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« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme

« Demeure du Chaos »: Ehrmann ira devant la Cour européenne des droits de l’Homme
LYON le 17/12/2009 (Actualisé le 17/12/2009 à 20h00) – AFP

‘homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann, contraint mardi par la Cour de cassation à remettre en l’état les lieux où il avait construit sa « Demeure du Chaos », a annoncé jeudi qu’il formerait un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Située à Saint-Romain-au-Mont-d’Or (Rhône), près de Lyon, la « Demeure du Chaos » est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art).

Depuis 1999, M. Ehrmann a supervisé le travail d’une quarantaine d’artistes qui ont transformé la bâtisse en un symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro.

A l’issue d’une longue procédure en justice, la cour d’appel de Grenoble avait, le 16 décembre 2008, jugé que cette oeuvre enfreignait le code de l’urbanisme. Condamnant M. Ehrmann à une amende de 30.000 euros, elle lui avait donné neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine.

Le condamné s’était alors pourvu en cassation. Mais, mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise.

« Plus que jamais, Thierry Ehrmann (…) va plaider avec férocité sa cause pour faire valoir et respecter le droit à la liberté d’expression, en formant un recours (…) auprès de la cour européenne des droits de l’homme contre la France », a-t-il annoncé dans un communiqué de presse.

Selon lui, « cette décision porte atteinte à sa liberté d’expression et dans le fait qu’il ne peut pas être soumis à la seule réglementation du droit de l’Urbanisme, l’expression artistique étant un droit national et universel depuis la nuit des temps ».

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La Justice ordonne réparation de la Demeure du Chaos

17/12/2009

La Justice ordonne réparation de la Demeure du Chaos

JUSTICE – Thierry Ehrmann va devoir remettre dans son état d’origine la façade extérieure et les murs d’enceinte de sa demeure. Depuis dix ans, l’homme d’affaires et plasticien auto-proclamé de Saint-Romain aux Monts d’Or, village classé des environs de Lyon, les avait tranformés, éventrés, malmenés, travaillés, détournés, en compagnie d’artistes. Il construisait sa « Demeure du Chaos »., oeuvre plastique de plus en plus intéressante, mais accessoirement en infraction avec le code de l’urbanisme. La Cour de cassation a confirmé mardi le dernier arrêt rendu dans ce dossier, ce qui rend la décision définitive…
La « Demeure du Chaos » est à l’origine un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), qui donne cette définition de sa démarche : une « oeuvre au noir se nourrissant du chaos alchimique de notre 21e siècle, tragique et somptueux dont les braises naissent le 11 Septembre ». Depuis 1999, Ehrmann supervise le travail de dizaines d’artistes qui se relaient, viennent en résidence, pour transformer la bâtisse en symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro. A la suite d’une plainte en 2004 du maire de son village, Thierry Ehrmann avait été condamné en premier instance à Lyon à remettre en état, mais la décision avait été cassé en appel, les magistrats prononçant une amende sans obligation de réparer.
L’arrêt ayant été cassé, la cour d’appel de Grenoble en a rendu un nouveau le 16 décembre 2008, jugeant que l’oeuvre enfreignait le code de l’urbanisme. Elle avait condé Ehrmann à une amende de 30.000 euros, en lui donnant neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine. Il s’était alors à son tour pourvu en cassation. La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise. « Cette décision, estime thierry Ehrmann, porte atteinte à sa liberté d’expression et dans le fait qu’il ne peut pas être soumis à la seule réglementation du Droit de l’Urbanisme, l’expression artistique étant un droit national et universel depuis la nuit des temps. »

D’un point de vue juridique, la procédure française est terminée. Elle est allée au bout. Les seuls recours sont désormais européens, et Thierry Ehrmann annonce qu’il va s’engager dans cette voie là. « Ce procès historique, explique-t-il avaec un sens rôdé de la mesure, sera plaidé devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme dans le cadre de l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme sur la liberté d’expression. La jurisprudence sur cet article a régulièrement fait condamner la France.»

Olivier BERTRAND

Le site de la Demeure du Chaos : http://www.demeureduchaos.org/

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Artprice : toujours sur un siège éjectable

« La demeure du Chaos », le siège d’Artprice à Saint-Romain-au-Mont-d’Or à l’Ouest de Lyon, est toujours dans le collimateur de la justice. Thierry Ehrmann, patron du groupe et créateur du site, a indiqué hier soir que la Cour de Cassation a demandé « la destruction des 3.123 oeuvres d’art formant le corpus de la Demeure du Chaos ». La Cour a rejeté le pourvoi formé par Thierry Ehrmann contre l’arrêt de la Cour d’Appel de Grenoble rendu il y a un an presque jour pour jour, qui concluait que le site était contraire au code de l’urbanisme et exigeait une remise en son état original.

La prochaine étape ? La Cour Européenne des Droits de l’Homme. « Depuis 1999, soit 10 ans, la Mairie de Saint-Romain-au-Mont-d’Or s’acharne dans son négationnisme artistique et persiste à demander la remise en état du bâtiment, ce qui signifie tout simplement la destruction intégrale de La Demeure du Chaos », commente Thierry Ehrmann, qui va s’appuyer sur l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme sur la liberté d’expression pour plaider sa cause, en soulignant que « la jurisprudence sur cet article a régulièrement fait condamner la France ».

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Rhône: la « Demeure du Chaos » devra être remise dans son état d’origine

Justice
Rhône: la « Demeure du Chaos » devra être remise dans son état d’origine
le 16.12.2009 16h36
L’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann devra remettre dans leur état d’origine les lieux où il avait construit la « Demeure du Chaos », une oeuvre d’art controversée implantée dans le village classé de Saint-Romain-au-Mont-d’Or. Ainsi a tranché la Cour de cassation, dans un arrêt.

Située à Saint-Romain-au-Mont-d’Or, dans l’ouest lyonnais, la « Demeure du Chaos » est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, « déconstruit » par son propriétaire, Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art).

Depuis 1999, le propriétaire a supervisé le travail d’une quarantaine d’artistes qui ont transformé la bâtisse en un symbole apocalyptique, aux murs calcinés et recouverts de portraits de Ben Laden ou encore Fidel Castro.

A l’issue d’une longue procédure en justice, la cour d’appel de Grenoble avait, le 16 décembre 2008, jugé que cette oeuvre enfreignait le code de l’urbanisme. Condamnant Thierry Ehrmann à une amende de 30 000 euros, elle lui avait donné neuf mois pour remettre les lieux dans leur état d’origine.

Le condamné s’était alors pourvu en cassation. Mais mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant définitive la décision grenobloise.

L’affaire avait débuté en 2004. Le maire de Saint-Romain avait alors porté plainte contre Thierry Ehrmann, lui reprochant d’avoir enfreint le code de l’urbanisme en effectuant ces travaux sans déclaration préalable et en demandant la « remise en état des lieux ».

En première instance, le tribunal correctionnel de Lyon avait donné raison à l’élu, enjoignant l’homme d’affaires à remettre sa maison en l’état. Il avait également condamné le prévenu et sa société immobilière à payer au total une amende de 120 000 euros.

Ce jugement avait été partiellement infirmé par la cour d’appel de Lyon en septembre 2006, cette dernière alourdissant l’amende à 200 000 euros, mais autorisant le maintien en l’état.

Saisie par le prévenu et le ministère public, la Cour de cassation avait, fin 2007, annulé l’arrêt de la cour d’appel de Lyon et renvoyé l’affaire à Grenoble.

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La Demeure du chaos bientôt fixée sur son avenir

La Demeure du chaos bientôt fixée sur son avenir

Publié le 17/11/2008 à 15:39 – Modifié le 17/11/2008 à 16:00 Le Point.fr

Par Chloé Durand-Parenti (avec agence)
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La Demeure du chaos n’est pas du goût de la municipalité de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, village cossu situé dans la banlieue lyonnaise © abodeofchaos.org

C’est le procès d’une oeuvre d’art, aussi controversée soit-elle, qui se joue lundi devant la cour d’appel de Grenoble. La Demeure du chaos, implantée dans le village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, dans le Rhône, sera bientôt fixée sur son avenir.

L’oeuvre est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, totalement « déconstruit » par son propriétaire, l’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann. Ses murs sont ornés de divers signes ésotériques et de portraits plus ou moins provocateurs. Oussama Ben Laden, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad et le dalaï-lama y figurent sur fond noir ou rouge sang. Les espaces extérieurs laissent fleurir, là un monument évoquant les attentats du World Trade Center, ici une carcasse d’hélicoptère ou d’avion.

Un chaos qui n’est pas du goût de la municipalité de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, village cossu situé dans la banlieue lyonnaise. Depuis 1999, la mairie souhaite la « remise en état » des lieux, « dans les faits la destruction pure et simple », selon Thierry Ehrmann, de la « Demeure du chaos » et de ses 3.123 oeuvres d’art produites par son auteur principal, le plasticien lui-même, et son collectif d’artistes.

Art ou urbanisme

En 2006, Thierry Ehrmann, qui est également président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), a été condamné à verser une amende de 200.000 euros pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable. Un arrêt de la Cour de cassation en décembre 2007 renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Grenoble, ce lundi à 14 heures.

Reprochant à la municipalité de Saint-Romain de « s’acharner dans son négationnisme artistique », Thierry Ehrmann assure que plusieurs centaines de personnes l’accompagneront lors de son procès à Grenoble. Installé au coeur même de son étrange domaine, dans un bureau tout de noir peint, aux faux airs de décor des premiers films de James Bond, avec écrans de surveillance des grilles d’entrées et de la rue, l’homme se dit soutenu « dans le monde entier par des artistes, des directeurs de musées, des amateurs d’art » et affirme que la Demeure du chaos est visitée par « 2.000 personnes chaque week-end ».

Les juges grenoblois auront donc à trancher entre les partisans de la disparition de la « Demeure du chaos », qu’ils considèrent comme une insulte au code de l’urbanisme, et ceux de Thierry Ehrmann, qui invoquent l’article R 421-1 de la loi Malraux selon lequel « les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur ». La fin annoncée d’un marathon judiciaire.

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La Demeure du Chaos veut gagner le droit d’exister

URBANISME : La Demeure du Chaos veut gagner le droit d’exister

. Entorse au code de l’urbanisme pour ses détracteurs, oeuvre d’art pour ses partisans, la demeure controversée voit son sort suspendu à la décision de la Cour d’appel de Grenoble.
. L’affaire dure depuis des années et focalise les oppositions au sein du village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, non loin de Lyon.

– le 15/11/2008 – 16h06

La Demeure du Chaos, oeuvre d’art controversée implantée près de Lyon, attend l’audience de la Cour d’appel de Grenoble, ce lundi, qui devrait décider de son avenir et mettre fin à des années de marathon judiciaire.

L’oeuvre est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, totalement « déconstruit » par son propriétaire, l’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann. Les murs sont ornés de divers signes ésotériques ou de portraits plus ou moins provocateurs : Oussama ben Laden, Fidel Castro, Mahmoud Ahmadinejad ou le Dalaï Lama, sur fond noir ou rouge sang. Les espaces extérieurs laissent fleurir, là un monument figurant les attentats du World Trade Center, ici une carcasse d’hélicoptère ou d’avion. Le tout tranche avec la tranquillité cossue du village de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, avec son clocher et sa mairie classés.

« Négationnisme artistique »

De fait, depuis 1999, la mairie de Saint-Romain souhaite la « remise en état » – « dans les faits la destruction pure et simple », selon Thierry Ehrmann – de la Demeure du Chaos et de ses 3123 oeuvres d’art produites par son auteur principal, le plasticien lui-même, et son collectif d’artistes. En 2006, Thierry Ehrmann, qui est également président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art), avait été condamné à verser une amende de 200.000 euros pour avoir réalisé les travaux de modification du site sans autorisation préalable. Mais un arrêt de la Cour de cassation en décembre 2007 a renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel de Grenoble.

Les juges grenoblois auront donc à trancher entre les partisans de la disparition de la Demeure du Chaos, qu’ils considèrent comme une insulte au code de l’urbanisme, et ceux de Thierry Ehrmann, qui invoquent l’article R 421-1 de la loi Malraux selon lequel « les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur ».

Reprochant à la municipalité de Saint-Romain de « s’acharner dans son négationnisme artistique », l’homme d’affaires et plasticien assure que plusieurs centaines de personnes l’accompagneront à l’audience. Installé au coeur même de son étrange domaine, dans un bureau tout de noir peint, aux faux airs de décor des premiers films de James Bond, avec écrans de surveillance des grilles d’entrées et de la rue, l’homme se dit soutenu « dans le monde entier par des artistes, des directeurs de musées, des amateurs d’arts » et affirme que la Demeure du Chaos est visitée par « 2000 personnes chaque week-end ».

D’après agence

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