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thierry Ehrmann – Voyage au bout de la nuit – Parcours atypique, Vision prophétique

Fin dialecticien, homme d’une grande spiritualité, artiste plasticien féru de l’histoire de l’art, Thierry Ehrmann a érigé en deux décennies le leader mondial de l’information sur le marché de l’art (4,5 millions de membres dans 72 pays). Passionné et passionnant, le président directeur général d’Artprice.com nous retrace son parcours atypique. Entretien fleuve.

Que retenez-vous de votre jeunesse ?

Mon enfance fut marquée par une formation chez les jésuites nommés les soldats de Dieu, puis chez les dominicains, redoutables négociateurs attestant d’un contournement intellectuel extrêmement rare et aiguisé. Mon enfance fut d’autant plus particulière que mon père, ancien polytechnicien à la retraite, docteur en droit et grand croyant, était un membre de l’Opus Dei influent.

Après Vatican II, l’Église ayant décidé de mettre fin aux biens ostentatoires, mon père avait été mandaté par le Vatican pour fermer les écoles princières, les palaces et autres lieux vains et inutiles qui ne représentaient plus l’esprit qui soufflait dans la foulée de Vatican II. Nous avons voyagé aux 4 coins du monde pour mettre un terme à ces lieux qui appartenaient à l’Eglise. J’ai ainsi pu découvrir le monde, et observer qu’à l’époque, le latin était la langue des affaires et non l’anglais.

J’ai eu l’occasion de faire le tour du monde une première fois durant mon enfance, puis une seconde fois entre 16 et 20 ans. J’ai écumé tous les pays à l’exception de 2 ou 3 pays exotiques.

 

Quels enseignements tirez-vous de ces voyages ?

Les voyages sont vains et inutiles. Le plus long voyage est celui que l’on fait dans sa tête. Au terme de 20 ans de démarche analytique freudienne, suivis de 8 ans de démarche lacanienne, je suis convaincu que le voyage physique est une fuite en avant dans laquelle on s’exile avec ses névroses et ses psychoses. C’est précisément l’histoire des miroirs grossissants, la fuite à l’extérieur est un véritable syndrome de Stendhal qui ne fait qu’amplifier le phénomène.

Si les évangiles de Luc et Matthieu affirment « nul n’est prophète en son pays », pour autant, nous sommes le fruit d’une éducation, d’une culture et d’un climat. C’est sur nos terres que nous nous faisons, nous défaisons et nous reconstruisons. Je n’ai jamais vu d’exil heureux. J’ai eu la chance de rencontrer des monstres puissants qui ont dominé le XXème siècle et qui pour certains se sont éteints depuis. J’en ai conclu que tout exil est soumis à un éternel retour.

Celui qui s’isole en haut de la montagne ne cherche que le retour à l’exil, l’acte de solitude correspondant à la volonté de mieux revenir. Pour moi, le mythe de l’ermite n’existe pas, l’ermite est quelqu’un qui prépare son retour en scène, il n’est un mythe qu’en projection de son futur retour. Nous devons affronter nos démons frontalement sous peine qu’ils reviennent toujours.

 

Quel est votre moteur dans la vie ?

La passion pour l’art que je mets dans Artprice et le musée que j’ai fondé. Je suis artiste plasticien inscrit à la Maison des Artistes depuis 35 ans. Dès 1999, j’ai voulu faire vivre mes œuvres dans le premier musée privé immatriculé au RCS : Le Musée L’OrgAne, que j’ai érigé comme siège social d’Artprice, coté sur le marché réglementé. Ma passion pour l’histoire de l’art, en 20 ans, m’a servie à bâtir le Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art.

Ce travail titanesque fut synthétisé par la Ministre de la Culture lors de sa visite chez Artprice par cette phrase « Vous vous êtes subrogé en lieu et place à une mission supra-étatique de conservation de l’histoire du marché de l’art ». En effet, il est nécessaire de poser quelques chiffres qui démontrent le travail herculéen réalisé : Artprice est devenue en 20 ans le Leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 30 millions d’indices et résultats de ventes couvrant plus de 700 000 Artistes.

Avec Artprice Images, elle permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 126 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art, de 1700 à nos jours, commentées par ses historiens.

Au quotidien, Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 6300 Maisons de Ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 7200 titres de presse dans le monde. Ce n’est pas pour rien qu’Artprice compte 4,5 millions de membres dans 72 pays.

 

En quoi avez-vous introduit une profonde révolution dans le marché de l’art ?

Raymonde Moulin, célèbre sociologue et historienne de l’art, surnommée « la Papesse », m’a interpellé il y a une dizaine d’années en m’indiquant qu’Artprice avait définitivement modifié l’histoire du marché de l’art de manière irrévocable en s’inscrivant elle-même dans l’histoire de l’art. Effectivement, on note depuis 20 ans une mutation sans pareil. Laissons parler les chiffres quelques secondes.

Les leviers d’une telle mutation passent par la facilité d’accès aux informations sur le Marché de l’Art, la dématérialisation des ventes – le tout sur Internet avec 98% des acteurs connectés- la financiarisation du marché, l’accroissement des consommateurs d’art (de 500 000 à l’après-guerre à 90 millions en 2017), leur rajeunissement, l’extension du marché à toute la Grande Asie, à la zone Pacifique, à l’ Inde, à l’Afrique du Sud, au Moyen-Orient et à l’Amérique du Sud.

Cette mutation passe aussi par l’industrie muséale qui est devenue une réalité économique mondiale au XXIème siècle. En effet, il s’est construit plus de Musées entre 2000 et 2014 que durant tous les XIXème et XXème siècles, soit 700 nouveaux musées par an. Cette industrie dévoreuse de pièces muséales est l’un des facteurs primordiaux de la croissance spectaculaire du Marché de l’Art. Le Marché de l’Art est désormais mature et liquide.

Le Marché de l’Art est devenu un marché efficient, historique, mondial et dont la capacité à résister aux crises économiques et géopolitiques n’est plus à démontrer. Il surperforme depuis 18 ans les principaux marchés de placement de manière incontestable.

thierry Ehrmann

thierry Ehrmann

 

Vous avez fondé votre musée, au cœur-même d’Artprice qui analyse le marché de l’art. Que s’apportent-ils mutuellement ?

Aujourd’hui, Le Musée d’Art Contemporain L’Organe qui gère la Demeure du Chaos / Abode of Chaos compte 5 400 de mes œuvres, principalement des sculptures monumentales de plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes, dont les thèmes abordent notre siècle tragique et somptueux.

Mes 5 400 œuvres baignent dans une totale alchimie avec Artprice et le Groupe Serveur, pionnier de l’Internet et des banques de données depuis 1987. Il est évident qu’Artprice, en tant que Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art ne pouvait rêver mieux que d’avoir comme siège social le célèbre Musée d’Art Contemporain L’Organe, gérant la Demeure du Chaos. Il faut préciser que ce musée est classé en région Rhône-Alpes, de manière incontestable, comme premier musée d’art contemporain privé, avec 120 000 visiteurs par an, dont 25 % hors France.

 

Quel est votre rapport à la franc-maçonnerie ?

J’ai eu l’opportunité d’y rentrer très jeune – à l’âge de 23 ans – et de devenir membre de la Grande Loge Nationale de France. Cette loge déiste me semblait intéressante car porteuse d’une philosophie assez ouverte. On nous appelait les « Anglais » car nous dépendions de la Grande Loge de Londres ou encore les « Romains.

J’ai été l’un des premiers à aborder le thème dans un Envoyé spécial sur France 2 qui m‘était consacré. J’ai 32 ans de loge et je dois dire qu’avec le recul, pour avoir visité de multiples courants ésotériques à travers le monde, je dois admettre que la franc-maçonnerie est le modèle philosophique le plus stable, le plus humain, et qui, contrairement à ce que l’on croit, peut par son concours amener aux grandes questions éthiques de ce siècle.

Lorsqu’on possède un mandat public, nous devons pratiquer la méthode anglo-saxonne de déclarer notre appartenance afin d’éviter les fantasmes des fraternels dévoyés et nous permettre au contraire de nos ouvrir à des réceptions d’air plein d’humanisme et de talents.

Mon père, polytechnicien et Docteur en Droit, comme moi-même et mes deux fils avons une maladie neurodégénératives très importante et ma démarche depuis 32 ans par le temple et les voyages initiatiques me permettent d’assumer ces terribles douleurs et de rester les yeux ouverts vers le ciel toujours curieux et émerveillés de ce nouveau monde.

 

Qu’entendez-vous par visite initiatique ?

J’ai suivi par plaisir un cursus universitaire de théologie qui m’a permis d’étudier différentes religions et notamment la religion juive. J’ai pu échanger avec le Rav Pinto, tout en étant goy et catholique. Un de mes meilleurs amis, décédé depuis, était un grand psychiatre juif. Cet homme brillant a sombré dans la folie et est devenu écrivain et ermite en Israël.

Son parcours était captivant car il avait étudié la Torah, le Talmud et le Zohar, que l’on retrouve dans les loges maçonniques haut gradées. Je m’imagine à la place de l’autre et ce qu’est l’autre. C’est une de mes méthodes de gouvernance dans la mesure où je ne donne jamais un seul ordre. Je pense que donner un ordre affaiblit considérablement, l’ordre étant une perte de sens.

En Asie, l’ordre n’existe pas, le regard suffit à imprimer ou à donner le sens même dans lequel il faut aller. J’ai toujours eu des passerelles absolument transparentes entre ma vie privée et ma vie professionnelle. J’admire ou je suis dubitatif en fonction des jours des gens qui cloisonnent ces deux univers. Lorsque l’on est passionné, il est difficile, voire impossible, de conserver cette étanchéité.

J’ai toujours cultivé une totale transparence avec mes fils qui ont désormais plus de 30 ans en provoquant très rapidement le meurtre du père. Le père est aussi quelqu’un qui a ses fragilités, ses névroses… Mes enfants ne sont pas la continuité de moi, ils ont un parcours authentique, singulier, et il n’existe aucune projection.

 

Quel regard portez-vous sur l’Europe ?

Je lisais dernièrement les écrits de Nicolas Baverez sur la décadence de L’Occident et le projet européen. Dans les années 80, j’avais une cinquantaine de sociétés dont chacune portait le préfixe « Europ » (Europe Numéris, Europe Juris, etc). J’ai beaucoup cru au projet européen de Jean Monet mais je considère aujourd’hui que c’est la plus grande catastrophe industrielle, politique et économique.

Nous avons fait l’Europe en dépit du bon sens et nous avons gâché quelque chose d’historique qui avait dix millions d’existence. Le traité de Lisbonne signé en 2007 est pitoyable, c’est un traité que l’on signe en fin de nuit lorsque les parties sont usées et souhaitent en finir. J’ai découvert, si l’on compte les grandes régions, que c’est en réalité 108 parties qui doivent s’accorder lorsqu’il y a une adoption à prendre.

Il est déjà extrêmement difficile d’obtenir l’accord de tous les sociétaires ou tous les mandataires au sein d’une holding, alors imaginez ce qu’il en est pour la grande maison Europe. Le système était voué à l’échec.

 

Comment auriez-vous imaginé l’Europe ?

J’aurais imaginé une Europe médiévale organisée en régions afin de favoriser une transversalité. Il aurait fallu mettre un terme en France à ce jacobinisme colbertiste ou ce jacobinisme high-tech qui consiste à tout concentrer. La concentration constitue pour moi une énorme erreur. L’Europe aurait pu nous aider à réaliser l’Europe des régions, porteuse de sens et productive. Rappelons à titre d’exemple que la région Rhône-Alpes est plus grande que la Suisse et représente environ 11,6 % du PIB français. Nous avons des capacités importantes mais il existe une perte d’énergie énorme.

J’imagine une Europe généreuse. L’Europe avait une très belle histoire mais elle s’est vidée de son sens, elle n’est pas atlantiste, on ne peut pas même parler d’une Europe de l’OTAN. Cette Europe a tout perdu jusqu’à la vision de ses fondateurs qui la projetaient de l’Atlantique à l’Oural avec une ouverture vers l’Ukraine. Il était question d’une Europe ouverte s’étendant naturellement jusqu’à Moscou. Les Russes sont furieusement occidentaux. Concernant la Turquie, bien qu’éprouvant un profond respect pour l’Empire ottoman et la Sublime Porte, nous devons convenir qu’aujourd’hui, la Turquie est tout sauf laïque.

L’idée, à travers l’Europe, aurait été de simplifier le tout en imaginant un marché unique dans lequel on essaye de parler la même langue et le même droit des contrats. Le droit accompagne la culture, il est la pacification de la guerre. On dit communément que lorsque les armes se taisent, le droit parle. Lorsque les hommes contractent, c’est que la guerre a cessé et qu’ils échangent. Le droit a donc une valeur capitale mais au lieu de faire un droit européen, on s’est arrangé pour produire des directives internes qui devenaient un quatrième degré de juridiction propre à notre pays.

Après avoir rédigé de multiples rapports, commission sénatoriale etc, j’ai décidé de cesser toute navette parlementaire ou sénatoriale. J’ai vu des choses hallucinantes qui visaient à renforcer notre protectionnisme et à attiser le sentiment anti-européen. L’idée était de faire en sorte d’embêter les autres par tous les moyens. La réforme des ventes publiques est un exemple parlant, elle a fait l’objet d’une première réforme en 2011 avant d’être de nouveau amendée, nous en sommes à présent à la modification de la réforme exposant trois.

Face à l’absence d’effort des différents acteurs, l’Europe est devenue ce monstre administratif dans lequel on ne connaît pratiquement aucun commissaire. Le Tafta compte entre 800 et 900 négociateurs, alors que l’Europe n’en dispose que d’une quarantaine. La puissance de feu joue énormément. C’est dommage car nous avions un très beau projet mais il est grand temps d’arrêter les frais.

 

Quelle révolution majeure sommes-nous en train de vivre ?

Nous sommes désormais passés à une phase de mondialisation que les gens n’ont pas vu venir et anticipée. Nous sommes dans un changement de paradigme qui se produit environ tous les 3 ou 4 siècles, nous assistons à une véritable compression de l’espace-temps. J’ai eu la chance d’avoir Paul Virilio comme intervenant, ce dernier a beaucoup travaillé sur la notion d’accident et d’espace-temps. Une civilisation était considérée comme supérieure à une autre lorsqu’elle allait plus vite.

Rome a eu la suprématie sur Athènes car ils annonçaient le début ou la fin d’une guerre grâce à un cavalier alors que l’autre était encore à pied. Nous sommes arrivés à une optimisation absolue de la notion d’espace-temps et à une telle célérité qu’aujourd’hui, la notion même de logistique ne vaut plus rien : un container transporté entre Shanghai et le Havre coûte 400 dollars.

La mondialisation est une réalité et Internet l’a confirmé. Le législateur, nos élus et tous les États nations n’avaient pas réellement réfléchi au problème de la mondialisation.

 

 

Comment construire une histoire dans une société de l’immédiateté ?

Twitter a introduit la génération 280 caractères. Robert de Vogüé, grand financier entre autres anciennement chez JPMorgan et KBC Bank me confiait que désormais, les gens ne lisent plus que le titre dans les communications financières. Il existe une certaine facilité et lâcheté que de résumer et réduire à un titre un flux d’information constant et régulier même s’il est évident que les gens ne peuvent pas tout absorber. Trop d’information tue l’information et désormais la notion de courage et de prise de risque n’existent plus. Certains paysans ont plus de bon sens que des polytechniciens ou des énarques et sont parfois capables d’articuler un raisonnement solide et bien étayé que des gens très diplômés ne sont pas capables de conduire.

 

Quelles sont les spécificités de la Chine ?

Nous étions associés avec l’état chinois que beaucoup taxent de « démocrature ». Cela fait 30 ans que nous travaillons avec la Chine et j’ai réfléchi significativement au sujet. Bon nombre de personnes ont des idées reçues sur la Chine mais elle est cependant la première puissance mondiale et il ne faut pas oublier que la Chine a 7 000 ans d’ancienneté durant lesquels ils ont eu cette position au coude-à-coude avec l’Inde.

Gandhi a commis l’énorme erreur de créer une sorte d’autonomie propre à l’Inde. Aujourd’hui, l’Inde accuse un retard de 30 ans dans la mondialisation et est complètement en marge. Si l’Inde est prétendument la plus grande démocratie, il n’en demeure pas moins que les castes persistent, que la corruption perdure et que c’est un pays à des années-lumière de la modernité.

Le coup de génie des Chinois consiste à avoir fait de l’Inde l’atelier du monde. Grand nombre de mes amis insistent sur le fait que lorsque Chine arrivera à 700-800 dollars de salaire moyen pour les cadres – ce qui est désormais le cas – elle-même mettrait un genou et rentrerait dans une logique occidentale.

La Chine, dont le pragmatisme est sans égal, a trouvé l’Inde comme atelier du monde, la Chine devenant non plus l’usine du monde mais les ateliers de recherche et développement du monde. Ils se sont ainsi assurés une certitude pendant pratiquement 20 ans et ont pris le contrôle de la zone grande Asie : de Singapour à la Corée, au Vietnam, à la Birmanie… La Chine s’inscrit dans une logique de suprématie absolue.

Par nature, celui qui envahit – le barbare – amène également une forme de culture même si cela se fait dans le sang et la violence. La culture des barbares a toujours amené du sang nouveau et a permis au fil des siècles de régénérer et modifier les royaumes et les comtés. Le cas de la Chine est assez extraordinaire et unique au monde.

La Chine a toujours sinoïsé l’ennemi et fait en sorte, quelques soient les invasions, que les barbares deviennent de culture chinoise. La Chine n’a jamais envahi quiconque à l’exception du Vietnam mais pour des raisons plus complexes et ils n’ont jamais eu de flottes de guerre. Leur vraie force aujourd’hui est d’être toujours dans cette même logique. Ils ont une compréhension occidentale de la mondialisation, de l’économie et de l’OMC mais ils ont la capacité d’être un tout.

J’ai rencontré des opposants au régime mais ils faisaient cependant tout pour la mère patrie. On ne se rend pas compte de la force extraordinaire de la diaspora chinoise, ils arrivent à se projeter jusqu’à la quatrième ou la cinquième génération alors que nous ne dépassons pas les deux générations. Nicolas Baverez indiquait que les démocratures ont la chance ne pas céder à la facilité de la démocratie qui consiste à aller chercher des voix juste avant les élections et de légiférer et réglementer à tour de bras pour satisfaire l’opinion du dernier fait divers.

 

Comment expliquez-vous la déconstruction de notre démocratie ?

Juriste de père en fils depuis des générations, je suis atterré par cette profonde déconstruction alors que le droit français était reconnu comme l’un des meilleurs droits au monde. Nous sommes en implosion totale, de nouveaux textes viennent massacrer les anciens et les codes de procédures pénales et civiles s’entrechoquent. Nous avons sabordé trois siècles de construction intellectuelle du droit. Le droit est à la fois littéraire et mathématiques, il est l’épreuve du temps.

 

Comment imaginez-vous l’avenir ?

Désormais, l’infiniment subsidiaire est devenu le principal et l’élément focalisant est devenu l’infiniment subsidiaire. C’est toute l’histoire de la presse d’aujourd’hui. Nous avons mis un terme à l’état d’urgence, dont acte. Nous avons fait un certain nombre de codes de procédures et de droit pénal de sorte qu’aujourd’hui, nous nous situons au-delà de la plupart des dictatures en matière de droit.

Nous évoluons dans une société où les juges ont perdu tout contrôle, même le procureur, qui est censé être le chef de la police, est écarté de nombreuses procédures. Le célèbre écrivain Jean Rostand déclarait être optimiste quant à l’avenir du pessimisme. Je trouve cela dommage car nous avons tout pour être heureux : jamais la science n’a été aussi loin, jamais nous n’avons franchi de telles limites en termes de recherches et de découvertes et nous avons du bonheur à amener à l’humanité.

L’homme dispose d’outils et il est presque sur la marche du temple divin : nous savons lire les lignes de l’ADN, l’intelligence artificielle est en pleine essor et nous avons une maîtrise et une réponse à beaucoup de nos questions existentielles alors que nous sommes dans un contexte catastrophique.

 

Qu’est-il en train de se jouer sur le plan « historique » ?

Nous nous inscrivons dans un contexte de mondialisation mais pour autant, nous refusons de comprendre les articulations de l’histoire et de dénouer leur complexité en privilégiant une lecture simpliste et définitivement manichéenne.

A mon sens, les attentats du 11 septembre incarnent un nouveau point de départ l’ouverture du 21ème siècle. Les ruines du 11 septembre ne s’adressent pas uniquement aux Américains mais également Européens. Francis Fukuyama avait déclaré avant de se rétracter que la chute du mur de Berlin consacrait la « fin de l’histoire », et que la démocratie devenait perpétuelle. Cette théorie tuait l’idée même d’histoire dans ce qu’elle a de violent et d’impromptu. L’histoire est par nature soudaine et non prévisible. Le 11 septembre fut un événement soudain et non prévisible qui nous a ramenés à la réalité selon laquelle l’histoire peut exploser à tout moment. Le 11 septembre marque la défaite de l’Occident et de notre suprématie. L’Occident s’est quasiment tout arrogé au cours du XXème siècle, la démocratie, le bon goût, l’art… Si l’on considère l’Histoire, qu’est-ce qu’un siècle sur 6000 ou 7000 ans d’humanité ?

 

Quelle est la gravité de la situation dans laquelle se trouve la France ?

Si l’Europe est malade au sens des grands continents, je pense que la France est l’un des pays les plus malades d’Europe. Le pays est dans une déconstruction beaucoup plus grave que l’on ne l’imagine et on se refuse à voir les réalités en face.

Aujourd’hui, l’ascenseur républicain est cassé mais surtout science et progrès ne riment plus avec bonheur, peut-être pour la première fois dans l’humanité. Le progrès était toujours synonyme de source de bonheur alors que désormais, ce n’est plus le cas, il devient source de flicage, et plus personne ne pose des barrières.

Je connais très intimement la culture cyberpunk et la culture de la science-fiction que l’on a ensuite désigné par films d’anticipation. J’ai une cinémathèque d’environ 50 à 60 000 films : des courts métrages, des films d’essai, des tentatives cinématographiques avortées, j’ai même récupéré des films qui ne sont jamais sortis.

Depuis pratiquement 10 ans, plus aucun film de science-fiction ne sort car tout a été pensé et que désormais la réalité a dépassé la fiction. La notion de déplacement dans l’espace-temps est la seule chose qui appartient encore au domaine de la science-fiction, il est étudié mais pour l’heure, il n’a encore été réalisé qu’à travers des électrons.

En dehors de cela, tout a déjà été traité. Mon père disait que Jules Verne avait été le premier auteur de science-fiction. Je pars du principe que tout ce que l’on écrit en projection et en scénario appartient déjà au domaine de l’acquis. Da Vinci désignait l’art comme « une chose mentale » (cosa mentale). Il m’arrive souvent de me faire violence dans mes œuvres, je vois le volume, je le modélise et ensuite il faut incarner ce volume parce qu’on est humain. On ne peut penser que ce qui existe.

 

L’intelligence artificielle est-elle un danger ?

L’intelligence artificielle existe en réalité depuis 30 ans, les établissements bancaires utilisaient déjà des algorithmes, sans parler du THF… Les outils d’aide à la décision, le datamining et la business intelligence existent depuis longtemps.

Arrêtons de galvauder et de diaboliser l’intelligence artificielle, nous avons presque le sentiment que nous accouchons d’une nouvelle religion alors qu’elle existe depuis fort longtemps.

 

En quoi et comment votre groupe a-t-il toujours été avant-gardiste ?

Nous avons beaucoup d’ingénieurs et de chercheurs étrangers au sein de notre groupe qui cherchent à partir. Je les aide à repartir dans leur pays d’origine, ou là où ils souhaitent s’expatrier. À l’époque, je prenais des participations, non pas à des fins capitalistiques, mais pour les soutenir en leur apportant la mise de départ. Nous avons ainsi pu disposer de correspondants dans le monde entier, que cela soit dans les pays de l’Est, en Israël ou au Canada.

Nous étions sur Internet dès 1985. Nous avons toujours eu 10 ans d’avance dans le groupe avec le souci permanent de maintenir cette avance en ayant une double lecture dichotomique. Nous nous interrogeons d’un côté sur ce qui va se passer dans 5 ou 10 ans et de façon concomitante sur ce qui peut permettre de réaliser concrètement des fonds propres ou du résultat net afin de ressourcer ce qui est dévoreur de fonds propres.

La R&D requiert par nature des fonds de roulement positifs. Internet a introduit la mondialisation et tout peut se dématérialiser. Si on se réfère au théorème de Pythagore selon lequel tout est nombre à l’exception de l’âme et de l’émotion, on peut donc dématérialiser pratiquement 99 % de notre civilisation. Il est évident que tout va migrer vers la révolution numérique dont Internet est le principal support mais pour autant, on tend vers le « glocal » combinant simultanément le local et le global.

Nous avons beaucoup de marchés locaux et nous étudions sur Internet tout ce qui concerne les marchés mondiaux depuis la nuit des temps, y compris le marché de l’art qui ne peut fonctionner que de manière mondiale comme les marchés financiers ou les matières premières. Nous avons toujours une approche historique, théorique, scientifique et aussi très pragmatique dans la création de société ex nihilo.

 

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le Rapport Artprice sur le Marché de l’Art Contemporain 2013/2014 est en ligne

Thierry Ehrmann fondateur et président d’Artprice : Artprice.com a le plaisir de vous présenter sa 8ème édition exclusive du Rapport sur le Marché de l’Art Contemporain.

La version PDF du rapport annuel Artprice sur le Marché de l’Art Contemporain est téléchargeable sur Artprice :

http://imgpublic.artprice.com/pdf/artprice-contemporary-2013-2014-fr.pdf

Il contient des classements exclusifs tel que le Top 500 des artistes contemporains par chiffre d’affaires.

Le Rapport Artprice sur le Marché de l’Art Contemporain 2013/2014 est en ligne

Artprice : le Rapport sur le Marché de l’Art Contemporain 2013/2014 est en ligne

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Artprice accélère son process de normalisation du Marché de l’Art

Artprice accélère son process de normalisation du Marché de l’Art

Comme annoncé dans son communiqué du 14 mai 2012, Artprice a démarré progressivement, ce début juin, la mise en ligne sur Internet d’une grande partie de la structure de ses banques de données et de sa normalisation du Marché de l’Art en mode freeware, (licence informatique propriétaire distribuée gratuitement sans toutefois conférer à l’utilisateur certaines libertés d’usage). L’ensemble des process industriels d’Artprice formant ses banques de données est déposé et protégé, notamment par les dépôts l’A.P.P. (Agence de Protection des Programmes).

Depuis le 1er juin 2012, le Monde de l’Art, notamment les Institutionnels, Universités, Musées, Fondations, Bibliothèques, Services Judiciaires & Douanes, Sociétés de Droits d’Auteurs (type ADAGP), Assureurs, Bases encyclopédiques (type Wikipedia), Internet Directories et bien sûr Maisons de ventes, Galeries, Associations d’experts, ont désormais accès en clair à la base de données Artists-index.com d’Artprice. Cette banque de données normalisée Artist-id.com est considérée par les Acteurs du Marché de l’Art, mais aussi par les Historiens et Chercheurs, comme de très loin, la plus exhaustive au monde. Elle est disponible, outre le français, en 5 langues (anglais, allemand, italien, espagnol et chinois). Pour découvrir la base de données à plat et en clair : http://web.artprice.com/artists/directory/A

Ces acteurs vont bénéficier aussi du développement d’Artprice en B to B sur des A.P.I. ouvertes réalisées sous une architecture REST (Representational State Transfer) qui est une manière novatrice de construire une application pour les systèmes fixes et mobiles, qui reprend l’architecture originale du Web. Une telle base Artistes, qui s’enrichit tous les jours, est le fruit de dizaines d’acquisitions dans le monde par Artprice et près d’un million d’heures de ses Historiens, Rédacteurs et Développeurs de 1997 à 2012 (cf détail et historique dans le document de référence Artprice disponible sur le site homologué de l’AMF).

Selon thierry Ehrmann, Fondateur et Président d’Artprice, cette stratégie de gratuité intégrale mise en place dans le Monde de l’Art permet à Artprice de renforcer la normalisation du marché de l’art pour accélérer, notamment, sa Place de Marché Normalisée à prix fixe et aux enchères pour être un acteur mondial incontournable de la libéralisation des enchères au niveau du Marché de l’art, en devenant une infrastructure normalisée permettant de réaliser en 2012 des opérations de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011).

Ces process industriels qui normalisent le Marché de l’Art (ID artiste, ID oeuvre, ID catalogue raisonné, ID bibliographie, …) avec des millions de données propriétaires sont en train de se déployer dans le marché de l’Art, notamment avec le partenariat signé avec Google en 2003 sans impacter le chiffre d’affaires et le résultat d’Artprice 2012 pour générer une accélération très forte du fichier clients mais aussi par le développement des d’A.P.I. ouvertes réalisées sous architecture REST. Une application mobile est en cours de développement, tant pour l’Ipad et l’Iphone, que pour l’OS Android de Google.

Par ces nouveaux process de normalisation issus de sa Place de Marché Normalisée à prix fixe et aux enchères, Artprice peut, dès ce mois-ci, basculer des d’informations très conséquentes en mode freeware dans le but de porter avant fin décembre son fichier client de 1,4 million avec ses logs de comportements (achat, vente, recherche, portefeuille d’œuvres etc..) à 2 millions.

Source: http://www.artprice.com ©1987-2012 thierry Ehrmann

A propos d’Artprice:

Artprice invite ses actionnaires et le marché, pour comprendre précisément cette révolution législative et historique de 5 siècles et l’impact sur Artprice, à lire en 50 questions-réponses courtes et pédagogiques la synthèse faite en mars 2012 de la Place de Marché Normalisée à prix fixe et aux enchères depuis son lancement fin janvier 2012.
Lien Internet ci joint sur Actusnews, site homologué de l’AMF à l’adresse ci-jointe :
http://www.actusnews.com/communique.php?ID=ACTUS-0-26960

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 495 000 Artistes. Artprice Images® permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 400 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce).

Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris au compartiment B, SRD long only : Euroclear : 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters : ARTF

Sommaire des communiqués d’Artprice: http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

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Das komplette Artprice.com Künstlerverzeichnis mit 495.201 verzeichneten Künstlern.

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Index complet des 495 201 artistes recensés par Artprice.com

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Artprice Rapport Financier Annuel 2011 : Résultats bénéficiaires

Artprice Rapport Financier Annuel 2011 : Résultats bénéficiaires.
Au 31/12/2011, Artprice dégage un résultat bénéficiaire de 439 KE en compte sociaux et un résultat net consolidé groupe de 94 KE. Il faut souligner la performance d’Artprice d’avoir maintenu un résultat positif et enregistré un chiffre d’affaires annuel de 5 220 KE alors que la société est passée, durant l’année 2011, d’un modèle semi-payant à un modèle 100% gratuit pour sa Place de Marché Normalisée à prix fixe, permettant ainsi d’absorber plus rapidement que prévu le marché mondial des ventes d’art de gré à gré sans la moindre perte d’exploitation.

De même, tous les investissements relatifs à la Directive Européenne sur les services (libéralisation des ventes aux enchères par voie électronique par la loi 2011-850 du 20 juillet 2011) ont été intégralement comptabilisés en poste de charge sur l’exercice 2011, notamment tous les développements très conséquents relatifs à la Place de Marché Normalisée ® à prix fixe et aux enchères cette dernière étant pleinement opérationnelle depuis le 18 janvier 2012.

Le Rapport Financier Annuel 2011, incluant les honoraires des CAC et le rapport du Président sur le contrôle interne est disponible aux adresses suivantes :

http://serveur.serveur.com/Press_Release/2012_communication_financiere.html
http://www.actusnews.com/documents/ACTUS-0-4408-artprice-rapport-financier-2011.pdf

Selon thierry Ehrmann, Fondateur et Président d’Artprice, cette stratégie de gratuité de la Place de Marché Normalisée à prix fixe désormais confortée par près de 8 ans de croissance exponentielle de l’offre était nécessaire à Artprice pour être un acteur mondial incontournable de la libéralisation des ventes aux enchères d’art en 2012, par voie électronique, par sa Place de Marché Normalisée aux enchères et à prix fixe, protégée au titre de la propriété intellectuelle.

Le modèle de la Place de Marché Normalisée à prix fixe est désormais éprouvé et validé par le marché de l’Art notamment en période de crise majeure. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon le rapport d’activité 2005 du Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques, "l’offre sur Artprice était de 1,3 milliard d’euros d’oeuvres d’Art". En 2006, l’offre était de 2,7 milliards d’euros d’oeuvres d’Art. En 2007, l’offre était de 4,32 milliards d’euros d’oeuvres d’Art. En 2008, l’offre était de 5,4 milliards d’euros d’oeuvres d’Art. En 2009, l’offre était de 5,85 milliards d’euros. En 2011, Artprice confirme avoir quantifié un volume d’environ 6,3 milliards d’euros d’oeuvres d’art avec un taux de ventes estimé à environ, de l’ordre d’un tiers sur lesquelles Artprice n’est pas encore commissionnée.

Les capitaux propres, en comptes consolidés, s’améliorent à 13 246 KE, en 2011, contre 13 064 KE, en 2010. Ces résultats confirment la maîtrise des coûts d’exploitation en période d’instabilité économique mondiale et notamment sur le marché de l’Art. Artprice, en 15 ans, a mis en place l’ensemble des process industriels permettant de limiter l’effectif à une moyenne inférieure à 45 personnes pour un groupe où l’intégralité des charges en 2012, avec Artprice Images(R), demeurent inchangées jusqu’à désormais 90 ME de C.A en incluant cette année les charges potentielles découlant de l’extension de la Place de Marché Normalisée® d’Artprice aux enchères laquelle est opérationnelle depuis fin janvier 2012. (désormais réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce).

Artprice n’a aucun emprunt obligataire, une dette bancaire proche de zéro et dispose d’une trésorerie conséquente. Le chiffre d’affaires annuel (comptes sociaux) s’est élevé à 5 220 KE comme pour l’exercice précédent. Pour information, Artprice n’a jamais fait l’objet d’augmentation de capital à l’exception des opérations de levées d’options réservées à ses salariés. Ceci résulte d’une volonté affichée du Conseil d’Administration d’Artprice de ne pas diluer ses actionnaires et affaiblir le cours de l’action.

Enfin Artprice invite ses nouveaux actionnaires qui désirent connaître l’historique de la Société à prendre pleinement connaissance de son information réglementée et très détaillée dans son Rapport Financier Annuel 2011 et, notamment, au niveau des paragraphes 2.1 << Activité et événements importants survenus au cours de l’exercice >>, 2.2: – << Evénements importants intervenus depuis la date de clôture, le 31 décembre 2011, et perspectives d’avenir >> ,2.4 <<Analyses des risques>> et .2.6 << Informations complémentaires>> du rapport du Conseil d’Administration.

Concernant l’évolution du Marché de l’Art en 2012, face à l’incertitude d’une récession en Europe et d’une croissance anémique sur les autres continents, Artprice indique que, grâce à l’AMCI (indice de confiance d’Artprice du marché de l’art en temps réel), l’Art Market Confidence Index, qui fait désormais référence dans le marché de l’art et la presse économique, Artprice constate et confirme une hausse continuelle de son indice de confiance sur l’ensemble des pays qui représente 90 % du marché de l’art depuis fin 2011.

Cette confiance se retrouve aux USA qui ont été les premiers touchés par la crise du marché de l’Art mais aussi en Europe et bien sur en Asie. De même, la remontée des prix des oeuvres d’art (Artprice Global Index) sur l’ensemble des continents montre que la reprise du Marché de l’Art est définitivement en marche.

Les résultats spectaculaires enregistrés en 2011 sur le marché de l’Art, attestent les chiffres et prévisions d’Artprice. Au même titre que l’or, le marché de l’Art, a toujours été, historiquement, une valeur refuge face aux crises de grandes ampleurs et notamment aux dépréciations d’actifs financiers que l’économie mondiale continue d’affronter en 2012/2013.

On peut logiquement considérer que la crise, puis la reprise accompagnée d’une violente et rapide correction du marché de l’art avec l’irruption de la Chine au premier rang dès 2010 avec désormais pour 2011, près de 50% de part de marché des ventes aux enchères de Fine Art devant le Royaume-Uni et les USA est une opportunité de forte croissance pour Artprice. Il faut préciser que l’intégralité des services, produits, Place de Marché Normalisée aux enchères et à prix fixe ainsi que 27 millions de pages de données sont en chinois dans un marché de plus en plus dématérialisé et mondial.

En effet, l’économie du marché de l’art, comme tous les marchés, tend naturellement à privilégier le circuit le plus rapide, le moins coûteux, le plus liquide et celui permettant de trouver un prix de marché en temps réel avec une masse critique d’intervenants avec bien sur, une information transparente sur l’intégralité des prix et indices. La Place de Marché Normalisée d’Artprice à prix fixe et aux enchères et ses banques de données (toutes protégées au titre de la propriété intellectuelle) répondent exactement à ces cinq points.

Du fait de la crise économique et financière mondiale qui a changé, en une décennie, la géopolitique du marché de l’art mondial, la quasi totalité des maisons de ventes dans le monde, et principalement asiatique, se rapproche d’Artprice qui travaille avec elles en étroite collaboration depuis 1987, pour réaliser, avec l’adoption de la Directive Services relative aux enchères publiques, notamment par voie électronique, leurs enchères en ligne grâce à la Place de Marché Normalisée d’Artprice et ses 1,4 million de membres dans plus de 90 pays.

Il est vrai qu’en 12 ans, le nombre de connectés à Internet est passé de 90 millions à 2,7 milliards d’internautes devenus consommateurs de biens et de services, mais il faut surtout prendre en compte l’arrivée plus récente des "Silver surfeur" que sont les plus de 50 ans, à haut pouvoir d’achat et principaux utilisateurs d’Artprice, qui font désormais d’Internet leur terrain de prédilection pour la recherche d’oeuvres d’art dans le monde.

Le triomphe commercial de l’Internet mobile colle parfaitement à Artprice, car sa clientèle est par nature nomade et a besoin d’informations dans le feu de l’action, comme les experts, les assureurs, les galeristes, les auctioneers, les douanes et bien sûr les collectionneurs et amateurs en situation d’achat ou de vente en galerie ou en salle des ventes.

L’Internet mobile pour Artprice devrait représenter sous peu de temps, 80% de ses consultations. Artprice en 2011 est déjà à plus de 30%. L’ensemble des grands bureaux d’études émet une prévision en nombre de Smartphones vendus pour 2012 qui se situe entre 550 et 700 millions de nouveaux internautes mobiles. En 2015, c’est plus de 3,5 milliards d’internautes mobiles qui pourront potentiellement se connecter à Artprice.

Afin d’accroître le niveau de sécurité et de confiance dans l’économie numérique, Artprice s’est rapprochée en 2011 d’Interpol Monde où sur l’ensemble des pages clés des banques de données d’Artprice et principalement sur la Place de Marché Normalisée, figurent de manière permanente le logo Interpol et le lien hypertexte vers INTERPOL’s Stolen Works of Art database permettant à la clientèle d’Artprice de vérifier si l’oeuvre présentée fait l’objet d’une poursuite judiciaire. A contrario de services de ventes aux enchères grand public et notoirement connus, Artprice impose à sa clientèle une présence judiciaire permanente donnant ainsi la confiance nécessaire au bon développement de sa Place de Marché Normalisée à prix fixe ou aux enchères.

De même, son concours depuis 5 ans avec près de 70 polices judiciaires de différentes nationalités, a permis à Artprice d’établir un niveau de confiance rarement égalé sur l’Internet, renforcé par la collaboration constante avec les artistes, les ayants droits et les experts.
Au coeur de sa Place de Marché Normalisée, Artprice possède le fichier clients qualifié fine art le plus important au monde. Ce fichier clients (conservation des logs de comportements clients en accord avec les différentes directives Françaises et Européennes ) est, dans le marché de l’art, la base de la réussite d’une vente aux enchères cataloguée depuis la naissance des enchères d’art en Europe au début du XIX siècle.

Artprice invite ses actionnaires et le marché, pour comprendre précisément cette révolution législative et historique de 5 siècles et l’impact sur Artprice, à lire en 50 questions-réponses courtes et pédagogiques la synthèse faite en mars 2012 de la Place de Marché Normalisée à prix fixe et aux enchères depuis son lancement fin janvier 2012.
Lien Internet ci joint sur Actusnews, site homologué de l’AMF à l’adresse ci-jointe :
http://www.actusnews.com/communique.php?ID=ACTUS-0-26960

Artprice avec plus de 12 ans de communication réglementée, se fait un point d’honneur à produire toute l’information nécessaire aux professionnels des marchés financiers, mais aussi aux néophytes du marché de l’art. Toutes les questions des 18 000 actionnaires d’Artprice trouvent systématiquement leurs réponses dans l’information réglementée d’Artprice qu’elle diffuse en ligne sur Internet sur son propre site et sur celui de son diffuseur, homologué par l’AMF, ActusNews (www.actusnews.com).

Source: http://www.artprice.com ©1987-2012 thierry Ehrmann

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce). Source Artprice

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Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice http://web.artprice.com/video/ dont le siège social est le célèbre Musée d’art contemporain Abode of Chaos.

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Mise au point d’Artprice dans le cadre des conflits l’opposant à Boursorama S.A.

Suite à de nombreuses demandes d’actionnaires d’Artprice, la société Artprice prend acte que la société Boursorama, principalement selon la présidente en exercice Inès-Claire MERCEREAU, considère qu’il n’existe pas de conflit et/ou de procédure entre Artprice et Boursorama SA.

Artprice tient à ramener la preuve à son actionnariat que toutes les démarches et procédures possibles ont été réalisées à l’égard de Boursorama SA.

En effet, Artprice fait valoir son bon droit et rétablit la vérité, que Boursorama nie, en communiquant une courte extraction des très nombreux P.V. d’huissier délivrés à la demande d’Artprice à la société Boursorama S.A. sur la période 2011-2012, avec une énième signification datant du vendredi 23 mars 2012.
http://serveur.serveur.com/Press_Release/2012_pdf/extraits-pv-huissiers-artprice-contre-boursorama.pdf

Ces extractions de P.V. comportent entres autres des significations, des sommations itèratives…. faites à Boursorama SA dont le siège est 18 quai du Point du Jour 92100 Boulogne Billancourt pour lui demander de faire cesser les infractions et délits constatés sur son forum ou, à défaut, de fermer ledit forum si Boursorama est dans l’incapacité de faire face à la situation.

Ces actes ont été délivrés par le ministère de notre Huissier lyonnais, Me Mamet, et son confrère en région parisienne. Artprice confirme, par la présente, ne jamais avoir, sous quelque forme que ce soit, reçu de Boursorama SA la moindre réponse constructive. Artprice peut sereinement déclarer que Boursorama, par son silence confondant et son absence absolue de toute décision de nature à faire cesser les infractions, les délits pénaux et les violations répétées du code monétaire et financier, est désormais, à minima, complice passive des infractions qu’elle laisse se dérouler en toute impunité sur son forum.

Pour des raisons de confidentialité et/ou du fait du secret de l’instruction, les coordonnées privées et destinataires en copie desdits P.V. sont biffés. Par ailleurs, Artprice communique à nouveau le conflit Artprice-Boursorama relaté au chapitre 4.3.22 de son document de référence 2010 consacré aux risques (cf ci-dessous), ce facteur risque est aussi systématiquement présent dans les rapports des comptes semestriels et annuels qui sont notamment en ligne sur actusnews à l’adresse suivante :
http://www.actusnews.com/societe_documents.php?ID=ART

« 4.3.22) Risques liés aux Forums de bourse parlant d’Artprice et principalement le forum Boursorama

Artprice ne peut en aucun cas être tenu responsable des propos tenus sur les forums de bourse parlant du titre Artprice. La politique de communication d’Artprice respecte strictement les dispositions imposées, notamment, par le code monétaire et financier. A ce titre, quelles que soient les circonstances, Artprice s’interdit formellement d’intervenir de quelque manière que ce soit sur les forums. Cependant il faut souligner que le forum Boursorama (leader incontesté en France des forums dédiés à la bourse) consacré à Artprice fait l’objet de poursuite d’Artprice contre Boursorama. En effet, malgré de nombreuses mises en garde, LRAR, mesures conservatoires par voie d’huissier, requêtes et ordonnances du TGI, la société Boursorama (groupe Société Générale), par son laxisme répété, agit en violation du code monétaire et financier qu’elle ne peut pourtant prétendre ignorer, étant elle même cotée sur Eurolist et possédant, de surcroît, le statut de banque. Artprice a renouvelé, à plusieurs reprises la procédure par voie d’huissier et sommation itérative, de faire cesser les délits cités au présent paragraphe, à sa présidente en exercice, Mme Ines-Claire MERCEREAU, lors de sa prise de fonction, afin qu’elle ne fasse pas prévaloir sa méconnaissance des délits qui se perpétuent sur le forum de Boursorama et dont elle est pleinement responsable en sa qualité de mandataire social de Boursorama Banque. Boursorama essaie de faire prévaloir qu’il n’est qu’un simple hébergeur avec de modestes moyens alors que c’est bien sur le courrier entête Boursorama Banque et le RCS de cette même banque que la Présidente tente en vain de faire croire à Artprice qu’elle n’a qu’un statut d’hébergeur.

Depuis début 2011, la situation avec Boursorama s’est nettement dégradée malgré les nombreuses mises en demeure signifiées par voie d’huissier. Artprice considère que Boursorama, filiale de la Société Générale, viole de manière constante le code monétaire et financier et permet, par ses forums, malgré les mises en garde sévères de l’AMF, de laisser opérer certains individus qui créent, dans la même journée, des mouvements de panique par de fausses informations permettant d’effondrer les « stop » pour, toujours dans la même journée, créer des variations intraday leurs permettant, sur d’énormes volumes, de réaliser des plus-values conséquentes par des maneuvres formellement prohibées.

La position d’Artprice est extrèmement claire et considère, qu’après toutes les mises en demeure et plaintes, que la société Boursorama est, au minimum, complice passive desdits agissements décrits au présent paragraphe. Artprice cirularise régulièrement à l’AMF les significations et P.V d’huissier faits à sa Présidence en exercice, Mme Ines-Claire MERCEREAU, pour que les services de l’inspection de l’AMF puissent enquêter sur les Forums de Boursorama qui, de manière unanime sont reconnus par la communauté financière comme étant un outrage permanent à l’AMF, au code monétaire et financier et au droit pénal commun. De très nombreux actionnaires d’Artprice ont, par écrit et oralement, confirmé à Artprice qu’ils constataient de leurs cotés, indépendamment d’Artprice, les mêmes délits que ceux décrits par Artprice au présent paragraphe. Il est d’autant plus troublant de constater qu’Artprice est, de manière quasi systématique, dans les 5 premiers forums, sur plusieurs milliers, et que Boursorama, en parallèle, affiche les plus fortes ventes ou les plus forts achats en sa qualité de Courtier en ligne sur le même service que les forums. Ceci renforce la suspicion portée sur Boursorama Banque qui ose se prétendre simple hébergeur en ligne alors que le présent paragraphe démontre une orchestration parfaite destinée à stimuler les achats/ventes d’actions en ligne par les clients de Boursorama. »

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 400 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée(R) mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce).

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Contact: Josette Mey, tel: +33(0)478-220-000, e-mail: ir@artprice.com

revue de presse Trading Sat Artprice Com : Soupçonne Boursorama de stimuler les échanges sur son titre