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Artprice.Com : « 81% des actionnaires d’Artprice sont aussi des clients »

(Tradingsat.com) – Avec un cours de Bourse multiplié par plus de trois le mois dernier, Artprice s’est brutalement rappelé au (bon) souvenir de ses actionnaires. Le modèle économique du leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’art pourrait en effet changer de dimension d’ici peu, si tant est que la transposition en France de la directive européenne « Bolkestein » des biens et services arrive (enfin) à son terme. Patron d’Artprice et de sa maison mère, le groupe Serveur, Thierry Ehrmann, nous explique les enjeux de la dématérialisation du Marché de l’art.

Tradingsat.com : Votre chiffre d’affaires a progressé de « seulement » 5% au 1er trimestre.

Thierry Ehrmann : Il ne faut pas oublier que la Place de Marché Normalisée d’Artprice est devenue entièrement gratuite en septembre de l’année dernière. C’est donc une performance plus que satisfaisante et qui prouve, si besoin était, le bien fondé de notre stratégie visant à faire d’Artprice un acteur mondial incontournable de la libéralisation des ventes aux enchères d’Art, par voie électronique.

Tradingsat.com : Que trouve-t-on sur votre Place de Marché Normalisée ?

Thierry Ehrmann : Notre site Internet permet de visualiser la cote des artistes, les indices, les résultats de ventes aux enchères, les annonces des ventes futures, et une trentaine d’indicateurs semblables à ceux que l’on peut trouver en économétrie de marché… Il donne aussi, et surtout, accès, gratuitement, pour les acheteurs et les vendeurs, à l’ensemble de nos banques de données. La Place de Marché Normalisée agrège les deux principaux domaines de compétences du groupe Serveur, qui est non seulement un acteur majeur des banques de données judiciaires, juridiques et économiques, mais aussi l’un des tout premiers pionniers d’Internet dans le monde ! Nous fournissons des services sur Internet depuis 1985 !

Tradingsat.com : Vous dites que vos banques de données « font autorité ».

Thierry Ehrmann : Le projet Artprice repose à l’origine sur un constat : le marché de l’Art est – avec le marché des matières premières et le marché financier – l’un des trois seuls marchés fonctionnant de manière mondiale à pouvoir être subrogé par des banques de données. Artprice a acquis plus de 40 sociétés d’éditions ou de fonds éditoriaux d’Art dans le monde entier pour constituer ses banques de données sur le marché de l’Art. Elles ont été logiquement intégrées à notre Place de Marché Normalisée lors de son lancement sur Internet en 2005. L’enjeu est alors devenu celui de la dématérialisation, qui doit permettre de s’affranchir véritablement de l’ancien système des « salles des ventes physiques ».

Tradingsat.com : La dématérialisation est un atout pour le marché de l’Art ?

Thierry Ehrmann : Le marché de l’art, par nature, a toujours été international, mondial, mais partagé entre les grands initiés, qui font les prix, et les autres, les « victimes ». Internet est par définition l’outil qui va permettre de « capillariser » l’information de manière mondiale. Un marché où l’information circule efficacement est un marché qui croit de manière exponentielle. Sans cette information, les gens n’osent pas acheter ou vendre. Les flux d’œuvres d’art ont atteint 6,3 milliards d’euros l’an dernier sur notre Place de Marché Normalisée, après 5,85 milliards d’euros en 2009, 4,32 milliards d’euros en 2008, 2,7 milliards en 2006 et 1,3 milliard d’euros en 2005. Internet rend aussi le marché de l’art plus efficient. Par exemple : une requête sur la base de données Artprice pour des « compressions » de Cesar sur une période donnée va permettre d’identifier immédiatement les acheteurs potentiels qui ont recherché ou possèdent ce type d’œuvre dans leur portefeuille. La dématérialisation ne sort pas de notre imagination, nous n’avons pas à en faire la pédagogie. Cela fait 30 ans que les gens achètent par téléphone ; toutes les grandes enchères se font ainsi depuis longtemps !

Tradingsat.com : Mais vous ne profitez pas totalement de cette dématérialisation en termes de revenus.

Thierry Ehrmann : Cela ne nous empêche pas de gagner de l’argent. L’accès à la Place de Marché Normalisée est gratuit, mais nous avons toujours cru à l’information payante. Nos abonnements s’échelonnent de 15 euros à 500 euros, et donnent accès à des informations et des services qui vont permettre d’acheter une œuvre en parfaite connaissance de cause. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, en l’état actuel de la législation, nous ne percevons aucune commission sur les ventes. Ce qui potentiellement constitue un manque à gagner considérable sachant que, sur les flux de 6,3 milliards d’euros de l’an dernier, près d’un tiers, soit l’équivalent d’1,8 milliard d’euros, ont abouti à une vente !

Tradingsat.com : Quel est le contexte législatif aujourd’hui ?

Thierry Ehrmann : A l’heure actuelle, la législation résulte d’une première réforme du marché de l’Art intervenue en 2000 (décret d’application en 2001). Mais elle est inutilisable, à cause du régime de l’autorisation préalable. Toute vente doit en effet recevoir le feu vert du conseil des ventes volontaire, qui ne rend son avis que quelques heures, au mieux une journée avant la date prévue pour les enchères. Une véritable entrave déguisée à la concurrence ! C’est pour cela que nous attendons, depuis plusieurs années maintenant, la transposition en droit français de la directive « Bolkenstein » sur les biens et services, qui inclut justement les ventes aux enchères sur le marché de l’art, notamment par voie électronique. Le législateur européen avait donné à la France jusqu’au 28 décembre 2009 pour la réaliser, puis fixé une nouvelle limite, au 24 août 2010, au-delà de laquelle la mise en application d’une importante sanction pécuniaire serait prononcée par la cour européenne. C’est pour cela que le processus législatif français s’est dernièrement accéléré ! La nouvelle loi est figée à 98%. Elle est passée à l’Assemblée Nationale, modifiée, amendée, ce n’est plus qu’une affaire de semaines.

Tradingsat.com : Qu’est ce qui va changer ?

Thierry Ehrmann : Le régime de l’autorisation préalable est mort. Deuxièmement, apparaît la notion d’opérateur en ligne, celui-ci n’étant plus tenu d’assurer l’authenticité de l’œuvre tant qu’il s’engage à ne pas détenir l’œuvre physiquement. En revanche, si un ayant droit ou un expert signale une œuvre litigieuse, celle-ci est immédiatement retirée du circuit. J’attire ici l’attention sur le fait que la Place de Marché Normalisée permet de visualiser sous forme de fichier PDF tous les documents attestant de l’authenticité des œuvres. Il faut savoir aussi qu’Interpol a droit de regard sur toutes les œuvres qui circulent et que les polices judiciaires de 70 pays utilisent la base de données d’Artprice dans leurs enquêtes.

Tradingsat.com : Dans le futur, vous pourrez donc percevoir une commission sur les ventes.

Thierry Ehrmann : Que les choses soient claires, aujourd’hui, selon le conseil des ventes volontaires, la marge d’intermédiation entre acheteur et vendeurs est de 37,5%. C’est colossal ! Nous appliquerons des taux de commission beaucoup plus faibles, entre 4,5% et 7% selon les services proposés. Nous provoquerons un effondrement des coûts énorme qui ne pourra que bénéficier au marché de l’art.

Tradingsat.com : Votre Place de Marché Normalisée ne risque-t-elle pas d’être copiée ?

Thierry Ehrmann : Personne n’a le droit de la reproduire. Elle est protégée par le droit sui generis créé en 1996, spécifique aux banques de données. C’est une barrière à l’entrée terrible, impossible à contourner. Des concurrents qui avaient porté plainte à Bruxelles ont d’ailleurs été déboutés sur ce point. La législation n’interdit pas la position dominante, mais son abus. Une position dominante qui résulte d’une vision novatrice et créatrice est totalement acceptée par les législateurs européen et américain.

Tradingsat.com : Pourquoi dites vous qu’Artprice dispose de tous les atouts pour offrir aux maisons de vente leur migration intégrale sur Internet ?

Thierry Ehrmann : Parce que les maisons de ventes, les commissaires priseurs, sont tout sauf nos concurrents ! Ils voient dans la place de marché d’Artprice une continuité de leur métier. Grâce à nous, les Maisons de Vente vont s’affranchir des coûts devenus inutiles liés aux salles des ventes physiques, leur permettant d’économiser sur leurs coûts immobiliers. Artprice est prêt, dès la promulgation de la loi, à répondre à la demande de plus de 3 600 Maisons de ventes et près de 7 400 experts partenaires.

Tradingsat.com : La société Artprice a néanmoins des ennemis.

Thierry Ehrmann : Nous avons attaqué au pénal le groupe Christie’s, contrôlé par François Pinault, qui a tenté de manipuler notre cours de Bourse en formulant des demandes exorbitantes sans aucun fondement sérieux, arguant que son catalogue de vente était soumis à des droits d’auteur. La raison est que François Pinault cherche par tous les moyens, à entrer à notre capital. Des attaques similaires s’étaient produites en 2001 et s’étaient soldées par un échec.

Tradingsat.com : Comment est constitué l’actionnariat d’Artprice aujourd’hui ?

Thierry Ehrmann : Le groupe Serveur est majoritaire, avec 32,7% du capital, il y 68 à 70% de flottant, le reste est dans les mains de 18 000 actionnaires. Sachez d’ailleurs que 81% des actionnaires d’Artprice sont aussi des clients. C’est il me semble un signe fort de confiance dans nos services… et dans le potentiel de valorisation d’Artprice. A toutes fins utiles, je rappelle que nous sommes rentables depuis plusieurs années, que l’intégralité de nos coûts sont fixes jusqu’à 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, et qu’Artprice n’affiche aucune dette.

Propos recueillis par François Berthon

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Artprice : le rapport annuel du marché de l’art 2010, la Chine vainqueur incontestable de la décennie.

Artprice : le rapport annuel du marché de l’art 2010, la Chine vainqueur incontestable de la décennie.

Au cours de la décennie écoulée, deux tendances fortes s’imposent : la première tendance, est selon Thierry Ehrmann, Pdg et fondateur d’Artprice, leader mondial de l’information sur le marché de l’art, « une véritable révolution dans la géopolitique du marché de l’art mondial, en une décennie, la Chine est passée du neuvième rang au premier rang en 2010 des ventes aux enchères de Fine Art devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis qui détenaient avec suprématie le marché depuis les années 50 ». Quant à la France, sa perte de compétitivité constante d’année en année fait d’elle la grande perdante de cette décennie, notamment par le retard pris dans la réforme des ventes publiques exigée par la Directive Européenne pour le 28/12/2009 et le scandale Drouot dont la saga judiciaire ne cesse de rejaillir.

La deuxième tendance est le constat unanime des acteurs du marché de l’art à voir une mutation sans précédent du commerce de l’art. La structure même du marché change, notamment avec la suprématie d’Internet et ses deux milliards et demi de connectés qui sont à l’origine de l’accélération fulgurante des ventes d’art en ligne, les compétitions générées par plus de 260 foires d’art organisées chaque année dans le monde et l’importance des investisseurs et fonds d’investissements dans l’art. L’émulation qu’ils ont créée à grand renfort médiatique a participé à faire de l’investissement dans l’art un nouveau phénomène socioculturel. L’assimilation de l’art à un actif financier par certains a débouché sur un nouveau modèle : celui de la bourse de l’art. La Chine fait figure de pionnière dans ce domaine car le gouvernement chinois lançait en 2009 la Shenzen Cultural Assets and Equity Exchange (SZCAEE).

Cette année 2010 a été riche en événements : après l’envolée des prix de l’art entre 2004 et 2008 et la contraction sévère du marché entre octobre 2008 et l’été 2009 (chute des volumes et chute des prix) vint la reprise de la compétition jusqu’à des sommets de prix jamais atteints auparavant… le constat de cette dernière décennie est celui d’une accélération considérable du rythme du marché et de son déplacement à l’est du planisphère. Après le précédent krach du marché de l’art (1991), près de quatre années de patience furent nécessaires avant qu’une reprise des prix ne s’amorce. Cette fois, le marché haut de gamme a retrouvé sa santé en un an et demi à peine .

En 2008, après la crise de Lehman & Brothers, la Chine est devenue le moteur de la relance économique mondiale. Parallèlement, le gouvernement chinois a démontré l’importance accordée à l’art et la culture via les JO de Pékin en 2008, l’Exposition Universelle de Shanghai en 2010 puis le travail de fond du Ministère de la Culture et des Finances pour rendre les musées publics gratuits en Chine. La fierté de la culture chinoise en passe aussi par sa valorisation à l’échelle mondiale. Les collectionneurs chinois s’imposent comme des modèles, des travailleurs pour leur patrie. Grâce au soutien et aux liquidités importantes de ces collectionneurs, les artistes chinois ont rattrapé leur retard sur la cote des artistes occidentaux et ils l’ont fait à une vitesse fulgurante.

Artprice publie en 7 langues son rapport exclusif du marché de l’art repris par plus de 6 300 médias et institutions internationaux chaque année. Réalisé à partir des 5,4 millions de résultats d’enchères de
3 600 maisons de ventes, le rapport annuel « Tendances du Marché de l’art 2010 » est constitué de 27 pages d’analyses macro-économiques et micro-économiques mises à jour au fil de l’actualité des ventes et des évolutions des prix des œuvres d’art. Ce rapport édité par ArtMarketInsight, l’agence de presse d’Artprice, avec le département d’Econométrie d’Artprice contient aussi des classements originaux tels que le TOP 500 des artistes par chiffre d’affaires, la liste des 100 plus fortes enchères de l’année.

Télécharger l’intégralité du document au format PDF (Téléchargement gratuit)
http://imgpublic.artprice.com/pdf/trends2010_fr.pdf

Sommaire

Edito
Le jeu des montagnes russes
L’art d’après-guerre et l’art contemporain dans le marché global
2010 : Reprise de la compétition
Retour en salles mitigé pour les signatures contemporaines : les fausses victoires de
Hirst, Murakami et Koons
La Chine : numéro 1 mondial
New York vs Pékin
Rattraper le retard des anciens et imposer les contemporains
La France dans le monde : l’histoire d’un déclin annoncé
L’année de l’Art Market Confidence Index
Twitter : L’année 2010 en 140 caractères
Le Top 10 des artistes
Le Top 100 des enchères 2010
Le Top 500 des artistes par chiffre d’affaires en 2010

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2011 thierry Ehrmann
Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice http://web.artprice.com/video

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du marché de l’art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’œuvres d’art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 3600 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du marché de l’art pour les principales agences et 6300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces normalisées, qui constituent désormais la première place de marché mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art (source Artprice).
Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris : Euroclear: 7478 – Bloomberg : PRC Reuters : ARTF

Code twitter : twitter.com/artpricedotcom
Sommaire des communiqués d’Artprice :
http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

Chine : numéro un mondial dans l’art

La Chine s’est hissée à la première place du marché de l’art en 2010, devant les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, a annoncé mercredi la société française Artprice, spécialisée dans les informations sur ce marché.

Le montant global des ventes aux enchères de « Fine art » en Chine (Hong Kong, Pékin, Shanghaï) a atteint 3,1 milliards de dollars l’an dernier, a précisé à l’AFP Thierry Ehrmann, fondateur et président d’Artprice. « C’est un électrochoc dans l’histoire du marché de l’art mondial », a-t-il ajouté.

A l’issue des ventes aux enchères 2010, la Chine représente 33% du produit mondial des ventes de « Fine Art ». Les Etats-Unis ont 30% du marché, avec 2,8 milliards de dollars. Le Royaume-Uni arrive en troisième position avec 19% (1,8 md USD). La France est quatrième avec 5% du marché seulement (475 millions USD), a précisé M. Ehrmann.

En 2009, les Etats-Unis avaient une part de marché de 27,9%, le Royaume-Uni de 21,3%, la Chine de 17,4% et la France de 13,9%, a-t-il rappelé. La catégorie « Fine art » comprend les peintures, installations, sculptures, dessins, estampes et photographies.
W00674-chine-numero-un-mondial-dans-l-art.php »>www.lefigaro.fr

AFP
23/03/2011 | Mise à jour : 19:56
2011 – <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/03/23/97002-20110323FILWW

Onde de choc sur le marché de l’art. La Chine désormais N° 1 devant les USA et la Grande-Bretagne

Onde de choc sur le marché de l’art. La Chine désormais N° 1 devant les USA et la Grande-Bretagne.

Onde de choc sur le marché de l’art.
La Chine désormais N° 1 devant les USA et la Grande-Bretagne

Selon Thierry Ehrmann, fondateur et président d’Artprice, leader mondial de l’’information du marché de l’art, « c’est un électrochoc dans l’histoire du marché de l’art mondial : la Chine est désormais numéro 1 des ventes aux enchères Fine art ». Il lui a fallu trois petites années pour passer d’une troisième marche d’un podium ravie à la France en 2007 à une première place devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis, grands maîtres du marché depuis les années 50.

Pour inverser d’Ouest en Est la polarité du marché de l’art mondial, la Chine n’a pas besoin d’artifices comme les chiffres hypothétiques des galeries d’art (marché privé opaque comparé à celui, public, des enchères) ou ceux du mobilier et des objets d’art traditionnel chinois (dont les cotes flambent dans le monde entier). Depuis les années 50, le classement de référence pour le marché de l’art est celui du Fine Art en ventes publiques (peinture, installation, sculpture, dessin, photographie, estampe).
A l’issue des ventes aux enchères 2010, la Chine représente 33% du produit mondial des ventes de Fine Art, les Etats-Unis 30%, le Royaume-Uni 19 %, la France 5 %.

Le classement des artistes mondiaux en 2010 (Top10 Artprice par produit de ventes annuel) récompense quatre artistes chinois (contre un en 2009) avec un ticket d’entrée minimum de 112 m$. Qi Baishi arrive en seconde position devant Andy Warhol et devant son compatriote Zhang Daqian , Xu Beihong prend la huitième place avec 176 m$ de produit de ventes et Fu Baoshi arrive à la neuvième place. La jeune génération d’artistes chinois s’impose avec plus de force encore que ses aînés : elle a pris d’assaut plus de la moitié des sièges du Top 10 des artistes contemporains en 2010 et se trouve mieux représentée que les Américains (trois américains Basquiat, Koons, et Prince contre six chinois Zeng Fanzhi, Chen Yifei, Wang Yidong, Zhang Xiaogang, Liu Xiaodong et Liu Ye)*.

Le pouls du marché se prend désormais à Pékin, Hongkong et Shanghai, nouveaux relais de croissance du marché mondial où œuvrent Sotheby’s (2% du produit des ventes réalisé à Hongkong), Christie’s (2,5% à Hongkong), Poly International (7,4%), China Guardian (5,32%), Beiing Council (2,07%), Hanhai Art Auction a Pékin (2,74%).

Non seulement la puissance économique de la Chine, deuxième puissance mondiale en 2010, a eu un effet levier sur l’économie de l’art et sur son rayonnement culturel, mais l’art bénéficie aussi du soutien du gouvernement et de collectionneurs chinois aussi patriotes que prompts à l’investissement. La Chine a compris le Pouvoir de l’Art dans l’histoire des nations. Par ailleurs, les records d’enchères pour des oeuvres d’art chinoises sont encore à attendre puisque le nombre de milliardaires chinois devrait progresser d’environ 20% par an jusqu’en 2014 contre 5,6% pour le reste de la planète.

*Extraits du rapport du marché de l’art Artprice 2010 téléchargeable gratuitement dès le 5 avril 2011 sur le site http://www.artprice.com en anglais, français, chinois, allemand, italien et espagnol.
Source: http://www.artprice.com ©1987-2011 thierry Ehrmann

Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice http://web.artprice.com/video/

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du marché de l’art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 3 600 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du marché de l’art pour les principales agences et 6300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces normalisées, qui constituent désormais la première place de marché mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art (source Artprice).

Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris : Euroclear : 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters : ARTF
Sommaire des communiqués d’Artprice :
http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

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