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5400 adeptes investissent la Demeure du Chaos

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La mort du « Chaos » ?

La mort du « Chaos » ?

Dominique Garandet

Branle-bas de combat à Saint- Romain-au-Mont-d’Or. La Demeure du Chaos, brouillamini cataclysmique, oeuvre au noir eschatologique enfantée dans la douleur par Thierry Ehrmann, doit être réduite a néant Dans un arrêt sans appel, la Cour de cassation a tranche l’homme d’affaires devra remettre dans son état d’origine ce no man’s land apocalyptique
Une des aventures artistiques les plus fortes du XXIe siècle selon le New York Times se voit donc brutalement interrompue, dix ans après sa « déconstruction » La remise en état de la Demeure du Chaos signifie donc la destruction intégrale des 3 123 oeuvres d’art produites par Thierry Ehrmann et son collectif d’artistes
Situé dans un village « chic » de la banlieue lyonnaise, cet anti- Palais idéal est un ancien relais de poste du XVIIe siecle transformé en demeure alchimique inspirée de Fulcanelli, magistral et énigmatique auteur du Mystère des cathédrales. La Demeure du Chaos voit le jour le 9 décembre 1999, « dans le désordre des sens », et vit depuis au rythme de l’énergie pure Président du groupe Serveur et d’Artprice.com, Ehrmann supervise le travail d’une quarantaine de plasticiens qui ont transformé le bâtiment en un symbole apocalyptique, post 11-Septembre, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou de Fidel Castro
Immense musée à ciel ouvert gratuit s’étendant sur 12 000 m2, la Demeure du Chaos a l’apparence d’un vaste décor cauchemardesque et hallucinant composé de vestiges de météorite, hélicoptères éventrés, squelettes calcinés de voitures ou d’avions, sculptures menaçantes de ferrailles rouillées, enchevêtrements de poutrelles lépreuses et de structures en béton.
Le non-respect des règles d’urbanisme, ainsi que le mécontentement de certains habitants du village (classé) ont incité le maire, Pierre Dumont, à porter plainte auprès de la justice en 2004. A l’issue d’une longue procédure, la cour d’appel de Grenoble a condamné Ehrmann, le 16 décembre 2008, à une amende de 30 000 euros et lui a donné neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine
L’homme d’affaires s’était alors pourvu en cassation Mais, le 15 décembre dernier, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise. La Demeure du Chaos doit être frappée par le syndrome du World Trade Center et transformée en champ de ruines Thierry Ehrmann dénonce un « négationnisme » artistique et va porter son conflit devant la Cour européenne des droits de l’homme. Selon lui, la Demeure est entrée dans l’histoire de l’art : de nombreux ouvrages et revues du monde entier l’attestent. « Avec plus d’un millier de reportages de presse écrite et télévisuelle dans plus de 72 pays, cette « factory » à la française est devenue incontournable »
L’antre d’Ehrmann est indiscutablement devenue une oeuvre d’art La justice peut-elle imposer sa destruction ? Cette bataille rappelle l’affaire Brancusi, dans les années 20, où la justice fut confrontée a la question du statut de l’oeuvre d’art La Cour de cassation est-elle compétente pour juger ce genre d’affaire ?
120 000 visiteurs convergent, chaque année, vers le fatras alchimique de Thierry Ehrmann N’en déplaise aux thuriféraires de la norme, sa demeure dantesque représente un dernier refuge pour des artistes désireux de prolonger son oeuvre prométhéenne Une ruche bourdonnante en résonance avec le mouvement perpétuel du monde et de son actualité… chaotique.

MERCREDI 23 DECEMBRE 2009
copyright ©2009 La Montagne
copyright ©2009 Le Journal du Centre

Lettre ouverte à thierry Ehrmann

HUMEUR

L’EDITO

PHILIPPE BRUNET-LECOMTE


Le directeur-rédacteur en chef de Mag2 Lyon s’adresse au fondateur de la Demeure du chaos, condamné par la Cour de Cassation à la remettre en état. Et à travers lui, il s’adresse à tous les “oufs” lyonnais qui font la couverture de ce numéro.

Lettre ouverte à thierry Ehrmann
Mon cher Thierry, toi au moins, ça ne te choquera pas que je tutoie vu que je t’ai immédiatement tutoyé quand je t’ai rencontré pour la première fois, il y a environ 15 ans. Ce qui mérite d’être signalé aux fidèles de cette lettre ouverte car je passe très rarement au “tu”, surtout quand j’ai en face de moi un baron lyonnais.
Ça ne te choquera pas non plus qu’en m’adressant à toi, je m’adresse en fait à tous les “oufs” lyonnais auxquels ce premier Mag2 Lyon de l’année 2010 consacre un dossier que je trouve marrant et assez instructif. Car au final, que serait Lyon sans tous ces “oufs”qui, comme toi, qui secouent cette ville encore coincée dans ses à prioris ?
Bon, je sais, tu as fini l’année 2009, par un “chaos” judiciaire. Car la Cour de cassation vient de te condamner à reconstruire ta fameuse Demeure, que tu déconstruis depuis 10 ans avec méthode en la submergeant d’incroyables performances artistiques.
Je n’ai jamais bien compris sur quelle planète vivaient les juges. Car souvent ils croient condamner mais en fait, c’est l’inverse, ils sacralisent ce qu’ils pensent anéantir d’un geste magistral. Avec cette maison du Chaos, si j’ai bien compris, tu t’es affranchi d’un permis de construire dans les règles. Mais au fond, c’était élémentaire, mon cher Thierry, car tu ne pouvais pas te lancer dans cette aventure avec un certificat de conformité.
Et les juges qui te le reprochent aujourd’hui sont dans l’absurde. Visiblement, ces éminents juristes n’ont pas lu le procès de Kafka !
Bref, c’est le plus joli cadeau qu’ils pouvaient te faire pour Noël, en relançant cette procédure qui avait tendance à s’enliser dans la routine judiciaire. Et la routine, je le sais, tu ne supportes pas. Voilà pourquoi je te demande de bien vouloir adresser à tes juges quelques mots de remerciements en ce début d’année. En les invitant à venir visiter le paradis infernal. En plus pour eux, ce serait une expérience unique : se rendre compte sur le terrain de la réalité d’un de leurs “dossiers”qu’ils ont jugé du haut de leur perchoir parisien, emmitouflés dans leur hermine d’un autre siècle.
Bref, te voilà reparti dans un nouveau combat judiciaire. Car j’imagine, tu vas saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Et s’il le faut, tu iras plus loin car il doit bien y avoir un tribunal mondial, voire interplanétaire qui sera enfin sensible à tes arguments de bon sens. C’est-à-dire que le droit ne peut pas se hisser dans cet univers insaisissable de la création.
Rassure-toi, Thierry, par cette lettre ouverte, je ne veux pas prendre ta défense face à ces juges qui ont sanctifié ton chaos car tu te débrouilles très bien tout seul pour t’enfoncer ! Mais je veux simplement te dire que je reste un de tes fidèles. D’ailleurs, je ne compte plus les “dîners de cons”où j’ai pris un vrai plaisir à m’insurger contre ceux qui propageaient des pauvres rumeurs sur toi. Tes mille et une femmes, les mille et une faillites, tes mille et une brutalités, perversités et autres obscénités diaboliques….
Ce qui m’a toujours fait rigoler, c’est la gueule de tes ennemis qui se pincent le nez en parlant de toi. Ces bienpensants aux airs de velours, ces costards rigides cravatés de gris, ces chanoines gras et repus… Des airs si convenables qui dissimulent tant de vraies turpitudes. Lyon qui pèse, Lyon qui prie, Lyon qui compte. Lyon trouillard. Les vrais “oufs, c’est pas toi, c’est eux. Car ils naviguent à vue, l’oeil rivé sur eux-mêmes et sur leurs petits intérêts. Un peu court.
Voilà, mon Thierry, je conclurai en te disant merci. Et à travers ce merci, en rendant hommage à tous les “oufs”de Lyon qui font que, malgré tout, j’adore cette chienne de ville.
Merci aussi parce que seul un “ouf”comme toi pouvait soutenir un magazine de “ouf”comme Lyon Mag, devenu par miracle Mag2 Lyon. Jamais tu ne nous as laissé tomber, malgré les chaos qui ont jalonné nos quinze ans d’histoire. Et tu as toujours tenu parole, contrairement à d’autres barons si respectables. Sans jamais rien exiger en retour, si ce n’est que nous restions fidèles à nous-mêmes.
J’en profite pour adresser, en ce début d’année 2010, un petit message à l’équipe de ce Mag2Lyon, qui va fêter son premier anniversaire dans quelques semaines. Tu le sais, j’ai décidé de me “casser”cet été, pour permettre à ce magazine de “déconstruire”tranquillement son avenir. Et je leur dirai en toute franchise : vous aussi, sachez rester “ouf”. Ce qui est très exigeant. Mais c’est la seule façon d’être vraiment raisonnable !

copyright ©2010 Mag2Lyon – Janvier 2010

« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme

« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme
LYON le 17/12/2009 (Actualisé le 17/12/2009 à 20h00) – AFP

‘homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann, contraint mardi par la Cour de cassation à remettre en l’état les lieux où il avait construit sa « Demeure du Chaos », a annoncé jeudi qu’il formerait un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Située à Saint-Romain-au-Mont-d’Or (Rhône), près de Lyon, la « Demeure du Chaos » est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art).

Depuis 1999, M. Ehrmann a supervisé le travail d’une quarantaine d’artistes qui ont transformé la bâtisse en un symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro.

A l’issue d’une longue procédure en justice, la cour d’appel de Grenoble avait, le 16 décembre 2008, jugé que cette oeuvre enfreignait le code de l’urbanisme. Condamnant M. Ehrmann à une amende de 30.000 euros, elle lui avait donné neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine.

Le condamné s’était alors pourvu en cassation. Mais, mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise.

« Plus que jamais, Thierry Ehrmann (…) va plaider avec férocité sa cause pour faire valoir et respecter le droit à la liberté d’expression, en formant un recours (…) auprès de la cour européenne des droits de l’homme contre la France », a-t-il annoncé dans un communiqué de presse.

Selon lui, « cette décision porte atteinte à sa liberté d’expression et dans le fait qu’il ne peut pas être soumis à la seule réglementation du droit de l’Urbanisme, l’expression artistique étant un droit national et universel depuis la nuit des temps ».

copyright ©2009 EasyDroit.fr

«Demeure du Chaos»: recours devant la cour Européenne

«Demeure du Chaos»: recours devant la cour Européenne


Alors que l’homme d’affaires et plasticien, Thierry Ehrmann, a été sommé de remettre en état sa «demeure du chaos», située près de Lyon, par la cour de cassation, ce dernier a décidé de former un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme.

thierry Ehrmann, qui a été contraint mardi par la cour de cassation de remettre en l’état d’origine sa «Demeure du Chaos», a décidé de former un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme. «Plus que jamais, Thierry Ehrmann (…) va plaider avec férocité sa cause pour faire valoir et respecter le droit à la liberté d’expression, en formant un recours (…) auprès de la cour européenne des droits de l’Homme contre la France», a-t-il annoncé dans un communiqué de presse. Selon lui, «cette décision porte atteinte à sa liberté d’expression et dans le fait qu’il ne peut pas être soumis à la seule réglementation du droit de l’Urbanisme, l’expression artistique étant un droit national et universel depuis la nuit des temps».

Situé à Saint-Romain-au-Mont-d’Or près de Lyon, la «Demeure du Chaos» est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, qui depuis 1999 a été transformé en un symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro.

(18/12/2009)

copyright ©2009 BatiActu

Demeure du Chaos: Ehrmann refuse de se rendre…

Demeure du Chaos: Ehrmann refuse de se rendre…
Écrit par Gérald Bouchon
Jeudi, 17 Décembre 2009 16:16
La cour de cassation a rejeté le pourvoi de Thierry Ehrmann. L’homme d’affaires devra remettre en état l’extérieur de la Demeure du Chaos à Saint-Romain-au-Mont-d’or. La bâtisse, siège du Groupe Serveur avait commencé à muter en 1999, de façon discrète.

C’est véritablement en 2004 que la mutation éclate au grand jour avec les…

transformations extérieures de l’ancien relai de poste XVIIème siècle. Le maire de lépoque Pierre DUMONT avait alors décidé de saisir la justice. L’arrêt rendu par la cour d’appel de Grenoble en décembre 2008 est donc définitif.

Il impose à l’homme d’affaires la remise de la bâtisse à l’état initial. Mais Ehrmann n’est pas du genre à baisser les bras: il a décidé de saisir la cour européenne des droits de l’homme.

copyright ©2009 Lyon Première

Artprice : toujours sur un siège éjectable

« La demeure du Chaos », le siège d’Artprice à Saint-Romain-au-Mont-d’Or à l’Ouest de Lyon, est toujours dans le collimateur de la justice. Thierry Ehrmann, patron du groupe et créateur du site, a indiqué hier soir que la Cour de Cassation a demandé « la destruction des 3.123 oeuvres d’art formant le corpus de la Demeure du Chaos ». La Cour a rejeté le pourvoi formé par Thierry Ehrmann contre l’arrêt de la Cour d’Appel de Grenoble rendu il y a un an presque jour pour jour, qui concluait que le site était contraire au code de l’urbanisme et exigeait une remise en son état original.

La prochaine étape ? La Cour Européenne des Droits de l’Homme. « Depuis 1999, soit 10 ans, la Mairie de Saint-Romain-au-Mont-d’Or s’acharne dans son négationnisme artistique et persiste à demander la remise en état du bâtiment, ce qui signifie tout simplement la destruction intégrale de La Demeure du Chaos », commente Thierry Ehrmann, qui va s’appuyer sur l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme sur la liberté d’expression pour plaider sa cause, en soulignant que « la jurisprudence sur cet article a régulièrement fait condamner la France ».

(C) Finance Plus

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