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Julian Assange: réduire en cendres les médias de masse

Julian Assange Wikileaks named Man of the Year by Le Monde

Julian Assange Wikileaks @Abode of Chaos (Painting Wall / Demeure du Chaos)


Julian Assange : « réduire en cendres les médias de masse »

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, toujours assigné à résidence en Angleterre en attendant l’issue de sa procédure judiciaire sur la demande d’extradition suédoise, a pris la parole le 29 juillet lors du Festival »Splendour in the Grass », en Australie, par un message enregistré, dans lequel il proclame :

« Cette génération est en train de réduire en cendres les “Médias de masse”. Nous réclamons nos droits devant l’histoire du monde. Nous déchirons et exposons les archives secrètes de Washington au Caire. Nous réclamons une place partagée pour chacun d’entre nous dans notre époque, d’être les auteurs et les acteurs de notre propre histoire.
Nous ne savons pas exactement où nous sommes, mais nous savons où nous allons. Les changements de perspective qui se sont produits l’année dernière sont la somme de ce que cette génération entreprend pour trouver son propre phare. Et lorsque nous arriverons en haut, nous allumerons le foutu projecteur. »

Un message en anglais, avec sous-titres français (source Rue89.com). Via @Lohiel

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« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme

« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme
LYON le 17/12/2009 (Actualisé le 17/12/2009 à 20h00) – AFP

‘homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann, contraint mardi par la Cour de cassation à remettre en l’état les lieux où il avait construit sa « Demeure du Chaos », a annoncé jeudi qu’il formerait un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Située à Saint-Romain-au-Mont-d’Or (Rhône), près de Lyon, la « Demeure du Chaos » est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art).

Depuis 1999, M. Ehrmann a supervisé le travail d’une quarantaine d’artistes qui ont transformé la bâtisse en un symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro.

A l’issue d’une longue procédure en justice, la cour d’appel de Grenoble avait, le 16 décembre 2008, jugé que cette oeuvre enfreignait le code de l’urbanisme. Condamnant M. Ehrmann à une amende de 30.000 euros, elle lui avait donné neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine.

Le condamné s’était alors pourvu en cassation. Mais, mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise.

« Plus que jamais, Thierry Ehrmann (…) va plaider avec férocité sa cause pour faire valoir et respecter le droit à la liberté d’expression, en formant un recours (…) auprès de la cour européenne des droits de l’homme contre la France », a-t-il annoncé dans un communiqué de presse.

Selon lui, « cette décision porte atteinte à sa liberté d’expression et dans le fait qu’il ne peut pas être soumis à la seule réglementation du droit de l’Urbanisme, l’expression artistique étant un droit national et universel depuis la nuit des temps ».

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La Justice ordonne réparation de la Demeure du Chaos

17/12/2009

La Justice ordonne réparation de la Demeure du Chaos

JUSTICE – Thierry Ehrmann va devoir remettre dans son état d’origine la façade extérieure et les murs d’enceinte de sa demeure. Depuis dix ans, l’homme d’affaires et plasticien auto-proclamé de Saint-Romain aux Monts d’Or, village classé des environs de Lyon, les avait tranformés, éventrés, malmenés, travaillés, détournés, en compagnie d’artistes. Il construisait sa « Demeure du Chaos »., oeuvre plastique de plus en plus intéressante, mais accessoirement en infraction avec le code de l’urbanisme. La Cour de cassation a confirmé mardi le dernier arrêt rendu dans ce dossier, ce qui rend la décision définitive…
La « Demeure du Chaos » est à l’origine un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), qui donne cette définition de sa démarche : une « oeuvre au noir se nourrissant du chaos alchimique de notre 21e siècle, tragique et somptueux dont les braises naissent le 11 Septembre ». Depuis 1999, Ehrmann supervise le travail de dizaines d’artistes qui se relaient, viennent en résidence, pour transformer la bâtisse en symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro. A la suite d’une plainte en 2004 du maire de son village, Thierry Ehrmann avait été condamné en premier instance à Lyon à remettre en état, mais la décision avait été cassé en appel, les magistrats prononçant une amende sans obligation de réparer.
L’arrêt ayant été cassé, la cour d’appel de Grenoble en a rendu un nouveau le 16 décembre 2008, jugeant que l’oeuvre enfreignait le code de l’urbanisme. Elle avait condé Ehrmann à une amende de 30.000 euros, en lui donnant neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine. Il s’était alors à son tour pourvu en cassation. La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise. « Cette décision, estime thierry Ehrmann, porte atteinte à sa liberté d’expression et dans le fait qu’il ne peut pas être soumis à la seule réglementation du Droit de l’Urbanisme, l’expression artistique étant un droit national et universel depuis la nuit des temps. »

D’un point de vue juridique, la procédure française est terminée. Elle est allée au bout. Les seuls recours sont désormais européens, et Thierry Ehrmann annonce qu’il va s’engager dans cette voie là. « Ce procès historique, explique-t-il avaec un sens rôdé de la mesure, sera plaidé devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme dans le cadre de l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme sur la liberté d’expression. La jurisprudence sur cet article a régulièrement fait condamner la France.»

Olivier BERTRAND

Le site de la Demeure du Chaos : http://www.demeureduchaos.org/

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L’art « déconstructif » de la demeure du Chaos à nouveau menacé de destruction

Justice – L’art « déconstructif » de la demeure du Chaos à nouveau menacé de destruction

le dimanche 16 novembre 2008 à 19:51

Les pierres du village protestant de Saint-Romain au Mont d’Or abritent depuis neuf ans, et au grand dam de la mairie, une maison pas comme les autres, la Demeure du chaos, objet du délit lundi à Grenoble. La vision apocalyptique du richissime plasticien Thierry Ehrmann (président fondateur du groupe Serveur et de l’agence de presse Artprice) tiraille cette paisible bourgeoisie de l’ouest lyonnais, avec ses carcasses de voitures, de tanks, ses éclaboussures de peintures rouges et ses corps en plastiques meurtris, dépassants de la façade, mais pourtant pas si haut ! A priori…

La défense de l’artiste anticonformiste se base en partie sur un des principes du cadre de l’urbanisme, qu’il ne dépasserait pas ! A savoir une limite de 12 mètres de haut et de 40 m³ pour chaque œuvre. Cet homme d’affaires, au lourd bagage théologique et historien d’art, a également étudié le droit. Des années studieuses, qui lui ont permis de rencontrer son plus fidèle détracteur, le maire sortant, Pierre Dumont.

« Ici, commencent les forces du Mal »

« C’est un homme cultivé, avoue Thierry Ehrmann, c’est pour cela qu’il a le droit d’apparaître sur les murs de la Demeure du chaos en tant que destructeur. Contrairement à Françoise Revel, son successeur, qui ne fait que clamer à la sorcellerie : “Ici commencent les forces du Mal”, ce sont ses mots, je n’invente rien ! »

La grande différence avec le procès en cour d’appel de Lyon du 9 juin 2006, cassé par la suite en cassation avec renvoi sur Grenoble lundi, est que cette demeure, où les atrocités du XXIe siècle sont matérialisées sans limite, a désormais ouvert ses portes en tant qu’ERP muséal (Etablissement recevant du public) depuis janvier 2008. Ce qui est sujet à plainte, en dehors du fait que l’œuvre soit placée en partie sur des ruines d’un temple protestant classé du XVIIe siècle. Car le tapage créé par la convergence de 120.000 visiteurs par an, à ce jour, excéderait les riverains, selon la mairie.

« Je promets un bain de sang »

La cour de Cassation a donc accepté en décembre 2007, au titre de la notion d’harmonie architecturale et du plan d’occupation du sol gérés par les communes, l’arrêt de la Cour d’Appel de septembre 2006 et le renvoi devant celle de Grenoble lundi. Or, pour l’artiste, la première notion est « subjective » et ne dépend pas de la loi pénale et, pour le second, il relève du droit administratif non « géré » par la cour de Grenoble.

Fort de ces 72.000 pétitions recueillies dans le livre Honte à vous, cette 307ème fortune française se présentera au procès avec « en tête le principe du procès de rupture de Me Vergès ». « Ce sera un procès d’une rare cruauté, je promets un bain de sang ! Car forcément, c’est le procès d’œuvres d’art, qui comme toujours conduisent à un procès d’une rupture sociale très violente », confirme Thierry Ehrmann, qui se réjouit d’avance du tapage suscité par ses « au moins » 700 inscrits pour le rendez-vous de lundi à 14 heures, devant le tribunal de Grenoble.

Pour suivre le procès www.demeureduchaos.org

voir également le blog de Thierry Ehrmann

copyright ©2008 Edition France Soir du lundi 17 novembre 2008 n°19956 page 8