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La Demeure du chaos doit être remise en état, point final

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Justice

La Demeure du chaos doit être remise en état, point final

le 16.12.2009 16h36

Saint-Romain-au-Mont-d’Or. Après cinq ans de marathon judiciaire, la cour de cassation rejette le pourvoi de Thierry Ehrmann qui s’en remet maintenant au droit européen

La pierre des Monts d’Or l’a finalement emporté sur le chaos du monde. Mardi, la cour de cassation a rejeté le pourvoi de Thierry Ehrmann, ce qui rend définitif l’arrêt rendu en décembre 2008 par la cour d’appel de Grenoble. Lequel ordonnait à Ehrmann de remettre en état non pas l’ensemble de la demeure, mais, nuance, la façade et les murs extérieurs. Ce qui est visible depuis la rue en somme. Mais c’est déjà pas mal pour cette propriété qui occupe 12000 m2 en plein centre de Saint-Romain-au-Mont-d’Or. Et qui revendique 3123 œuvres dûment répertoriées, depuis l’un des innombrables portraits dessinés dans les murs, jusqu’à cette dernière trouvaille, une tête de mort de trois mètres de haut, réplique d’un crâne retrouvé dans les ruines d’un temple protestant situé au fond du jardin.
Bref, jamais l’étau ne s’est autant resserré depuis fin 2004, date de la première plainte de la mairie. Maintenant que le droit français est épuisé, il ne resterait plus que la juridiction européenne pour éviter à la demeure un retour à son état architectural d’origine : un relais de poste du XVIIIe siècle tout en pierre des Monts d’Or. De la pierre bien dorée. Ni noircie par des fragments de météorite, ni rougie par des coulées sanguinolentes.
Pas de champagne hier à la mairie, mais un certain soulagement : « Force est restée à la loi » a commenté sobrement Françoise Revel, maire de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, village classé de 1100 habitants où il faut l’avis de l’architecte des bâtiments de France avant de repeindre ses volets. Soulagée Mme le maire, mais aussi soucieuse de la suite des événements : « Thierry Ehrmann m’avait prévenu depuis un moment qu’il saisirait la cour européenne des droits de l’homme. Mais cette fois, ce ne sera pas suspensif ».
« Faux » réplique tout naturellement l’intéressé qui estime au contraire à une décennie le temps qu’il faudra pour explorer le droit européen. « La seule chose qui change, c’est que ce n’est plus moi contre la mairie de Saint-Romain, mais contre la France ». Alors qu’on l’imaginait bouillant de colère et les poings serrés, Thierry Ehrmann était hier étonnamment calme : « J’attends de voir les motivations de la cour de cassation qui a délibéré très vite. J’en déduis que le droit de l’urbanisme s’impose sur la liberté d’expression, et qu’une œuvre d’art doit s’inscrire dans un processus accepté par le contrat social. Mais une œuvre d’art ne l’est plus si elle entre dans les règles d’urbanisme. Ma demeure n’est pas une œuvre violente. Elle n’incite pas à la haine et ne trouble pas l’ordre public. Je prends donc cet arrêt comme une chance d’aller plaider devant la cour européenne ».

Xavier Breuil

Dix ans dont cinq dans l’arène judiciaire

9 décembre 1999
Naissance de la Demeure du chaos. Jusqu’au printemps 2004, tout se passe à l’intérieur et rien n’est visble depuis l’extérieur.

Août 2004
Au retrour des vacances, les habitants de Saint-Romain-au-Mont-d’Or découvrent médusés la transformation extérieure de la Demeure : murs éventrés, portraits provocateurs, coulées sanguinolentes… En décembre 2004, le maire Pierre Dumont porte plainte.

10 novembre 2005
L’affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Lyon qui condamne Ehrmann à une amende de 20000 euros et à remettre en état sa propriété. Ehrmann fait appel. Et passe la vitesse supérieure dans la transformation de sa demeure.

13 septembre 2006
Trois mois après l’audience, la cour d’appel de Lyon rend un arrêt favorable à Ehrmann et n’ordonne pas la remise en état de la Demeure. Son propriétaire est quand même condané à payer 200000 euros d’amende. Le parquet et la mairie de Saint-Romain-au-Mont-d’Or se pourvoient en cassation.

Décembre 2007
La cour de cassation annule l’arrêt de la cour d’appel de Lyon et renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Grenoble.

16 décembre 2008
La cour d’appel de Grenoble ordonne la remise en état de la façade et des murs extérieurs. Ehrmann se pourvoit en cassation.

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Demeure du chaos : le jugement dernier ?

BREVE

Demeure du chaos : le jugement dernier ?
Posté le 17/12/2009 à 14:49
Hier, la cour de cassation a rejeté la demande de Thierry Ehrmann. Il devra remettre en état l’extérieur de la Demeure du chaos (12 000m2) qui se trouve à Saint-Romain-au-Mont-d’or. La bâtisse a commencé à muter en 1999, de façon discrète, mais c’est véritablement en 2004 que l’affaire éclate au grand jour avec des transformations extérieures. C’est à cette date que le maire a décidé de saisir la justice. L’arrêt rendu par la cour d’appel de Grenoble en décembre 2008 est donc définitif. Jusqu’au-boutiste, Ehrmann a décidé de saisir la cour européenne des droits de l’homme.
J.C.

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La Demeure du Chaos devra être remise dans son état d’origine

16-12-2009
La Demeure du Chaos devra être remise dans son état d’origine

La cour de cassation confirme la décision de la cour d’appel de Grenoble.
Thierry Ehrmann est donc condamné à remettre en état la Demeure du Chaos, cette œuvre d’art apocalyptique située à St Romain au Mont d’Or. Le conflit dure depuis 10 ans maintenant. La commune rhôdanienne est à l’origine de la procédure, car elle estime que l’artiste ne respecte pas le code de l’urbanisme. Thierry Ehrmann entend maintenant saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

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La Demeure du chaos bientôt fixée sur son avenir

La Demeure du chaos bientôt fixée sur son avenir

Publié le 17/11/2008 à 15:39 – Modifié le 17/11/2008 à 16:00 Le Point.fr

Par Chloé Durand-Parenti (avec agence)
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La Demeure du chaos n’est pas du goût de la municipalité de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, village cossu situé dans la banlieue lyonnaise © abodeofchaos.org

C’est le procès d’une oeuvre d’art, aussi controversée soit-elle, qui se joue lundi devant la cour d’appel de Grenoble. La Demeure du chaos, implantée dans le village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, dans le Rhône, sera bientôt fixée sur son avenir.

L’oeuvre est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, totalement « déconstruit » par son propriétaire, l’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann. Ses murs sont ornés de divers signes ésotériques et de portraits plus ou moins provocateurs. Oussama Ben Laden, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad et le dalaï-lama y figurent sur fond noir ou rouge sang. Les espaces extérieurs laissent fleurir, là un monument évoquant les attentats du World Trade Center, ici une carcasse d’hélicoptère ou d’avion.

Un chaos qui n’est pas du goût de la municipalité de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, village cossu situé dans la banlieue lyonnaise. Depuis 1999, la mairie souhaite la « remise en état » des lieux, « dans les faits la destruction pure et simple », selon Thierry Ehrmann, de la « Demeure du chaos » et de ses 3.123 oeuvres d’art produites par son auteur principal, le plasticien lui-même, et son collectif d’artistes.

Art ou urbanisme

En 2006, Thierry Ehrmann, qui est également président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), a été condamné à verser une amende de 200.000 euros pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable. Un arrêt de la Cour de cassation en décembre 2007 renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Grenoble, ce lundi à 14 heures.

Reprochant à la municipalité de Saint-Romain de « s’acharner dans son négationnisme artistique », Thierry Ehrmann assure que plusieurs centaines de personnes l’accompagneront lors de son procès à Grenoble. Installé au coeur même de son étrange domaine, dans un bureau tout de noir peint, aux faux airs de décor des premiers films de James Bond, avec écrans de surveillance des grilles d’entrées et de la rue, l’homme se dit soutenu « dans le monde entier par des artistes, des directeurs de musées, des amateurs d’art » et affirme que la Demeure du chaos est visitée par « 2.000 personnes chaque week-end ».

Les juges grenoblois auront donc à trancher entre les partisans de la disparition de la « Demeure du chaos », qu’ils considèrent comme une insulte au code de l’urbanisme, et ceux de Thierry Ehrmann, qui invoquent l’article R 421-1 de la loi Malraux selon lequel « les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur ». La fin annoncée d’un marathon judiciaire.

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La « Demeure du Chaos » attend son salut en appel

Actualité France | Justice

La « Demeure du Chaos » attend son salut en appel

Créé le 17/11/08 – Dernière mise à jour à 10h08

Sur les murs : des signes ésotériques ou des portraits plus ou moins provocateurs, Oussama Ben Laden, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad ou le Dalaï Lama, sur fond noir ou rouge sang. Les espaces extérieurs laissent fleurir, là un monument figurant les attentats du World Trade Center, ici une carcasse d’hélicoptère ou d’avion. Depuis 9 ans, Saint-Romain-au-Mont-d’Or, près de Lyon, accueille une maison pas comme les autres, la « Demeure du Chaos ». Une œuvre d’art d’un homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann, qui tranche avec la tranquillité cossue du village, avec son clocher et sa mairie classés.

La mairie de Saint-Romain souhaite la « remise en état » des lieux, « dans les faits la destruction pure et simple », selon Thierry Ehrmann, de la « Demeure du Chaos » et de ses 3.123 oeuvres d’art produites par son auteur principal, le plasticien lui-même, et son collectif d’artistes. En 2006, Thierry Ehrmann, qui est également président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), a été condamné à verser une amende de 200.000 euros pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable. Mais un arrêt de la Cour de cassation en décembre 2007 a renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel de Grenoble. L’audience a lieu ce lundi.

Les juges grenoblois auront donc à trancher entre les partisans de la disparition de la « Demeure du Chaos », qu’ils considèrent comme une insulte au code de l’urbanisme, et ceux de Thierry Ehrmann, qui invoquent l’article R 421-1 de la loi Malraux selon lequel « les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur ». L’entourage de Françoise Revel, maire du village, assure « qu’elle se pliera à la décision de la justice, quelle qu’elle soit ».

Reprochant à la municipalité de Saint-Romain de « s’acharner dans son négationnisme artistique », Thierry Ehrmann assure que plusieurs centaines de personnes l’accompagneront lundi à Grenoble. Installé au coeur même de son étrange domaine, dans un bureau tout de noir peint, aux faux airs de décor des premiers films de James Bond, avec écrans de surveillance des grilles d’entrées et de la rue, l’homme se dit soutenu « dans le monde entier par des artistes, des directeurs de musées, des amateurs d’arts » et affirme que la Demeure du Chaos est visitée par « 2.000 personnes chaque week-end ».

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L’épilogue du Chaos ?

L’épilogue du Chaos ?

L’affaire thierry Ehrmann est examinée en appel à Grenoble

Ce pourrait être la dernière ligne droite judiciaire pour la Demeure du chaos. C’est au tour de la cour d’appel de Grenoble d’examiner l’affaire cet après-midi. Sans doute l’ultime étape d’un bras de fer entamé en 1999 entre la mairie de Saint-Romain-au-Montd’Or et Thierry Ehrmann. Le patron du groupe Serveur, propriétaire de cet ancien relais de poste du XVIIe siècle, a métamorphosé la bâtisse en une oeuvre d’art contemporaine, déclenchant une nouvelle querelle des anciens contre les modernes dans une version “apocalypse post 11-Septembre”.
Cette Demeure, c’est de l’art
Portraits de Ben Laden ou Castro, messages de l’artiste Ben annonçant la fin du monde, carcasses d’avion et d’hélicoptère dans la cour… les choix de Thierry Ehrmann ne sont pas du goût d’une partie des habitants et surtout pas de la mairie, qui demande depuis neuf ans la remise en état des lieux en vertu du code de l’urbanisme. Pour Thierry Erhmann, cela équivaudrait à la destruction des oeuvres. Il s’appuie sur la loi Malraux selon laquelle les oeuvres d’art ne sont pas soumises à autorisation lorsqu’elle ne dépassent pas 12 mètres de haut.
En 2006, le proprétaire de la Demeure du chaos avait été condamné par la cour d’appel de Lyon à 200 000 euros d’amende pour avoir réalisé les modifications sans autorisation, mais l’arrêt indiquait que la demeure constituait “une oeuvre d’art dans sa globalité” et n’exigeait pas de remise en état. Le parquet de Lyon et la mairie de Saint- Romain avait alors saisi la Cour de cassation, qui a renvoyé en décembre le dossier devant les magistrats grenoblois.
Jean-Baptiste LABEUR

copyright ©2008 Metro France Lyon 17 novembre 2008 Couv +page 13

La Demeure du Chaos veut gagner le droit d’exister

URBANISME : La Demeure du Chaos veut gagner le droit d’exister

. Entorse au code de l’urbanisme pour ses détracteurs, oeuvre d’art pour ses partisans, la demeure controversée voit son sort suspendu à la décision de la Cour d’appel de Grenoble.
. L’affaire dure depuis des années et focalise les oppositions au sein du village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, non loin de Lyon.

– le 15/11/2008 – 16h06

La Demeure du Chaos, oeuvre d’art controversée implantée près de Lyon, attend l’audience de la Cour d’appel de Grenoble, ce lundi, qui devrait décider de son avenir et mettre fin à des années de marathon judiciaire.

L’oeuvre est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, totalement « déconstruit » par son propriétaire, l’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann. Les murs sont ornés de divers signes ésotériques ou de portraits plus ou moins provocateurs : Oussama ben Laden, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad ou le Dalaï Lama, sur fond noir ou rouge sang. Les espaces extérieurs laissent fleurir, là un monument figurant les attentats du World Trade Center, ici une carcasse d’hélicoptère ou d’avion. Le tout tranche avec la tranquillité cossue du village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, avec son clocher et sa mairie classés.

« Négationnisme artistique »

De fait, depuis 1999, la mairie de Saint-Romain souhaite la « remise en état » – « dans les faits la destruction pure et simple », selon Thierry Ehrmann – de la Demeure du Chaos et de ses 3123 oeuvres d’art produites par son auteur principal, le plasticien lui-même, et son collectif d’artistes. En 2006, Thierry Ehrmann, qui est également président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), avait été condamné à verser une amende de 200.000 euros pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable. Mais un arrêt de la Cour de cassation en décembre 2007 a renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel de Grenoble.

Les juges grenoblois auront donc à trancher entre les partisans de la disparition de la Demeure du Chaos, qu’ils considèrent comme une insulte au code de l’urbanisme, et ceux de Thierry Ehrmann, qui invoquent l’article R 421-1 de la loi Malraux selon lequel « les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur ».

Reprochant à la municipalité de Saint-Romain de « s’acharner dans son négationnisme artistique », l’homme d’affaires et plasticien assure que plusieurs centaines de personnes l’accompagneront à l’audience. Installé au coeur même de son étrange domaine, dans un bureau tout de noir peint, aux faux airs de décor des premiers films de James Bond, avec écrans de surveillance des grilles d’entrées et de la rue, l’homme se dit soutenu « dans le monde entier par des artistes, des directeurs de musées, des amateurs d’arts » et affirme que la Demeure du Chaos est visitée par « 2000 personnes chaque week-end ».

D’après agence

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