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thierry Ehrmann – Voyage au bout de la nuit – Parcours atypique, Vision prophétique

Fin dialecticien, homme d’une grande spiritualité, artiste plasticien féru de l’histoire de l’art, Thierry Ehrmann a érigé en deux décennies le leader mondial de l’information sur le marché de l’art (4,5 millions de membres dans 72 pays). Passionné et passionnant, le président directeur général d’Artprice.com nous retrace son parcours atypique. Entretien fleuve.

Que retenez-vous de votre jeunesse ?

Mon enfance fut marquée par une formation chez les jésuites nommés les soldats de Dieu, puis chez les dominicains, redoutables négociateurs attestant d’un contournement intellectuel extrêmement rare et aiguisé. Mon enfance fut d’autant plus particulière que mon père, ancien polytechnicien à la retraite, docteur en droit et grand croyant, était un membre de l’Opus Dei influent.

Après Vatican II, l’Église ayant décidé de mettre fin aux biens ostentatoires, mon père avait été mandaté par le Vatican pour fermer les écoles princières, les palaces et autres lieux vains et inutiles qui ne représentaient plus l’esprit qui soufflait dans la foulée de Vatican II. Nous avons voyagé aux 4 coins du monde pour mettre un terme à ces lieux qui appartenaient à l’Eglise. J’ai ainsi pu découvrir le monde, et observer qu’à l’époque, le latin était la langue des affaires et non l’anglais.

J’ai eu l’occasion de faire le tour du monde une première fois durant mon enfance, puis une seconde fois entre 16 et 20 ans. J’ai écumé tous les pays à l’exception de 2 ou 3 pays exotiques.

 

Quels enseignements tirez-vous de ces voyages ?

Les voyages sont vains et inutiles. Le plus long voyage est celui que l’on fait dans sa tête. Au terme de 20 ans de démarche analytique freudienne, suivis de 8 ans de démarche lacanienne, je suis convaincu que le voyage physique est une fuite en avant dans laquelle on s’exile avec ses névroses et ses psychoses. C’est précisément l’histoire des miroirs grossissants, la fuite à l’extérieur est un véritable syndrome de Stendhal qui ne fait qu’amplifier le phénomène.

Si les évangiles de Luc et Matthieu affirment « nul n’est prophète en son pays », pour autant, nous sommes le fruit d’une éducation, d’une culture et d’un climat. C’est sur nos terres que nous nous faisons, nous défaisons et nous reconstruisons. Je n’ai jamais vu d’exil heureux. J’ai eu la chance de rencontrer des monstres puissants qui ont dominé le XXème siècle et qui pour certains se sont éteints depuis. J’en ai conclu que tout exil est soumis à un éternel retour.

Celui qui s’isole en haut de la montagne ne cherche que le retour à l’exil, l’acte de solitude correspondant à la volonté de mieux revenir. Pour moi, le mythe de l’ermite n’existe pas, l’ermite est quelqu’un qui prépare son retour en scène, il n’est un mythe qu’en projection de son futur retour. Nous devons affronter nos démons frontalement sous peine qu’ils reviennent toujours.

 

Quel est votre moteur dans la vie ?

La passion pour l’art que je mets dans Artprice et le musée que j’ai fondé. Je suis artiste plasticien inscrit à la Maison des Artistes depuis 35 ans. Dès 1999, j’ai voulu faire vivre mes œuvres dans le premier musée privé immatriculé au RCS : Le Musée L’OrgAne, que j’ai érigé comme siège social d’Artprice, coté sur le marché réglementé. Ma passion pour l’histoire de l’art, en 20 ans, m’a servie à bâtir le Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art.

Ce travail titanesque fut synthétisé par la Ministre de la Culture lors de sa visite chez Artprice par cette phrase « Vous vous êtes subrogé en lieu et place à une mission supra-étatique de conservation de l’histoire du marché de l’art ». En effet, il est nécessaire de poser quelques chiffres qui démontrent le travail herculéen réalisé : Artprice est devenue en 20 ans le Leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 30 millions d’indices et résultats de ventes couvrant plus de 700 000 Artistes.

Avec Artprice Images, elle permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 126 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art, de 1700 à nos jours, commentées par ses historiens.

Au quotidien, Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 6300 Maisons de Ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 7200 titres de presse dans le monde. Ce n’est pas pour rien qu’Artprice compte 4,5 millions de membres dans 72 pays.

 

En quoi avez-vous introduit une profonde révolution dans le marché de l’art ?

Raymonde Moulin, célèbre sociologue et historienne de l’art, surnommée « la Papesse », m’a interpellé il y a une dizaine d’années en m’indiquant qu’Artprice avait définitivement modifié l’histoire du marché de l’art de manière irrévocable en s’inscrivant elle-même dans l’histoire de l’art. Effectivement, on note depuis 20 ans une mutation sans pareil. Laissons parler les chiffres quelques secondes.

Les leviers d’une telle mutation passent par la facilité d’accès aux informations sur le Marché de l’Art, la dématérialisation des ventes – le tout sur Internet avec 98% des acteurs connectés- la financiarisation du marché, l’accroissement des consommateurs d’art (de 500 000 à l’après-guerre à 90 millions en 2017), leur rajeunissement, l’extension du marché à toute la Grande Asie, à la zone Pacifique, à l’ Inde, à l’Afrique du Sud, au Moyen-Orient et à l’Amérique du Sud.

Cette mutation passe aussi par l’industrie muséale qui est devenue une réalité économique mondiale au XXIème siècle. En effet, il s’est construit plus de Musées entre 2000 et 2014 que durant tous les XIXème et XXème siècles, soit 700 nouveaux musées par an. Cette industrie dévoreuse de pièces muséales est l’un des facteurs primordiaux de la croissance spectaculaire du Marché de l’Art. Le Marché de l’Art est désormais mature et liquide.

Le Marché de l’Art est devenu un marché efficient, historique, mondial et dont la capacité à résister aux crises économiques et géopolitiques n’est plus à démontrer. Il surperforme depuis 18 ans les principaux marchés de placement de manière incontestable.

thierry Ehrmann

thierry Ehrmann

 

Vous avez fondé votre musée, au cœur-même d’Artprice qui analyse le marché de l’art. Que s’apportent-ils mutuellement ?

Aujourd’hui, Le Musée d’Art Contemporain L’Organe qui gère la Demeure du Chaos / Abode of Chaos compte 5 400 de mes œuvres, principalement des sculptures monumentales de plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes, dont les thèmes abordent notre siècle tragique et somptueux.

Mes 5 400 œuvres baignent dans une totale alchimie avec Artprice et le Groupe Serveur, pionnier de l’Internet et des banques de données depuis 1987. Il est évident qu’Artprice, en tant que Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art ne pouvait rêver mieux que d’avoir comme siège social le célèbre Musée d’Art Contemporain L’Organe, gérant la Demeure du Chaos. Il faut préciser que ce musée est classé en région Rhône-Alpes, de manière incontestable, comme premier musée d’art contemporain privé, avec 120 000 visiteurs par an, dont 25 % hors France.

 

Quel est votre rapport à la franc-maçonnerie ?

J’ai eu l’opportunité d’y rentrer très jeune – à l’âge de 23 ans – et de devenir membre de la Grande Loge Nationale de France. Cette loge déiste me semblait intéressante car porteuse d’une philosophie assez ouverte. On nous appelait les « Anglais » car nous dépendions de la Grande Loge de Londres ou encore les « Romains.

J’ai été l’un des premiers à aborder le thème dans un Envoyé spécial sur France 2 qui m‘était consacré. J’ai 32 ans de loge et je dois dire qu’avec le recul, pour avoir visité de multiples courants ésotériques à travers le monde, je dois admettre que la franc-maçonnerie est le modèle philosophique le plus stable, le plus humain, et qui, contrairement à ce que l’on croit, peut par son concours amener aux grandes questions éthiques de ce siècle.

Lorsqu’on possède un mandat public, nous devons pratiquer la méthode anglo-saxonne de déclarer notre appartenance afin d’éviter les fantasmes des fraternels dévoyés et nous permettre au contraire de nos ouvrir à des réceptions d’air plein d’humanisme et de talents.

Mon père, polytechnicien et Docteur en Droit, comme moi-même et mes deux fils avons une maladie neurodégénératives très importante et ma démarche depuis 32 ans par le temple et les voyages initiatiques me permettent d’assumer ces terribles douleurs et de rester les yeux ouverts vers le ciel toujours curieux et émerveillés de ce nouveau monde.

 

Qu’entendez-vous par visite initiatique ?

J’ai suivi par plaisir un cursus universitaire de théologie qui m’a permis d’étudier différentes religions et notamment la religion juive. J’ai pu échanger avec le Rav Pinto, tout en étant goy et catholique. Un de mes meilleurs amis, décédé depuis, était un grand psychiatre juif. Cet homme brillant a sombré dans la folie et est devenu écrivain et ermite en Israël.

Son parcours était captivant car il avait étudié la Torah, le Talmud et le Zohar, que l’on retrouve dans les loges maçonniques haut gradées. Je m’imagine à la place de l’autre et ce qu’est l’autre. C’est une de mes méthodes de gouvernance dans la mesure où je ne donne jamais un seul ordre. Je pense que donner un ordre affaiblit considérablement, l’ordre étant une perte de sens.

En Asie, l’ordre n’existe pas, le regard suffit à imprimer ou à donner le sens même dans lequel il faut aller. J’ai toujours eu des passerelles absolument transparentes entre ma vie privée et ma vie professionnelle. J’admire ou je suis dubitatif en fonction des jours des gens qui cloisonnent ces deux univers. Lorsque l’on est passionné, il est difficile, voire impossible, de conserver cette étanchéité.

J’ai toujours cultivé une totale transparence avec mes fils qui ont désormais plus de 30 ans en provoquant très rapidement le meurtre du père. Le père est aussi quelqu’un qui a ses fragilités, ses névroses… Mes enfants ne sont pas la continuité de moi, ils ont un parcours authentique, singulier, et il n’existe aucune projection.

 

Quel regard portez-vous sur l’Europe ?

Je lisais dernièrement les écrits de Nicolas Baverez sur la décadence de L’Occident et le projet européen. Dans les années 80, j’avais une cinquantaine de sociétés dont chacune portait le préfixe « Europ » (Europe Numéris, Europe Juris, etc). J’ai beaucoup cru au projet européen de Jean Monet mais je considère aujourd’hui que c’est la plus grande catastrophe industrielle, politique et économique.

Nous avons fait l’Europe en dépit du bon sens et nous avons gâché quelque chose d’historique qui avait dix millions d’existence. Le traité de Lisbonne signé en 2007 est pitoyable, c’est un traité que l’on signe en fin de nuit lorsque les parties sont usées et souhaitent en finir. J’ai découvert, si l’on compte les grandes régions, que c’est en réalité 108 parties qui doivent s’accorder lorsqu’il y a une adoption à prendre.

Il est déjà extrêmement difficile d’obtenir l’accord de tous les sociétaires ou tous les mandataires au sein d’une holding, alors imaginez ce qu’il en est pour la grande maison Europe. Le système était voué à l’échec.

 

Comment auriez-vous imaginé l’Europe ?

J’aurais imaginé une Europe médiévale organisée en régions afin de favoriser une transversalité. Il aurait fallu mettre un terme en France à ce jacobinisme colbertiste ou ce jacobinisme high-tech qui consiste à tout concentrer. La concentration constitue pour moi une énorme erreur. L’Europe aurait pu nous aider à réaliser l’Europe des régions, porteuse de sens et productive. Rappelons à titre d’exemple que la région Rhône-Alpes est plus grande que la Suisse et représente environ 11,6 % du PIB français. Nous avons des capacités importantes mais il existe une perte d’énergie énorme.

J’imagine une Europe généreuse. L’Europe avait une très belle histoire mais elle s’est vidée de son sens, elle n’est pas atlantiste, on ne peut pas même parler d’une Europe de l’OTAN. Cette Europe a tout perdu jusqu’à la vision de ses fondateurs qui la projetaient de l’Atlantique à l’Oural avec une ouverture vers l’Ukraine. Il était question d’une Europe ouverte s’étendant naturellement jusqu’à Moscou. Les Russes sont furieusement occidentaux. Concernant la Turquie, bien qu’éprouvant un profond respect pour l’Empire ottoman et la Sublime Porte, nous devons convenir qu’aujourd’hui, la Turquie est tout sauf laïque.

L’idée, à travers l’Europe, aurait été de simplifier le tout en imaginant un marché unique dans lequel on essaye de parler la même langue et le même droit des contrats. Le droit accompagne la culture, il est la pacification de la guerre. On dit communément que lorsque les armes se taisent, le droit parle. Lorsque les hommes contractent, c’est que la guerre a cessé et qu’ils échangent. Le droit a donc une valeur capitale mais au lieu de faire un droit européen, on s’est arrangé pour produire des directives internes qui devenaient un quatrième degré de juridiction propre à notre pays.

Après avoir rédigé de multiples rapports, commission sénatoriale etc, j’ai décidé de cesser toute navette parlementaire ou sénatoriale. J’ai vu des choses hallucinantes qui visaient à renforcer notre protectionnisme et à attiser le sentiment anti-européen. L’idée était de faire en sorte d’embêter les autres par tous les moyens. La réforme des ventes publiques est un exemple parlant, elle a fait l’objet d’une première réforme en 2011 avant d’être de nouveau amendée, nous en sommes à présent à la modification de la réforme exposant trois.

Face à l’absence d’effort des différents acteurs, l’Europe est devenue ce monstre administratif dans lequel on ne connaît pratiquement aucun commissaire. Le Tafta compte entre 800 et 900 négociateurs, alors que l’Europe n’en dispose que d’une quarantaine. La puissance de feu joue énormément. C’est dommage car nous avions un très beau projet mais il est grand temps d’arrêter les frais.

 

Quelle révolution majeure sommes-nous en train de vivre ?

Nous sommes désormais passés à une phase de mondialisation que les gens n’ont pas vu venir et anticipée. Nous sommes dans un changement de paradigme qui se produit environ tous les 3 ou 4 siècles, nous assistons à une véritable compression de l’espace-temps. J’ai eu la chance d’avoir Paul Virilio comme intervenant, ce dernier a beaucoup travaillé sur la notion d’accident et d’espace-temps. Une civilisation était considérée comme supérieure à une autre lorsqu’elle allait plus vite.

Rome a eu la suprématie sur Athènes car ils annonçaient le début ou la fin d’une guerre grâce à un cavalier alors que l’autre était encore à pied. Nous sommes arrivés à une optimisation absolue de la notion d’espace-temps et à une telle célérité qu’aujourd’hui, la notion même de logistique ne vaut plus rien : un container transporté entre Shanghai et le Havre coûte 400 dollars.

La mondialisation est une réalité et Internet l’a confirmé. Le législateur, nos élus et tous les États nations n’avaient pas réellement réfléchi au problème de la mondialisation.

 

 

Comment construire une histoire dans une société de l’immédiateté ?

Twitter a introduit la génération 280 caractères. Robert de Vogüé, grand financier entre autres anciennement chez JPMorgan et KBC Bank me confiait que désormais, les gens ne lisent plus que le titre dans les communications financières. Il existe une certaine facilité et lâcheté que de résumer et réduire à un titre un flux d’information constant et régulier même s’il est évident que les gens ne peuvent pas tout absorber. Trop d’information tue l’information et désormais la notion de courage et de prise de risque n’existent plus. Certains paysans ont plus de bon sens que des polytechniciens ou des énarques et sont parfois capables d’articuler un raisonnement solide et bien étayé que des gens très diplômés ne sont pas capables de conduire.

 

Quelles sont les spécificités de la Chine ?

Nous étions associés avec l’état chinois que beaucoup taxent de « démocrature ». Cela fait 30 ans que nous travaillons avec la Chine et j’ai réfléchi significativement au sujet. Bon nombre de personnes ont des idées reçues sur la Chine mais elle est cependant la première puissance mondiale et il ne faut pas oublier que la Chine a 7 000 ans d’ancienneté durant lesquels ils ont eu cette position au coude-à-coude avec l’Inde.

Gandhi a commis l’énorme erreur de créer une sorte d’autonomie propre à l’Inde. Aujourd’hui, l’Inde accuse un retard de 30 ans dans la mondialisation et est complètement en marge. Si l’Inde est prétendument la plus grande démocratie, il n’en demeure pas moins que les castes persistent, que la corruption perdure et que c’est un pays à des années-lumière de la modernité.

Le coup de génie des Chinois consiste à avoir fait de l’Inde l’atelier du monde. Grand nombre de mes amis insistent sur le fait que lorsque Chine arrivera à 700-800 dollars de salaire moyen pour les cadres – ce qui est désormais le cas – elle-même mettrait un genou et rentrerait dans une logique occidentale.

La Chine, dont le pragmatisme est sans égal, a trouvé l’Inde comme atelier du monde, la Chine devenant non plus l’usine du monde mais les ateliers de recherche et développement du monde. Ils se sont ainsi assurés une certitude pendant pratiquement 20 ans et ont pris le contrôle de la zone grande Asie : de Singapour à la Corée, au Vietnam, à la Birmanie… La Chine s’inscrit dans une logique de suprématie absolue.

Par nature, celui qui envahit – le barbare – amène également une forme de culture même si cela se fait dans le sang et la violence. La culture des barbares a toujours amené du sang nouveau et a permis au fil des siècles de régénérer et modifier les royaumes et les comtés. Le cas de la Chine est assez extraordinaire et unique au monde.

La Chine a toujours sinoïsé l’ennemi et fait en sorte, quelques soient les invasions, que les barbares deviennent de culture chinoise. La Chine n’a jamais envahi quiconque à l’exception du Vietnam mais pour des raisons plus complexes et ils n’ont jamais eu de flottes de guerre. Leur vraie force aujourd’hui est d’être toujours dans cette même logique. Ils ont une compréhension occidentale de la mondialisation, de l’économie et de l’OMC mais ils ont la capacité d’être un tout.

J’ai rencontré des opposants au régime mais ils faisaient cependant tout pour la mère patrie. On ne se rend pas compte de la force extraordinaire de la diaspora chinoise, ils arrivent à se projeter jusqu’à la quatrième ou la cinquième génération alors que nous ne dépassons pas les deux générations. Nicolas Baverez indiquait que les démocratures ont la chance ne pas céder à la facilité de la démocratie qui consiste à aller chercher des voix juste avant les élections et de légiférer et réglementer à tour de bras pour satisfaire l’opinion du dernier fait divers.

 

Comment expliquez-vous la déconstruction de notre démocratie ?

Juriste de père en fils depuis des générations, je suis atterré par cette profonde déconstruction alors que le droit français était reconnu comme l’un des meilleurs droits au monde. Nous sommes en implosion totale, de nouveaux textes viennent massacrer les anciens et les codes de procédures pénales et civiles s’entrechoquent. Nous avons sabordé trois siècles de construction intellectuelle du droit. Le droit est à la fois littéraire et mathématiques, il est l’épreuve du temps.

 

Comment imaginez-vous l’avenir ?

Désormais, l’infiniment subsidiaire est devenu le principal et l’élément focalisant est devenu l’infiniment subsidiaire. C’est toute l’histoire de la presse d’aujourd’hui. Nous avons mis un terme à l’état d’urgence, dont acte. Nous avons fait un certain nombre de codes de procédures et de droit pénal de sorte qu’aujourd’hui, nous nous situons au-delà de la plupart des dictatures en matière de droit.

Nous évoluons dans une société où les juges ont perdu tout contrôle, même le procureur, qui est censé être le chef de la police, est écarté de nombreuses procédures. Le célèbre écrivain Jean Rostand déclarait être optimiste quant à l’avenir du pessimisme. Je trouve cela dommage car nous avons tout pour être heureux : jamais la science n’a été aussi loin, jamais nous n’avons franchi de telles limites en termes de recherches et de découvertes et nous avons du bonheur à amener à l’humanité.

L’homme dispose d’outils et il est presque sur la marche du temple divin : nous savons lire les lignes de l’ADN, l’intelligence artificielle est en pleine essor et nous avons une maîtrise et une réponse à beaucoup de nos questions existentielles alors que nous sommes dans un contexte catastrophique.

 

Qu’est-il en train de se jouer sur le plan « historique » ?

Nous nous inscrivons dans un contexte de mondialisation mais pour autant, nous refusons de comprendre les articulations de l’histoire et de dénouer leur complexité en privilégiant une lecture simpliste et définitivement manichéenne.

A mon sens, les attentats du 11 septembre incarnent un nouveau point de départ l’ouverture du 21ème siècle. Les ruines du 11 septembre ne s’adressent pas uniquement aux Américains mais également Européens. Francis Fukuyama avait déclaré avant de se rétracter que la chute du mur de Berlin consacrait la « fin de l’histoire », et que la démocratie devenait perpétuelle. Cette théorie tuait l’idée même d’histoire dans ce qu’elle a de violent et d’impromptu. L’histoire est par nature soudaine et non prévisible. Le 11 septembre fut un événement soudain et non prévisible qui nous a ramenés à la réalité selon laquelle l’histoire peut exploser à tout moment. Le 11 septembre marque la défaite de l’Occident et de notre suprématie. L’Occident s’est quasiment tout arrogé au cours du XXème siècle, la démocratie, le bon goût, l’art… Si l’on considère l’Histoire, qu’est-ce qu’un siècle sur 6000 ou 7000 ans d’humanité ?

 

Quelle est la gravité de la situation dans laquelle se trouve la France ?

Si l’Europe est malade au sens des grands continents, je pense que la France est l’un des pays les plus malades d’Europe. Le pays est dans une déconstruction beaucoup plus grave que l’on ne l’imagine et on se refuse à voir les réalités en face.

Aujourd’hui, l’ascenseur républicain est cassé mais surtout science et progrès ne riment plus avec bonheur, peut-être pour la première fois dans l’humanité. Le progrès était toujours synonyme de source de bonheur alors que désormais, ce n’est plus le cas, il devient source de flicage, et plus personne ne pose des barrières.

Je connais très intimement la culture cyberpunk et la culture de la science-fiction que l’on a ensuite désigné par films d’anticipation. J’ai une cinémathèque d’environ 50 à 60 000 films : des courts métrages, des films d’essai, des tentatives cinématographiques avortées, j’ai même récupéré des films qui ne sont jamais sortis.

Depuis pratiquement 10 ans, plus aucun film de science-fiction ne sort car tout a été pensé et que désormais la réalité a dépassé la fiction. La notion de déplacement dans l’espace-temps est la seule chose qui appartient encore au domaine de la science-fiction, il est étudié mais pour l’heure, il n’a encore été réalisé qu’à travers des électrons.

En dehors de cela, tout a déjà été traité. Mon père disait que Jules Verne avait été le premier auteur de science-fiction. Je pars du principe que tout ce que l’on écrit en projection et en scénario appartient déjà au domaine de l’acquis. Da Vinci désignait l’art comme « une chose mentale » (cosa mentale). Il m’arrive souvent de me faire violence dans mes œuvres, je vois le volume, je le modélise et ensuite il faut incarner ce volume parce qu’on est humain. On ne peut penser que ce qui existe.

 

L’intelligence artificielle est-elle un danger ?

L’intelligence artificielle existe en réalité depuis 30 ans, les établissements bancaires utilisaient déjà des algorithmes, sans parler du THF… Les outils d’aide à la décision, le datamining et la business intelligence existent depuis longtemps.

Arrêtons de galvauder et de diaboliser l’intelligence artificielle, nous avons presque le sentiment que nous accouchons d’une nouvelle religion alors qu’elle existe depuis fort longtemps.

 

En quoi et comment votre groupe a-t-il toujours été avant-gardiste ?

Nous avons beaucoup d’ingénieurs et de chercheurs étrangers au sein de notre groupe qui cherchent à partir. Je les aide à repartir dans leur pays d’origine, ou là où ils souhaitent s’expatrier. À l’époque, je prenais des participations, non pas à des fins capitalistiques, mais pour les soutenir en leur apportant la mise de départ. Nous avons ainsi pu disposer de correspondants dans le monde entier, que cela soit dans les pays de l’Est, en Israël ou au Canada.

Nous étions sur Internet dès 1985. Nous avons toujours eu 10 ans d’avance dans le groupe avec le souci permanent de maintenir cette avance en ayant une double lecture dichotomique. Nous nous interrogeons d’un côté sur ce qui va se passer dans 5 ou 10 ans et de façon concomitante sur ce qui peut permettre de réaliser concrètement des fonds propres ou du résultat net afin de ressourcer ce qui est dévoreur de fonds propres.

La R&D requiert par nature des fonds de roulement positifs. Internet a introduit la mondialisation et tout peut se dématérialiser. Si on se réfère au théorème de Pythagore selon lequel tout est nombre à l’exception de l’âme et de l’émotion, on peut donc dématérialiser pratiquement 99 % de notre civilisation. Il est évident que tout va migrer vers la révolution numérique dont Internet est le principal support mais pour autant, on tend vers le « glocal » combinant simultanément le local et le global.

Nous avons beaucoup de marchés locaux et nous étudions sur Internet tout ce qui concerne les marchés mondiaux depuis la nuit des temps, y compris le marché de l’art qui ne peut fonctionner que de manière mondiale comme les marchés financiers ou les matières premières. Nous avons toujours une approche historique, théorique, scientifique et aussi très pragmatique dans la création de société ex nihilo.

Entreprendre.fr

 

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juin 5, 2018 Posted by | 999, Abode of Chaos, alchemy, alchimie, art market, Artmarket Marché de l'Art, Artprice, Chaos Materia Prima, Demeure du Chaos, La Revue de Presse, No Legend by Abode of Chaos, Saint Romain au Mont d'or, techniques speciales d'investigation, thierry Ehrmann, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

thierry Ehrmann: En avant première, le classement N°7 exclusif de Avril 2014 des principaux acteurs culturels du Grand Lyon

thierry Ehrmann: En avant première, le classement N°7 exclusif de Avril 2014 des principaux acteurs culturels du Grand Lyon.

thierry Ehrmann: En avant première, le classement N°7 exclusif de Avril 2014 des principaux acteurs culturels du Grand Lyon

thierry Ehrmann: En avant première, le classement N°7 exclusif de Avril 2014 des principaux acteurs culturels du Grand Lyon

Classement Avril 2014 – N°7 (chiffres relevés le 27 mars 2014 entre 10:30 et 11:30)

Pour rappel : Le Journal des Arts (Artnewspaper, Il Giornale del Arte… etc.) qui est la Bible de l’actualité de l’art et de son marché à travers le monde a établi un palmarès des grandes villes d’art. Les vainqueurs sont Lyon, en tête, suivie de Bordeaux puis Strasbourg.

Pour l’Engagement Logarithmique (implication des membres sur l’acteur culturel), la Demeure du Chaos conforte amplement son passage des 100 000 «J’aime» correspondant, dans le cadre des acteurs culturels, à un niveau d’échelle européenne. Pour autant son Engagement Logarithmique progresse à un très haut niveau : 85 pour 134 796 «J’aime». Pour information, moins de 10 musées nationaux dépassent les 100 000 «J’aime» avec un Engagement Logarithmique >80.
Comme prévu les Nuits Sonores connaissent une très forte accélération de par leur implication dans les réseaux sociaux. Quant aux Nuits de Fourvière, elles dépassent ce mois ci le Ninkasi en étant n°6.

Le Musée des Beaux-Arts de Lyon connait une progression constante tant en nombre de «J’aime» qu’en progression de l’Engagement Logarithmique de par sa présence sur les réseaux sociaux à sa dimension muséale dont la réputation est internationale. Comme l’analyse de notre classement l’avait prévu il y’a plusieurs mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon dépasse sans contestation possible la Fête des Lumières et devient désormais le n° 2 avec une solide avance.

La compétition se situe désormais entre la Demeure du Chaos et le Musée des Beaux-Arts de Lyon, avec la possibilité que ce dernier soit n° 1 provisoirement car attention, le Musée des Confluences (ouverture fin 2014) va rentrer dans la compétition très prochainement et sera le poids lourd du classement.

Une analyse poussée tant sur le Grand Lyon que sur les acteurs culturels nationaux démontre sans ambiguïté sur le secteur de la Culture que Facebook est le seul réseau social à être corrélé au volume de visiteurs. A contrario d’autres secteurs, Twitter et Google+ ne constituent pas un référent fiable pour mesurer l’empreinte des réseaux sociaux. Une étude très conséquente du Journal des Arts où sociologues, conservateurs et analystes considèrent Facebook comme le marqueur indiquant la mutation du Musée et la corrélation avec le nombre de visiteurs.

Chaque jour, un grand media national mesure à partir de Facebook un secteur économique ou un classement de personnalités publiques.
Un exemple récent nous est donné par le classement du baromètre Augure.com qui classe les maires les plus influents sur Internet avec Christian Estrosi, Maire de Nice en n° 1 et Gérard Collomb, Maire de Lyon en n° 3, et qui apparaît en n° 1 dans le classement national des Maires socialistes.

Nous avons donc pris les 20 acteurs culturels du Grand Lyon qui sont par nature de véritables marqueurs et E.R.P (Etablissement Recevant du Public). Nous avons volontairement choisi les Beaux-Arts, l’Art Contemporain, le Théâtre, la Danse, la Musique, le Cinéma, Le Livre.

Ce classement exclusif met en lumière, la politique culturelle du Grand Lyon sur une période prolongée. La méthodologie retenue a été de prendre l’intégralité des évènements et/ou acteurs culturels et de ne garder que ceux qui possèdent une page officielle Facebook.
Une abondante littérature sur les réseaux sociaux et la culture nous permettent de mois en mois d’affiner nos classements et notations. Le «J’aime», selon les principaux bureaux d’études, constitue bien la colonne vertébrale sur Facebook de l’acteur culturel.
On peut noter que la contre-culture véritable, engagée dans un combat arrive au premier rang, face à des machines de guerre dotées d’un budget de plusieurs millions d’euros par an. :-)

Pour terminer, les chercheurs, l’équipe du Musée l’OrgAne et le département d’économétrie du Groupe Serveur et d’Artprice, ont mis en lumière une pertinence par ces classements qui peuvent déranger mais qui n’ont en aucun cas, la volonté d’établir un quelconque classement qualitatif. Ce mois-ci, encore Socialbakers (n°1 mondial de l’analyse sur Facebook) conforte à nouveau les analyses du Groupe Serveur.

mars 27, 2014 Posted by | Classement inédit et exclusif des principaux acteurs culturels du Grand Lyon par les réseaux sociaux, Demeure du Chaos, thierry Ehrmann | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Résultat officiel : Pierre CURTELIN (conseiller sortant) élu maire de Saint Romain au Mont d’Or sur sa liste unique.

Résultat officiel : Pierre CURTELIN (conseiller sortant) élu maire de Saint Romain au Mont d’Or sur sa liste unique.

– Suffrages – Inscrits : 847 – Abstentions : 43,57% (369 inscrits) – Votants : 56,43% (478 inscrits) – Exprimés : 49,94% * (423 votes) – Blancs ou nuls : 6,49% * (55 votes) * calculé par rapport au nombre d’inscrits.

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mars 25, 2014 Posted by | 2014, Saint Romain au Mont d'or | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Saint Romain au Mont d’Or – 2014 – Une liste unique !!!

ELECTIONS MUNICIPALES 2014 à Saint-Romain-au-Mont-d’Or

Quelle légitimité réelle peut avoir une liste unique constituée notamment de sortants qui ne dévoilent pas leur programme pour le diffuser potentiellement trois jours avant la clôture de la campagne ?
Découvrez la liste unique « Vivre Saint Romain »,  ses candidats et demandez le programme !!

Tous les détails sur l’histoire de  Saint Romain au Mont d’Or passée présente et à venir sur le blog dédié aux municipales 2014 : SAINTROMAIN2014.COM

En exclusivité, les résultats de l’élection municipale 2014 de Saint Romain au Mont d’Or*

mars 16, 2014 Posted by | Saint Romain au Mont d'or | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

2014 : Elections Municipales en France

Elections Municipales à Saint-Romain-au-Mont-d’Or : une liste unique et un déni de démocratie !

http://saintromain2014.wordpress.com/2014/03/10/deni-de-democratie/

Elections Municipales mars 2014 à Saint-Romain-au-Mont-d’Or

mars 11, 2014 Posted by | Non classé | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Artprice’s annual art market report 2011. Art sales at their best.

Paris, February 27 , 2012

Artprice’s annual art market report 2011. Art sales at their best.
While old economies are struggling, growth is accelerating in the BRICS countries. The five BRICS – Brazil, Russia, India, China and South Africa- have been enjoying much stronger economic expansion than the developed countries and China’s growth in particular has profoundly modified the geographical structure of the global art market according to thierry Ehrmann, the founder and CEO of Artprice, the world leader in art market information. Moreover, in Singapore, Beijing and Hong Kong, politicians are aware of the enormous economic potential of art for their state or their city, and their governments strongly support major cultural events including Contemporary Art fairs. In addition to the 49% growth in auction revenue from artworks in China, a number of other Asian countries have also posted particularly dynamic growth, such as Singapore (+22%) and Indonesia (+39%).

This growth has been driven by the emergence of new and very wealthy collectors and a growing number of art investment funds. As a result, the Asian art market has become the most high-end area of the entire globe. For example, 12.1% of works sold in Asia sell for between $100,000 and $1m, versus 2.2% for the rest of the world. China, Asia’s leading economic power and world leader for sales of artworks, has surprised everyone not just by its acquisitive capacity but also by its independence. It accounts for the highest auction results (with 774 auction results above $1 million recorded in 2011 compared with 426 in the USA and 377 in the UK), mostly generated at auctions in Beijing and Hong Kong. Even if China were deprived of the strong Hong Kong sales of Christie’s and Sotheby’s, it would easily remain the first global marketplace!

In 2011, the global art auction market generated 21% more than in 2010 and there is not a single segment of the art market that did not progress in terms of turnover. Compared with 2010, Modern art added $1.2B, Post-war art added $372m, Contemporary art added $291m, Old Masters added $124 million and 19th century art posted an increase of $43 million. In addition, bulimic buying has not left any medium on the side-lines. 2011 saw the sale of more paintings, sculptures, photographs, drawings and even prints than 2010. Indeed, driven by the rocketing prices of the Chinese Old and Modern masters, drawing has really come into its own, with its annual revenue up by $1.318 billion over the year.

This year, Artprice’s annual art market report – based on 6.3 million auction results from 4,500 auction houses around the world and distributed to over 6,300 media organisations and international institutions every year in 6 languages – will focus particularly on China’s successful conquest of the global art market. Our 2011 Art Market Trends contain macro- and micro-economic analyses providing the keys to understanding the annual evolution of the global auction market. It discusses the major trends in the market, analysed throughout the year on the ArtMarketInsight page of our website, by the Artprice press agency and by our Econometrics Department. To complement this objective appreciation of the art market based on a year of global auction results, Artprice also offers numerous original rankings such as the Top 500 artists by auction revenue and the Top 100 auction results of the year.

Download the complete PDF format document (Free download)

http://imgpublic.artprice.com/pdf/trends2011_en.pdf

  • Edito
  • A high-end market unaffected by the crisis
  • New record year
  • The powers at work
  • Modern art: the core of the market in 2011
  • The best of the Old Masters
    Contemporary art
  • Structural mutation: the art market in the Internet age
  • Top 10 Artists
  • 11 figures for 2011
  • Powerful art market columnists comment the year
  • 2011 from the AMCI’s viewpoint
  • 2011 in 140 characters – the year as seen by @artpricedotcom
  • Top 100 auction results in 2011
  • Top 500 artists by auction revenue in 2011

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2012 thierry Ehrmann

Artprice is the global leader in databank on Artprices and indices with more than 27 million indices and auction results covering 450,000 artists. Artprice Images® offers unlimited access to the largest
Art Market resource in the world, a library of 108 million images or engravings of
artworks from 1700 to the present day along with comments by Artprice’s art historians. Artprice permanently enriches its databanks with information
from 4,500 international auction houses and auctioneers and publishes a constant flow of art market trends for the
main news agencies and 6,300 international written media. For its 1.3 million members (member log in), Artprice posts standardized adverts in what is today the world’s leading Standardised Marketplace® for buying and selling
works of art by private contract or at auctions -regulated by French law alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce- (source Artprice).

Discover the Alchemy and the universe of Artprice http://web.artprice.com/video/, which headquarters are the famous Museum of Contemporary Art, the Abode of Chaos

Artprice is listed on Eurolist B by Euronext Paris (SRD long only): Euroclear: 7478 – Bloomberg: PRC – Reuters:
ARTF

Artprice releases: http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleaseen.htm

Follow all of the art market’s news with Artprice on Twitter:
http://twitter.com/artpricedotcom/

février 27, 2012 Posted by | Abode of Chaos, alchemy, Artmarket Marché de l'Art, Artprice, auction on line, thierry Ehrmann | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

G20 Cannes, summit of the G20, crise grecque, referendum, Papandréou, FMI, FESF, altermondialistes

Retour à l’origine du monde…

Dans la mythologie grecque, Chaos (en grec ancien Χαος / Khaos, littéralement « Faille, Béance », du verbe χαινω / kainô, « béer, être grand ouvert ») est l’élément primordial de la théogonie hésiodique.

Selon Hésiode, il précède non seulement l’origine du monde, mais celle des dieux. Chaos précède ainsi Gaïa (la Terre), Éros (l’Amour), le Tartare (les Enfers), l’Érèbe (les ténèbres des Enfers) et Nyx (la Nuit).

« Donc, au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein, siège inébranlable de tous les immortels qui habitent les sommets du neigeux Olympe, et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre, et puis Amour, le plus beau des immortels, qui baigne de sa langueur et les dieux et les hommes, dompte les cœurs et triomphe des plus sages vouloirs.

De Chaos naquirent l’Érèbe et la sombre Nuit. De la Nuit, l’Éther et le Jour naquirent, fruits des amours avec l’Érèbe. À son tour, Gaïa engendra d’abord son égal en grandeur, le Ciel étoilé qui devait la couvrir de sa voûte étoilée et servir de demeure éternelle aux Dieux bienheureux. Puis elle engendra les hautes Montagnes, retraites des divines nymphes cachées dans leurs vallées heureuses. Sans l’aide d’Amour, elle produisit la Mer au sein stérile, aux flots furieux qui s’agitent. » (Hésiode)


Que tout ce beau monde de la haute finance, technocrates et grands responsables européens se mettent à hurler à la mort, maudire, calomnier, voire traiter Georges PAPANDREOU de facho est quand même le comble, avec un peu de recul, la Grèce rappelle à l’Europe et aux grands de ce monde ce que la Démocratie signifie. Il ne faut pas oublier que l’étymologie de démocratie, du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, « souveraineté du peuple », de δῆμος / dêmos, « peuple » et κράτος / krátos, « pouvoir », « souveraineté »; le peuple renvoyant cependant à la notion plus restrictive de citoyens (la citoyenneté n’étant pas forcément donnée à toute la population).

Il est vrai que la décision grecque vient violer nos technocrates européens qui ont prêté serment d’allégence absolue aux marchés financiers. Cette décision est politique car à ce stade compte-tenu des enjeux et des choix, un seul homme porteur d’un mandat n’a plus la légitimité pour décider au nom de tous. Le peuple Grec seul peut trancher et choisir son destin. Aller plus loin sans légitimité mène à une guerre civile, n’oublions pas que la Grèce des colonels n’est pas lointaine (1974).

Les interrogations du gouvernement grec devraient interpeller l’ensemble de la caste politique européenne. Il n’y pas qu’à Athènes où le peuple conteste la représentation parlementaire. A Madrid, Puerta del Sol, un des premiers slogans des indignés fût contre les hommes politiques : vous nous avez trahis, vous ne nous représentez pas. Le mouvement des Indignés touche désormais 135 pays !

Stéphane Hessel painted portrait - Indignez-vous _DDC3126

A New York, le mouvement Occupy Wall Street, rappelle qu’ils font partie des 99% dont les politiques ne se préoccupent jamais. La fureur de certains dirigeants français ou européens en dit long sur leur vision de la Démocratie et de l’Europe. L ‘Histoire retiendra de Papandréou qu’il a eu un sursaut d’orgueil et de survie pour animer les origines de la Grèce avec la Démocratie.

Un journal grec titrait hier : la Grèce, capitale BERLIN, son porte-parole, Nicolas SARKOZY. Et oui, le G20 ne sera pas le Sacre du Prince. Les alter-mondialistes ont donné de la voix contre cette garde retranchée de plus de 12 000 policiers pour protéger le Cartel que n’aurait pas renié le Bûcher des Vanités.

J’ai un vrai problème : comment peux-t-on nommer le nouveau président de la B.C.E. (Banque Centrale Européenne), Mario DRAGHI, alors qu’il est l’homme de Goldman SACHS, qui a organisé les faux bilans de la Grèce pour lui permettre de rentrer dans l’Europe. Je vais vous dire mon avis : la Grèce représente 1,8% du P.I.B. européen, elle a 4,5 millions d’habitants, et comme par hasard, la sortie de la Grèce ou un aménagement de sa souffrance serait à l’origine d’un Crack planétaire… mais non mes p’tites louves et loups, le vrai secret c’est que toutes les dettes sont assurées par les CDS : ces Credit Default Swaps sont censés assurés toutes les dettes des pays triple A (AAA) ; la réalité est sordide, les assureurs secrets des CDS qui sont au Luxembourg sont très proches des banques qui font de la titrisation de dettes étatiques. Et là, la boîte de Pandore est ouverte…

Je pense que ce G20, intuitivement, sera le miroir d’un fantôme dénommé Carlo Giuliani, mort en martyre au G8 de Gênes (2001) que vous pouvez retrouver sur les murs de la Demeure du Chaos

Le Martyr de Gênes

novembre 3, 2011 Posted by | 999, Abode of Chaos, altermondialiste, g20 | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Entrevista exclusiva a Thierry Ehrmann, Fundador de Artprice.com

Boursica.com: ¿Podría recordarnos cómo nació Artprice?

Thierry Ehrmann: Bueno, en primer lugar, es el fruto de un inmenso e increíble trabajo colectivo llevado a cabo por historiadores del arte. En 14 años, hemos comprado prácticamente todos los fondos editoriales de Europa y EE.UU. y a continuación, de Asia. Abarca tanto a editoriales, fondos editoriales de arte de todo el mundo como a elementos de activos y representa más de 30 millones de €. Hay que saber que, a través de Groupe Serveur, del que soy fundador (casa madre de Artprice, la empresa especialista en bancos de datos jurídicos, judiciales y científicos), estamos en Internet desde 1985 y gracias a ello, pudimos preparar e identificar nuestros objetivos clave a nuestra llegada al mercado del arte en los años 90.

Boursica.com: ¿En qué consistían estos objetivos?

Thierry Ehrmann: Los objetivos eran sociedades míticas como, por ejemplo, le Guide Enrique Mayer (1962/1987), el famoso Dictionnaire des ventes d’art 1700-1900 del Doctor H. Mireur, el líder americano Sound View Press, con cerca de 50 bases de datos sobre los EE.UU (1991), las Ediciones Franck Van Wilder (1970), la sociedad suiza Xylogic (especialista mundial en índices del mercado del arte) (1985), el banco de datos Bayer sobre el mercado del arte anglosajón de 1700 de 1913, Monogramas y Firmas de Caplan (EE.UU.), obra de referencia mundial (1976), L’Argus du Livre de Collection et des manuscrits (Francia), la obra de referencia mundial (1982); la lista es muy extensa… Y los compramos todos. También hay una política de compra sistemática desde hace 14 años, de manuscritos y catálogos, principalmente de 1700 a 1970, procedentes de todo el mundo. No podíamos hacer otra cosa que adquirir este saber histórico, si no, no podríamos estandarizar el mercado del arte de manera exacta ni conocer la trazabilidad perfecta de las obras y su correcta atribución a la biografía del artista. Superamos con creces la cifra del millón de horas de trabajo, en el que participaron historiadores, investigadores y periodistas del mercado del arte, que documentaron y escribieron sobre todas las obras derivadas de estos manuscritos y catálogos, especialmente del siglo XVII a nuestros días. Por este motivo, tenemos el banco de datos de información más grande del mercado de todo el mundo, lo que permite realizar un seguimiento de las obras de arte a lo largo de los siglos con 108 millones de imágenes o gravados de obras de arte desde 1700 a nuestros días, comentadas por nuestros historiadores de arte. No es algo casual que Artprice enriquezca en tiempo real sus bancos de datos procedentes de casi 4.500 casas de subastas y publique de manera continua las tendencias del mercado del arte para las principales agencias y 6.300 títulos de prensa en el mundo. Cada día, estamos presentes, sin pagar un céntimo, en toda la prensa mundial con nuestro copyright y nuestra página web. ¿Qué más se puede pedir en cuanto a notoriedad y comunicación?

Boursica.com: ¿Puede concluir su relato sobre el nacimiento de Artprice?

Thierry Ehrmann: Volviendo al nacimiento de Artprice, nos remontamos a las premisas del mercado del arte, que nació prácticamente en 1700 pues es sólo a partir de este período cuando el artista empieza a consolidarse realmente, recibiendo pedidos de los príncipes de la Iglesia y luego de los príncipes de sangre, para acabar produciendo para responder a la demanda. Es en este momento cuando podemos considerar el nacimiento del mercado del arte en el sentido económico del término. Desde hace 14 años, tenemos expertos y marchantes que trabajan para nosotros en todo el mundo y en cuanto tienen manuscritos, nos avisan y compramos los manuscritos y catálogos. Realizamos compras de tal envergadura que poco a poco hemos instaurado un estado de agotamiento. Al principio, comprábamos a precios muy elevados y progresivamente la técnica del recorte funcionó y los últimos fueron comprados cada año a precios muy razonables… Este fondo es único en el mundo y lo abrimos, con una previa autorización de nuestra parte, a investigadores de todo el mundo.

Boursica.com: ¿Cuál es su valor añadido sobre estos fondos documentales?

Thierry Ehrmann: Nuestro trabajo en los bancos de datos de Artprice es ante todo un trabajo de minero de extracción. Cada día hay que bajar a la mina y esto es algo que llevamos haciendo 15 años. En los años 2000, nuestra plantilla creció a más de un centenar de empleados mientras que ahora somos 45 ya que, en la actualidad, todo el trabajo se realiza en bancos de datos. El número de empleados se dividió por tres y el número de servidores se multiplicó por cerca de 30 a lo largo de la última década. Para estandarizar el mercado del arte, hubo que consultar todo el inventario de las obras de arte y la biografía de cientos de miles de artistas del siglo IV a.C. a nuestros días, llegando a encontrar a veces cientos de homónimos a los cuales había que asignar sus obras correspondientes.

Boursica.com: ¿Cómo crean sus índices de referencia sabiendo que cada cuadro es único por naturaleza?

Thierry Ehrmann: Por ejemplo, si tenemos una obra datada de 1850 y la vemos pasar de casa de subastas en casa de subastas a lo largo de décadas, podemos estar seguros de que se trata efectivamente de la misma obra. Conocemos la cotización y el rendimiento año por año y es por ello, que somos la única empresa del mundo que cuenta con un método econométrico irreprochable sobre el conjunto de las obras. En econometría, es lo que se denomina el método de las « ventas repetidas ». Porque trabajamos en un mercado homogéneo. Los demás efectúan medias aritméticas, abusan del método de los comparables pero ello induce a error ya que sus estudios se basan en un mercado de tipo heterogéneo.

Boursica.com: ¿Cómo pudieron solventar este problema en tan poco tiempo?

Thierry Ehrmann: Por este motivo, compramos una pequeña fortuna en 2000, la famosa sociedad suiza Xylogic, compuesta por científicos que habían elaborado todos los algoritmos e índices del mercado del arte desde 1985. Somos los únicos que contamos, 10 años después, con estas bases de datos gigantescas (más de 700 teraoctetos) en nuestras propias salas informáticas con cerca de 900 servidores operando en nuestras propias fibras ópticas, de las que somos propietarios. No dependemos de ninguna SSII, lo que explica la extrema rapidez de nuestros desarrollos, nuestra I+D y nuestro bajo gasto informático. Lo que es muy importante para Artprice es que hemos logrado constituir la mayor colección de manuscritos y catálogos antiguos anotados del mundo. Este fondo documental colosal ha pasado incluso a la cuenta de gastos como medida de precaución, lo cual es una noticia estupenda para nuestros accionistas que cuentan con un balance que no revela estos activos que evidentemente son muy importantes. Todos los días enriquecemos nuestras bases de datos con nuevos datos procedentes de todo el mundo. Hemos comprado bases de datos anglosajonas, chinas, holandesas, sin las cuales no podríamos trabajar. Aunque reuniéramos a los mejores historiadores de arte para trabajar en el desarrollo, no podrían lograr el mismo resultado. Por ejemplo, si tomamos como ejemplo un pintor holandés que se llama Dick Van, un patronímico muy extendido en Holanda, es imposible sin nuestras bases de datos estar seguros de que hablamos del mismo pintor y de sus obras.

Boursica.com: Cuando la gente pregunta por qué recurre todo el mundo a Artprice, ¿qué responden ustedes?

Thierry Ehrmann: Pues simplemente que esto se debe a que no tenemos ninguna competencia real, ya que somos los únicos que gestionamos más de un millón de biografías y también artistas que aún no están cotizados y 108 millones de imágenes o grabados de obras de arte. Incluso la persona que no siente demasiada devoción por Artprice se ve obligada a pasar por nosotros cuando se trata de un artista que no es muy conocido aún o que es incluso totalmente desconocido. Lo mismo ocurre con una obra difícil de autentificar. La gente sólo ve la punta del iceberg de Artprice, pero Artprice es ante todo el resultado de un trabajo previo enorme. ¡A veces me pregunto incluso de dónde pudimos obtener tanta fuerza para sacarlo adelante! Creo que la pasión es la única explicación racional después de todas estas décadas…

Boursica.com: ¿El dinero recaudado en bolsa junto con los fondos del Groupe Serveur y del grupo Bernard Arnault son la fuente del éxito de las adquisiciones de Artprice?

Thierry Ehrmann: Sí, pero sólo en parte ya que hay que saber que no bastaba con tener un talonario para adquirir todos estos fondos. Son historiadores o autores famosos con un carácter terrible que a veces recibían ofertas desorbitadas pero el aspecto financiero era muy secundario para estas personalidades. Hubo que convencerles con nuestro proyecto, como ocurrió en los casos de Frank Van Wilder o Peter Hastings Falk. Estas bases de datos son la riqueza de Artprice y, como medida de precaución, nuestros balances tampoco reflejan en este caso el valor real de nuestros activos, que son muy importantes. También es la riqueza para nuestros accionistas para los próximos años. Las normas IFRS no permiten dar el verdadero valor de nuestra sociedad, de ahí la cotización en bolsa que, casualmente, se aproxima mucho más a la verdad. El mercado rara vez se equivoca.Y menos en el caso de Artprice, que lleva más de 10 años cotizando de continuo.

Boursica.com: ¿Cómo abordan el derecho de reproducción de las obras en línea?

Thierry Ehrmann: El derecho de reproducción de las obras está garantizado por nuestro contrato específico cerrado con la ADAGP, la empresa más representativa del mundo, que percibe y reparte los derechos de autor en más de 43 países. Este acuerdo, precursor (2007) en la economía digital, suelen tomarlo con frecuencia de ejemplo los distintos ministerios de cultura de Europa y, especialmente, de Francia. En este punto también, Artprice lleva un claro adelanto frente a posibles outsiders.

Boursica.com: ¿Es posible realizar otro « Artprice »?

Thierry Ehrmann: No, en absoluto. Todo está protegido por las leyes de la propiedad intelectual. Cuento además con una formación de jurista en propiedad literaria y artística y, en los años 90, creé incluso un lobby para la protección de los bancos de datos en Europa que después se convirtió en derecho « Sui Generis ». Este derecho en Europa es el equivalente de lo que llamamos en EE.UU. las patentes informáticas. En palabras llanas, cualquier persona dotada de varios cientos de millones de € no tendría permiso para construir los bancos de datos o el Mercado Estandarizado de Artprice, e incurriría encima en una condena por falsificación que derivaría en una multa proporcional a las inversiones y además, en la prohibición de explotar sus bancos de datos. Por tanto, se necesitaría un rival que no sólo estuviera dotado de fondos muy importantes sino también que pudiera reinventar una ergonomía y una arborescencia totalmente distinta a las de Artprice. Por analogía y simplificando al extremo, se podría decir que hemos protegido el hecho de que un coche tenga ruedas redondas. Nuestro adversario tendría que ser capaz de imaginar que el vehículo vaya sobre raíles o con una cremallera, lo que representaría una barrera de entrada extremadamente difícil de superar.

Boursica.com: ¿Cómo puede estar tan seguro de haberse hecho con el mercado de las subastas?

Thierry Ehrmann: Más del 80% de las casas de subastas de todo el mundo elaboran sus catálogos a partir de nuestros datos. En tiempo real, obtienen la biografía del artista, la trazabilidad de la obra y las cotizaciones e índices del artista para estimar el precio. Pasamos dos años, de 2001 a 2003, realizando llamadas y visitas a las 3.600 casas de subastas y a los 7.400 tasadores. Este estudio de marketing e ingeniería nos costó muy caro en desplazamientos por todo el mundo y en cargas salariales. El universo de las casas de subastas no contaban con bancos de datos. Los subastadores tenían, en el mejor de los casos, ficheros Word o Excel. Entre las casas de subastas más grandes, aún en la actualidad, algunas no tienen aún ficheros informatizados en forma de bancos de datos.

Boursica.com: ¿Cómo es posible tener un retraso tan grande en informática e Internet en 2011?

Thierry Ehrmann: Es simplemente de locos. Dicho esto, una vieja regla informática nos dice que cuanto más poder y saber existe en una profesión o corporación social, más desprecia o ignora ésta la informática hasta el día en el que se ve obligada a plegarse a las exigencias de sus clientes y aquí es donde entra Artprice, en el momento oportuno. De ahí nuestros clientes profesionales, que se muestran muy receptivos y recurren con frecuencia a nuestros servicios a lo largo de los años. Aquí también demostramos nuestro serio compromiso con nuestros accionistas. De ahí nuestra Intranet, a través de la cual la casa de subastas puede producir rápidamente su catálogo en papel y en Internet y al mismo tiempo difundir en el mercado estandarizado de Artprice sus ventas futuras con un simple clic e impulsar, por ejemplo, una venta contemporánea que incluya a 63 artistas, seleccionando en modo electrónico de entre nuestros 1,3 millones de clientes únicamente los que siguen y buscan a estos 63 artistas (o incluso un período determinado propio del artista). Es la « killer application » con la que soñaban todas las casas de subastas, pequeñas o grandes, que gastaban fortunas en publicidad y marketing. Para una venta denominada « de prestigio », la partida de publicidad y marketing puede representar en la casa de subastas un porcentaje del 70% al 80% mientras que esta partida con Artprice sólo les cuesta un 4,5%.

Boursica.com: ¿Por qué eligieron la Demeure du Chaos como sede social de Artprice? ¿Provocación o estrategia?

Thierry Ehrmann: Ni lo uno ni lo otro, el universo de La Demeure du Chaos es indisociable de la historia de Artprice y del Groupe Serveur, pionero histórico de Internet desde 1987 cuyas sedes sociales están en el corazón de la Demeure du Chaos. La Demeure du Chaos, « Abode of Chaos » en palabras del New York Times, nació en 1999 de mi acto conceptual, que se nutre del caos alquímico de nuestro siglo XXI, trágico y suntuoso, cuyas brasas nacen el 11 de septiembre de 2001. Tiene casi la misma edad que Artprice con una diferencia de casi 3 años. Se ha convertido hoy en día, con más de 1.890 reportajes de prensa escrita y audiovisual de 72 países en 12 años, en una factoría y un museo de visita obligada y único en el mundo, según la prensa internacional. Es un museo a cielo abierto y gratuito, que presenta más de 3.627 obras, donde convergen cada año 120.000 visitantes. Cada vez que la prensa artística mundial habla de la Demeure du Chaos, Artprice aparece citada naturalmente. ¿Cómo se puede construir de la nada Artprice, sociedad casi mítica que abastece al 90% de la prensa mundial con información del mercado del arte, sin ser uno mismo en cuerpo y alma, un artista plástico apasionado de la historia del arte? No se imagina el número de visitantes que acuden a mi museo, actualmente el número dos en Lyon en número de entradas, y que también son clientes o accionistas de Artprice. Cada año hacemos nuestra junta general en la Demeure du Chaos y sólo recibimos comentarios alentadores desde hace 10 años. Los clientes y sobre todo, las galerías de arte del mundo, se muestran muy sensibles a la hora de trabajar con Artprice, cuyo fundador está inscrito desde hace más de 25 años en las sociedades de derecho de autor como escultor plástico. Consulte mi biografía en el Who’s Who y lo entenderá. Hay una gran parte de mis exposiciones en todo el mundo. Hay que saber que el mundo del arte es muy epidérmico y que Artprice, para algunos puristas, era en los años 90, un grupo que no captaba la sensibilidad de su mundo a través de sus índices, cotizaciones y estadísticas, por no hablar del hecho de estar presente en bolsa. Con la Demeure du Chaos estos puristas se convirtieron en nuestros clientes más fieles. ¡He aquí la verdadera respuesta a su pregunta!

Boursica.com: ¿A cuánto puede ascender el valor de Artprice?

Thierry Ehrmann: Desde hace casi 120 años, según el método de los comparables, el valor de una casa de subastas en el mundo es el 80% de su fichero de clientes, entre 800 y 4.000 dólares por cliente, y el 20% por la marca de la casa de subastas si esta última tiene una gran notoriedad. Para entender correctamente la diferencia entre una partida de clientes estimada en 800 dólares y otra en 4.000 dólares, habrá que calcular el precio a partir de los estratos de información que se tengan sobre el cliente final.

Boursica.com: ¿Puede dar un ejemplo concreto para ilustrarlo más claramente?

Thierry Ehrmann: Tomemos como ejemplo una venta del escultor Arman (1928/2005). Se podría definir el grado uno (800 dólares) cuando la casa de subastas le dice: « Tengo 4.500 clientes que compran obras de los nuevos realistas como Yves Klein, César, Arman o Nikki de Saint-Phalle etc. » El grado 2 se produciría cuando la casa de subastas le precisa que también tiene clientes que sólo compran esculturas de Arman sabiendo que también es pintor y fotógrafo. Pero el nec plus ultra que sólo Artprice puede ofrecer a día de hoy es el grado 3, en el que se puede ofrecer los 4.500 clientes del mundo que buscan las esculturas de Arman sobre un tema tan concreto como el de las « papeleras orgánicas ». En este marco, contar con la información final constituye para las casas de subastas o los marchantes el Santo Grial absoluto. Ya que de este modo podrán asegurarse de que las subastas alcancen las cotizaciones máximas. Por tanto, podemos deducir que el grado 3 es la estimación en la horquilla alta de unos 4.000 $ por cliente. Es el método más antiguo para estimar el valor de una casa de subastas. El gran valor de Artprice es poder encontrar para una venta a coleccionistas de todo el mundo que, mediante su presencia, van a permitir duplicar o triplicar el precio de venta de la obra. En una venta catalogada sobre un artista conocido, nuevos coleccionistas del otro extremo del planeta pueden hacer que se duplique la venta y en este punto, Artprice es el único que posee estos famosos coleccionistas en 210 países. Podemos afirmar sin dificultad que actualmente tenemos en Artprice al 100% de los actores principales del mercado del arte, los grandes marchantes, los grandes coleccionistas, la totalidad de las casas de subastas y los tasadores, el núcleo duro, los que hacen y deshacen los precios y que reciben el nombre de market-makers. Todos ellos son sistemáticamente clientes de Artprice.

Boursica.com: ¿Incluso sus detractores están en Artprice?

Thierry Ehrmann: Incluso nuestros peores detractores se sirven de nuestros datos. Tenemos 1.300.000 clientes. Se puede considerar que la estimación de valor se realiza en función de los niveles de búsqueda de los clientes. Cuantos más clientes que busquen algo muy concreto tengamos, más importante será la estimación de valor para estos clientes. Estamos seguros de ofrecer las búsquedas más afinadas. Cuanto más afinada es la búsqueda, mayor posibilidad tiene el cliente de hacer subir los precios, por lo que este cliente resulta aún más interesante para una casa de subastas. Tenemos un fichero de clientes extremadamente completo con más de 18.000 millones de registros y conforme a la CNIL, las autoridades europeas y americanas, lo que nos permite saber exactamente lo que buscan o poseen nuestros clientes. Mirándolo desde fuera, pienso que, a día de hoy, se trata sin lugar a dudas del mejor método para estimar el valor de una casa de subastas porque data de 120 años y siempre está actualizada y testada miles de millones de veces en todo el mundo.

Boursica.com: ¿Qué comisiones percibirán ustedes sobre las transacciones?

Thierry Ehrmann: Somos muy competitivos ya que la intermediación se sitúa en el 37,5% según el Consejo de Ventas Voluntarias, que es la AMF del mercado del arte mientras que nosotros estaremos entre el 4,5% y el 7%. ¡Seremos mejores que un banco para una galería! Solicitaremos el 4,5% por la transacción y además entre el 3% y el 4,5% sobre el alquiler del fichero de clientes del que acabamos de hablar, lo que permitirá a las casas de subastas dirigirse mejor a los compradores potenciales, ya que pondremos en relación con la casa de subastas a las personas que busquen obras de Arman y, lo que es mejor, les propondremos el período de « papeleras orgánicas de Arman », por ejemplo. Asimismo, las comisiones serán del 4,5% sobre las ventas de común acuerdo.

Boursica.com: ¿Se puede lanzar una OPA a Artprice?

Thierry Ehrmann: Es imposible lanzar una OPA salvaje debido al autocontrol de Groupe Serveur sobre el capital de Artprice. Sin embargo, una OPA amistosa, por qué no, si tiene una lógica industrial especialmente con una casa de subastas cotizada en Bolsa, se puede considerar. Para entender mejor a Artprice, hay que consultar su documento de referencia o informe anual. Son verdaderas minas de oro en términos de información sensible y muy precisa.

Boursica.com: ¿Artprice tiene competencia?

Thierry Ehrmann: No, esto aparece claramente explicado en el informe, ya que todo está protegido por las leyes de propiedad intelectual. Nos encontramos simplemente en un perímetro distinto que la sociedad Artnet, que obtiene en volumen en un año en Bolsa lo que nosotros obtenemos en una semana. Artnet no desempeña el mismo trabajo que nosotros, sólo cotiza en un mercado no regulado y sus cuentas no están auditadas. Para nosotros, es un alojamiento de lujo que no posee su herramienta de producción. Además, sigue sin respetar el derecho de reproducción en determinado número de países. Y, por si fuera poco, ha dejado que le usurpen su marca Artnet por falta de control más de 18 solicitantes de patente de 21 países y no de los menos importantes… Por último, sus tarifas son desorbitadas y ofrecen búsquedas limitadas por mes, lo que era propio de la economía de Internet de principios de los años 90. Consideramos que para ser líder mundial, hay que practicar una política tarifaria extremadamente agresiva como Dell, que para mí es un modelo y que ha laminado el universo del PC y del Servidor.

Boursica.com: ¿Abusa Artprice de su posición dominante?

Thierry Ehrmann: Rotundamente no. Su pregunta cuenta con la respuesta , lo que está castigado por las autoridades de la competencia es el abuso y no la posición dominante. No hemos rechazado ninguna venta, nuestros precios reflejan la realidad de nuestros costes e inversiones y no disponemos de una política de venta selectiva pero, sobre todo, somos los autores originales del conjunto de los productos y servicios de Artprice y, por tanto, una iniciativa novedosa e innovadora. Ya probaron algunos este enfoque con nosotros y fueron sistemáticamente desestimados. Para tomar el mercado de manera leal pero agresiva hay que fijar precios tan bajos que una hipotética competencia incurriría inmediatamente en pérdidas por no haber pagado como nosotros todas las inversiones a lo largo de 14 años. Prueba de ello es, a mi parecer, que a lo largo del período 2000/2010 no ha aparecido ninguna competencia. Sin embargo, ya no contamos el número de fracasos de sitios web de arte que cierran por falta de visitas y por tanto, de volumen de negocios. Cada semana recibimos alrededor de una decena de solicitudes de compra de marcas, de sitios web o de DNS pero esto no tiene ningún interés para nosotros, salvo en el caso de algunas microbases de datos muy minuciosas sobre países emergentes.

Boursica.com: ¿Han tratado de adquirir Artnet?

Thierry Ehrmann: Hemos recibido tres solicitudes de compra de Artnet pero no vemos ningún interés en ello y sí el riesgo de exponernos a múltiples demandas judiciales. En cuanto a la marca, como no está patentada a escala mundial, nos veríamos inmediatamente inmersos en conflictos de propiedad intelectual con los demás propietarios de Artnet, que están en su derecho de hacerlo.

Boursica.com: Parece que otros DNS acceden a los bancos de datos de Artprice…

Thierry Ehrmann: Sí, por supuesto, como por ejemplo, Artmarket.com. Tenemos 1.800 DNS que son genéricos en torno al mercado del arte en 9 idiomas. Si teclea « Artmarket » en Google, obtendrá Artprice en la posición número 1 del ranking gracias al DNS Artmarket.com. A principios de los 90, patentamos toda la semántica que permitiera abordar el mercado del arte. Hoy en día, algunos de ellos valen oro ya que son genéricos en estado puro como Artmarket, pero nos negamos a venderlos.

Boursica.com: ¿Les llegan nuevos clientes?

Thierry Ehrmann: Sí, todos los días y nos damos cuenta de que la edad media de nuestra clientela aumenta ya que tenemos personas que descubren Internet hasta tal punto que debemos ayudarles en su navegación por el sitio web y por Internet en general. Tenemos la política de salir a buscar nuevos clientes, allí donde estén, y acompañarlos a Artprice. Esta clientela recibe el nombre, entre otros, de silver surfers, y está definida por los gigantes del marketing como los navegantes de sienes plateadas o, dicho de otro modo, los Seniors (más de 55 años). Asimismo, vemos cada vez a más jóvenes coleccionistas con una media de edad de 30 a 35 años, de ahí el éxito extraordinario del abono Artprice Smartphone. Y es que el mercado del arte ha pasado en el mundo de 500.000 coleccionistas en el tiempo de la posguerra a cerca de 300 millones de amateurs, coleccionistas y profesionales, cuyo terreno de caza predilecto es ahora Internet con la desmaterialización, especialmente a través del Mercado Estandarizado. Es evidente que el continente asiático ha hecho explotar el mercado del arte en número de actores.

Boursica.com: ¿Cuál es la salud financiera de Artprice?

Thierry Ehrmann: Contrariamente a la gran mayoría de sociedades que cotizan en bolsa, no tenemos ni un céntimo de deuda. Ni descubiertos bancarios, ni préstamos a corto, medio o largo plazo, ni instrumentos financieros a devolver como los BSA u otros productos derivados… ¡¡Lo que suele sorprender a la AMF!! A lo que se suma una buena tesorería y una necesidad de fondo de maniobra negativa. Hay que precisar que soy visceralmente hostil a los aumentos de capital que no sólo diluyen al accionariado sino que sobre todo, y esto es algo que se olvida a menudo, impide a la empresa cotizada ver subir su cotización muy rápidamente. Como muestra de ello, diré que Artprice tiene alrededor de 4 millones de títulos en circulación. Si fuéramos como la mayor parte de empresas de la Eurolist regulada, estaríamos más bien entre los 20 y los 40 millones de títulos en circulación y sólo hubiéramos percibido 2€ ó 3€ en 2 meses mientras que hemos percibido 22€ por un volumen tratado en 45 sesiones de bolsa de alrededor de 250 millones de €.

Boursica.com: Con los volúmenes observados, ¿por qué no hay un rebasamiento de umbral declarado?

Thierry Ehrmann: Según nuestra última encuesta TPI y algunas estimaciones, hemos pasado de 18.000 accionistas a una estimación posible de en torno a 27.000 accionistas. En 2010, el 81% de nuestros clientes eran accionistas de Artprice. Es el compromiso de la seguridad ya que conocen casi todo de Artprice, a veces son ellos los que nos identifican objetivos a comprar o nos dan ideas para mejorar nuestros bancos de datos.

Boursica.com: ¿Y qué hay de los fondos chinos?

Thierry Ehrmann: La noción de rebasamiento de umbral para ellos no es una noción que comprendan ni integren por múltiples cuentas, lo que les permite permanecer por debajo. Hemos dado teleconferencias a los gerentes de fondos, de los cuales, las 2/3 partes son de Hong Kong. No había visto nunca esto y está claro que no compran para clientes franceses.

Boursica.com: ¿En cuánto tiempo piensa usted que terminará el recorrido legislativo para la ley de liberación de las ventas en las subastas?

Thierry Ehrmann: Es una cuestión de semanas como mucho. Hay que precisar que Francia ha pasado en menos de 45 años de la 1ª fila a la 4ª fila mundial y que China se encuentra en lo alto del podium como nº1, siguiéndole por detrás los EE.UU. en el nº2 y Gran Bretaña en el nº 3. Además, el escándalo Drouot le ha afectado mucho. Cada semana seguimos el desenlace del caso y las imputaciones no han hecho más que empezar. Les invito a leer la obra « Adjugé Volé » de Michel Deléan sobre este tema. Ya hay 39 imputaciones. El gobierno parece decidido a ir hasta el final, sabiendo que Drouot representa el 45% del mercado del arte francés. Hemos exasperado a los europeos sobre la adaptación de esta directiva en derecho interno y las presiones son enormes en Francia. Es un asunto de estado, en el que existe el riesgo de que el TJCE, el Tribunal de Justicia Europeo, interponga multas colosales. Además, la Autoridad Francesa del mercado del arte, el CVV, estimó que sería suicida para Francia realizar una reforma mínima y que tras los requerimientos de Bruselas, la intervención del TJCE está muy próxima. Fuimos los primeros en redactar el código de ley, el Código de Ventas Voluntarias y Judiciales en 2000, que se convirtió en la referencia para los subastadores franceses. Es la única obra (1.800 páginas) que indica la primera reforma de 2000 y su falta de aplicación. Esta reforma de 2000 fue una gigantesca puesta en escena ya que los subastadores se quedaron con su monopolio de 1535 con la obligación, entre otros, de pedir una autorización para cada venta. Petición que era concedida unos días o incluso unas horas antes de la venta. Se trataba, por tanto, de un verdadero obstáculo para la libre circulación de los productos y servicios en Europa para las subastas de obras de arte en Internet. Tenemos todos los factores del éxito. El proceso está avalado definitivamente. El tren de la Historia está en marcha y nosotros estamos en este tren que nada puede detener. Simplemente había que ser muy pacientes y feroces frente a este monopolio de casi 500 años siguiendo un camino de cruz legislativo de 10 años.

Boursica.com: ¿Por qué no se han mudado a otro lugar?

Thierry Ehrmann: Porque el coste de salida habría sido superior, sin mencionar las incidencias como la comunicación en una lengua extranjera, un nuevo mercado de cotización, la mudanza física de todo el sistema y del personal, etc.

Boursica.com: ¿Qué me dice del Impuesto sobre la Fortuna?

Thierry Ehrmann: Es un asunto muy serio. Fue el bloque parlamentario UMP quien realizó esta propuesta. Su análisis era hacer un ISF que sólo afectara a las plusvalías latentes incuestionables. No es una vía con la que comulgue al 100%, no pienso que sea la solución adecuada pero los parlamentarios han entendido que Artprice les permite decir a los coleccionistas que hay un rendimiento exacto para las obras que poseen. Sin embargo, está claro que va a favorecer al mercado de Artprice ya que la gente gozará del anonimato, pues Artprice protege la identidad del comprador y del vendedor. Cosa que no es posible en las salas de ventas físicas. Nos dimos cuenta de que el número de creaciones de carteras virtuales por nuestros clientes explotó el día del anuncio y en las horas que siguieron para simular el curso de su colección.

Boursica.com: ¿Podemos pensar en un paso rápido al SRD Long Only?

Thierry Ehrmann: Quizá en septiembre. Será el comité científico de Euronext quien deberá decidirlo pero está claro que superamos los criterios de entrada.

Boursica.com: ¿Ha sometido su sistema a pruebas de backtesting para las futuras subastas en línea?

Thierry Ehrmann: Sí, por supuesto. Hemos hecho tests beta en el extranjero y todo es operativo. Las casas de subastas ya están conectadas a nuestra Intranet para poder acceder a los catálogos. En cuanto al mercado, creo que debe de haber un 80% de casas de subastas y profesionales y un 20% de coleccionistas y particulares. En cuanto se apruebe la ley, nuestros mejores clientes serán los subastadores. Ellos mismos aseguran que el único modo de hacerlo es con Artprice. Dejaron pasar el tren de Internet al final de los años 90 y luego el de 2005 y hoy ya es demasiado tarde y demasiado caro. Nos movemos en un escenario para el que todas las entradas han sido vendidas.

Boursica.com: ¿Qué índice de penetración tiene Artprice en el mercado chino?

Thierry Ehrmann: Para acceder a este mercado, adquirimos numerosos bancos de datos chinos. De lo contrario, era imposible. Obtuvimos el pleno apoyo diplomático de las autoridades chinas, como no puede ser de otro modo, ya que las casas de subastas chinas están bajo el control parcial del gobierno. El departamento de asuntos culturales de China nos ayudó a demostrar que China era el nº1 mundial del mercado del arte. Tenemos personal chino en Lyon; pasaron 4 años desde el momento en que decidimos tomar el mercado chino y el momento en el que fuimos operativos.

Boursica.com: ¿Atravesaron muchas dificultades para llegar a ser líderes a escala mundial? A veces, se les achaca su paso frecuente por los tribunales…

Thierry Ehrmann: Sí y lo asumo al 100%. Hemos pasado por 126 juicios en 14 años en varios países, iniciados sobre todo por los distribuidores de libros de cotización que habíamos comprado a las Editoriales y que querían su parte en Internet así como numerosos falsificadores de Artprice con los cuales tuvimos tolerancia cero. De hecho, ganamos 117 de estos juicios, entre ellos, todos los principales. Como, por ejemplo, los juicios contra las 5 casas de subastas francesas, algunas de las cuales se encuentran en Drouot, dicho sea de paso. Todas ellas renunciaron al beneficio del Tribunal de Apelación salvo Camard a quien hemos demandado por lo penal. Los juicios que se perdieron fueron contra terceros que ni tuvieron una repercusión en la vida de la empresa, ni en sus cuentas ni en sus objetivos. Christie’s Monde es una de nuestras victorias más sonadas.

Boursica.com: ¿Cabe esperar un dividendo próximamente?

Thierry Ehrmann: Sí, creo que en 2013/2014 según nuestras previsiones. Antes de esta fecha, creo que habremos enriquecido de manera muy importante a nuestros accionistas mediante la cotización de la acción. Nos fortalecemos antes en fondos propios para financiar a los servidores y otros equipos muy costosos para permitirnos desarrollarnos en el mundo con la máxima seguridad. Es importante recordar que somos los únicos que tienen sus propias salas de máquinas. Nos consideran los pioneros de Internet en Francia, el Groupe Serveur fue el primer proveedor en Francia y el segundo en Europa, tal y como indicaba Time Magazine. El enriquecimiento de nuestros accionistas será de tal calibre en las acciones ¡que no podremos tener acciones y dividendos al principio! Y más si tenemos en cuenta que nunca hemos realizado un aumento de capital.

Boursica.com: ¿Qué impacto tendrá el cambio de estatus tras la ley sobre el volumen de negocios anual?

Thierry Ehrmann: Desde el punto de vista funcional, ¡explotará! El crecimiento será colosal.

Boursica.com: ¿Se puede considerar que a 30€, nos encontramos tan sólo al principio de la historia?

Thierry Ehrmann: Estamos observando que el curso retrocede a los niveles alcanzados en 2005/2006, cuando empezamos a hablar de la transposición de la Directiva de Servicios. 30€ es el principio, un sencillo ajuste antes de que Francia exaspere en 5 años a Europa por su lado patético. Si lo razonamos seriamente, sólo se puede partir de una base de 67€, que era el precio de cotización más alto. Hemos respetado todos los compromisos de nuestros folletos de admisión. Hemos llegado incluso a superar los compromisos del folleto de 1999. 67€ fue el precio de mercado cuando no existía el mercado estandarizado. Por eso, lo más lógico que cabe esperar es un precio de salida que se sitúe mecánicamente por encima de los 67€. La famosa frase en francés que dice « cotización que existe, cotización que vuelve » es una regla muy antigua de la bolsa.

Boursica.com: Para acabar, ¿alguna predicción para el futuro de Artprice?

Thierry Ehrmann: En cuanto a nuestros compromisos, que ya entonces eran muy ambiciosos en el folleto de admisión de 1999, los hemos cumplido todos, superándolos con creces, a pesar de la crisis del NASDAQ de 2000, los atentados del 11 de septiembre de 2001, la guerra de Iraq de 2003, la gran crisis financiera que empezó en 2007 y que está lejos de tocar a su fin. En la década más catastrófica de los dos últimos siglos, conozco a muy pocas empresas cotizadas en el mercado regulado que hayan salido vivas sin aumento de capital y que hayan adquirido durante este período una posición de líder mundial indudable. Para concluir esta entrevista, opino sinceramente que sólo estamos en el 10% de la historia de Artprice.

juin 19, 2011 Posted by | 999, Artmarket Marché de l'Art, Artprice | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Artprice.Com : « 81% des actionnaires d’Artprice sont aussi des clients »

(Tradingsat.com) – Avec un cours de Bourse multiplié par plus de trois le mois dernier, Artprice s’est brutalement rappelé au (bon) souvenir de ses actionnaires. Le modèle économique du leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’art pourrait en effet changer de dimension d’ici peu, si tant est que la transposition en France de la directive européenne « Bolkestein » des biens et services arrive (enfin) à son terme. Patron d’Artprice et de sa maison mère, le groupe Serveur, Thierry Ehrmann, nous explique les enjeux de la dématérialisation du Marché de l’art.

Tradingsat.com : Votre chiffre d’affaires a progressé de « seulement » 5% au 1er trimestre.

Thierry Ehrmann : Il ne faut pas oublier que la Place de Marché Normalisée d’Artprice est devenue entièrement gratuite en septembre de l’année dernière. C’est donc une performance plus que satisfaisante et qui prouve, si besoin était, le bien fondé de notre stratégie visant à faire d’Artprice un acteur mondial incontournable de la libéralisation des ventes aux enchères d’Art, par voie électronique.

Tradingsat.com : Que trouve-t-on sur votre Place de Marché Normalisée ?

Thierry Ehrmann : Notre site Internet permet de visualiser la cote des artistes, les indices, les résultats de ventes aux enchères, les annonces des ventes futures, et une trentaine d’indicateurs semblables à ceux que l’on peut trouver en économétrie de marché… Il donne aussi, et surtout, accès, gratuitement, pour les acheteurs et les vendeurs, à l’ensemble de nos banques de données. La Place de Marché Normalisée agrège les deux principaux domaines de compétences du groupe Serveur, qui est non seulement un acteur majeur des banques de données judiciaires, juridiques et économiques, mais aussi l’un des tout premiers pionniers d’Internet dans le monde ! Nous fournissons des services sur Internet depuis 1985 !

Tradingsat.com : Vous dites que vos banques de données « font autorité ».

Thierry Ehrmann : Le projet Artprice repose à l’origine sur un constat : le marché de l’Art est – avec le marché des matières premières et le marché financier – l’un des trois seuls marchés fonctionnant de manière mondiale à pouvoir être subrogé par des banques de données. Artprice a acquis plus de 40 sociétés d’éditions ou de fonds éditoriaux d’Art dans le monde entier pour constituer ses banques de données sur le marché de l’Art. Elles ont été logiquement intégrées à notre Place de Marché Normalisée lors de son lancement sur Internet en 2005. L’enjeu est alors devenu celui de la dématérialisation, qui doit permettre de s’affranchir véritablement de l’ancien système des « salles des ventes physiques ».

Tradingsat.com : La dématérialisation est un atout pour le marché de l’Art ?

Thierry Ehrmann : Le marché de l’art, par nature, a toujours été international, mondial, mais partagé entre les grands initiés, qui font les prix, et les autres, les « victimes ». Internet est par définition l’outil qui va permettre de « capillariser » l’information de manière mondiale. Un marché où l’information circule efficacement est un marché qui croit de manière exponentielle. Sans cette information, les gens n’osent pas acheter ou vendre. Les flux d’œuvres d’art ont atteint 6,3 milliards d’euros l’an dernier sur notre Place de Marché Normalisée, après 5,85 milliards d’euros en 2009, 4,32 milliards d’euros en 2008, 2,7 milliards en 2006 et 1,3 milliard d’euros en 2005. Internet rend aussi le marché de l’art plus efficient. Par exemple : une requête sur la base de données Artprice pour des « compressions » de Cesar sur une période donnée va permettre d’identifier immédiatement les acheteurs potentiels qui ont recherché ou possèdent ce type d’œuvre dans leur portefeuille. La dématérialisation ne sort pas de notre imagination, nous n’avons pas à en faire la pédagogie. Cela fait 30 ans que les gens achètent par téléphone ; toutes les grandes enchères se font ainsi depuis longtemps !

Tradingsat.com : Mais vous ne profitez pas totalement de cette dématérialisation en termes de revenus.

Thierry Ehrmann : Cela ne nous empêche pas de gagner de l’argent. L’accès à la Place de Marché Normalisée est gratuit, mais nous avons toujours cru à l’information payante. Nos abonnements s’échelonnent de 15 euros à 500 euros, et donnent accès à des informations et des services qui vont permettre d’acheter une œuvre en parfaite connaissance de cause. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, en l’état actuel de la législation, nous ne percevons aucune commission sur les ventes. Ce qui potentiellement constitue un manque à gagner considérable sachant que, sur les flux de 6,3 milliards d’euros de l’an dernier, près d’un tiers, soit l’équivalent d’1,8 milliard d’euros, ont abouti à une vente !

Tradingsat.com : Quel est le contexte législatif aujourd’hui ?

Thierry Ehrmann : A l’heure actuelle, la législation résulte d’une première réforme du marché de l’Art intervenue en 2000 (décret d’application en 2001). Mais elle est inutilisable, à cause du régime de l’autorisation préalable. Toute vente doit en effet recevoir le feu vert du conseil des ventes volontaire, qui ne rend son avis que quelques heures, au mieux une journée avant la date prévue pour les enchères. Une véritable entrave déguisée à la concurrence ! C’est pour cela que nous attendons, depuis plusieurs années maintenant, la transposition en droit français de la directive « Bolkenstein » sur les biens et services, qui inclut justement les ventes aux enchères sur le marché de l’art, notamment par voie électronique. Le législateur européen avait donné à la France jusqu’au 28 décembre 2009 pour la réaliser, puis fixé une nouvelle limite, au 24 août 2010, au-delà de laquelle la mise en application d’une importante sanction pécuniaire serait prononcée par la cour européenne. C’est pour cela que le processus législatif français s’est dernièrement accéléré ! La nouvelle loi est figée à 98%. Elle est passée à l’Assemblée Nationale, modifiée, amendée, ce n’est plus qu’une affaire de semaines.

Tradingsat.com : Qu’est ce qui va changer ?

Thierry Ehrmann : Le régime de l’autorisation préalable est mort. Deuxièmement, apparaît la notion d’opérateur en ligne, celui-ci n’étant plus tenu d’assurer l’authenticité de l’œuvre tant qu’il s’engage à ne pas détenir l’œuvre physiquement. En revanche, si un ayant droit ou un expert signale une œuvre litigieuse, celle-ci est immédiatement retirée du circuit. J’attire ici l’attention sur le fait que la Place de Marché Normalisée permet de visualiser sous forme de fichier PDF tous les documents attestant de l’authenticité des œuvres. Il faut savoir aussi qu’Interpol a droit de regard sur toutes les œuvres qui circulent et que les polices judiciaires de 70 pays utilisent la base de données d’Artprice dans leurs enquêtes.

Tradingsat.com : Dans le futur, vous pourrez donc percevoir une commission sur les ventes.

Thierry Ehrmann : Que les choses soient claires, aujourd’hui, selon le conseil des ventes volontaires, la marge d’intermédiation entre acheteur et vendeurs est de 37,5%. C’est colossal ! Nous appliquerons des taux de commission beaucoup plus faibles, entre 4,5% et 7% selon les services proposés. Nous provoquerons un effondrement des coûts énorme qui ne pourra que bénéficier au marché de l’art.

Tradingsat.com : Votre Place de Marché Normalisée ne risque-t-elle pas d’être copiée ?

Thierry Ehrmann : Personne n’a le droit de la reproduire. Elle est protégée par le droit sui generis créé en 1996, spécifique aux banques de données. C’est une barrière à l’entrée terrible, impossible à contourner. Des concurrents qui avaient porté plainte à Bruxelles ont d’ailleurs été déboutés sur ce point. La législation n’interdit pas la position dominante, mais son abus. Une position dominante qui résulte d’une vision novatrice et créatrice est totalement acceptée par les législateurs européen et américain.

Tradingsat.com : Pourquoi dites vous qu’Artprice dispose de tous les atouts pour offrir aux maisons de vente leur migration intégrale sur Internet ?

Thierry Ehrmann : Parce que les maisons de ventes, les commissaires priseurs, sont tout sauf nos concurrents ! Ils voient dans la place de marché d’Artprice une continuité de leur métier. Grâce à nous, les Maisons de Vente vont s’affranchir des coûts devenus inutiles liés aux salles des ventes physiques, leur permettant d’économiser sur leurs coûts immobiliers. Artprice est prêt, dès la promulgation de la loi, à répondre à la demande de plus de 3 600 Maisons de ventes et près de 7 400 experts partenaires.

Tradingsat.com : La société Artprice a néanmoins des ennemis.

Thierry Ehrmann : Nous avons attaqué au pénal le groupe Christie’s, contrôlé par François Pinault, qui a tenté de manipuler notre cours de Bourse en formulant des demandes exorbitantes sans aucun fondement sérieux, arguant que son catalogue de vente était soumis à des droits d’auteur. La raison est que François Pinault cherche par tous les moyens, à entrer à notre capital. Des attaques similaires s’étaient produites en 2001 et s’étaient soldées par un échec.

Tradingsat.com : Comment est constitué l’actionnariat d’Artprice aujourd’hui ?

Thierry Ehrmann : Le groupe Serveur est majoritaire, avec 32,7% du capital, il y 68 à 70% de flottant, le reste est dans les mains de 18 000 actionnaires. Sachez d’ailleurs que 81% des actionnaires d’Artprice sont aussi des clients. C’est il me semble un signe fort de confiance dans nos services… et dans le potentiel de valorisation d’Artprice. A toutes fins utiles, je rappelle que nous sommes rentables depuis plusieurs années, que l’intégralité de nos coûts sont fixes jusqu’à 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, et qu’Artprice n’affiche aucune dette.

Propos recueillis par François Berthon

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mai 23, 2011 Posted by | Artprice, La Revue de Presse | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Fondateur d’Artprice – THIERRY EHRMANN – Agitateur de marchés

Fondateur d’Artprice
THIERRY EHRMANN
Agitateur de marchés


Figaro Beaux-Arts Figaro Beaux-Arts

A 23 ans il faisait partie des 5 000 pionniers mondiaux d’Internet – un article de Time Magazine en fait foi. Balançant entre la théologie (son père fut chargé de «liquider» les biens ostentatoires de l’Église au moment du concile Vatican II) et les sciences, thierry Ehrmann cherche sa voie. Qu’il trouve très vite : pressentant les potentialités des réseaux en ligne, il veut les appliquer à grande échelle. Avec un postulat simple : plus un marché est opaque, plus l’introduction d’une information fiable sera susceptible de favoriser son développement exponentiel. «Seuls trois marché ne peuvent fonctionner que de manière mondiale : celui des matières premières, celui des produits financiers et, le plus vieux de tous, le marché de l’art.» C’est aussi le moins transparent, qu’il va falloir révolutionner !

En 1992, Artprice commence ses opérations. Dix salariés ratissent les données disponibles sur les ventes aux enchères dans le monde et les reversent sur 3617 Artprice – c’est la grande époque du Minitel. En 2010, emploie 50 personnes, compte 1,3 million d’abonnés payants et réalise un chiffre d’affaires de 6,3 millions d’euros. Elle recense 450 000 artistes qui ont eu au moins une œuvre vendue aux enchères, 7,2 millions d’adjudications, 27 millions d’indices (qui extrapolent des évolutions de prix à partir d’algorithmes) tandis qu’un stock de 360 000 artistes «vierges» (aucune œuvre passée en vente publique) patiente. 3 600 maisons de ventes dans le monde sont reliées électroniquement à Artprice, lui transmettant la description des lots et des résultats aussi vite que le peuvent les fibres optiques ou les ondes. Et un millier de prétendants chinois sont sur le seuil…

Ces chiffres prouvent que la croisade est bien avancée. Les auctioneers traditionnels, accusés de garder secrets les mécanismes de cotation pour profiter d’une position oligopolistique, ont été bousculés. La prochaine étape n’attend que la bénédiction du Journal officiel et l’introduction dans le droit français de la directive communautaire sur les services. L’affaire de quelques mois et Artprice deviendra un opérateur qui pourra se rémunérer sur les transactions qu’il accueille déjà sur sa «place de marché» virtuelle. «En 2009, cette place de marché a accueilli des œuvres d’art pour 5,8 milliards d’euros et un tiers des transactions ont été dénouées.» Cela représente un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros, loin devant toutes les maisons françaises, avec Christie’s et Sotheby’s en ligne de mire…

Si ce combat est en passe d’être gagné, thierry Ehrmann en mène un autre : faire reconnaître par la Cour européenne des droits de l’homme son grand œuvre, condamné par les juridictions françaises, la Demeure du Chaos qui accueille plus de 120 000 visiteurs par an. Avec l’aide de dizaines d’autres artistes, il a éventré et «déstructuré» sa bourgeoise demeure des environs de Lyon pour en faire une œuvre d’art géante et polémique, mêlant 1200 peintures, installations, compressions, graffitis. L’homme qui choquait le président de Goldman Sachs en affirmant que le marché de l’art est «dix fois plus féroce et plus intelligent que les marchés financiers, car capable de créer de la valeur ex nihilo» cultive une autre passion. Il est artiste plasticien. Est-il coté sur Artprice ? «Je me l’interdis.»
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RAFAEL PIC

Copyright ©2011 GUIDE DU MARCHÉ de l’ART 2011 – Le FIGARO – BEAUX ARTS
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avril 18, 2011 Posted by | Artprice, Chaos Materia Prima, Cour Européenne des Droits de l'Homme - CEDH, La Revue de Presse, Poursuites Judicaires et pénales, Thierry Ehrmann : aVentures chaOtiQues | , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Artprice : le rapport annuel du marché de l’art 2010, la Chine vainqueur incontestable de la décennie.

Artprice : le rapport annuel du marché de l’art 2010, la Chine vainqueur incontestable de la décennie.

Au cours de la décennie écoulée, deux tendances fortes s’imposent : la première tendance, est selon Thierry Ehrmann, Pdg et fondateur d’Artprice, leader mondial de l’information sur le marché de l’art, « une véritable révolution dans la géopolitique du marché de l’art mondial, en une décennie, la Chine est passée du neuvième rang au premier rang en 2010 des ventes aux enchères de Fine Art devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis qui détenaient avec suprématie le marché depuis les années 50 ». Quant à la France, sa perte de compétitivité constante d’année en année fait d’elle la grande perdante de cette décennie, notamment par le retard pris dans la réforme des ventes publiques exigée par la Directive Européenne pour le 28/12/2009 et le scandale Drouot dont la saga judiciaire ne cesse de rejaillir.

La deuxième tendance est le constat unanime des acteurs du marché de l’art à voir une mutation sans précédent du commerce de l’art. La structure même du marché change, notamment avec la suprématie d’Internet et ses deux milliards et demi de connectés qui sont à l’origine de l’accélération fulgurante des ventes d’art en ligne, les compétitions générées par plus de 260 foires d’art organisées chaque année dans le monde et l’importance des investisseurs et fonds d’investissements dans l’art. L’émulation qu’ils ont créée à grand renfort médiatique a participé à faire de l’investissement dans l’art un nouveau phénomène socioculturel. L’assimilation de l’art à un actif financier par certains a débouché sur un nouveau modèle : celui de la bourse de l’art. La Chine fait figure de pionnière dans ce domaine car le gouvernement chinois lançait en 2009 la Shenzen Cultural Assets and Equity Exchange (SZCAEE).

Cette année 2010 a été riche en événements : après l’envolée des prix de l’art entre 2004 et 2008 et la contraction sévère du marché entre octobre 2008 et l’été 2009 (chute des volumes et chute des prix) vint la reprise de la compétition jusqu’à des sommets de prix jamais atteints auparavant… le constat de cette dernière décennie est celui d’une accélération considérable du rythme du marché et de son déplacement à l’est du planisphère. Après le précédent krach du marché de l’art (1991), près de quatre années de patience furent nécessaires avant qu’une reprise des prix ne s’amorce. Cette fois, le marché haut de gamme a retrouvé sa santé en un an et demi à peine .

En 2008, après la crise de Lehman & Brothers, la Chine est devenue le moteur de la relance économique mondiale. Parallèlement, le gouvernement chinois a démontré l’importance accordée à l’art et la culture via les JO de Pékin en 2008, l’Exposition Universelle de Shanghai en 2010 puis le travail de fond du Ministère de la Culture et des Finances pour rendre les musées publics gratuits en Chine. La fierté de la culture chinoise en passe aussi par sa valorisation à l’échelle mondiale. Les collectionneurs chinois s’imposent comme des modèles, des travailleurs pour leur patrie. Grâce au soutien et aux liquidités importantes de ces collectionneurs, les artistes chinois ont rattrapé leur retard sur la cote des artistes occidentaux et ils l’ont fait à une vitesse fulgurante.

Artprice publie en 7 langues son rapport exclusif du marché de l’art repris par plus de 6 300 médias et institutions internationaux chaque année. Réalisé à partir des 5,4 millions de résultats d’enchères de
3 600 maisons de ventes, le rapport annuel « Tendances du Marché de l’art 2010 » est constitué de 27 pages d’analyses macro-économiques et micro-économiques mises à jour au fil de l’actualité des ventes et des évolutions des prix des œuvres d’art. Ce rapport édité par ArtMarketInsight, l’agence de presse d’Artprice, avec le département d’Econométrie d’Artprice contient aussi des classements originaux tels que le TOP 500 des artistes par chiffre d’affaires, la liste des 100 plus fortes enchères de l’année.

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Sommaire

Edito
Le jeu des montagnes russes
L’art d’après-guerre et l’art contemporain dans le marché global
2010 : Reprise de la compétition
Retour en salles mitigé pour les signatures contemporaines : les fausses victoires de
Hirst, Murakami et Koons
La Chine : numéro 1 mondial
New York vs Pékin
Rattraper le retard des anciens et imposer les contemporains
La France dans le monde : l’histoire d’un déclin annoncé
L’année de l’Art Market Confidence Index
Twitter : L’année 2010 en 140 caractères
Le Top 10 des artistes
Le Top 100 des enchères 2010
Le Top 500 des artistes par chiffre d’affaires en 2010

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2011 thierry Ehrmann
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Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du marché de l’art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’œuvres d’art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 3600 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du marché de l’art pour les principales agences et 6300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces normalisées, qui constituent désormais la première place de marché mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art (source Artprice).
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avril 5, 2011 Posted by | Artprice | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Paul MERTON in Europe @ the Abode of Chaos

Paul MERTON in Europe @ the Abode of Chaos (dixit New York Times)

Paul Merton in Europe - Abode of Chaos
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février 11, 2010 Posted by | 999, Demeure du Chaos 10 ans, Video | , , , , | Laisser un commentaire

« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme

« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme
LYON le 17/12/2009 (Actualisé le 17/12/2009 à 20h00) – AFP

‘homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann, contraint mardi par la Cour de cassation à remettre en l’état les lieux où il avait construit sa « Demeure du Chaos », a annoncé jeudi qu’il formerait un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Située à Saint-Romain-au-Mont-d’Or (Rhône), près de Lyon, la « Demeure du Chaos » est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art).

Depuis 1999, M. Ehrmann a supervisé le travail d’une quarantaine d’artistes qui ont transformé la bâtisse en un symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro.

A l’issue d’une longue procédure en justice, la cour d’appel de Grenoble avait, le 16 décembre 2008, jugé que cette oeuvre enfreignait le code de l’urbanisme. Condamnant M. Ehrmann à une amende de 30.000 euros, elle lui avait donné neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine.

Le condamné s’était alors pourvu en cassation. Mais, mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise.

« Plus que jamais, Thierry Ehrmann (…) va plaider avec férocité sa cause pour faire valoir et respecter le droit à la liberté d’expression, en formant un recours (…) auprès de la cour européenne des droits de l’homme contre la France », a-t-il annoncé dans un communiqué de presse.

Selon lui, « cette décision porte atteinte à sa liberté d’expression et dans le fait qu’il ne peut pas être soumis à la seule réglementation du droit de l’Urbanisme, l’expression artistique étant un droit national et universel depuis la nuit des temps ».

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décembre 30, 2009 Posted by | 999, Cour Européenne des Droits de l'Homme - CEDH, La Revue de Presse | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Demeure du chaos : le jugement dernier ?

BREVE

Demeure du chaos : le jugement dernier ?
Posté le 17/12/2009 à 14:49
Hier, la cour de cassation a rejeté la demande de Thierry Ehrmann. Il devra remettre en état l’extérieur de la Demeure du chaos (12 000m2) qui se trouve à Saint-Romain-au-Mont-d’or. La bâtisse a commencé à muter en 1999, de façon discrète, mais c’est véritablement en 2004 que l’affaire éclate au grand jour avec des transformations extérieures. C’est à cette date que le maire a décidé de saisir la justice. L’arrêt rendu par la cour d’appel de Grenoble en décembre 2008 est donc définitif. Jusqu’au-boutiste, Ehrmann a décidé de saisir la cour européenne des droits de l’homme.
J.C.

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décembre 17, 2009 Posted by | 103528 | , , , , , , , | Laisser un commentaire