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Artprice : le rapport annuel du Marché de l’Art 2011. L’art ne s’est jamais si bien vendu.

Paris, le 27 février 2012

Artprice : le rapport annuel du Marché de l’Art 2011. L’art ne s’est jamais si bien vendu.
Tandis que les vieilles économies souffrent, la croissance s’accélère du côté des BRICS. Les cinq membres des BRICS, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, ont bénéficié d’une croissance beaucoup plus forte que les pays développés et le formidable assaut chinois a profondément modifié la structure géographique du marché de l’art selon thierry Ehrmann, PDG et fondateur d’Artprice, leader mondial de l’information sur le marché de l’Art. De plus, à Singapour, Pékin et Hong Kong, les politiques ont conscience de l’énorme potentiel économique que représente l’art pour leur état ou pour leur ville et les gouvernements soutiennent fermement les grands évènements culturels, dont les salons d’art contemporain. Outre la croissance de 49 % du volume d’affaires pour la vente aux enchères d’œuvres d’art en Chine, d’autres pays asiatiques sont particulièrement dynamiques : c’est le cas de Singapour (+22 %) ou de l’Indonésie (+39 %) par exemple.

Cette croissance est portée par l’émergence de nouveaux collectionneurs richissimes et d’un nombre grandissant de fonds d’investissements en art. De fait, le marché asiatique est devenu le plus haut de gamme du monde. Par exemple, 12,1 % des œuvres vendues en Asie le sont entre 100 000 $ et 1 m$, contre 2,2 % dans le reste du monde dans cette gamme de prix. La Chine, première puissance asiatique et première puissance au monde pour la vente d’œuvres d’art est étonnante tant par sa force de frappe que par son indépendance. C’est là que les plus grosses enchères sont signées (avec 774 enchères millionnaires enregistrées en 2011 en Chine contre 426 aux États-Unis ou 377 au Royaume-Uni), la plupart du temps dans des salles de ventes pékinoises ou hongkongaises. Même si la Chine se trouvait privée du dynamisme des ventes hongkongaises de Christie’s et Sotheby’s, elle demeurerait la première place de marché mondiale sans vaciller !

A l’issue de l’année 2011, la vente d’œuvres d’art a rapporté 21 % de plus qu’en 2010 à l’échelle mondiale et il n’est pas un secteur de la création qui ne progresse pas en terme de chiffre d’affaires. Par rapport à 2010, l’art moderne gagne 1,2 M$, l’art d’après-guerre 372 m$, l’art contemporain 291 m$, l’art ancien 124 m$ et les créations du XIXème siècle rapportent 43 m$ supplémentaires. De plus, la boulimie d’achat n’a relégué aucun médium à l’arrière-plan. Il s’est vendu plus de peintures, de sculptures, de photographies, de dessins et même d’estampes qu’en 2010. Porté par la cote explosive des maîtres anciens et modernes chinois, le dessin a d’ailleurs véritablement trouvé ses lettres de noblesse, avec un produit de ventes annuel en hausse de 1,318 M$ sur l’année.

Artprice publie en 6 langues son rapport exclusif du marché de l’art repris par plus de 6 300 médias et institutions internationaux chaque année. Réalisé à partir des 6,3 millions de résultats d’enchères de 4 500 maisons de ventes, le rapport annuel "Tendances du Marché de l’art 2011" est constitué de XX pages d’analyses macro-économiques et micro-économiques mises à jour au fil de l’actualité des ventes et des évolutions des prix des oeuvres d’art. Ce rapport édité par ArtMarketInsight, l’agence de presse d’Artprice, avec le département d’Econométrie d’Artprice contient aussi des classements originaux tels que le TOP 500 des artistes par chiffre d’affaires, la liste des 100 plus fortes enchères de l’année.

Télécharger l’intégralité du document au format PDF (Téléchargement gratuit)

http://imgpublic.artprice.com/pdf/trends2011_fr.pdf

  • Edito
  • Un marché haut de gamme hermétique à la crise
  • Nouvelle année record
  • Les forces en puissance
  • L’art moderne : pivot du marché
  • Le meilleur de l’art ancien
  • Art contemporain
  • Mutation structurelle : le marché à l’heure d’Internet
  • Top 10 Artistes
  • 11 chiffres pour 2011
  • Les grandes plumes mondiales du marché de l’art
  • L’année de l’Art Market Confidence Index
  • 2011 en 140 Caractères – l’année vu part @artpricedotcom
  • Le Top 10 des artistes
  • Le Top 100 des enchères 2011
  • Le Top 500 des artistes par chiffre d’affaires en 2011

Source: http://www.artprice.com ©1987-2012 thierry Ehrmann

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce). Source Artprice

Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris au compartiment B, SRD long only : Euroclear : 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters : ARTF

Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice http://web.artprice.com/video/ dont le siège social est le célèbre Musée d’art contemporain Abode of Chaos.

Sommaire des communiqués d’Artprice :
http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

Suivez en temps réel toute l’actualité du marché de l’art :
Artprice.com sur Twitter : http://twitter.com/artpricedotcom/

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Artprice Launches its Online Auctions

Artprice Launches its Online Auctions

PARIS, January 3, 2012 /PRNewswire/ —

As announced in previous press releases, Artprice, with its 1.3 million members in more than 90 countries, and in its capacity as an online auction broker (« opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique », Article 5 of French Law no. 2011-850 of 20 July 2011) will be launching its online auctions service on 18 January 2012.

Since 27 December 2011, Artprice members have been able to prepare their ads in order to gain the maximum benefit from the visibility of Artprice’s global launch campaign. For further information please visit: http://web.artprice.com/classifieds/info?l=en

Although more than 90% of the art market was closed between Christmas and the New Year, Artprice has already registered several thousand lots for sale. Our initial client feedback suggests that users find the service very quick and simple to use.

According to Thierry Ehrmann, the founder and CEO of Artprice, « The train of History is now definitively rolling and Artprice is on that train, which nothing can stop from now on. It took twelve years and lots of patience and conviction to pursue a legal battle against a 500 year-old monopoly that is today demolished. » Breaking this monopoly is a victory for Artprice; but it is also beneficial to France, which has been losing its attractiveness as an art market for over 40 years, slipping from the first to the fourth position, and which, this year, with the help of Artprice, can hope to recover a position worthy of its tradition and its influence on the art market.

On Monday 2 January 2012, Artprice launched a global campaign in art and financial media, focused on the USA, Europe and Asia, alongside a « viral marketing » campaign on the Internet.

On Monday 9 January 2012, Artprice will start the presentation of lots to be auctioned in chronological harmony with the art market which, every year, kicks off in the second week of January.

A level of security rarely attained on the Internet.

Our alliance with Escrow.com, the global leader in the management of escrow accounts, provides a 100% guarantee of security and payment for the parties to all transactions. The service provided by Escrow.com has been specifically tailored to meet all of Artprice’s rigorous requirements. Artprice’s capacity to offer 100% transaction security relies on its excellent knowledge of the digital economy and developments in the fields of information technology and Internet law. Indeed, we can affirm with complete confidence that the security of Artprice’s online auctions and other services is greater than that offered by traditional auctions and non-internet transactions.

Artprice works on the fundamental principle of perfectly identified members and, via an agreement with INTERPOL, buyers can access at any moment the latter’s international Stolen Works of Art database to check if a work being offered for sale is subject to any legal dispute or search warrant.

Unlike certain well-known general online auction companies, Artprice imposes a permanent legal presence on its clientele to ensure the smooth operation of its online auction brokerage activities via its Standardised Marketplace. Artprice’s contacts over the past 5 years with approximately 70 criminal investigation departments around the world has allowed Artprice to build an unrivalled level of Internet confidence that is strengthened by its constant collaboration with artists, beneficiaries and experts.

The real strength of Artprice is its use of an escrow and payment release system for which Artprice has conceptualised all possible legal scenarios to ensure that completed transactions are legally irreversible and to provide a level of security rarely attained in the Internet sphere. This escrow system functions on exactly the same principle as that used by solicitors and lawyers for various kinds of transactions.

The very low commissions charged by Artprice completely alter the dynamic of the art market.

Art professionals, collectors and beneficiaries will be inexorably drawn to use Artprice’s service because its low commissions modify the fundamental reality of the secondary art market. Its rates decrease from 9% to 5% depending on the value (in USD) of the transaction: 9% from 0 to 7,500 dollars; 7% from 7,500.01 to 15,000 dollars and 5% for transactions over 15,000.01 dollars. According to Thierry Ehrmann, the 5% rate for works offered at over 15,000.01 euros could attract entire sections of the Art market to this modus operandi because works in that price bracket are perfectly standardised and have been bought and sold for nearly 30 years, almost always « remotely », in view of the legal documents that vendors are obliged to produce on Artprice.

In parallel, Artprice is setting up white labels for major players in the art market, notably Auction Houses, that will use Artprice and its Standardised Marketplace as their technical host for online auctions, thereby providing Artprice – which is not an auctioneer – with another source of income.

Artprice is therefore open to demand from over 3,600 client and partner auctioneers and more than 7,400 art valuers who have already concretely manifested their vital need to join Artprice’s standardised marketplace in order to maintain their positions in the global art market and survive the necessary transition to a dematerialised art auction environment.

Internet, and more generally the digital revolution, has literally destroyed the global mono-economy of physical auction rooms, which today are just one channel for auctioneers to use and which -usually located in city centres- either represent an expensive (and now superfluous) rental cost or an under-exploited real estate asset.

In the context of a deeper than ever global economic and financial crisis, Artprice has once again -as in 2008- observed a very sharp increase in the number of works offered for sale through its Standardised Marketplace, with an acceleration of buy-to-sell operations. We can therefore assume that auction sales will follow the same growth path. Indeed, we are of the view that the economic and financial crisis represents a strong growth opportunity for Artprice’s Standardised Marketplace.

In fact, the history of the art market – like all markets – is naturally heading towards the circuits that are the fastest, the least expensive, the most liquid, where the price can be obtained in real-time and where there is a critical mass of participants with – of course – access to transparent information on all prices and indices.

Artprice’s Standardised Marketplace meets these five specific and vital needs for a modern market. Artprice, with its completely toll-free access model for its Standardised Marketplace, is absorbing the global market of private art sales faster than initially expected. With our extremely attractive rates we now expect to see the same pace of growth with our online auction service.

Over nearly 7 years Artprice has seen exponential growth of the offer on its Standardised Marketplace (the annual figures are available in Artprice’s 2010 Registration Document and online at the AMF under number D.11-0784 since 25 August 2011). In 2010, Artprice confirmed a total volume of artworks offered worth nearly 6.3 billion euros with a sales rate of approximately one third, for which Artprice received no commission.

We should point out that only Artprice holds and protects, as intellectual property, the entire process for joining the Standardised Marketplace® and for side-stepping the traditional system of physical auction rooms. Indeed, the situation may justifiably be compared to the old Stock Exchanges before the arrival of the ECNs (Electronic Communication Network) that made the outcry halls redundant on the majority of the world’s major stock markets, primarily by reducing the intermediation costs.

Art… a veritable safe haven investment in times of major crisis.

The economic and business media (Le Monde, The New York Times, the F.T. the A.F.P., Reuters, Bloomberg, etc.) regularly indicate that quality art represents a genuine safe haven in major crises. Artprice, Christie’s, Sotheby’s and the major international auctioneers also confirm the safe haven status of artworks (c.f. the Agefi’s interview with Artprice). In fact, despite the sombre economic and financial global context in 2011, the global art market posted extremely positive figures both in terms of volumes and prices in all countries, and numerous artists in Artprice’s global Top 500 posted new records.

This confidence is manifest on all continents. Like gold, artworks have for centuries been defensive investments in major crises and particularly in the context of sharp meltdowns in financial asset values such as those that the global economy is likely to continue experiencing in 2012/2013.

Artprice will soon be announcing alliances that will allow a presence on all continents with local partners.

The future of Artprice in 2012 and of the Art Market is unavoidably linked to Asia.

Artprice was the first press agent in the world to announce and certify figures in 2011 showing that China had unquestionably become the world’s leading art marketplace ahead of the USA in 2011. Artprice’s figures for 2011 have already confirmed China’s domination of the global art market for the second consecutive year.

There is therefore an irresistible logic to Artprice’s patient preparation for the opening of its subsidiary and clean rooms in Hong Kong that will be a testing ground for the People’s Republic of China and an entry point for Asia. Hong Kong is already one of the top five global art marketplaces. Likewise, agreements with major players such as online auction operators and major Asian art fairs will allow Artprice to extend the diffusion initiated in 2011 of its Asia-specific art market reports, country by country. As a simple example, Singapore should soon overtake France in the field of Contemporary Art sales. In this context Artprice and Art Stage Singapore, Asia’s largest Contemporary Art Fair (along with Art HK), have decided to intensify their editorial partnership and their marketing strategy in 2012. Artprice will also be a strategic partner with Art HK (Hong Kong).

The Internet’s absolute domination of the art market in 2012.

In 2012 Internet is therefore just a simple extension of the 1980s telephonic order with, in addition, a perfect reproduction of the work for the buyer and Artprice’s remarkable success is proof of this…. there remained therefore a final step and indeed the hardest step: the standardisation of the marketplace that Artprice has achieved in 14 years by imposing its unique and free standard via its Standardised Marketplace®.

From 1987 to 2004, Artprice’s databanks became the reference in this area and made Artprice the global leader in standardised art market information before it turned to the problem of market dematerialisation. This latter project fully exploits the standardisation represented by its 18 databases, fed by acquisitions around the world of publishers and art archives.

All of the industrial processes forming Artprice’s databanks are patent protected, notably by the A.P.P. (Agence de Protection des Programmes). These industrial processes standardise the Art Market (artist ID, work ID, catalogue raisonné ID, bibliography ID, estimate/econometric info ID.) with more than 180 million data entries and proprietary indices.

This globally unique knowledge is clearly explained in Artprice’s corporate video in five languages: http://web.artprice.com/video/

Artprice posted the best French stock market progression in 2011 and has filed a request for admission to compartment B of Euronext Paris.

Despite the crisis affecting stock market’s, Artprice’s share price outperformed in 2011 with an astonishing increase of +472% since 1 January 2011, on the back of a traded volume of approximately 873 million euros, i.e. an average daily volume of 3.2 million euros. This increase was the best performance on the regulated French Eurolist by Euronext markets (compartments A, B, C).

As Artprice satisfied all the admission criteria for admission to Compartment B in 2011, it is preparing its admission request for registration on compartment B of Eurolist to be filed with the French Financial Markets Authority (AMF) along with the presentation of its candidacy to the NYSE Euronext Scientific Committee for Indices to be included in the indices relating to Compartment B.

In order to understand the legislative evolution of the art market over five centuries and the impact of recent changes on Artprice, we invite our shareholders and the market to read the 72 short and pedagogical questions and answers that form the basis of the interviews conducted in June and October of 2011. Hyperlinks to Actusnews (a professional regulated information provider licensed by the AMF): http://www.actusnews.com/communique.php?ID=ACTUS-0-25689

Lastly, Artprice invites its new and future shareholders who would like to acquaint themselves with the history of the Company to consult its highly detailed regulated information in its 2010 Registration Document filed and online at the AMF under D.11-0784 since 25 August 2011. Artprice, with more than 12 years of regulated disclosure on Eurolist, is proud of the high quality of the information it provides to financial market professionals and art market novices. All the questions of Artprice’s 18,000 shareholders are systematically answered in Artprice’s regulated disclosures that its posts online on its own website and on that of its AMF-authorised financial information provider, ActusNews.com.

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2012 Thierry Ehrmann

Artprice is the global leader in databank on Art prices and indices with more than 27 million indices and auction results covering 450,000 Artists. Artprice Images(R) gives unlimited access to the largest Art Market resource in the world, a library of 108 million images or engravings of artworks from 1700 to the present day along with comments by Artprice’s art historians. Artprice permanently enriches its databanks with information from 3,600 auctioneers and publishes a constant flow of art market trends for the main news agencies and 6,300 international written media. For its 1.3 million members (member log in), Artprice posts standardized adverts in what is today the world’s leading Standardised Marketplace® for buying and selling works of Art (source Artprice).

Artprice is listed on Eurolist by Euronext Paris: Euroclear: 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters: ARTF

List of Artprice press releases: http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

Discover alchemy and Artprice’s universe on http://web.artprice.com/video/

Follow all of the art market’s news with Artprice on Twitter: http://twitter.com/artpricedotcom/

Contact: Josette Mey – tel: +33(0)478-220-000, email: ir@artprice.com

Pour les Journées Européennes du Patrimoine 2011, La Demeure du Chaos / Abode of Chaos vous ouvre ses portes et son intimité :

Journées Européennes du Patrimoine à la Demeure du Chaos

Pour les Journées Européennes du Patrimoine,

La Demeure du Chaos vous ouvre ses portes et son intimité (exceptionnellement, les parties privatives et professionnels) : le Dimanche 18 septembre 2011 de: 14h30 à 19h00 avec l’entrée libre et gratuite.

Vous pourrez ainsi visiter les ateliers d’artistes, leurs résidences d’artistes dans les containers avec de manière exceptionnelle l’ouverture du Bunker avec projections vidéos sur 9000 m2

Vous vivrez aussi la clôture de la Borderline Biennale 2011.

Vous découvrirez entre autres, l’univers hallucinant d’Artprice, leader mondial de l’information sur l’Art, et de groupe Serveur, pionnier de l’Internet depuis 1987. Sur le palmarès des sièges sociaux les plus déjantés, on est hors-concours.

Pour vous accueillir, une équipe de choc des fidèles de la Demeure incluant: plasticiens, gardiens du Temple, et membres de l’association Les Amis de l’Esprit de la Salamandre 1999, possibilité de boissons chaudes et fraîches + restauration sur place à prix low-costs.

L’extension de la Demeure du Chaos et ses 3609 œuvres continuent depuis 12 ans avec l’ouverture cette année de nouveaux passages étranges qui vous permettront de découvrir des œuvres monumentales de 2011 (108) jamais présentées au public avec une des plus grandes installations statuaires d’Europe).

P.S. l’Opus 2011/2012, 100% Demeure du Chaos de 132 pages Collector avec la nouvelle affiche de la Demeure du Chaos et le DVD 999 sont gratuitement à votre disposition .

Un peu d’humour : on a vraiment une Mairie formidable : d’une part, elle demande toujours la destruction de la Demeure du Chaos depuis 12 ans, mais d’autre part, elle nous construit un parking géant pour nos visiteurs, il est à 3 minutes à pied de la Demeure du Chaos, passez devant la Mairie et l’Eglise, il est à 20 mètres à droite après l’Eglise en direction de Saint Cyr . On vous attend nombreux !

Cette année, découvrez un super restaurant, « L’Auréus », à 100 m de la Demeure du Chaos, entre la mairie et l’église (04 78 22 26 69) et à Rochetaillé sur Saône l’hôtel 2 Paris
(04 78 22 33 62 )

Artistiquement vôtre et à bientôt… thierry Ehrmann

la Borderline Biennale 2011 « Survive the Apocalypse » démarre ce week-end avec JAPAN APOCALYPSE.

Salut les p’tites louves et loups,
(Cette lettre est routée directement aux 130 545 signataires de la pétition dont vous faites partie)

Un rapide email pour vous rappeler que la Borderline Biennale 2011 « Survive the Apocalypse » démarre ce week-end avec JAPAN APOCALYPSE. Il reste quelques places disponibles donc dépêchez-vous de vous pré-inscrire ici :
http://www.borderlinebiennale.tv/preregistr.htm

SATOMI ZPIRA (Black RAIN) – COCO KATSURA – THE NAKED CELLIST – MATERIA PRIMA – SUPERMARCHE DU CHAOS – KYOTAKA TSURISAKI, JOHANNA CONSTANTINE
Cliquez cette image pour obtenir le programme détaillé de JAPAN APOCALYPSE

Retrouvez tout le programme de la borderline et les autres week-ends thématiques sur le site :
http://www.borderlinebiennale.tv/propaganda.htm

Nos horaires d’été :
http://www.999demeureduchaos.org/visiteurs.html

Sans oublier le programme des conférences de la Borderline Biennale 2011
Ouvert à toutes et tous, le dimanche à 16h00, soyez là 15 minutes avant, premiers arrivés premiers servis :

PREMIERE CONFERENCE : Dimanche 21 août 2011 à 16h00, nous recevrons donc
Michel FERNEX pour sa conférence intitulée « Nos enfants victimes du nucléaire » (entrée libre et gratuite).

Retrouvez la bio de Michel FERNEX, et tous les détails de la conférence sur le blog >>>

thierry:.

Fondateur d’Artprice – THIERRY EHRMANN – Agitateur de marchés

Fondateur d’Artprice
THIERRY EHRMANN
Agitateur de marchés


Figaro Beaux-Arts Figaro Beaux-Arts

A 23 ans il faisait partie des 5 000 pionniers mondiaux d’Internet – un article de Time Magazine en fait foi. Balançant entre la théologie (son père fut chargé de «liquider» les biens ostentatoires de l’Église au moment du concile Vatican II) et les sciences, thierry Ehrmann cherche sa voie. Qu’il trouve très vite : pressentant les potentialités des réseaux en ligne, il veut les appliquer à grande échelle. Avec un postulat simple : plus un marché est opaque, plus l’introduction d’une information fiable sera susceptible de favoriser son développement exponentiel. «Seuls trois marché ne peuvent fonctionner que de manière mondiale : celui des matières premières, celui des produits financiers et, le plus vieux de tous, le marché de l’art.» C’est aussi le moins transparent, qu’il va falloir révolutionner !

En 1992, Artprice commence ses opérations. Dix salariés ratissent les données disponibles sur les ventes aux enchères dans le monde et les reversent sur 3617 Artprice – c’est la grande époque du Minitel. En 2010, emploie 50 personnes, compte 1,3 million d’abonnés payants et réalise un chiffre d’affaires de 6,3 millions d’euros. Elle recense 450 000 artistes qui ont eu au moins une œuvre vendue aux enchères, 7,2 millions d’adjudications, 27 millions d’indices (qui extrapolent des évolutions de prix à partir d’algorithmes) tandis qu’un stock de 360 000 artistes «vierges» (aucune œuvre passée en vente publique) patiente. 3 600 maisons de ventes dans le monde sont reliées électroniquement à Artprice, lui transmettant la description des lots et des résultats aussi vite que le peuvent les fibres optiques ou les ondes. Et un millier de prétendants chinois sont sur le seuil…

Ces chiffres prouvent que la croisade est bien avancée. Les auctioneers traditionnels, accusés de garder secrets les mécanismes de cotation pour profiter d’une position oligopolistique, ont été bousculés. La prochaine étape n’attend que la bénédiction du Journal officiel et l’introduction dans le droit français de la directive communautaire sur les services. L’affaire de quelques mois et Artprice deviendra un opérateur qui pourra se rémunérer sur les transactions qu’il accueille déjà sur sa «place de marché» virtuelle. «En 2009, cette place de marché a accueilli des œuvres d’art pour 5,8 milliards d’euros et un tiers des transactions ont été dénouées.» Cela représente un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros, loin devant toutes les maisons françaises, avec Christie’s et Sotheby’s en ligne de mire…

Si ce combat est en passe d’être gagné, thierry Ehrmann en mène un autre : faire reconnaître par la Cour européenne des droits de l’homme son grand œuvre, condamné par les juridictions françaises, la Demeure du Chaos qui accueille plus de 120 000 visiteurs par an. Avec l’aide de dizaines d’autres artistes, il a éventré et «déstructuré» sa bourgeoise demeure des environs de Lyon pour en faire une œuvre d’art géante et polémique, mêlant 1200 peintures, installations, compressions, graffitis. L’homme qui choquait le président de Goldman Sachs en affirmant que le marché de l’art est «dix fois plus féroce et plus intelligent que les marchés financiers, car capable de créer de la valeur ex nihilo» cultive une autre passion. Il est artiste plasticien. Est-il coté sur Artprice ? «Je me l’interdis.»
www.artprice.com

RAFAEL PIC

Copyright ©2011 GUIDE DU MARCHÉ de l’ART 2011 – Le FIGARO – BEAUX ARTS
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«Au départ, j’ai habité la Demeure du Chaos, puis c’est elle qui m’a habité»

De 1999 à 2010, la Demeure du Chaos est passée du Domaine de la Source, maison bourgeoise du XVIIe siècle, à une œuvre apocalyptique une fois sa déconstruction achevée.
Mario del Curto

L'illustré - Demeure du Chaos

Edition n°10 du 10.03.2010 > LE REPORTAGE La Demeure du Chaos, un lieu qui dérange

Le reportage
Musée, œuvre d’art, ode à l’anarchie et symbole de liberté artistique, la Demeure du Chaos dérange depuis dix ans le calme de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, un village près de Lyon. Son sulfureux propriétaire, le plasticien et PDG Thierry Ehrmann, vient de remporter une bataille: condamnée à la destruction par l’Etat français, elle pourrait bien être sauvée par la Cour européenne des droits de l’homme. Visite des lieux…
Par Marie Mathyer

Saint-Romain-au-Mont-d’Or, un paisible village à 15 kilomètres au nord de Lyon. Deux gamins sur des vélos dévalent une rue déserte. Quelque part derrière les haies touffues qui dissimulent des villas cossues, un jardinier fait vrombir sa tronçonneuse.

Pourtant, au 17, rue de la République, il y a comme un malaise. L’impression étrange d’avoir traversé le miroir pour se retrouver dans un no man’s land, à mi-chemin entre le squat punk et les ruines de l’Apocalypse. Les thuyas deviennent des murs, des remparts attaqués par une armée de tagueurs enragés. Sur les pierres barbouillées de noir, des graffiteurs ont brossé des visages d’activistes, philosophes ou dictateurs. Dans la cour, un hélicoptère s’est crashé à côté d’un navire échoué. La carlingue d’un avion de combat achève de rouiller sur l’arête du cratère d’une météorite. Sur les façades éventrées de la maison, des coulures de lave et un entrelacs hypnotisant de symboles alchimiques, de chiffres cryptiques, de salamandres géantes apposées au pochoir. Derrière la grille d’entrée, une silhouette râblée, toute de noire vêtue. Jean et pull, boots de combat aux pieds. Charisme magnétique, regard intense. Deux cicatrices, des scarifications, sur la joue gauche et, sur la nuque rasée, une fine tresse. L’homme s’appelle Thierry Ehrmann, 48 ans, et le lieu, la Demeure du Chaos, est un musée à ciel ouvert: 3123 œuvres d’art contemporaines pour 120 000 visiteurs chaque année.

Liberté d’expression

A Saint-Romain-au-Mont-d’Or, forcément, le lieu dérange autant qu’il attire. Ses détracteurs y voient un affront à la sérénité du village, aux règles de la bonne cohabitation. Depuis dix ans, ils demandent aux tribunaux de contraindre Thierry Ehrmann à démonter ses installations pour les rendre conformes au plan local d’urbanisme. Depuis dix ans, l’artiste plasticien, déjà surnommé Facteur Cheval du XXIe siècle, se bat au nom de la liberté d’expression. En décembre dernier, la justice française a tranché: la Demeure du Chaos doit être remise en état. Mais Thierry Ehrmann et ses supporters n’ont pas dit leur dernier mot. Ils ont obtenu d’aller plaider leur cause l’année prochaine devant la Cour européenne des droits de l’homme. Ils espèrent y faire reconnaître la dimension artistique de ce corpus d’œuvres.

«La Demeure du Chaos est un univers autarcique, mais je m’enferme volontairement dans ce huis clos onirique»
Thierry Ehrmann

Et si Thierry Ehrmann tient tant à sauvegarder son palais, c’est que la Demeure du Chaos n’est pas qu’un musée ou une résidence d’artistes. C’est aussi son lieu d’habitation et le siège social de son entreprise: le Groupe Serveur, pionnier des banques de données sur l’internet, et Artprice.com, leader mondial de la cotation d’œuvres d’art. Le destin du propriétaire et celui de sa chose sont intrinsèquement liés. «Au départ, j’ai habité dans la Demeure du Chaos, puis c’est elle qui m’a habité», analyse-t-il en parcourant son domaine au pas de charge.

Un destin unique

En 1988, quand Thierry Ehrmann acquiert cette maison bourgeoise du XVIIe siècle, la bâtisse s’appelle le Domaine de la Source. Le nouveau maître des lieux, enfant du pays, n’a alors que 26 ans et déjà quelques qualificatifs qui lui collent à la peau: juriste et théologien, fils d’un polytechnicien proche de l’Opus Dei, anarchiste, plus jeune franc-maçon de l’Hexagone, plasticien sculpteur et PDG millionnaire, classé parmi les 500 plus grandes fortunes de France. Thierry Ehrmann est aussi un épicurien. Il vivra onze ans au domaine en heureuse bigamie avec ses deux femmes, Nadège et Jo, et avec ses fils, Kurt et Sydney, avant de se lasser du luxe de son château. «Un jour, je regarde là où je vis, où tout n’est que luxe, calme et volupté, pierres dorées et abondance de biens, et je me dis: je vire côte ouest américaine, je deviens un sale con embourgeoisé», se souvient-il aujourd’hui. Alchimiste convaincu, le plasticien décide donc de transformer la matière: le 9 décembre 1999, le Domaine de la Source devient la Demeure du Chaos. Caprice de nanti? «Non, rétorque Luc, fidèle bras droit et presque maman (il veille à ce que son boss n’ait pas froid, ferme son gilet, lui fournit ses bonbons Ricola). C’était comme une pulsion pour lui, un besoin. Il fallait qu’il laisse sortir ce qu’il a dans ses tripes.»

Révolte et guerre permanente

Maniacodépressif, Thierry Ehrmann utilise son énergie permanente et démesurée, symptôme de sa maladie, pour forger une maison-œuvre à son image: connectée et disjonctée. «Cet endroit, rigole le plasticien, c’est une psychothérapie majeure!» L’homme se réclame d’ailleurs de l’art des aliénés et rend hommage à la déraison avec des phrases inscrites çà et là sur les murs de la maison. «Une idée fixe aboutit à la folie ou à l’héroïsme», clame Victor Hugo à celui qui pénètre les lieux. La Demeure ne se veut pas un palais naïf et gentillet, mais un lieu de révolte qui questionne l’ordre établi. «Tout ce qui reste de l’apparat bourgeois doit se noyer dans un état de guerre permanent», postule Thierry Ehrmann en grimpant par-dessus son bureau, un immense cercle d’acier qu’il est obligé d’enjamber pour pouvoir s’y asseoir. On se croirait dans la cabine du capitaine d’un vaisseau spatial. Il y a un masque à gaz suspendu sur une poutrelle métallique, un crâne humain posé sur une pile de catalogues d’art, trois écrans d’ordinateur et la chaîne Al Jazeera arabe qui tourne en boucle sur une télévision muette. «Etat de guerre permanent», tonne Ehrmann, quasi hypnotisant. Pour coller au propos, la Demeure s’est ainsi faite forteresse. Tous les angles droits ont été cassés, coup de massue dans le propre en ordre bourgeois. La piscine est devenue un marais colonisé par des lames de rasoir, le jardin, un chantier où se côtoient un bunker, des conteneurs et les ruines d’un temple protestant du XVIIe siècle, découvertes par hasard lors de fouilles.

«Home sweet home»

Le passé et le présent se côtoient partout dans les 12 000 mètres carrés du domaine. Du moderne, à travers les œuvres contemporaines qui s’inspirent du traitement de l’actualité par les médias. Un côté visionnaire, quasi prescient, qui cherche à deviner de quoi demain sera fait, ce qui restera de notre époque. Et du moyen-âgeux, mélange d’alchimie et de slogans en latin inspirés des penseurs classiques et peints par des artistes maîtrisant tous les codes de la peinture des grands maîtres. Sous bien des aspects, la Demeure du Chaos est double. Un univers fermé et autarcique avec son propre groupe électrogène, son eau potable à 30 bars de pression et son réseau de fibres optiques. Mais aussi une porte ouverte sur le monde grâce à la présence de milliers de visiteurs de partout. «Je m’enferme volontairement dans un huis clos onirique. De toute façon, le plus grand voyage se fait dans sa tête», professe son créateur.

«Je vis ici et je serai poussière ici. Ce sera ma dernière demeure»
Thierry Ehrmann

Double, la Demeure du Chaos l’est aussi par ses buts. A la fois fabrique artistique où des artistes du monde entier viennent créer et peindre, transformer et sublimer son apparence, et locaux d’entreprise fonctionnels. Sous l’héliport dans la cour se cache ainsi une salle pressurisée qui abrite près de 900 serveurs qui font circuler le savoir des sociétés du Groupe Serveur dans le monde entier. A l’étage, Thierry Ehrmann nous emmène voir ses employés. Un chemin version labyrinthe, dédale d’escaliers et de passages à travers des couloirs étroits.

Dans une enfilade de pièces aveugles aux murs noirs, 80 salariés font ici les trois-huit dans des open spaces envahis d’écrans plats et où résonnent toutes les langues. Leur job? Informaticiens, documentalistes, juristes, spécialistes de l’art, ils récoltent, trient, conservent et actualisent des milliers de données pour les mettre en ligne. Leur profil? Des femmes principalement, jeunes surtout et au CV impressionnant. «J’engage des borderlines, des sous-marins de l’internet, des gens avec un quotient émotionnel énorme, capables d’abattre un travail considérable», énumère le patron. L’indispensable? Il faut aussi que ces employés soient capables de travailler dans un environnement atypique. «Mais la Demeure du Chaos n’est pas que sombre, elle est aussi pleine d’humour, d’optimisme et de lumière, nuance Thierry Ehrmann. C’est mon home sweet home, bien plus cosy qu’au temps des pierres dorées du Domaine de la Source. Je vis ici et je serai poussière ici. Ce sera ma dernière demeure.»

Peut-être la dernière ambivalence de ce lieu d’exception: berceau de création et tombeau de son créateur.

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La Demeure du chaos doit être remise en état, point final

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Justice

La Demeure du chaos doit être remise en état, point final

le 16.12.2009 16h36

Saint-Romain-au-Mont-d’Or. Après cinq ans de marathon judiciaire, la cour de cassation rejette le pourvoi de Thierry Ehrmann qui s’en remet maintenant au droit européen

La pierre des Monts d’Or l’a finalement emporté sur le chaos du monde. Mardi, la cour de cassation a rejeté le pourvoi de Thierry Ehrmann, ce qui rend définitif l’arrêt rendu en décembre 2008 par la cour d’appel de Grenoble. Lequel ordonnait à Ehrmann de remettre en état non pas l’ensemble de la demeure, mais, nuance, la façade et les murs extérieurs. Ce qui est visible depuis la rue en somme. Mais c’est déjà pas mal pour cette propriété qui occupe 12000 m2 en plein centre de Saint-Romain-au-Mont-d’Or. Et qui revendique 3123 œuvres dûment répertoriées, depuis l’un des innombrables portraits dessinés dans les murs, jusqu’à cette dernière trouvaille, une tête de mort de trois mètres de haut, réplique d’un crâne retrouvé dans les ruines d’un temple protestant situé au fond du jardin.
Bref, jamais l’étau ne s’est autant resserré depuis fin 2004, date de la première plainte de la mairie. Maintenant que le droit français est épuisé, il ne resterait plus que la juridiction européenne pour éviter à la demeure un retour à son état architectural d’origine : un relais de poste du XVIIIe siècle tout en pierre des Monts d’Or. De la pierre bien dorée. Ni noircie par des fragments de météorite, ni rougie par des coulées sanguinolentes.
Pas de champagne hier à la mairie, mais un certain soulagement : « Force est restée à la loi » a commenté sobrement Françoise Revel, maire de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, village classé de 1100 habitants où il faut l’avis de l’architecte des bâtiments de France avant de repeindre ses volets. Soulagée Mme le maire, mais aussi soucieuse de la suite des événements : « Thierry Ehrmann m’avait prévenu depuis un moment qu’il saisirait la cour européenne des droits de l’homme. Mais cette fois, ce ne sera pas suspensif ».
« Faux » réplique tout naturellement l’intéressé qui estime au contraire à une décennie le temps qu’il faudra pour explorer le droit européen. « La seule chose qui change, c’est que ce n’est plus moi contre la mairie de Saint-Romain, mais contre la France ». Alors qu’on l’imaginait bouillant de colère et les poings serrés, Thierry Ehrmann était hier étonnamment calme : « J’attends de voir les motivations de la cour de cassation qui a délibéré très vite. J’en déduis que le droit de l’urbanisme s’impose sur la liberté d’expression, et qu’une œuvre d’art doit s’inscrire dans un processus accepté par le contrat social. Mais une œuvre d’art ne l’est plus si elle entre dans les règles d’urbanisme. Ma demeure n’est pas une œuvre violente. Elle n’incite pas à la haine et ne trouble pas l’ordre public. Je prends donc cet arrêt comme une chance d’aller plaider devant la cour européenne ».

Xavier Breuil

Dix ans dont cinq dans l’arène judiciaire

9 décembre 1999
Naissance de la Demeure du chaos. Jusqu’au printemps 2004, tout se passe à l’intérieur et rien n’est visble depuis l’extérieur.

Août 2004
Au retrour des vacances, les habitants de Saint-Romain-au-Mont-d’Or découvrent médusés la transformation extérieure de la Demeure : murs éventrés, portraits provocateurs, coulées sanguinolentes… En décembre 2004, le maire Pierre Dumont porte plainte.

10 novembre 2005
L’affaire est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Lyon qui condamne Ehrmann à une amende de 20000 euros et à remettre en état sa propriété. Ehrmann fait appel. Et passe la vitesse supérieure dans la transformation de sa demeure.

13 septembre 2006
Trois mois après l’audience, la cour d’appel de Lyon rend un arrêt favorable à Ehrmann et n’ordonne pas la remise en état de la Demeure. Son propriétaire est quand même condané à payer 200000 euros d’amende. Le parquet et la mairie de Saint-Romain-au-Mont-d’Or se pourvoient en cassation.

Décembre 2007
La cour de cassation annule l’arrêt de la cour d’appel de Lyon et renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Grenoble.

16 décembre 2008
La cour d’appel de Grenoble ordonne la remise en état de la façade et des murs extérieurs. Ehrmann se pourvoit en cassation.

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