierry Ehrmann:

Im Laufe des 20. Jahrhunderts brachten Wirtschaftswissenschaftler, Soziologen und Forscher viele Studien über die Rentabilität von Kunstwerken heraus, aber es fehlte diesen Forschern an den richtigen ökonometrischen Techniken. Sie bedienten sich in der Regel arithmetischer Mittel und griffen auf vergleichende Methoden zurück, aber dies führte zu Fehlern, da sich die Studien, wie ich Ihnen im ersten Interview erklärt habe, auf einen heterogenen Markt bezogen. Zur Erinnerung, wir haben ein Werk in einem Auktionskatalog von1908 identifiziert und normiert, das über die Jahrzehnte immer noch regelmäßig von Auktionshaus zu Auktionshaus wandert, so dass wir mit Sicherheit behaupten können, dass es sich um das gleiche Werk handelt. Uns sind also Jahr für Jahr Preis und Rendite bekannt, und deshalb sind wir das einzige Unternehmen weltweit, das über eine einwandfreie ökonometrische Methode (Repeat-Sales-Methode) verfügen kann, die sich auf die Gesamtheit der homogenen Werke bezieht.

Aus diesem Grund haben wir Indizes und der Finanzwelt entlehnte Tools eingeführt, um die Performance alter, moderner und zeitgenössischer Werke zu bewerten. Es ist unbestritten, Zahlen belegen dies, dass man im Rahmen gewisser Preisspannen mit einer bestimmten Typologie von Künstlern und Werken Krisen mit einer nahezu konstanten Performance durchsteht, und zwar unabhängig von exogenen Elementen und insbesondere von einem Einbruch der Finanzmärkte.

Boursica: Es wäre also eine Börse für Derivate denkbar?

Thierry Ehrmann:

In der Tat, wir haben verschiedene internationale Partner aus dem Private Banking-Bereich und der Finanzwelt, die mit unseren Daten die Verbriefung anhand von Kunstwerken vorbereiten, deren Preis- und Indexverlauf uns lückenlos vorliegt. Man darf nicht vergessen, dass Kunstwerke die Ausgangsbasis der ersten Banken in Europa bildeten und über viele Jahrhunderte hinweg als Sicherheiten und Pfandgegenstände dienten und somit einen Marktwert hatten.

Boursica: Wer wären also diese professionellen Käufer und ihre Endkunden?

Thierry Ehrmann:

Im Wesentlichen Finanziers, die überdies im Allgemeinen eine gute Kenntnis des Kunstmarkts besitzen und davon ausgehen, dass diese Derivate, gestützt auf unstrittige Indizes, die wir erarbeiten, angesichts der Börsenmärkte eine kleine Atempause verschaffen.

Die ersten Marketingtests führten zu sehr positiven Ergebnissen. Die Kunden aus den Bereichen Private Banking bzw. Family Office (weltweit über 30 Millionen Kunden im Höchstpreissegment) haben diese Art finanzieller Vermögenswerte sehr gut angenommen.

Boursica: Wie erklären Sie, dass die Kette der Akteure des Kunstmarkts im Westen angesichts solcher Revolutionen so konservativ bleibt?

Thierry Ehrmann:

Ich würde hier differenzieren. Es stimmt, dass die alte Generation einen Rückstand von 30 Jahren hat, da sie mehrheitlich ausschließlich Werke verstorbener Künstler handelte, konnte sie hier doch sicher sein, dass keine neuen Werke dieses Künstlers auf den Markt kommen würden. Hauptsächlich in Asien, aber auch in Nordamerika und in Europa überholen die lebenden, zeitgenössischen Künstler, was die Rendite anbelangt, häufig die der Moderne, die gemäß den Kriterien der Kunstgeschichte, alle verstorben sind. Wir haben es also mit etwa einer Million anerkannter bildender Künstler zu tun, die ausschließlich von ihren Werken leben, für die ein Durchschnittspreis von 8.000 bis 15.000 Euro auf dem Primärmarkt (Galerien) und 30.000 bis 70.000 Euro auf dem Sekundärmarkt (Auktionen) erzielt wird. Artprice ist das weltweit einzige Unternehmen, das über die Gesamtheit der Biographien und Indexdaten dieser Künstler verfügt. Daher sind der Primär- und der Sekundärmarkt auch fortwährend gratis oder kostenpflichtig auf Artprice vertreten. Zum besseren Verständnis des Rückstands der alten Generation möchte ich eine sehr aufschlussreiche Anekdote erzählen: Der Präsident eines der größten französischen Auktionshäuser gestand mir diesen Sommer, dass er über das Internet nachdenke, „da die Anzahl der Internetnutzer die 200 Millionen-Marke überschritten hat“. Es ist erschreckend, eine solch alberne Äußerung aus dem Munde dieses übrigens sehr gebildeten Präsidenten zu hören, bedenkt man, dass sich die Zahl der Internetnutzer weltweit auf 2,5 Milliarden beläuft. Damit bekommen Sie einen Eindruck von dem unermesslichen Rückstand der alten Garde.

Boursica: Ihr tiefes Verständnis der Künstler rührt daher, dass Sie selbst seit 30 Jahren Plastiker sind, was aus dem Abschnitt „Schlüsselperson“ im Kapitel „Risikofaktoren“ Ihres Referenzdokuments hervorgeht, richtig?

Thierry Ehrmann:

Ja, in der Tat, dank meines Status als Plastiker befinde ich mich inmitten der Künstlergemeinschaft und kann so ihren Wandel, ihre Bedürfnisse, ihre Fragen und ihre Wünsche verstehen.

Boursica: Sie finden noch Zeit, um Ihre Werke zu produzieren?

Thierry Ehrmann:

Ja durchaus! Ich habe zum Beispiel diesen Sommer gerade eine monumentale Installation aus 99 Rohstahlskulpturen von 50 Tonnen mit dem Titel „Les Sentinelles Alchimiques“ (Die alchemistischen Wachposten) auf 9.000 m² fertiggestellt, die gemäß dem von Marcel Duchamp beschriebenen Konzept „infra-mince“ meine 3.600 Werke, Korpus der Demeure du Chaos/ Abode of Chaos (New York Times), die auch Firmensitz von Artprice und der Serveur-Gruppe ist, umhüllen. Es handelt sich aktuell um eine der größten Skulptureninstallationen Europas.

Boursica: Die Vervielfachung des Marktes fand also innerhalb welches Zeitraums statt?

Thierry Ehrmann:

Innerhalb von weniger als 20 Jahren haben wir die traditionelle Ölmalerei, bei der die Zeit der Trocknung der Leinwand in Monaten angegeben wurde, hinter uns gelassen, und heute benutzen die jungen Künstler Akrylfarben in der Malerei und die technologischen und industriellen Innovationen für ihre Skulpturen und Installationen und die Produktionszeit für ein Werk wird nunmehr in Wochen bemessen. Dies führte in weniger als 25 Jahren zu einer Verzwanzigfachung der Kunstwerkproduktion. Die Explosion dieses Marktes, der nunmehr mit etwa 300 Millionen Liebhabern, Sammlern und Kunstexperten zahlreiche Generationen und gesellschaftliche Positionen umfasst, hängt mit den sinkenden Stückpreisen der Werke zusammen, die sie einem großen Personenkreis zugänglich machen.

Boursica: Was die jungen Künstler betrifft, gibt es aber dennoch deutliche Preisunterschiede?

Thierry Ehrmann:

Dem widerspreche ich gar nicht, aber diese jungen Künstler wissen sich dank des Internets und insbesondere dank unseres standardisierten Kunstmarktplatzes, wo sie einen spezifischen Raum haben, sehr schnell an die Korrektur des Marktes anzupassen, indem sie ihre Produktion herunterschrauben oder zugunsten der Wachstumszonen den Kontinent wechseln. Dem gegenüber haben wir die traditionellen Akteure, die sich manchmal gezwungen sehen, Verkäufe einzustellen oder gar bereits gedruckte Kataloge einzubehalten, da die Preiskorrekturen schneller erfolgen als eine klassische Auktion, die 4 bis 9 Monate Vorbereitung erfordert, über die Bühne geht. Absolut gesehen reagieren sie auf Änderungen des Marktes intuitiv nunmehr ebenso schnell wie die besten Händler. Der Mythos des „artiste maudit“ ist definitiv überholt.

Boursica: Ist das einer der Gründe, der den Großteil der Auktionshäuser aus aller Welt zu Artprice treibt?

Thierry Ehrmann:

In der Tat, die Auktionshäuser können mit dem standardisierten Kunstmarktplatz von Artprice über unser gesichertes Intranet im Laufe der Tage buchstäblich am Markt klebend ihre Auktionen aufbauen und modifizieren, und das mit der Gewissheit, ihre Verkäufe auf Basis unserer höchst qualifizierten, derzeit weltweit größten Kundendatei anzukurbeln. Die Zeitspanne, eine Auktion mit sowohl für den Käufer als auch für den Verkäufer guten Bedingungen auf die Beine zu stellen, wird also von einem halben Jahr auf einige Tage verkürzt, dazu noch mit der Gewissheit, den Verkauf und die Gelder innerhalb weniger Tage freizugeben.

Boursica: Inwieweit gedenkt Artprice seine Informationen kostenfrei bzw. -pflichtig zu verbreiten?

Thierry Ehrmann:

In Anbetracht der Tatsache, dass wir, da wir über die Serveur-Gruppe unser eigener Betreiber sind, über mehr als genug Server-Ressourcen und Bandbreiten verfügen, verbreiten wir unsere Daten kostenlos oder in seltenen Fällen zu einem geringen Preis in Umfeldern wie Universitäten, Kunstschulen auf der ganzen Welt, Künstlerverbänden, Urheberrechtsgesellschaften, unter Kunsthistorikern, Forschern etc. Ich wage zu sagen, dass es unsere Absicht ist, jede Person, die irgendeine Beziehung zum Kunstmarkt oder zur Kunstgeschichte hat, zu einem echten Anhänger zu machen. Artprice hat 2010 etwa 54 Millionen Besucher mit kostenlosen Daten versorgt. Insoweit, als wir kein Geld verlieren, durchdringt diese Anhängerschaft praktisch alle institutionellen oder privaten Einrichtungen, die sich weltweit für Kunst interessieren. Man muss sich in Geduld üben, aber mit dem Wachstum des Internets läuft alles nach dem Gesetz von Robert Metcalfe, der sagt, dass „sich der Gesamtnutzen eines Netzwerkes proportional zu der Nutzerzahl verhält“.

Boursica: Im Anschluss an das erste Interview hatten Sie eine Auseinandersetzung mit Artnet, wie sieht es damit aus?

Thierry Ehrmann:

Die Gesellschaft Artnet, die nicht exakt im gleichen Bereich tätig ist wie wir, musste sich bezüglich der Aussagen im Interview, zu denen wir in allen Punkten stehen, geschlagen geben, wohingegen wir aber die entsprechenden Verfahren gegen sie aufgrund von Verletzung unserer Urheberrechte eingeleitet haben. Nebenbei ändere ich meine Aussage aus dem ersten Interview insofern ab, als ich darauf hinweise, dass im Jahr 2011 nunmehr ein einfacher Börsentag von Artprice umsatztechnisch betrachtet etwa drei Börsenmonaten von Artnet entspricht. Weiterhin kann man feststellen, dass sich Artnet im September aus dem amtlichen Börsenhandel zurückgezogen hat, um auf den freien deutschen Markt zu gehen. Was sowohl für die Aktionäre als auch für die Gesellschaft einem fürchterlichen Rückschritt gleichkommt.

Boursica: Wo Sie beim Thema Börse sind, wie ist hier der Stand bei Artprice?

Thierry Ehrmann:

Am 05. Oktober 2011 verzeichnet Artprice mit einem Plus von 158% und einem gehandelten Volumen von mehr als 702 Millionen Euro seit dem 01. Januar 2011 die beste französische Performance an der regulierten Börse. Einmal mehr zeigt sich der Markt animalisch und instinktiv. Solche Zahlen zeigen klar, dass der Markt seine eigenen Untersuchungen durchgeführt, seine eigenen Studien und Erhebungen inmitten des Kunstmarkts angestrengt hat. Ein Handelsumsatz von 700 Millionen Euro innerhalb von 9 Monaten kommt nicht von ungefähr, schon gar nicht zu Zeiten des schlimmsten Börsencrashs in der Geschichte. Als alter Börsianer würde ich sagen, dass wir im Gespräch mit dem Markt die richtigen Worte gefunden haben, und dass dieser uns genau verstanden und mit diesen Umsätzen und dem Artprice-Kurs geantwortet hat.

Boursica: Wo wir gerade bei der Börse sind, haben Sie trotz des Crashs in diesem Sommer die gleichen Ziele wie bei unserem ersten Interview von Juni 2011?

Thierry Ehrmann:

Absolut! Ich halte an unseren Zielen von Juni 2011 rigoros fest, der Kurs ist zunächst einmal auf die 2005/2006 verzeichneten Niveaus, nämlich 30 Euro, als man von der Umsetzung der Dienstleistungsrichtlinie zu reden begann, zurückgekommen. Dieser Kurs war eine einfache Rückkehr zu den Notierungen der Zeit, bevor Frankreich Europa während fünf Jahren mit seiner pathetischen Art und Weise, indem es eine Reform der Auktionen insbesondere auf elektronischem Wege verweigerte, auf die Nerven zu gehen begann. Ich bleibe ernsthaft dabei, dass man nur von einer Basis von 67 Euro ausgehen kann, unserer höchsten bisher erreichten Notierung vor Einrichtung des standardisierten Kunstmarktplatzes im Jahr 2005. Wir haben alle Versprechen unseres Einführungsprospekt gehalten. Wir sind sogar deutlich über die Verpflichtungen des Prospekts von 1999 hinausgegangen. Ich möchte Sie daran erinnern, dass wir noch vor 3 Monaten 58 Euro bei äußerst beträchtlichen Handelsvolumen erreicht haben.

Ich sage also noch einmal, dass einer alten Börsenregel zufolge ein einmal registrierter Kursstand wieder erreichbar ist. Artprice hat bewiesen, dass dieses Motto unbestritten auch inmitten einer Krise für sich gilt.

Boursica: Was denken Sie, wenn Sie einmal in sich gehen, über die aktuelle Wirtschaft im Westen?

Thierry Ehrmann:

Ich werden Ihnen einfach mit diesen Worten des Theoretikers Antonio Gramsci antworten: „Krise ist, wenn das Alte nicht sterben will und das Neue nicht hervortreten kann.“ Und um in der Metapher zu bleiben: „Die Welt ist eine große Familie, wo ich, wenn ich nach Europa komme, einen alten, von einer langen unheilbaren Krankheit gezeichneten Freund vorfinde. Wenn ich dann nach Asien komme, habe ich es mit einem Jugendlichen voller Energie und Unverfrorenheit zu tun, und wenn ich in die USA zurückkehre, sehe ich einen fettsüchtigen Mann, der vor seinem Zustand die Augen verschließt und mit seiner frenetischen Bulimie weitermacht. » Diese Worte sollen uns deutlich machen, dass die Krise nunmehr existentieller Natur ist und ein bisschen mehr Seele und Geschichte verlangt, da wir sonst ungebremst gegen die Wand fahren.

Boursica: So, wie die aktuelle Situation nun einmal ist, was denken Sie über Steve Jobs, der gerade verstorben ist?

Thierry Ehrmann:

Er war ganz einfach ikonoklastisch und hatte diese Fähigkeit, seine Träume zu verwirklichen, indem er sie in der unerbittlichen IT-Branche umsetzte. Seine Leidenschaft ermöglichte es ihm, sich das 21. Jahrhundert auszumalen und es zu konzeptualisieren. Ich würde ihn aus meiner Sicht eher als Philosophen des digitalen Zeitalters und des Nomadentums als als einen Unternehmenschef beschreiben. Ich denke, dass er da, wo er nun ist, bereits dabei ist, die Version 9.0 des dreidimensionalen iPads 7G vorzubereiten!

Boursica: Ich stelle Ihnen also noch einmal die Frage, die ich Ihnen schon im ersten Interview gestellt habe: Haben Sie eine Prognose zur Zukunft von Artprice?

Thierry Ehrmann:

Ich wiederhole, dass wir die Versprechen aus unserem Einführungsprospekt von 1999 deutlich übertroffen haben, indem wir die Krise der Nasdaq im Jahr 2000, die Anschläge vom 11. September 2001, den Krieg im Irak 2003 und die große Finanzkrise, die 2007 einsetzte, aber angesichts der katastrophalen Staatsschulden noch lange nicht vorbei ist, durchgestanden haben. Ich kenne nur wenige an einer regulierten Börse gelisteten Unternehmen, die der Krise ohne je zu einer Kapitalerhöhung geschritten zu sein, getrotzt hätten, und die in dieser Zeit auch noch die Position eines unbestrittenen Weltmarktführers erobert hätten. Gegenüber dem Interview vom Juni 2011 möchte ich meinen Standpunkt zur Zukunft von Artprice insofern korrigieren, als ich denke, dass wir angesichts der Vereinbarungen und Verträge, die wir in den drei Monaten nach Verabschiedung des Gesetzes vom 20. Juli 2011 ausgearbeitet haben, erst bei etwa 5% in der Geschichte von Artprice angekommen sind, und dass ein Großteil unserer künftigen Geschichte in Asien liegt.

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Das erste Interview lesen: 05. Juni 2011, Exklusivinterview mit Thierry Ehrmann, Gründer und CEO von Artprice.com

http://web.artprice.com/AMI/AMI.aspx?id=MDU5ODg0ODE2MTk1OTk=&l=de

Artprice ist der Weltmarktführer für Kunstmarktinformationen und –indizes mit insgesamt mehr als 27 Millionen Auktionsergebnissen und Preisindizes von mehr als 450.000 Künstlern. Artprice Images© stellt Ihnen einen unbegrenzten Zugang zu einer weltweit einmaligen Bibliothek mit 108 Millionen Abbildungen und Drucken von Kunstwerken von 1700 bis heute. Artprice bereichert laufend seine Datenbanken mit Informationen von weltweit 3.600 Auktionshäusern und veröffentlicht kontinuierlich die Kunstmarkttendenzen für die wichtigsten Agenturen und 6.300 Pressetitel aus der ganzen Welt. Artprice stellt darüber hinaus einen der wichtigsten Kunstmarktplätze weltweit zum Kaufen und Verkaufen von Kunstwerken, dessen angebote unter den 1.300.000 Artprice Mitgliedern bekannt gemacht werden (Quelle Artprice)

Artprice ist geführt am Eurolist by Euronext Paris : Euroclear : 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters : ARTF

Entdecken Sie die Alchimie und das Universum von Artprice mit Artprice Film (mehr als 2,7 Millionen Aufrufe in 18 Monaten) auf http://web.artprice.com/video/ oder schreiben Sie an Artprice, um kostenlos den Film als DVD zu erhalten.

Zur Übersicht der Artprice Presseberichte:

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Second part of an exclusive interview with Thierry Ehrmann, CEO of Artprice.com (9 October 2011)

Paris, October 10, 2011

Second part of an exclusive interview with Thierry Ehrmann, CEO of Artprice.com (9 October 2011)

Boursica: Since our first interview in early June, a lot has happened to Artprice and to financial markets.
We have many questions to which we would like you to give detailed answers.
Firstly, why, in your opinion, did the exclusive interview that you gave to Boursica in June 2011 about Artprice – presented in several languages on Google (and view 210 000 times so far) – elicit so much interest from the public?
(Interview of June 2011: http://serveur.serveur.com/Press_Release/pressreleaseEN.htm#20110606)

Thierry Ehrmann?
I just think French shareholders are frustrated with politically correct communiqués from companies listed on regulated markets that require doctorate level educations to decrypt.
The first interview recounts in plain language the extraordinary story of Artprice’s development, created from scratch 14 years ago, to become the world leader in art market information. The story’s appeal is intimately linked to the fact that it concerns, above all, an extraordinary human adventure and with an exceptional team, a huge project considered almost utopian at the time, but which has now become a hard reality, used every day by 1.3 million Artprice members and millions of free users who ultimately purchase information on Artprice when the time is right for them.

Boursica: In that first interview you talked about Artprice’s uninterrupted sequence of unprecedented legal disputes. The company’s development therefore hasn’t been all roses?

Thierry Ehrmann:
Artprice’s history has indeed involved many legal battles on different continents. You cannot break into the world’s oldest monopoly – the art market – without treading on some people’s feet. But in that interview, I clearly argued that today you cannot judge a company simply by its accounts, balance sheet and annexes. In 2011, non-tangible assets and particularly intellectual property have become, to quote Paul Getty, the petroleum of the 21st century. IFRS still cannot measure numerous human, financial and scientific factors which are fundamental for appreciating a group such as Artprice.

Boursica: This sort of language may be appropriate for your small shareholder audience, but is it enough for financial professionals!

Thierry Ehrmann:
Absolutely! You cannot imagine the number of fund managers, corporate bankers and financial analysts who have admitted to me that, with that interview, they have at last obtained a really useful insight into Artprice, one that had been lacking in the 10 years of registration documents and regulatory information that has been in circulation. It is even possible that one day Artprice will be studied as a case example at the SFAF (Société Française des Analystes Financiers – French School of Financial Analysis).

Boursica: So in your view, the communication issued by listed companies on regulated markets is simply a coded way of saying nothing?

Thierry Ehrmann:
Regulated information, contrary to conventional wisdom, can disclose a lot more than we imagine. Some listed companies should stop railing against the AMF and other supervisory authorities. What I am talking about is the way certain companies conduct a kind of self-censorship. Who is going to invest in equity on the basis of a quarterly publication that contains very little in the way of concrete reality? The recent communiqués from the banks are of course a perfect example… particularly concerning their stress tests and their risk exposure. In just three months, we have heard some extremely conflicting information…

Boursica: So what should senior management teams do?

Thierry Ehrmann:
Business leaders should have an honest and almost physical relationship with markets and shareholders. Of course, this involves time, endurance and the management of sometimes passionate feedback, but these are the rules of the game. All honest, passionate and full communication leads mechanically to shareholder or fund manager disinhibition because these people are constantly subjected to the dictates of sterile press releases and so when they hear or read something « real », they sometimes go with Artprice.

Boursica: Let’s talk again about the law of 20 July 2011 which transposed the European Services Directive into French law, and about its impact on online auctions. What does this mean for you?

Thierry Ehrmann:
It represents a huge victory for us after eleven years of legislative hell, European lobbying and a merciless war against a small cast of individuals that was hell-bent on perpetuating this monopoly which has survived since 1556 to the 21st century. All kinds of twisted strategies have been thrown at us… but they have only strengthened our confidence that we had, in the form of Artprice’s Standardized Marketplace and the behaviour logs of our 1.3 million members in accordance with European laws on data personal, a very important share of the global art market. The legal allegation of concerted practices that Artprice has filed with the anti-trust authorities is currently being investigated and it contains some highly incriminating information for our opponents. This case will no doubt generate some very interesting news in the near future.

Boursica: This hard-headed determination to resist change by what you call a « cast », does it have its roots in an economic logic or in a simple loss of social status?

Thierry Ehrmann:
An old rule says that the degree of aggressiveness of the opponent tells you, in real time, the distance you are from the vault where he reigns supreme. From this point of view, with 126 trials of which 117 have been won on different continents (see the first interview), we were sure, without a shadow of a doubt, that we were extremely close to acquiring, legally, this monopoly without an abuse of a dominant position. I would liken our war with the old guard to the process described in Tomasi of Lampedusa’s The Leopard – a perfect metaphor for what we have experienced.

Boursica: This law is applicable since 1 September 2011. What are you waiting for?

Thierry Ehrmann:
Indeed, 1 September 2011 is the date of application of the law, but I invite you to read Article 5 where are obliged to wait for a joint Order from the Ministry of Justice and the Ministry of Culture concerning the movement of cultural assets. This Order will soon be declared. I should clarify that an Order is not subject to any legislative debate and, as its name suggests, allows uniquely for the determination of the applicative methodology of a given piece of legislation. There is therefore no risk that a third party could slow down in any manner whatsoever this unilateral communiqué.

Boursica: Some of our members told us the Figaro newspaper had decided to launch itself in the auction world.

Thierry Ehrmann:
Nothing new… I remind you that the Dassault family is both the owner of Figaro and one of France’s major auction houses, Artcurial. For years, the Figaro has run full-page advertisements for Artcurial. It was therefore natural that the Figaro, under its own brand, should promote the sales of the auction houses in its own group (amongst others), but the Figaro, as a legal entity, is not an operator within the meaning of the Act of 20 July 2011. I remind you that for several years now Artprice, through a partnership, has been providing almost all the data and text for the Special Issue of Figaro Fine Art – Guide to the Art Market.

Boursica: Specifically, how will auctions on Artprice actually take place? Will it be like eBay?

Thierry Ehrmann:
Absolutely not! For many reasons: the average hammer price being, according to our studies, around 12,000 euros, this requires a fundamentally different legal and commercial approach. Our model is primarily based on clearly identified members. Thanks to an agreement we have signed with Interpol’s Stolen Works of Art database, on our system, buyers can check at any time, from any page in our site, whether the artwork being presented for sale is subject to any claim, search warrant or ownership dispute.
Unlike the well-known public auctions services, Artprice imposes on its customers a permanent legal presence which I believe provides the confidence necessary for the success of our Standardized Marketplace as an online auction broker operating remotely by electronic means. In effect, Artprice has been working over the past 5 years with nearly 70 criminal investigation departments around the world allowing Artprice to build an unrivalled level of Internet confidence that is strengthened by its constant collaboration with artists, beneficiaries and experts.
However, our real advantage is our decision to set up escrow accounts with release instructions in which Artprice has conceptualised all possible legal scenarios to ensure that its online sales are indisputable and can be conducted with a level of confidence rarely equalled on Internet. This escrow principle is the same principle used by notaries and lawyers in transactions.

Boursica: Can you tell us exactly how this escrow account will work?

Thierry Ehrmann:
So I will briefly describe the process: when the seller, via a series of procedures, validates the highest bidder of the auction, the buyer must physically transfer the amount, by any means of payment he may wish to use, to an escrow bank account using a unique username and account I-D number. You know the golden rule… a crook will never pay for something in advance. In our framework, the seller has a strong guarantee with the money transferred to a trusted third party. Then, after a highly codified set of procedures, the buyer will definitively validate the sale and give the instruction to release the funds so that the seller can collect the proceeds of the sale and Artprice, in turn, can receive its commission, ranging from 4.5% to 9%, depending on the products and services used in the sale. Our great strength is that we start with a database where each of our 1.3 million members is attributed a confidence index score in compliance with the European directives on personal data.

Boursica: So according to you, the security on Artprice would be almost greater than at a traditional auction house.

Thierry Ehrmann:
Indeed… I would say that our excellent knowledge of the digital economy, combined with our highly advanced computer systems and our unmatched attention to the legal dimension, means that our auctions and other services enjoy a better level of security than that which obtains in the old economy. According to the French Payment Cards Economic Interest Group, we have had, for over 10 years, one of the lowest rates of credit card rejection.

Boursica: In our first interview you described exactly how Artprice can, on its Marketplace, meet the demand of a client wishing to sell, for example, a sculpture by Armand: « Les Poubelles Organiques » by extracting from its billions of client logs all clients who are fans of Armand, his sculptures in particular and more specifically of the period in which he produced Les Poubelles Organiques. Since then however, you have reported further progress; what is that?

Thierry Ehrmann:
Once again, the art market is still way behind the global reality. We must remember that we went from 50 million Internet users in 2000 to over 2.5 billion Internet-connected people in 2011. In 2013, we will largely exceed the three billion threshold. That is why, we have received from around the world – after the law passed on 20 July 2011 – a number of highly interesting proposals from groups operating in the art market and financial groups who believe that just as the virtual stock market replaced the old trading floor, so our Standardized Marketplace is not just an option… but an obligation! I remind you that our parent Group Server, of which I am the founder, has been on the Internet since 1985.

Boursica: What exactly are we talking about here? Potential clients or potential competitors for Artprice?

Thierry Ehrmann:
In the first interview, I clearly explained that Artprice’s Standardized Marketplace is subject to massive intellectual property protection, and on a number of different continents. So we are talking about potential clients and major accounts.

Boursica: What do you mean by potential clients? Since you have said in your press releases that almost 83% of Auction Houses and art experts already work with you.

Thierry Ehrmann:
Indeed, that figure is correct and confirmed. I’m talking about new clients and groups, mainly Asian, relatively young and very wealthy, who cannot envisage the art market of the 21st century, so they say, without a business or capitalistic alliance with Artprice’s Standardized Marketplace. They bring us community networks, hundreds of thousands of buyers and sellers, because they rightly believe that the art market will take off seriously when the intermediation margin collapses, which according to the Council of Voluntary Sales, is about 37.5%.

Boursica: What is their business model and where is your advantage?

Thierry Ehrmann:
Despite a dominant position, there are still – especially in Asian countries like China, of course, (the world’s no. 1 art marketplace)… but also Singapore, Hong Kong etc. – a number of capillary networks that cannot be apprehended. Our partners have fully understood the value-added they bring us and they have integrated, contrary to what is generally believed, the insurmountable barrier of intellectual property that is indeed a very substantial barrier to entry (cf Apple vs. Samsung). So they modelled – with large sums of money that no European is able to commit – a war machine by using affinity marketing to piggyback our Standardized Marketplace. Simply speaking, we are implementing white and/or free brands. For them, the cards have been dealt, and some of them are already forecasting their IPOs. It’s not for nothing that we are patiently preparing the opening of a subsidiary and data rooms in Hong Kong which is the testing laboratory of the People’s Republic of China and the gateway to all of Asia. Hong Kong is already one of the top five capitals of the global art market.

Boursica: So does this mean in concrete terms that Artprice is going to participate in IPOs?

Thierry Ehrmann:
We need to understand that the crisis which started in 2007 is, in my opinion, a sign of the decline of the West and certainly not just another recession. I have no time to lose. While in Europe, it takes me three months to get an appointment with a key player, in Asia, we are already drafting memoranda of understanding. As such, it is clear that Artprice will use for its own account all the interest of future IPOs of these major players whose projected funding will, in some cases, be larger than Sotheby’s, which is listed on the NYSE.

Boursica: Who can exceed Sotheby’s capitalization?

Thierry Ehrmann:
I am thinking, for example, of Poly International Auction, a leading Chinese auction house that we have known physically for a number of years and which is preparing its IPO without the slightest concern for the collapse of Western financial markets. There are also a large number of players who have understood the sociological mechanism of art fairs and biennials and found in the social network, Artprice Insider (that we have been developing for nearly two years with sociologists, market players and its members) a revolutionary way to perpetuate an art fair, which by nature is an ephemeral phenomenon, but nonetheless necessary.

Boursica: Does this mean the end of Contemporary Art fairs as we know them?

Thierry Ehrmann:
Ultimately, yes… but in practice, of course not… they will still continue and will act as the highlights of art news, the continuity of which, throughout the year will be on Artprice Insider amongst other sources. Here again, we had to patiently deconstruct the socio-economic mechanism of international fairs. To understand this revolution, dealers and galleries, in the 1990s, considered international fairs as a way to boost their sales. Today, their main concern is to exchange information with their clients and colleagues and, at the very least, to earn enough to cover the cost of their stand. Again, we replace an expensive and ephemeral physical network by a low-cost and permanent digital network. We must not forget that there are more than 300 international art fairs a year, which is a heresy from an economic point of view. Only historical and powerful Fairs such as the FIAC – with whom we have jointly edited for the last 5 years the bilingual annual report on the Contemporary Art market – will survive.

Boursica: In the current economic crisis which is unprecedented, is art really a safe haven?

Thierry Ehrmann:
Many studies by economists, sociologists and researchers have been published in the 20th century on the profitability of artworks, but these researchers did not have right econometric tools. They used, in general, arithmetic tools which were based on a comparison approach; but this approach induced errors since their studies involved a heterogeneous market type, as I explained in the first interview. To recap, we can trace a work that has been identified and « standardized » by us from a sales catalogue in 1908 as it is sold at auction regularly through the subsequent decades. Our system allows us to be sure it is the same artwork. We therefore know its value and performance year by year, and for this reason, we are the only company in the world to have a flawless econometric method (base on repeat sales) that can be applied to all « homogeneous » works.
That’s why we set up indices and tools from the financial milieu that measure the performance of Old, Modern and Contemporary art. Our statistics show without any doubt that in certain price ranges and concerning certain artists or specific works, the price performance is almost constant, regardless of external factors, including the collapse of financial markets.

Boursica: That seems to suggest we could have derivative instruments based on the art market?

Thierry Ehrmann:
Indeed, we have international partners from the private banking and finance sectors who, together with our data, are preparing the securitization of artworks for which we own the entire history of prices and indices. We should not forget that artworks were involved in the launch of the first banks in Europe and for many centuries they were used as pledges and guarantees and as vehicles of fiduciary value.

Boursica: Who will be their professional buyers and their final clients?

Thierry Ehrmann:
Mainly financiers, who usually have good knowledge of the art market and who believe that these derivative products – backed by the reliable indices that we produce – give them additional protection against stock market volatility.
The first marketing tests have been very positive. Clients of private banks or family offices (more than 30 million HNWIs around the world) were very receptive to this type of financial asset.

Boursica: Why do you think that – faced with such revolutionary changes – the existing structure of the Western art market is so conservative?

Thierry Ehrmann:
I would not be quite so categorical. The older generation is indeed at least 30 years behind because it was mainly negotiating works by deceased artists. This gave them the certainty that very few new works by the artists would appear on the market. Today, mainly in Asia but also in North America and Europe, Contemporary living artists often produce more than their Modern peers who, according to art history criteria, are all dead. So we are in the presence of nearly a million recognized artists, living exclusively from their work, with an average sale price on the primary market of 8,000 to 15,000 euros (galleries) and to the secondary market (auctions) of 30,000 – 70,000 euros. Artprice is the only company in the world with full biographies and index data for these artists. Hence the fact that the primary and secondary markets are constantly on Artprice in both free and paid access. To illustrate the backwardness of the older generation, I will give you a very telling anecdote: the President of a leading French auction houses told me he was thinking this summer about the Internet, and he said « … given that we have now exceeded 200 million internet connections in the world… ». It’s terrifying to hear such nonsense from such a distinguished and otherwise learned CEO; the number of Internet users worldwide is today well over 2.5 billion! The old guard is indeed a long way behind reality.

Boursica: Under the « key person » section of the chapter on « Risk Factors » in your Registration Document, we learn that you have yourself been an artist-sculptor for 30 years. Is this intimate knowledge of artists a special advantage?

Thierry Ehrmann:
Yes indeed, my status as a sculptor-artist allows me to be at the heart of the arts community and to understand its evolution, its changing needs, its problems and its ambitions.

Boursica: Do you still find time to produce works?

Thierry Ehrmann:
Absolutely! For example, I just finished this summer a monumental 50 ton installation of 99 steel sculptures called Les Sentinelles Alchimiques (The Alchemical Sentinels) on 9000 m² that envelop like a Duchampian infra-mince my 3600 works comprising the corpus of the « Abode of Chaos » (dixit The New York Times), which is also the headquarters of Artprice and Server Group. It is currently one of the largest sculptural installations in Europe.

Boursica: How long has it taken the market to increase tenfold?

Thierry Ehrmann:
In less than 20 years we have moved from traditional oil paintings for which the drying-time on the canvas took months to a world of acrylic paint and technological and industrial innovations that allows sculptures and installations to be produced in weeks not months. Hence the volume of artworks produced in the world has been multiplied by 20 in less than 25 years. The explosion of this market – which now affects a multitude of generations and social statuses with nearly 300 million non-professional buyers, collectors and art professionals – is being fuelled by the falling unit production cost of the artworks, making them accessible to a much broader public.

Boursica: We still see very large price swings for works produced by young artists?

Thierry Ehrmann:
Yes that’s true, but these young artists, via the Internet and thanks to our Standardized Marketplace, where each has a dedicated space, know how to adapt very quickly to the market correction, by reducing their production or by moving to continents where there is a stronger economic growth. Facing them is a generation of old players who are sometimes forced to stop sales or block already printed catalogues because the price correction can occur much faster than it takes to organise a conventional auction sale, which requires a minimum of 4 to 9 months preparation. Ultimately, today’s artists have acquired, intuitively, a reaction to the market close to that of the best merchants. The myth of the « cursed artist » is gone forever.

Boursica: Is this one of the things that attracts most of the entire world’s auction houses to Artprice?

Thierry Ehrmann:
Of course, the auction houses, with Artprice’s Standardized Marketplace, will be able to build or modify their auctions on a daily basis through our secure intranet, literally sticking to the market with the certainty of growing sales in our ultra-qualified client database, which is the largest in the world today. So what used to take six months – i.e. organising a successful auction sale in proper conditions – now takes several days for both the buyer and the seller, and, with the certainty of settling the sale and transferring the cash within just a few days.

Boursica: How far will Artprice disseminate its information, free or paid?

Thierry Ehrmann:
We have colossal resources in terms of servers and bandwidth overcapacity, because we are, through Server Group, our own operator; we distribute our data free or in rare cases with very low prices to academic establishments, art schools around the world, artists’ associations, copyright companies, art historians, researchers, etc … I don’t mind saying that we aim to make any person in the world that has any relation to the art market or art history an addict of Artprice. In 2010, Artprice provided free data for nearly 54 million visitors. As long as we do not lose money, we are perfectly happy to create this addiction that has penetrated almost all the institutional and private organizations interested in art around the world. You have to be very patient, but with the growth of the Internet, Robert Metcalfe’s law applies: « the usefulness of a network is proportional to the square of the number of its users. »

Boursica: Following the first interview, you had a dispute with Artnet. What was that about?

Thierry Ehrmann:
Artnet, which is not in the same business as us, had to lower its guard on the comments contained in the interview (that we maintain in every way) as we have launched proceedings against them for violation of our intellectual property rights. By the way, I would like to adjust what I said in the first interview by indicating that in a single trading day Artprice represents a volume of transactions in the year 2011 equivalent to about 3 months of trading Artnet. In addition, we note that Artnet exited the official market in September to enter the free market in Germany, which is a terrible regression for both its shareholders and for the company.

Boursica: Speaking of the stock market, how is Artprice doing?

Thierry Ehrmann:
At 5 October 2011, Artprice posted the best stock market performance on the French regulated market with +158% and a total transaction volume of more than 702 million euros since 1 January 2011. Once again, the market is an instinctive animal. These figures clearly indicate that the market has made its own investigation, commissioned its own studies and investigations at the heart of the Art Market. You do not exchange 700 million euros in nine months of transactions by accident, especially during the worst stock market crash in history. In old stock market lingo, I would say that we spoke the truth to the market, and the market has fully heard and replied in both volume and price.

Boursica: Are your targets the same as in our first interview in June 2011, despite the crash this summer?

Thierry Ehrmann:
Absolutely! I am strongly maintaining our targets communicated in June 2011, namely, that the price has first of all returned to the levels reached in 2005/2006, i.e. 30 euros when we started talking about the transposition of the Services Directive. This price was a simple return to normal before France decided to exasperate Europe for 5 years by its pathetic refusal to transpose the reform of the auction market, particularly, the electronic aspect. I seriously maintain that our target price should be at least 67 euros which was our highest quoted price before the creation of the Standardized Marketplace in 2005. We have fulfilled all the commitments of our listing prospectus. In fact we are way ahead of the commitments in the 1999 prospectus. I remind you that we have reached 58 euros, in very substantial volumes, and there are still three months to go…
I therefore reiterate that the old stock market adage: « price seen, price re-seen » is indeed a market reality. Artprice has proved that this adage applies to it beyond any doubt… even in times of crisis.

Boursica: In all honesty, what is your vision of the Western economy?

Thierry Ehrmann:
I will answer you simply by quoting the theorist Antonio Gramsci « there is a crisis when the old world will not die and the new world cannot be born ». Remaining with the metaphor, « the world is one big family in which in Europe I find an old friend plagued by a long incurable disease. Then in Asia, I am faced with a teenager full of energy and insolence, and as I return to the States, I see an obese man who refuses to see his condition and continues his bulimic frenzy ». These words should make us understand that the crisis is now existential and it requires additional soul and history, without which we are heading straight into the wall.

Boursica: News being what it is, what do you think of Steve Jobs who has just died?

Thierry Ehrmann:
He was simply iconoclastic and had the ability to accomplish his dreams by embodying them in the computer industry that is indeed a merciless arena. His passion allowed him to imagine and conceptualize the 21st century. I would describe him more as a philosopher of the digital age and of nomadism than as an entrepreneur. I am sure that where he is today, he is already preparing the version 9.0 of the tri-dimensional iPad 7G!

Boursica: Please allow me to repeat the question I asked you in the first interview: do you have a prediction for the future of Artprice?

Thierry Ehrmann:
I reiterate that we have kept our commitments beyond the listing prospectus of 1999, passing through the crisis of the NASDAQ in 2000, the attacks of 11 September 2001, the Iraq war of 2003, the huge financial crisis that started in 2007 and that has now become a colossal state debt debacle. I know very few companies listed on the regulated market that have survived without ever having carried out capital increases, and which have gained, during this period, a world leader position! Compared with the June 2011 interview, I change my position concerning the future of Artprice because in view of the agreements and contacts that we have built in the three months since the adoption of the Law of 20 July 2011, I believe we have reached only 5% of Artprice’s story, and I believe that henceforward much of our future history will be in Asia.

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To read the first interview: 5 June 2011, Exclusive interview with Thierry Ehrmann, CEO of Artprice.com: http://serveur.serveur.com/Press_Release/pressreleaseEN.htm#20110606

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Suite de l’interview exclusive de Thierry Ehrmann, PDG d’Artprice.com (9 Octobre 2011)

Suite de l’interview exclusive de Thierry Ehrmann, PDG d’Artprice.com (9 Octobre 2011)

 

Boursica : Depuis notre interview de début juin, de nombreux événements ont marqué l’actualité d’Artprice et les marchés financiers.
Nous avons beaucoup de questions auxquelles nous aimerions des réponses précises de votre part.
En premier lieu, pourquoi, selon vous, l’interview exclusif de Boursica en Juin 2011 sur Artprice présenté en plusieurs langues sur Google, avec plus de 210 000 résultats à ce jour, a fait l’objet d’un tel intérêt du public ?

Interview de Juin 2011 :

http://serveur.serveur.com/Press_Release/pressreleaseFR.htm#20110606)

Thierry Ehrmann :
Je pense tout simplement que les actionnaires français sont exaspérés des communiqués politiquement corrects pour lesquels il faut une formation bac+9 pour décrypter les messages des sociétés cotées sur le marché réglementé.
Relisez attentivement le 1er interview et vous verrez, qu’en racontant simplement, avec un parler vrai, l’histoire atypique et hors du commun d’Artprice, de sa création ex-nihilo pour devenir en 14 ans le leader mondial de l’information sur le marché de l’art, vous comprendrez ainsi qu’il y a avant tout, une aventure humaine extraordinaire et une équipe hors du commun, un projet titanesque considéré presque comme une utopie, qui est devenu désormais une réalité implacable, qu’utilise chaque jour les 1,3 million membres d’Artprice ainsi que des millions d’utilisateurs gratuits qui tôt ou tard achèteront l’information payante sur Artprice le moment propice.

Boursica : En relisant le 1er interview, on s’aperçoit que l’histoire d’Artprice est aussi une suite ininterrompue de combats judiciaires hors normes, l’histoire n’est donc pas seulement idyllique ?

Thierry Ehrmann :
Il est vrai que l’histoire d’Artprice est parsemée de nombreuses guerres judiciaires sur les différents continents. On n’accède pas au monopole du plus vieux marché du monde qu’est l’Art sans hélas, des fleuves de sang. Mais dans cet interview, on met aussi en lumière qu’on ne peut pas appréhender un groupe simplement par ses comptes, bilans et annexes, notamment en 2011, où l’immatériel et la propriété intellectuelle deviennent selon le célèbre Paul Getty, le pétrole du 21ème siècle. Les normes IFRS n’appréhendent pas encore de nombreux indicateurs humains, financiers et scientifiques qui pourtant, sont fondamentaux pour décrypter un groupe comme Artprice.

Boursica : Ces propos visent uniquement les petits porteurs mais certainement pas les professionnels de la finance !

Thierry Ehrmann :
Détrompez vous ! Vous n’imaginez pas le nombre de gérants de fonds, banquiers d’affaires et analystes financiers qui m’ont avoué qu’ils avaient enfin eu, avec cet interview, la véritable perception qu’ils n’avaient pas perçu dans son intégralité, dans nos 10 années de document de référence et d’informations réglementées. Il est possible un jour qu’Artprice soit l’objet d’une session à la SFAF (Société Française des Analystes Financiers).

Boursica : Donc selon vous, les sociétés cotées sur le marché réglementé sont victimes de la langue de bois ?

Thierry Ehrmann :
L’information réglementée, contrairement à des idées reçues, permet de dire beaucoup plus de choses que l’on imagine. Que certaines sociétés cotées arrêtent de pester contre l’AMF ou autres Autorités de régulation. Simplement les sociétés émettrices sont victimes de ce qu’on appelle en presse écrite l’auto-censure. Qui peut aujourd’hui acheter des actions sur une publication trimestrielle dénuée de toute réalité concrète. Un très bon exemple nous est donné avec les communiqués de certaines banques, notamment sur leurs stress tests et leurs expositions aux risques où l’on s’aperçoit, qu’en moins de trois mois, leurs communiqués disent tout et son contraire …

Boursica : Alors que doivent faire les dirigeants ?

Thierry Ehrmann :
Il appartient aux dirigeants d’avoir une relation intègre et presque charnelle avec le marché et les actionnaires. Bien sûr, cela implique du temps, de l’endurance et la gestion des retours parfois passionnels, mais c’est la règle du jeu. Toute communication franche, passionnée et entière entraîne mécaniquement des désinhibitions d’actionnaires ou de gérants de fonds qui subissent le diktat des communiqués stériles et qui de facto, se lâchent parfois avec Artprice.

Boursica : Revenons à la loi du 20 juillet 2011 qui adopte la Directive Services européenne en droit interne, et notamment sur les enchères électroniques en ligne. Où en êtes vous ?

Thierry Ehrmann :
Elle représente pour nous une immense victoire après onze années de chemin de croix législatif, de lobbying Européen et une guerre sans pitié contre un tout petit nombre d’individus d’une caste qui était persuadé de perpétuer ce monopole, né en 1556, au 21ème siècle. Tous les coups les plus tordus nous ont certes fatigués, mais ont renforcé notre certitude que nous détenions, avec la place de marché normalisée d’Artprice et les logs de comportement de nos 1,3 million membres dans le respect des lois européennes sur les données personnelles, une part très importante du marché de l’art mondial. La plainte diligentée par Artprice pour entente illicite devant l’Autorité de la Concurrence est en cours d’instruction avec des pièces confondantes pour les adversaires. Des rebonds sont à attendre prochainement.

Boursica : Cet acharnement d’un petit nombre des membres de cette caste, selon vos propos, naît-il d’un raisonnement économique ou de la perte d’un rang social ?

Thierry Ehrmann :
Une vieille règle édicte que le degré d’agressivité de l’adversaire vous donne, en temps réel, la distance à parcourir pour rentrer dans la salle des coffres où il règne en maître. De ce point de vue, avec 126 procès dont 117 gagnés sur différents continents (voir le 1er interview), notre religion a été faite sans l’ombre d’un doute que nous étions extrêmement proches de détenir, en toute légalité, ce monopole, sans pour autant constituer un abus de position dominante. Pour résumer les guerres contre la vieille garde de la caste, le roman « Le Guépard » de Tomasi de Lampedusa est la parfaite adaptation de ce que nous avons vécu.

Boursica : Cette loi est donc applicable depuis le 1er septembre 2011. Pourquoi attendre ?

Thierry Ehrmann :
Effectivement, le 1er septembre 2011 est la date d’application de la loi mais je vous invite à lire l’article 5, où nous sommes dans l’attente, d’un arrêté conjoint du Ministère de la Justice et du Ministère de la Culture, relative à la circulation des biens culturels. Cet arrêté arrivera prochainement. Il est bon de préciser qu’un arrêté ne fait l’objet d’aucun débat législatif et comme son nom l’indique, permet juste de définir des modalités. Il n’existe donc aucun risque qu’un tiers puisse ralentir de quelques manières que ce soit ce communiqué unilatéral.

Boursica : Certains de nos membres nous ont parlé du Figaro qui partait dans les ventes aux enchères.

Thierry Ehrmann :
Rien de neuf, je vous rappelle que la famille Dassault est à la fois propriétaire du Figaro et d’une des principales Maisons de Vente françaises, Artcurial. Depuis des années, le Figaro a des pleines pages de promotion pour Artcurial. Il était donc normal que le Figaro, sous sa propre marque, pousse les enchères vers entre autres les maisons de vente du Groupe mais le Figaro, en tant que personne morale, n’est pas opérateur au sens de la loi du 20 juillet 2011. Je vous rappelle qu’Artprice dans le cadre d’un partenariat, fournit la quasi intégralité des données et textes depuis plusieurs années pour le hors série Figaro Beaux Art – Guide du marché de l’art.

Boursica : Concrètement, les enchères sur Artprice vont se dérouler comme par exemple sur eBay ?

Thierry Ehrmann :
Absolument pas ! Et ce, pour une multitude de raisons : l’enchère moyenne se situant, selon nos études, autour de 12 000 euros, ceci implique une approche juridique et commerciale fondamentalement différentes. Notre principe réside avant tout sur des membres parfaitement identifiés, avec des œuvres où les acheteurs peuvent utiliser à tout moment, sur l’ensemble de nos pages, grâce à notre accord , INTERPOL’s Stolen Works of Art database, permettant à la clientèle d’Artprice de vérifier si l’oeuvre présentée fait l’objet d’une poursuite judiciaire.
A contrario de services de ventes aux enchères grand public et notoirement connus, Artprice impose à sa clientèle une présence judiciaire permanente qui donne, selon moi, la confiance nécessaire au bon déroulement de sa Place de Marché Normalisée en tant qu’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique. Je précise qu’Artprice travaille depuis 5 ans avec près de 70 polices judiciaires de différentes nationalités, ce qui a permis à Artprice d’établir un niveau de confiance rarement égalé sur l’Internet, renforcé par la collaboration constante avec les Artistes, les Ayants droits et les Experts.
Notre vrai force est la notion de compte séquestre et mainlevée dans lequel Artprice a conceptualisé tous les scénarios juridiques possibles pour que l’enchère réalisée soit incontestable dans un niveau de confiance rarement égalé sur Internet. Ce séquestre est le même principe qu’utilise les notaires ou les avocats lors de transactions.

Boursica : Pouvez vous être plus clair dans la notion de compte séquestre ?

Thierry Ehrmann :
Je vais donc vous décrire brièvement le process : lorsque le vendeur, à
travers une série de procédures, valide le meilleur acheteur de l’enchère, l’acheteur doit consigner physiquement par tout moyen de paiement à sa convenance la somme sur un compte séquestre de banque, avec un identifiant et compte unique. Il existe une règle intangible: un escroc par nature, n’avance jamais le premier euro. Dans notre cadre, le vendeur détient un gage fort avec la somme consignée par un tiers de confiance . Puis, après toute une série de procédures extrêmement codifiées, l’acheteur valide définitivement la vente et donne mainlevée pour que le vendeur puisse percevoir le produit de son enchère et qu’Artprice, de son côté, perçoive sa commission entre 4,5 % et 9 %, selon les produits et services proposés pour cette enchère. Notre grande force est que nous partons avec une base de données où chacun de nos 1,3 million de membres sont scorés en indice de confiance dans le respect des directives européennes sur les données personnelles.

Boursica : A vous entendre, la sécurité sur Artprice serait presque supérieure à une maison de vente traditionnelle.

Thierry Ehrmann :
Effectivement, si on a une bonne connaissance de l’économie numérique, je persiste à dire que le niveau de sécurité sur les enchères et l’ensemble de nos services, compte tenu de nos développements informatiques et process juridique sont supérieurs à l’ancienne économie. Nous avons toujours eu, depuis plus de 10 ans, un des taux les plus bas de répudiation sur les cartes de crédit selon le GIE carte bancaire.

Boursica : Dans notre 1er interview vous décrivez précisément comment Artprice peut, sur sa place de marché, répondre à la demande d’un client désirant vendre, par exemple, une sculpture d’Armand : Les Poubelles Organiques où Artprice est capable d’extraire de ses milliards de logs les clients qui sont à la fois amateurs d’Armand, de ses sculptures et plus précisément de la période relative à ses Poubelles Organiques mais vous avez fait état depuis de nouvelles avancées, quelles sont-elles ?

Thierry Ehrmann :
Une fois de plus, le marché de l’art a toujours un retard chronique. Il faut rappeler que nous sommes passés de 50 millions d’internautes en 2000 à plus de 2,5 milliards de connectés à l’Internet en 2011. En 2013, les 3 milliards seront très largement franchis. C’est pourquoi, nous avons reçu du monde entier, après la loi adoptée le 20 juillet 2011, des propositions intellectuellement très construites de groupes opérant sur le marché de l’art, ainsi que des groupes financiers qui considèrent, à l’instar des bourses avec la corbeille que les bourses électroniques ont tuées, que notre place de marché normalisée n’est pas une option mais une obligation. Je vous rappelle que notre maison mère le Groupe Serveur, dont je suis le fondateur, est sur Internet depuis 1985.

Boursica : En clair, cela représente quoi ? Des clients ou des concurrents potentiels contre Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Dans le 1er interview, je vous ai clairement expliqué que la place de marché normalisée d’Artprice faisait l’objet d’une multitude de protections au titre de la propriété intellectuelle et ce, sur les différents continents. Nous parlons donc bien de clients et grands comptes potentiels.

Boursica : Qu’entendez vous par clients potentiels ? Vu que vous avez selon vos communiqués près de 83 % des Maisons de Vente et des experts qui travaillent avec vous.

Thierry Ehrmann :
Effectivement, ce chiffre est exact et acquis. Je vous parle de nouveaux clients et groupes principalement asiatiques, relativement jeunes et très fortunés qui ne peuvent conceptualiser le marché de l’art du 21ème siècle, selon eux, qu’avec une alliance commerciale ou capitalistique avec la place de marché normalisée d’Artprice. Ils nous amènent des réseaux communautaires, des centaines de milliers d’acheteurs ou vendeurs car ils considèrent à juste titre que le marché de l’art va exploser quand on va effondrer la marge d’intermédiation, qui rappelons-le, est, selon le Conseil des Ventes Volontaires, à environ 37,5 %.

Boursica : Quel est donc leur modèle économique et où se situe votre avantage ?

Thierry Ehrmann :
Malgré une position dominante, il y a toujours, et notamment dans les pays asiatiques, comme bien sûr la Chine, le numéro 1 mondial du marché de l’Art mais aussi Singapour, Hong Kong … etc., des réseaux capillaires que vous ne pouvez pas appréhender. Nos interlocuteurs ont parfaitement compris la valeur ajoutée qu’ils nous amènent et ils ont intégré, contrairement aux idées reçues, la barrière infranchissable de la propriété intellectuelle qui est une terrible barrière d’entrée (cf. Apple c/ Samsung). Ils ont donc modélisé, avec des fonds très importants ce qu’aucun Européen n’est capable d’engager, une machine de guerre se greffant par un marketing affinitaire sur notre place de marché normalisée. Pour faire simple nous mettons en place des marques blanches et/ou franches. Pour eux, la messe est dite, et ils prévoient déjà pour certains leur introduction en bourse. Ce n’est pas pour rien que nous préparons patiemment l’ouverture d’une filiale et des salles machines à Hong Kong qui est le laboratoire d’essai de la République Populaire de Chine et la porte d’entrée de toute l’Asie. Hong Kong est déjà dans les cinq premières places du marché de l’art mondial.

Boursica : Concrètement, Artprice va donc participer à des introductions ?

Thierry Ehrmann :
Il faut comprendre que la crise qui a démarré en 2007 est selon moi, le signe d’un déclin de l’Occident et certainement pas une énième récession. Je n’ai pas de temps à perdre. Quand en Europe, je mets trois mois pour faire aboutir un rendez vous avec un acteur clé, en Asie, nous sommes déjà en train de rédiger des protocoles d’accord. A ce titre, il est évident qu’Artprice utilisera pour son propre compte tout l’intérêt des futures introductions de ces acteurs majeurs dont les projections de capitalisation seraient, pour quelques uns , supérieures à Sotheby’s qui est cotée au NYSE.

Boursica : Qui peut en capitalisation dépasser Sotheby’s ?

Thierry Ehrmann :
Je pense par exemple Poly International Auction, une des principales maisons de vente chinoises que nous connaissons physiquement depuis un temps certain et qui est en train de préparer son IPO sans se soucier une seconde de l’effondrement des marchés financiers occidentaux. Il y a par ailleurs une multitude d’acteurs qui ont compris le mécanisme sociologique des Foires d’art contemporain et des Biennales et qui retrouvent dans le réseau social Artprice Insider, que nous développons depuis près de deux ans, avec des sociologues, des acteurs du marché et ses membres, une manière révolutionnaire de faire perdurer une foire qui, par nature, est un phénomène éphémère mais pour autant nécessaire.

Boursica : C’est donc la fin des Foires d’art contemporain ?

Thierry Ehrmann :
Dans l’absolu oui, dans la pratique bien sûr que non, elles vont encore perdurer et se situeront comme des moments forts de l’actualité artistique, dont la continuité dans l’année sera, entre autre, sur Artprice Insider. Là aussi, il fallait démonter patiemment le mécanisme sociologique et économique des foires internationales. Pour comprendre cette révolution, les marchands et galeries, dans les années 90, considéraient les foires internationales comme un moyen de booster leur chiffre d’affaires. Aujourd’hui, leur préoccupation essentielle est d’échanger de l’information avec leur clients et confrères et, de manière subsidiaire, de pouvoir a minima payer leur stand. Une fois de plus, on substitue au réseau physique, onéreux et éphémère par nature un réseau numérique peu coûteux et permanent. Il ne faut pas oublier que nous sommes à plus de 300 foires internationales par an, ce qui est une hérésie d’un point de vue économique. Seules des Foires historiques et puissantes comme par exemple la Fiac, avec laquelle nous éditons en commun depuis 5 ans le rapport annuel bilingue sur le marché de l’Art contemporain, survivront.

Boursica : Dans la crise économique actuelle qui est sans précédent, l’art est-il vraiment une valeur refuge ?

Thierry Ehrmann :
Beaucoup d’études d’économistes, de sociologues et de chercheurs ont été éditées au cours du 20ème sur la rentabilité des œuvres d’art, mais ces chercheurs ne possédaient pas les bons outils économétriques. Ils utilisaient, en règle générale, des moyennes arithmétiques, usaient de la méthode des comparables, mais cela induisait des erreurs car leurs études portaient sur un marché de type hétérogène comme je vous ai expliqué dans le 1er interview. Pour rappel, une oeuvre qui a été identifiée et normée par nous sur un catalogue de vente de 1908 et qui passe encore régulièrement, de maisons de vente en maisons de vente au travers des décennies, nous permet d’affirmer qu’il s’agit de la même oeuvre. On en connaît donc la cote et le rendement année par année, et c’est pour cela, qu’on est la seule société au monde à pouvoir avoir une méthode économétrique irréprochable (les ventes répétées) portant sur l’ensemble des œuvres homogènes.
C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place des indices et des outils issus des milieux financiers pour mesurer les performances, des anciens, modernes et contemporains. Il est incontestable, chiffres à l’appui, que sur certaines fourchettes de prix, avec une typologie d’artistes ou d’œuvres précises, on passe à travers les crises et la performance est quasiment constante, quels que soient les éléments exogènes et notamment l’effondrement des marchés financiers.

Boursica : On peut donc imaginer une bourse avec des produits dérivés ?

Thierry Ehrmann :
Effectivement, nous avons différents partenaires internationaux issus du private banking et de la finance qui, avec nos données, préparent la titrisation sur des œuvres d’art dont nous maîtrisons tout l’historique des prix et indices. Il ne faut pas oublier, que les œuvres d’art ont été au démarrage des premières banques en Europe, et durant de nombreux siècles, objets de nantissements et gages et donc de valeurs fiduciaires.

Boursica : Quels seront donc ces acheteurs professionnels et leurs clients finaux ?

Thierry Ehrmann :
Essentiellement des financiers qui, par ailleurs, possèdent généralement une très bonne culture du marché de l’art et qui considèrent que ces produits dérivés, adossés à des indices incontestables que nous produisons, leur donneront un peu de répit face aux marchés boursiers.
Les premiers tests marketing ont donné des résultats très positifs. La clientèle du private banking ou family office (plus de 30 millions de clients très haut de gamme dans le monde) a fait un très bon accueil à ce type d’actifs financiers.

Boursica : Comment expliquez-vous que devant de telles révolutions, la chaîne des acteurs du marché de l’art, en occident reste aussi conservatrice ?

Thierry Ehrmann :
Je mettrais une nuance. L’ancienne génération, il est vrai, a plus de 30 ans de retard car elle ne négociait majoritairement que des œuvres d’artistes décédés pour avoir la certitude de ne pas connaître d’émissions d’œuvres nouvelles de cet artiste. Aujourd’hui, principalement en Asie mais aussi en Amérique du Nord et en Europe, les artistes vivants et contemporains dépassent souvent en rendement les modernes qui, selon les critères de l’histoire de l’art, sont tous décédés. Nous sommes donc en présence de près d’un million d’artistes plasticiens reconnus, vivant exclusivement de leurs œuvres, avec un prix moyen de cession au premier marché de 8000 à 15 000 euros (galeries) et au second marché (ventes aux enchères) de 30 000 à 70 000 euros. Artprice est la seule société au monde qui possède l’intégralité des biographies et données indicielles de ces artistes. D’où le fait que le premier et second marché sont constamment sur Artprice en mode gratuit ou payant. Pour comprendre le retard de l’ancienne génération, je vous livre une anecdote très révélatrice: le Président d’une des plus grandes Maisons de Vente françaises m’a avoué cet été qu’il réfléchissait à Internet, « compte tenu que nous venions de dépasser dans le monde les 200 millions de connectés ». C’est terrorisant d’entendre de la part de ce Président par ailleurs très érudit une telle ineptie, alors que nous sommes plus de 2,5 milliards d’internautes dans le monde. Cela vous permet de comprendre le retard abyssal pris par la vieille garde.

Boursica : Votre connaissance intime des artistes vient du fait que vous êtes vous-même sculpteur-plasticien, depuis 30 ans, si on lit votre document de référence en chapitre « facteurs risques » le paragraphe « personne clé » ?

Thierry Ehrmann :
Oui effectivement, mon statut de sculpteur-plasticien me permet d’être au cœur de la communauté artistique pour comprendre sa mutation, ses besoins, ses interrogations, et ses désirs.

Boursica : Vous trouvez encore le temps de produire vos œuvres ?

Thierry Ehrmann :
Tout à fait ! Je viens par exemple de finir cet été une installation monumentale de 99 sculptures d’acier brut de 50 tonnes dénommée  » Les Sentinelles Alchimiques« , sur 9000 m2 qui enveloppent comme un infra mince, décrit par Marcel Duchamp, mes 3600 œuvres constituant le corpus de la Demeure du Chaos / Abode of Chaos dixit le New York Times, qui est aussi le siège social d’Artprice et de Groupe Serveur. C’est à ce jour une des installations statuaires les plus importantes d’Europe.

Boursica : Le marché s’est donc décuplé en combien de temps ?

Thierry Ehrmann :
En moins de 20 ans, nous sommes passés de la peinture traditionnelle à l’huile où le temps de séchage de la toile se chiffrait en mois alors que désormais, les jeunes artistes utilisent l’acrylique en peinture et les innovations technologiques et industrielles pour produire leurs sculptures et installations et l’on considère désormais qu’une production d’œuvre se mesure en semaines. D’où une production d’œuvres dans le monde qui a été multipliée par 20 en moins de 25 ans. L’explosion de ce marché, qui touche désormais une multitude de générations et de statuts sociaux avec près de 300 millions d’amateurs, collectionneurs et de professionnels de l’Art, provient du coût unitaire des oeuvres qui baisse, les rendant accessibles à un très grand nombre.

Boursica : On a quand même sur les jeunes artistes des variations de prix très importantes ?

Thierry Ehrmann :
Je ne dis pas le contraire mais ces jeunes artistes, grâce à l’Internet et notamment notre place de marché normalisée où ils ont un espace dédié, savent très vite s’adapter à la correction du marché, en diminuant leur production ou en changeant de continents au profit des zones de croissance. En face, nous avons les vieux acteurs qui sont parfois obligés d’arrêter des ventes, voire bloquer des catalogues déjà imprimés car la correction des prix est beaucoup plus rapide qu’une vente aux enchères classique, qui demande un minimum de 4 à 9 mois de préparation. Dans l’absolu, ils ont acquis, de manière intuitive, une réaction au marché proche des meilleurs marchands. Le mythe de l’artiste maudit est définitivement révolu.

Boursica : Est-ce une des raisons qui vous amène la majeure partie des Maisons de Vente du monde entier sur Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Evidemment, les Maisons de Vente, avec la place de marché normalisée d’Artprice, vont pouvoir construire ou modifier au fil des jours leurs ventes aux enchères par notre intranet sécurisé, en collant littéralement au marché avec la certitude de pousser leurs ventes sur notre fichier client ultra qualifié qui est le plus important au monde à ce jour. On passe donc d’une fourchette d’un semestre à quelques jours pour faire aboutir la vente aux enchères dans de bonnes conditions, tant pour l’acheteur que pour le vendeur et de plus avec la certitude de déboucler la vente et la trésorerie en quelques jours.

Boursica : Jusqu’où Artprice compte aller diffuser ses informations, gratuites ou payantes ?

Thierry Ehrmann :
Disposant de ressources serveurs et de bandes passantes en surcapacité, car nous sommes, à travers Groupe Serveur, notre propre opérateur, nous diffusons nos données gratuites ou dans de rares cas, à très faible prix dans les milieux universitaires, les écoles d’art dans le monde, les associations d’artistes, les sociétés de droits d’auteur, les historiens d’art, les chercheurs etc… J’assume de dire que nous avons la volonté de créer une véritable addiction à toute personne dans le monde qui a une quelconque relation avec le marché ou l’histoire de l’art. Artprice pour 2010 a fourni en données gratuites près de 54 millions de visiteurs. Dans la mesure où nous ne perdons pas d’argent, cette addiction a pénétré pratiquement tous les organismes institutionnels ou privés qui s’intéressent à l’art dans le monde. Il faut savoir être très patient mais avec la croissance de l’Internet, nous sommes bien dans la loi de Robert Metcalfe qui dit que « l’utilité d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs. »

Boursica : Suite au 1er interview, vous avez eu un conflit avec Artnet, qu’en est-il ?

Thierry Ehrmann :
La société Artnet qui n’a pas le même métier que nous, a du baisser la garde sur les propos de l’interview que nous maintenons en tous points alors que nous avons mis en place les procédures à son encontre pour violation de nos droits de propriété intellectuelle. Au passage, je modifie mes propos du 1er interview en indiquant qu’une simple journée de bourse d’Artprice correspond désormais pour l’année 2011, en volume financier, à environ 3 mois de bourse d’Artnet. De plus, on peut constater qu’Artnet est sorti en septembre du marché officiel pour aller au marché libre allemand. Ce qui correspond a une régression terrible pour les actionnaires comme pour la société.

Boursica : Puisque vous parlez de bourse, Artprice en est où ?

Thierry Ehrmann :
Au 5 Octobre 2011, Artprice connaît la meilleure performance boursière française sur le marché réglementé avec +158% de variation et un volume traité sur le titre de plus de 702 millions d’euros depuis le 1er janvier 2011. Une fois de plus, le marché est animal et instinctif. De tels chiffres indiquent clairement que le marché a fait ses propres investigations, diligenté ses propres études et enquêtes au cœur du marché de l’Art. On ne traite pas une somme de 700 millions d’euros en neuf mois de transactions par hasard, surtout dans le pire krach boursier de l’histoire. En vieux boursier, je dirais qu’on a parlé vrai au marché, et que le marché a parfaitement entendu et répondu par les volumes et le cours d’Artprice.

Boursica : Puisqu’on parle toujours de bourse, avez-vous malgré le krach de cet été les mêmes objectifs que lors de notre 1er interview de juin 2011 ?

Thierry Ehrmann :
Absolument ! Je maintiens rigoureusement nos objectifs de juin 2011, à savoir, que le cours est d’abord revenu sur les niveaux atteints en 2005/2006, soit 30 euros quand on a commencé à parler de la transposition de la Directive Services. Ce cours a été une simple remise à niveau avant que la France n’exaspère pendant 5 ans l’Europe par son coté pathétique en refusant la réforme des enchères notamment par voie électronique. Je maintiens sérieusement qu’on ne peut que partir d’une base de 67 euros qui était notre plus haut cours de cotation avant la création de la place de marche normalisée en 2005. On a tenu l’ensemble des engagements de notre prospectus d’introduction. Nous sommes même très au-dessus des engagements du prospectus de 1999. Je vous rappelle que nous avons atteint, il y a encore 3 mois, 58 euros, dans des volumes très conséquents.
Je réitère donc que le dicton « cours vu, cours revu » est une très vieille règle de la bourse. Artprice qui a démontré que cet adage s’appliquait à elle de manière incontestable même en pleine crise.

Boursica : Au fond de vous, quelle est votre vision de l’économie actuelle en occident ?

Thierry Ehrmann :
Je vous répondrai simplement avec ce propos du théoricien Antonio Gramsci  » il y a crise quand l’ancien monde ne veut pas mourir et que le nouveau monde ne peut pas naître ». En restant dans la métaphore, « le monde est une grande famille où quand je vais en Europe, je trouve un vieil ami rongé par une longue maladie incurable. Puis quant je vais en Asie, je suis confronté à un adolescent plein d’énergie et d’insolence et quant je reviens aux USA, je vois un homme obèse qui refuse de constater son état et continue sa boulimie frénétique ». Ces propos doivent nous faire comprendre que la crise est désormais existentielle et qu’elle demande un supplément d’âme et d’histoire sans quoi nous allons droit dans le mur.

Boursica : L’actualité étant ce qu’elle est, que pensez vous de Steve Jobs qui vient de décéder ?

Thierry Ehrmann :
Il était tout simplement iconoclaste et avait cette capacité d’accomplir ses rêves en les incarnant dans l’industrie de l’informatique qui est sans pitié. Sa passion lui a permis d’imaginer et conceptualiser le 21 ème siècle. Je le décrirais à mes yeux, plus comme un philosophe de l’ère numérique et du nomadisme qu’un chef d’entreprise. Je pense que là où il est aujourd’hui, il est déjà en train de nous préparer la version 9.0 de l’iPad tridimensionnelle 7G !

Boursica : Je vous repose donc à nouveau la question du 1er interview : avez-vous une prédiction pour l’avenir d’Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Je réitère que nous avons tenu tous nos engagements bien au-delà du prospectus d’introduction de 1999, en passant à travers la crise du NASDAQ de 2000, les attentats du 11 septembre 2001, la guerre en Irak de 2003, la grande crise financière démarrée en 2007 et qui est loin d’être finie avec la pire débâcle que constituent les dettes étatiques. Je connais très peu de sociétés cotées sur le marché réglementé qui en sont sorties vivantes sans jamais avoir procédé à des augmentations de capital et qui ont acquis durant cette période une position de leader mondial incontesté. Par rapport à l’interview de juin 2011, je modifie par contre ma position pour l’avenir d’Artprice car je pense que nous sommes désormais qu’à 5 % de l’histoire d’Artprice compte tenu des accords et contacts que nous avons bâtis depuis trois mois après l’adoption de la loi du 20 juillet 2011 et que désormais, une grande partie de notre histoire future se situe en Asie.

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Pour lire la première interview : 5 juin 2011 Interview exclusive de Thierry Ehrmann, PDG d’Artprice.com : http://serveur.serveur.com/Press_Release/pressreleaseFR.htm#20110606

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