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thierry Ehrmann – Voyage au bout de la nuit – Parcours atypique, Vision prophétique

Fin dialecticien, homme d’une grande spiritualité, artiste plasticien féru de l’histoire de l’art, Thierry Ehrmann a érigé en deux décennies le leader mondial de l’information sur le marché de l’art (4,5 millions de membres dans 72 pays). Passionné et passionnant, le président directeur général d’Artprice.com nous retrace son parcours atypique. Entretien fleuve.

Que retenez-vous de votre jeunesse ?

Mon enfance fut marquée par une formation chez les jésuites nommés les soldats de Dieu, puis chez les dominicains, redoutables négociateurs attestant d’un contournement intellectuel extrêmement rare et aiguisé. Mon enfance fut d’autant plus particulière que mon père, ancien polytechnicien à la retraite, docteur en droit et grand croyant, était un membre de l’Opus Dei influent.

Après Vatican II, l’Église ayant décidé de mettre fin aux biens ostentatoires, mon père avait été mandaté par le Vatican pour fermer les écoles princières, les palaces et autres lieux vains et inutiles qui ne représentaient plus l’esprit qui soufflait dans la foulée de Vatican II. Nous avons voyagé aux 4 coins du monde pour mettre un terme à ces lieux qui appartenaient à l’Eglise. J’ai ainsi pu découvrir le monde, et observer qu’à l’époque, le latin était la langue des affaires et non l’anglais.

J’ai eu l’occasion de faire le tour du monde une première fois durant mon enfance, puis une seconde fois entre 16 et 20 ans. J’ai écumé tous les pays à l’exception de 2 ou 3 pays exotiques.

 

Quels enseignements tirez-vous de ces voyages ?

Les voyages sont vains et inutiles. Le plus long voyage est celui que l’on fait dans sa tête. Au terme de 20 ans de démarche analytique freudienne, suivis de 8 ans de démarche lacanienne, je suis convaincu que le voyage physique est une fuite en avant dans laquelle on s’exile avec ses névroses et ses psychoses. C’est précisément l’histoire des miroirs grossissants, la fuite à l’extérieur est un véritable syndrome de Stendhal qui ne fait qu’amplifier le phénomène.

Si les évangiles de Luc et Matthieu affirment « nul n’est prophète en son pays », pour autant, nous sommes le fruit d’une éducation, d’une culture et d’un climat. C’est sur nos terres que nous nous faisons, nous défaisons et nous reconstruisons. Je n’ai jamais vu d’exil heureux. J’ai eu la chance de rencontrer des monstres puissants qui ont dominé le XXème siècle et qui pour certains se sont éteints depuis. J’en ai conclu que tout exil est soumis à un éternel retour.

Celui qui s’isole en haut de la montagne ne cherche que le retour à l’exil, l’acte de solitude correspondant à la volonté de mieux revenir. Pour moi, le mythe de l’ermite n’existe pas, l’ermite est quelqu’un qui prépare son retour en scène, il n’est un mythe qu’en projection de son futur retour. Nous devons affronter nos démons frontalement sous peine qu’ils reviennent toujours.

 

Quel est votre moteur dans la vie ?

La passion pour l’art que je mets dans Artprice et le musée que j’ai fondé. Je suis artiste plasticien inscrit à la Maison des Artistes depuis 35 ans. Dès 1999, j’ai voulu faire vivre mes œuvres dans le premier musée privé immatriculé au RCS : Le Musée L’OrgAne, que j’ai érigé comme siège social d’Artprice, coté sur le marché réglementé. Ma passion pour l’histoire de l’art, en 20 ans, m’a servie à bâtir le Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art.

Ce travail titanesque fut synthétisé par la Ministre de la Culture lors de sa visite chez Artprice par cette phrase « Vous vous êtes subrogé en lieu et place à une mission supra-étatique de conservation de l’histoire du marché de l’art ». En effet, il est nécessaire de poser quelques chiffres qui démontrent le travail herculéen réalisé : Artprice est devenue en 20 ans le Leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 30 millions d’indices et résultats de ventes couvrant plus de 700 000 Artistes.

Avec Artprice Images, elle permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 126 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art, de 1700 à nos jours, commentées par ses historiens.

Au quotidien, Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 6300 Maisons de Ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 7200 titres de presse dans le monde. Ce n’est pas pour rien qu’Artprice compte 4,5 millions de membres dans 72 pays.

 

En quoi avez-vous introduit une profonde révolution dans le marché de l’art ?

Raymonde Moulin, célèbre sociologue et historienne de l’art, surnommée « la Papesse », m’a interpellé il y a une dizaine d’années en m’indiquant qu’Artprice avait définitivement modifié l’histoire du marché de l’art de manière irrévocable en s’inscrivant elle-même dans l’histoire de l’art. Effectivement, on note depuis 20 ans une mutation sans pareil. Laissons parler les chiffres quelques secondes.

Les leviers d’une telle mutation passent par la facilité d’accès aux informations sur le Marché de l’Art, la dématérialisation des ventes – le tout sur Internet avec 98% des acteurs connectés- la financiarisation du marché, l’accroissement des consommateurs d’art (de 500 000 à l’après-guerre à 90 millions en 2017), leur rajeunissement, l’extension du marché à toute la Grande Asie, à la zone Pacifique, à l’ Inde, à l’Afrique du Sud, au Moyen-Orient et à l’Amérique du Sud.

Cette mutation passe aussi par l’industrie muséale qui est devenue une réalité économique mondiale au XXIème siècle. En effet, il s’est construit plus de Musées entre 2000 et 2014 que durant tous les XIXème et XXème siècles, soit 700 nouveaux musées par an. Cette industrie dévoreuse de pièces muséales est l’un des facteurs primordiaux de la croissance spectaculaire du Marché de l’Art. Le Marché de l’Art est désormais mature et liquide.

Le Marché de l’Art est devenu un marché efficient, historique, mondial et dont la capacité à résister aux crises économiques et géopolitiques n’est plus à démontrer. Il surperforme depuis 18 ans les principaux marchés de placement de manière incontestable.

thierry Ehrmann

thierry Ehrmann

 

Vous avez fondé votre musée, au cœur-même d’Artprice qui analyse le marché de l’art. Que s’apportent-ils mutuellement ?

Aujourd’hui, Le Musée d’Art Contemporain L’Organe qui gère la Demeure du Chaos / Abode of Chaos compte 5 400 de mes œuvres, principalement des sculptures monumentales de plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes, dont les thèmes abordent notre siècle tragique et somptueux.

Mes 5 400 œuvres baignent dans une totale alchimie avec Artprice et le Groupe Serveur, pionnier de l’Internet et des banques de données depuis 1987. Il est évident qu’Artprice, en tant que Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art ne pouvait rêver mieux que d’avoir comme siège social le célèbre Musée d’Art Contemporain L’Organe, gérant la Demeure du Chaos. Il faut préciser que ce musée est classé en région Rhône-Alpes, de manière incontestable, comme premier musée d’art contemporain privé, avec 120 000 visiteurs par an, dont 25 % hors France.

 

Quel est votre rapport à la franc-maçonnerie ?

J’ai eu l’opportunité d’y rentrer très jeune – à l’âge de 23 ans – et de devenir membre de la Grande Loge Nationale de France. Cette loge déiste me semblait intéressante car porteuse d’une philosophie assez ouverte. On nous appelait les « Anglais » car nous dépendions de la Grande Loge de Londres ou encore les « Romains.

J’ai été l’un des premiers à aborder le thème dans un Envoyé spécial sur France 2 qui m‘était consacré. J’ai 32 ans de loge et je dois dire qu’avec le recul, pour avoir visité de multiples courants ésotériques à travers le monde, je dois admettre que la franc-maçonnerie est le modèle philosophique le plus stable, le plus humain, et qui, contrairement à ce que l’on croit, peut par son concours amener aux grandes questions éthiques de ce siècle.

Lorsqu’on possède un mandat public, nous devons pratiquer la méthode anglo-saxonne de déclarer notre appartenance afin d’éviter les fantasmes des fraternels dévoyés et nous permettre au contraire de nos ouvrir à des réceptions d’air plein d’humanisme et de talents.

Mon père, polytechnicien et Docteur en Droit, comme moi-même et mes deux fils avons une maladie neurodégénératives très importante et ma démarche depuis 32 ans par le temple et les voyages initiatiques me permettent d’assumer ces terribles douleurs et de rester les yeux ouverts vers le ciel toujours curieux et émerveillés de ce nouveau monde.

 

Qu’entendez-vous par visite initiatique ?

J’ai suivi par plaisir un cursus universitaire de théologie qui m’a permis d’étudier différentes religions et notamment la religion juive. J’ai pu échanger avec le Rav Pinto, tout en étant goy et catholique. Un de mes meilleurs amis, décédé depuis, était un grand psychiatre juif. Cet homme brillant a sombré dans la folie et est devenu écrivain et ermite en Israël.

Son parcours était captivant car il avait étudié la Torah, le Talmud et le Zohar, que l’on retrouve dans les loges maçonniques haut gradées. Je m’imagine à la place de l’autre et ce qu’est l’autre. C’est une de mes méthodes de gouvernance dans la mesure où je ne donne jamais un seul ordre. Je pense que donner un ordre affaiblit considérablement, l’ordre étant une perte de sens.

En Asie, l’ordre n’existe pas, le regard suffit à imprimer ou à donner le sens même dans lequel il faut aller. J’ai toujours eu des passerelles absolument transparentes entre ma vie privée et ma vie professionnelle. J’admire ou je suis dubitatif en fonction des jours des gens qui cloisonnent ces deux univers. Lorsque l’on est passionné, il est difficile, voire impossible, de conserver cette étanchéité.

J’ai toujours cultivé une totale transparence avec mes fils qui ont désormais plus de 30 ans en provoquant très rapidement le meurtre du père. Le père est aussi quelqu’un qui a ses fragilités, ses névroses… Mes enfants ne sont pas la continuité de moi, ils ont un parcours authentique, singulier, et il n’existe aucune projection.

 

Quel regard portez-vous sur l’Europe ?

Je lisais dernièrement les écrits de Nicolas Baverez sur la décadence de L’Occident et le projet européen. Dans les années 80, j’avais une cinquantaine de sociétés dont chacune portait le préfixe « Europ » (Europe Numéris, Europe Juris, etc). J’ai beaucoup cru au projet européen de Jean Monet mais je considère aujourd’hui que c’est la plus grande catastrophe industrielle, politique et économique.

Nous avons fait l’Europe en dépit du bon sens et nous avons gâché quelque chose d’historique qui avait dix millions d’existence. Le traité de Lisbonne signé en 2007 est pitoyable, c’est un traité que l’on signe en fin de nuit lorsque les parties sont usées et souhaitent en finir. J’ai découvert, si l’on compte les grandes régions, que c’est en réalité 108 parties qui doivent s’accorder lorsqu’il y a une adoption à prendre.

Il est déjà extrêmement difficile d’obtenir l’accord de tous les sociétaires ou tous les mandataires au sein d’une holding, alors imaginez ce qu’il en est pour la grande maison Europe. Le système était voué à l’échec.

 

Comment auriez-vous imaginé l’Europe ?

J’aurais imaginé une Europe médiévale organisée en régions afin de favoriser une transversalité. Il aurait fallu mettre un terme en France à ce jacobinisme colbertiste ou ce jacobinisme high-tech qui consiste à tout concentrer. La concentration constitue pour moi une énorme erreur. L’Europe aurait pu nous aider à réaliser l’Europe des régions, porteuse de sens et productive. Rappelons à titre d’exemple que la région Rhône-Alpes est plus grande que la Suisse et représente environ 11,6 % du PIB français. Nous avons des capacités importantes mais il existe une perte d’énergie énorme.

J’imagine une Europe généreuse. L’Europe avait une très belle histoire mais elle s’est vidée de son sens, elle n’est pas atlantiste, on ne peut pas même parler d’une Europe de l’OTAN. Cette Europe a tout perdu jusqu’à la vision de ses fondateurs qui la projetaient de l’Atlantique à l’Oural avec une ouverture vers l’Ukraine. Il était question d’une Europe ouverte s’étendant naturellement jusqu’à Moscou. Les Russes sont furieusement occidentaux. Concernant la Turquie, bien qu’éprouvant un profond respect pour l’Empire ottoman et la Sublime Porte, nous devons convenir qu’aujourd’hui, la Turquie est tout sauf laïque.

L’idée, à travers l’Europe, aurait été de simplifier le tout en imaginant un marché unique dans lequel on essaye de parler la même langue et le même droit des contrats. Le droit accompagne la culture, il est la pacification de la guerre. On dit communément que lorsque les armes se taisent, le droit parle. Lorsque les hommes contractent, c’est que la guerre a cessé et qu’ils échangent. Le droit a donc une valeur capitale mais au lieu de faire un droit européen, on s’est arrangé pour produire des directives internes qui devenaient un quatrième degré de juridiction propre à notre pays.

Après avoir rédigé de multiples rapports, commission sénatoriale etc, j’ai décidé de cesser toute navette parlementaire ou sénatoriale. J’ai vu des choses hallucinantes qui visaient à renforcer notre protectionnisme et à attiser le sentiment anti-européen. L’idée était de faire en sorte d’embêter les autres par tous les moyens. La réforme des ventes publiques est un exemple parlant, elle a fait l’objet d’une première réforme en 2011 avant d’être de nouveau amendée, nous en sommes à présent à la modification de la réforme exposant trois.

Face à l’absence d’effort des différents acteurs, l’Europe est devenue ce monstre administratif dans lequel on ne connaît pratiquement aucun commissaire. Le Tafta compte entre 800 et 900 négociateurs, alors que l’Europe n’en dispose que d’une quarantaine. La puissance de feu joue énormément. C’est dommage car nous avions un très beau projet mais il est grand temps d’arrêter les frais.

 

Quelle révolution majeure sommes-nous en train de vivre ?

Nous sommes désormais passés à une phase de mondialisation que les gens n’ont pas vu venir et anticipée. Nous sommes dans un changement de paradigme qui se produit environ tous les 3 ou 4 siècles, nous assistons à une véritable compression de l’espace-temps. J’ai eu la chance d’avoir Paul Virilio comme intervenant, ce dernier a beaucoup travaillé sur la notion d’accident et d’espace-temps. Une civilisation était considérée comme supérieure à une autre lorsqu’elle allait plus vite.

Rome a eu la suprématie sur Athènes car ils annonçaient le début ou la fin d’une guerre grâce à un cavalier alors que l’autre était encore à pied. Nous sommes arrivés à une optimisation absolue de la notion d’espace-temps et à une telle célérité qu’aujourd’hui, la notion même de logistique ne vaut plus rien : un container transporté entre Shanghai et le Havre coûte 400 dollars.

La mondialisation est une réalité et Internet l’a confirmé. Le législateur, nos élus et tous les États nations n’avaient pas réellement réfléchi au problème de la mondialisation.

 

 

Comment construire une histoire dans une société de l’immédiateté ?

Twitter a introduit la génération 280 caractères. Robert de Vogüé, grand financier entre autres anciennement chez JPMorgan et KBC Bank me confiait que désormais, les gens ne lisent plus que le titre dans les communications financières. Il existe une certaine facilité et lâcheté que de résumer et réduire à un titre un flux d’information constant et régulier même s’il est évident que les gens ne peuvent pas tout absorber. Trop d’information tue l’information et désormais la notion de courage et de prise de risque n’existent plus. Certains paysans ont plus de bon sens que des polytechniciens ou des énarques et sont parfois capables d’articuler un raisonnement solide et bien étayé que des gens très diplômés ne sont pas capables de conduire.

 

Quelles sont les spécificités de la Chine ?

Nous étions associés avec l’état chinois que beaucoup taxent de « démocrature ». Cela fait 30 ans que nous travaillons avec la Chine et j’ai réfléchi significativement au sujet. Bon nombre de personnes ont des idées reçues sur la Chine mais elle est cependant la première puissance mondiale et il ne faut pas oublier que la Chine a 7 000 ans d’ancienneté durant lesquels ils ont eu cette position au coude-à-coude avec l’Inde.

Gandhi a commis l’énorme erreur de créer une sorte d’autonomie propre à l’Inde. Aujourd’hui, l’Inde accuse un retard de 30 ans dans la mondialisation et est complètement en marge. Si l’Inde est prétendument la plus grande démocratie, il n’en demeure pas moins que les castes persistent, que la corruption perdure et que c’est un pays à des années-lumière de la modernité.

Le coup de génie des Chinois consiste à avoir fait de l’Inde l’atelier du monde. Grand nombre de mes amis insistent sur le fait que lorsque Chine arrivera à 700-800 dollars de salaire moyen pour les cadres – ce qui est désormais le cas – elle-même mettrait un genou et rentrerait dans une logique occidentale.

La Chine, dont le pragmatisme est sans égal, a trouvé l’Inde comme atelier du monde, la Chine devenant non plus l’usine du monde mais les ateliers de recherche et développement du monde. Ils se sont ainsi assurés une certitude pendant pratiquement 20 ans et ont pris le contrôle de la zone grande Asie : de Singapour à la Corée, au Vietnam, à la Birmanie… La Chine s’inscrit dans une logique de suprématie absolue.

Par nature, celui qui envahit – le barbare – amène également une forme de culture même si cela se fait dans le sang et la violence. La culture des barbares a toujours amené du sang nouveau et a permis au fil des siècles de régénérer et modifier les royaumes et les comtés. Le cas de la Chine est assez extraordinaire et unique au monde.

La Chine a toujours sinoïsé l’ennemi et fait en sorte, quelques soient les invasions, que les barbares deviennent de culture chinoise. La Chine n’a jamais envahi quiconque à l’exception du Vietnam mais pour des raisons plus complexes et ils n’ont jamais eu de flottes de guerre. Leur vraie force aujourd’hui est d’être toujours dans cette même logique. Ils ont une compréhension occidentale de la mondialisation, de l’économie et de l’OMC mais ils ont la capacité d’être un tout.

J’ai rencontré des opposants au régime mais ils faisaient cependant tout pour la mère patrie. On ne se rend pas compte de la force extraordinaire de la diaspora chinoise, ils arrivent à se projeter jusqu’à la quatrième ou la cinquième génération alors que nous ne dépassons pas les deux générations. Nicolas Baverez indiquait que les démocratures ont la chance ne pas céder à la facilité de la démocratie qui consiste à aller chercher des voix juste avant les élections et de légiférer et réglementer à tour de bras pour satisfaire l’opinion du dernier fait divers.

 

Comment expliquez-vous la déconstruction de notre démocratie ?

Juriste de père en fils depuis des générations, je suis atterré par cette profonde déconstruction alors que le droit français était reconnu comme l’un des meilleurs droits au monde. Nous sommes en implosion totale, de nouveaux textes viennent massacrer les anciens et les codes de procédures pénales et civiles s’entrechoquent. Nous avons sabordé trois siècles de construction intellectuelle du droit. Le droit est à la fois littéraire et mathématiques, il est l’épreuve du temps.

 

Comment imaginez-vous l’avenir ?

Désormais, l’infiniment subsidiaire est devenu le principal et l’élément focalisant est devenu l’infiniment subsidiaire. C’est toute l’histoire de la presse d’aujourd’hui. Nous avons mis un terme à l’état d’urgence, dont acte. Nous avons fait un certain nombre de codes de procédures et de droit pénal de sorte qu’aujourd’hui, nous nous situons au-delà de la plupart des dictatures en matière de droit.

Nous évoluons dans une société où les juges ont perdu tout contrôle, même le procureur, qui est censé être le chef de la police, est écarté de nombreuses procédures. Le célèbre écrivain Jean Rostand déclarait être optimiste quant à l’avenir du pessimisme. Je trouve cela dommage car nous avons tout pour être heureux : jamais la science n’a été aussi loin, jamais nous n’avons franchi de telles limites en termes de recherches et de découvertes et nous avons du bonheur à amener à l’humanité.

L’homme dispose d’outils et il est presque sur la marche du temple divin : nous savons lire les lignes de l’ADN, l’intelligence artificielle est en pleine essor et nous avons une maîtrise et une réponse à beaucoup de nos questions existentielles alors que nous sommes dans un contexte catastrophique.

 

Qu’est-il en train de se jouer sur le plan « historique » ?

Nous nous inscrivons dans un contexte de mondialisation mais pour autant, nous refusons de comprendre les articulations de l’histoire et de dénouer leur complexité en privilégiant une lecture simpliste et définitivement manichéenne.

A mon sens, les attentats du 11 septembre incarnent un nouveau point de départ l’ouverture du 21ème siècle. Les ruines du 11 septembre ne s’adressent pas uniquement aux Américains mais également Européens. Francis Fukuyama avait déclaré avant de se rétracter que la chute du mur de Berlin consacrait la « fin de l’histoire », et que la démocratie devenait perpétuelle. Cette théorie tuait l’idée même d’histoire dans ce qu’elle a de violent et d’impromptu. L’histoire est par nature soudaine et non prévisible. Le 11 septembre fut un événement soudain et non prévisible qui nous a ramenés à la réalité selon laquelle l’histoire peut exploser à tout moment. Le 11 septembre marque la défaite de l’Occident et de notre suprématie. L’Occident s’est quasiment tout arrogé au cours du XXème siècle, la démocratie, le bon goût, l’art… Si l’on considère l’Histoire, qu’est-ce qu’un siècle sur 6000 ou 7000 ans d’humanité ?

 

Quelle est la gravité de la situation dans laquelle se trouve la France ?

Si l’Europe est malade au sens des grands continents, je pense que la France est l’un des pays les plus malades d’Europe. Le pays est dans une déconstruction beaucoup plus grave que l’on ne l’imagine et on se refuse à voir les réalités en face.

Aujourd’hui, l’ascenseur républicain est cassé mais surtout science et progrès ne riment plus avec bonheur, peut-être pour la première fois dans l’humanité. Le progrès était toujours synonyme de source de bonheur alors que désormais, ce n’est plus le cas, il devient source de flicage, et plus personne ne pose des barrières.

Je connais très intimement la culture cyberpunk et la culture de la science-fiction que l’on a ensuite désigné par films d’anticipation. J’ai une cinémathèque d’environ 50 à 60 000 films : des courts métrages, des films d’essai, des tentatives cinématographiques avortées, j’ai même récupéré des films qui ne sont jamais sortis.

Depuis pratiquement 10 ans, plus aucun film de science-fiction ne sort car tout a été pensé et que désormais la réalité a dépassé la fiction. La notion de déplacement dans l’espace-temps est la seule chose qui appartient encore au domaine de la science-fiction, il est étudié mais pour l’heure, il n’a encore été réalisé qu’à travers des électrons.

En dehors de cela, tout a déjà été traité. Mon père disait que Jules Verne avait été le premier auteur de science-fiction. Je pars du principe que tout ce que l’on écrit en projection et en scénario appartient déjà au domaine de l’acquis. Da Vinci désignait l’art comme « une chose mentale » (cosa mentale). Il m’arrive souvent de me faire violence dans mes œuvres, je vois le volume, je le modélise et ensuite il faut incarner ce volume parce qu’on est humain. On ne peut penser que ce qui existe.

 

L’intelligence artificielle est-elle un danger ?

L’intelligence artificielle existe en réalité depuis 30 ans, les établissements bancaires utilisaient déjà des algorithmes, sans parler du THF… Les outils d’aide à la décision, le datamining et la business intelligence existent depuis longtemps.

Arrêtons de galvauder et de diaboliser l’intelligence artificielle, nous avons presque le sentiment que nous accouchons d’une nouvelle religion alors qu’elle existe depuis fort longtemps.

 

En quoi et comment votre groupe a-t-il toujours été avant-gardiste ?

Nous avons beaucoup d’ingénieurs et de chercheurs étrangers au sein de notre groupe qui cherchent à partir. Je les aide à repartir dans leur pays d’origine, ou là où ils souhaitent s’expatrier. À l’époque, je prenais des participations, non pas à des fins capitalistiques, mais pour les soutenir en leur apportant la mise de départ. Nous avons ainsi pu disposer de correspondants dans le monde entier, que cela soit dans les pays de l’Est, en Israël ou au Canada.

Nous étions sur Internet dès 1985. Nous avons toujours eu 10 ans d’avance dans le groupe avec le souci permanent de maintenir cette avance en ayant une double lecture dichotomique. Nous nous interrogeons d’un côté sur ce qui va se passer dans 5 ou 10 ans et de façon concomitante sur ce qui peut permettre de réaliser concrètement des fonds propres ou du résultat net afin de ressourcer ce qui est dévoreur de fonds propres.

La R&D requiert par nature des fonds de roulement positifs. Internet a introduit la mondialisation et tout peut se dématérialiser. Si on se réfère au théorème de Pythagore selon lequel tout est nombre à l’exception de l’âme et de l’émotion, on peut donc dématérialiser pratiquement 99 % de notre civilisation. Il est évident que tout va migrer vers la révolution numérique dont Internet est le principal support mais pour autant, on tend vers le « glocal » combinant simultanément le local et le global.

Nous avons beaucoup de marchés locaux et nous étudions sur Internet tout ce qui concerne les marchés mondiaux depuis la nuit des temps, y compris le marché de l’art qui ne peut fonctionner que de manière mondiale comme les marchés financiers ou les matières premières. Nous avons toujours une approche historique, théorique, scientifique et aussi très pragmatique dans la création de société ex nihilo.

 

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Toute l’info en live sur le site Facebook officiel de la Demeure du Chaos et son auteur, thierry Ehrmann

Plus rapide et convivial que le blog, retrouvez toute l’information en temps réel sur le site officiel de la Demeure du Chaos/Abode of Chaos et son auteur, thierry Ehrmann sur Facebook en cliquant sur ce lien

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thierry Ehrmann

thierry Ehrmann  2012 Demeure du Chaos / Abode of Chaos I.H.S.

Le Figaro Magazine interview de thierry Ehrmann 1 juin 2013

 Le Figaro Magazine interview de thierry Ehrmann «L’art est un meilleur placement que les actions»


Le Figaro Magazine interview de thierry Ehrmann «L’art est un meilleur placement que les actions»

Thierry Ehrmann, sculpteur. Crédits photo : DR

Thierry Ehrmann est le président d’Artprice. Sculpteur plasticien et chef d’entreprise, il livre sa vision du marché.

Source Le Figaro Magazine

Patron atypique du SBF 120, artiste habité, homme d’affaires visionnaire, Thierry Ehrmann détone.

Entretien avec un passionné, inventeur du leader de l’information sur le marché de l’art.

Le Figaro Magazine – Comment Artprice est-il devenu un formidable poste d’observation?Thierry Ehrmann – Artprice est la plus vaste banque de données sur le marché de l’art. Au fil des années, nous avons racheté beaucoup de fonds éditoriaux, notamment 270.000 manuscrits et catalogues du XVIIe siècle pour assurer la traçabilité des oeuvres. Nous avons des données sur 108 millions d’oeuvres d’art et nous gérons des données biographiques sur 1,8 million d’artistes, dont 550.000 ont déjà figuré dans des ventes publiques. À un moment donné, plus de 200 historiens travaillaient chez nous pour être certains d’attribuer les tableaux aux bons artistes, notamment ceux des peintres flamands. Nous avons dans nos serveurs 27 millions de résultats de vente et c’est grâce à cette mémoire qu’Artprice est devenu ce qu’il est. Nous gérons aussi 630.000 portefeuilles virtuels de particuliers, qui veulent suivre la cote de leurs collections.

Comment établissez-vous la cote d’un tableau?

Dans le passé, quand on voulait faire estimer, par exemple, un tableau de Chagall en 80x80cm, on se référait aux ventes des tableaux de l’artiste dont le format était comparable. Artprice travaille autrement, selon la méthode de la vente répétée. Nous suivons la même oeuvre, l’évolution de son prix dans le temps. Comme, par exemple, un Basquiat, vendu à New York, puis huit ans plus tard à Londres, et trois ans après à Paris. Nos indices sont construits comme ça. Notre société est conçue avec des scientifiques, le reste c’est du doigt mouillé.

La santé du marché de l’art ne vous paraît-elle pas insolente?

Le marché de l’art évolue parallèlement à la Bourse, notre indice est corrélé au S&P500. Il est devenu un enjeu de pouvoir: la Chine est numéro un depuis 2010, les États-Unis numéro deux, et la France qui, en 1962, représentait 54% du marché de l’art, ne pèse plus que 4%. Le marché de l’art français devrait s’interroger quand en une simple journée à New York se réalise une année du chiffre d’affaires de la maison France. Le marché a du ressort, il avait mis dix ans à se remettre de la crise des années 90, il ne lui en a fallu que deux après celle de 2008. Le temps joue en faveur de l’art comme du luxe. Quand vous achetez un bien, il se dévalorise au fil du temps, les assureurs lui appliquent un coefficient de vétusté. Il faudrait a contrario appliquer un coefficient de bonification aux oeuvres d’art.

L’envolée des prix peut pourtant créer des bulles.

Je n’en vois pas. Le marché progresse parce que nous assistons à une révolution sociologique. Après la Seconde Guerre mondiale, il y avait 500.000 grands collectionneurs dans le monde, aujourd’hui il y a 450 millions d’art consumers. Les collectionneurs commencent plus jeunes, vers la trentaine. La moitié des oeuvres qui s’échangent valent moins de 1500 euros. On a toujours la vision d’un marché entre millionnaires, mais cela ne correspond plus à la réalité. Avant, on achetait d’abord sa maison, puis vers la cinquantaine on appuyait son statut en entamant une collection. Aujourd’hui, je vois dans notre groupe de jeunes cadres, qui ne sont pas encore propriétaires, investir 15.000 euros dans l’art alors qu’ils meublent leur appartement chez Ikea.

Quid des effets de mode autour de l’art contemporain?

Ils ne sont pas dangereux. Le marché est fluide, résistant. Les collectionneurs et les musées vendent avec moins d’états d’âme qu’avant. Les artistes eux aussi ont évolué – le mythe de l’artiste maudit est révolu. Ils savent réguler leur production et leurs formats pour ne pas inonder le marché. Damien Hirst le fait très bien. Dans l’art contemporain, il y a des market makers comme dans la finance, ils «avalent» une oeuvre si nécessaire pour tenir le marché. Même si beaucoup d’artistes contemporains dépassent les modernes en termes de prix, je crois qu’il y a moins de risques à acheter une oeuvre d’art que des actions si on s’informe correctement.

Où commence le marché de l’art?

Pour les œuvres de moins de 15.000 euros, on ne peut pas parler de marché d’un point de vue économique; c’est plus l’émotion que le raisonnement qui guide les acheteurs. Au-delà de 15.000 euros, si on est bien conseillé, il est difficile d’être «rincé» en quelques années, alors que c’est ce qui est arrivé à beaucoup en Bourse. Depuis deux ans, certains particuliers ont d’ailleurs cédé des titres pour investir sur le marché de l’art. Cela explique aussi la bonne tenue des prix.

L’art est-il un bon placement?

J’en suis convaincu. Quand elles prêtent de l’argent à leurs clients, les banques préfèrent d’ailleurs prendre en garantie des tableaux qu’un portefeuille boursier. Selon nos calculs, une oeuvre de 15.000 à 50.000 euros se valorise de 5 à 7% par an à terme, entre 50.000 et 100.000 euros de 8 à 10% par an. Et au-delà de 100.000 euros, pour des œuvres à la traçabilité parfaite avec de bons certificats, de 14% par an. Ce sont des progressions moyennes annualisées des prix sur une période d’une dizaine d’années qui correspondent à des achats avisés de personnes bien informées. Et les acheteurs ont, grâce aux nouvelles technologies, la possibilité d’arriver dans les galeries en connaissant l’historique de la cote d’un artiste, son taux d’invendus… le meilleur moyen de bien acheter.


Ce qu’ils pensent de lui

– «Déjanté, provocateur, ce sculpteur et plasticien est aussi et avant tout un homme d’affaires avisé. Dans la Demeure du Chaos, une sorte de musée d’art moderne dédié à l’apocalypse, situé à Saint-Romain-au-Mont-d’Or, une tranquille banlieue de Lyon, Thierry Ehrmann cultive son image de cypberpunk trash.» L’Expansion, Franck Dedieu et Béatrice Mathieu, juin 2012.

– «Thierry Ehrmann reçoit dans son bureau circulaire bardé d’écrans et pas loin de ressembler à un poste de commande d’une centrale nucléaire après l’apocalypse. Un crâne sous cloche y côtoie les images d’al-Jezira, des piles de catalogues d’oeuvres d’art, parfois très anciens, des graphiques sur l’évolution de la cote des coqueluches chinoises de l’art contemporain.» Libération, Christophe Alix, juillet 2012.

thierry Ehrmann halte à la mairie réac et fanatique de Saint Romain au Mont d’Or avec Françoise Revel en chef de file

thierry Ehrmann halte à la mairie réac et fanatique de saint romain au mont d'or avec Françoise Revel en chef de file contre la Demeure du Chaos

thierry Ehrmann halte à la mairie réac et fanatique de saint romain au mont d’or avec Françoise Revel en chef de file contre la Demeure du Chaos

thierry: cette photo (cliquez dessus pour le grand format) serait le rêve de la Mairie ultra conservatrice de Saint Romain au Mont d’or depuis 1999 et Françoise Revel (maire) pour comprendre voir cette vidéo http://vimeo.com/57786600 qui explique bien des choses…merci de la partager pour soutenir la Demeure du Chaos

Free download of the entire Abode of Chaos’ Opus IX (504 pages)

Secrets revealed of the Abode of Chaos (144 pages, adult only) >>>

« 999 » English version with English subtitles is available >>>
HD movie – scenario thierry Ehrmann – filmed by Etienne Perrone

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Découvrez gratuitement l’intégralité de l’Opus IX de la Demeure du Chaos (504 pages)

voir les secrets de la Demeure du Chaos avec 144 pages très étranges (adult only)

999 : visite initiatique au coeur de la Demeure du Chaos insufflée par l’Esprit de la Salamandre
Film HD d’Etienne PERRONE selon un scénario original de thierry Ehrmann.

courtesy of Organ Museum
©2013 www.AbodeofChaos.org

thierry Ehrmann: du nouveau, vous avez tous les jours une performance artistique sur TLM

thierry Ehrmann : la Demeure du Chaos est sur TLM en performance vidéo

thierry Ehrmann : la Demeure du Chaos est sur TLM en performance vidéo

thierry: Du nouveau, vous avez tous les jours une performance artistique sur T.L.M. (première télévision lyonnaise historique) canal 220 sur Free où, plusieurs fois par jour, avant et après le journal télévisé, dans les formats d’écrans qui l’encadrent, la Demeure du Chaos va produire durant un an une nouvelle série appelée « No Legend » où nous partons d’une image d’actualité forte (c.f. attentats de Boston) et son incarnat peint/sculpté/gravé ou installé à la Demeure du Chaos sur une fondue enchainée …

Nous restons ainsi fidèles depuis 14 ans à notre célèbre image délégendée où la mise en abîme d’une photo sans légende créé la sensation de vertige que recherchent les passionnés de la Demeure du Chaos dans la même veine que la TV Coréenne et NHK Japon avaient abordée
http://www.dailymotion.com/video/x8ey2l_la-demeure-du-chaos-sur-la-chaine-c_news#.UXAPccmojmM

Les horaires de diffusion sont 18h28, 18h37, 19h28, 20h29 et 21h28.

TV Coréenne Demeure du Chaos Abode of Chaos

TV Coréenne Demeure du Chaos Abode of Chaos

La Demeure du Chaos sur la chaine coréenne MBC par abodeOFchaos
Véritable performance qui fera l’objet d’un montage quasi-quotidien sur une année.

Pour comprendre lire en page 148/161 de l’Opus IX de la Demeure du Chaos / Abode of Chaos mon texte sur l’image delégendée

thierry ehrmann : l’Opus IX Demeure du Chaos – Abode of Chaos Revelation 1999-2013 est enfin en vente sur Amazon

l'Opus IX Demeure du Chaos - Abode of Chaos Revelation 1999-2013 est enfin en vente sur Amazon 29.90 euros et à la Demeure duChaos (frais de port inclus prise en charge par nous)

l’Opus IX Demeure du Chaos – Abode of Chaos Revelation 1999-2013 est enfin en vente sur Amazon 29.90 euros et à la Demeure du Chaos (frais de port inclus prise en charge par nous)

thierry Ehrmann : découvrez l’Opus IX Demeure du Chaos en version livre en ligne gratuite (512 pages)

thierry Ehrmann :cliquez sur la droite pour le plein écran

 thierry Ehrmann :En avant-première, découvrez gratuitement l’intégralité de l’Opus IX de la Demeure du Chaos avec le lien pdf des 504 pages format 30 x 30 cm. Attention, il faut compter un temps de téléchargement de 30 secondes à 1 min maximum selon votre connexion 3G, WI-FI ou fixe.

blog.ehrmann.org/pdf/demeureduchaos-abodeofchaos-opus-IX-…

Ces 504 pages vous font plonger dans l’univers secret et vertigineux de la Demeure du Chaos.
Des milliers de photos, textes, croquis, plans, visuels intimes, jamais vus du public, sont pour la première fois dans ce grand livre de 5 kg (et oui !) qui arrive dans quelques jours à la DDC et sur Amazon (prix public 29,90€).

Ce travail démentiel a demandé près de 18 mois de création, de recherches, d’archives, d’images censurées.Un grand bravo entre autres à Marc, Audrey, Kurt, Nadège, Jo, Laurent et Sydney, car la gestion de milliers de photos archivées sur 13 ans et faire le pari de mettre sur 504 pages 90% de photos exclusives, relevait de l’impossible.

C’est bien des milliers d’heures de prises de vues, d’interviews, de rédactions, de création artistique qui ont permis de sortir le grand Livre : l’Opus IX de la Demeure du Chaos /Abode of Chaos

N’hésitez pas à faire tourner ce lien pdf sur vos sites et les réseaux sociaux, la Demeure du Chaos a toujours été pour la libre circulation des idées, comme elle l’a toujours fait avec son entrée gratuite.

Vous découvrirez les entrailles de la Demeure du Chaos et beaucoup d’informations jusque-là tenues au parfait secret.

Livre Collector bilingue de la décennie 504 pages / 4,5 kg / format carré dos cousu 30 x 30 cm x 5 cm d’épaisseur avec l’Opus IX de 1999 à 2013. Prix : 29,90 €

thierry Ehrmann: we put all our passion and folly into preparing this French-English Collector, the book of the decade: 504 pages / 4.5 kg / Square format – Edition bound – 11.8 in. x 11.8 in. and 1.97 inch-thick – includes the Opus IX from 1999 to 2013.

Preview 100% of the Abode of Chaos Opus IX for free click thelink to the 504 pages
blog.ehrmann.org/pdf/demeureduchaos-abodeofchaos-opus-IX-…

Is it to be considered a book? Or is it a magic object, each page of which being an original narrative of the Abode of Chaos rendered in a ground-breaking dreamlike vision.

In addition to my accounts, you will discover over 2,700 unseen-before photographs, sketches and projects dating from 1999 to 2013 of the 4,509 art works; there will also be notes by close to 70 contributors –art historians and critics, artists, exhibition and museum curators, philosophers, writers, sociologists, anthropologists and Law School professors– and a set of firsthand documents (primary sources).To be released in bookstores, at the Abode of Chaos and Amazon in early March 2013. Icing on the cake: the public price will be €29.90 at the Abode of Chaos and with Amazon, for 18 months of non-stop, passionate work.